Archives mensuelles : novembre 2007

émission du 24 novembre 2007 – bouture

Bouturer des plantes à la maison

Ce mode de multiplication est simple, rapide, économique pour obtenir de nouvelles plantes. La terre doit être humide et chaude pour réussir une bouture. Il est important d’éviter la transpiration des rameaux et des feuilles. On peut pratiquement bouturer toute l’année


Bouture herbacée

La bouture est sans aucun doute le mode de multiplication le plus économique pour obtenir de nombreuses plantes dans son appartement pour le peu que vous puissiez respecter 3 règles : a chaleur, la lumière et l’humidité.

La chaleur : Une température située entre 18°C et 22°C est nécessaire pour réussir des boutures de toutes sortes. Les plantes doivent vivre à votre rythme. Si vous vous sentez bien, elles seront heureuses dans votre appartement. Inutile de remonter le chauffage pour enraciner une bouture !

L’humidité : si la température est correcte, il en est pas de même avec l’humidité car nos appartements sont déshydratés par le chauffage central. Prévoyez un pulvérisateur pour bassiner le feuillage au moins une fois par jour. Ceci est exact pour les boutures comme pour les plantes vertes. Placées près d’un radiateur, les plantes perdent leurs feuilles dès que le chauffage est allumé. Vous pouvez augmenter l’hygrométrie en installant de petits bols d’eau près ou sous les plantes. L’évaporation de l’eau réhydrate les plantes sans excès d’arrosage. Une forte hygrométrie au niveau des plantes contribue à la non prolifération des acariens.

La lumière : On n’est pas tous logé à la même enseigne. Les grandes baies vitrées sont très profitables aux jeunes boutures sauf si le soleil fait loupe à travers les carreaux. Dans pareil cas, il est préférable de protéger les jeunes plantes des rayons brûlants derrière un voilage. En revanche, lorsqu’une pièce est très sombre, on peut compenser ce manque de lumière avec des lampes à basses tensions. Ces mêmes lampes qui vous serviront d’éclairage.

Avant de faire une bouture, il faut toujours s’assurer que le « pied mère » soit sain, exempt de maladies (taches brunes, blanc, rouille…) et d’insectes ravageurs.

Quelques exemples faciles à réaliser à la maison

Papyrus dans l’eau

1) Coupez 10 cm d’une tige saine, bien verte.
2) Raccourcissez les feuilles d’une bonne moitié. Par la même occasion retirez les fleurs.
3) Immergez la bouture la tête en bas dans un verre d’eau et placez le à la lumière.

Et après…
D’ici deux à trois semaines de petites racines vont apparaître suivies de nouvelles feuilles. Un mois plus tard, rempotez la bouture (toujours la tête en bas) dans un pot de 10 cm. Arrosez copieusement après le rempotage.

Bon à savoir
Le papyrus est une plante semi-aquatique, il est très gourmand en eau. Contrairement à beaucoup de plantes, laissez en permanence de l’eau dans la soucoupe.

Bouturer un schefflera à l’étouffée

La coupe doit être franche et impeccable. Utilisez un ustensile très tranchant (couteau, cutter, greffoir…) On peut aussi casser la tige entre les doigts au niveau d’un nœud.

1) Coupez sous un oeil (ou cassez) une pousse d’extrémité de 5 à 10 cm. Retirez délicatement les feuilles du bas sur 5 cm.

2) Piquez la bouture dans un pot sur 1 à 2 cm de profondeur dans un mélange spécial « semis et boutures ». Inutile de tasser le terreau, la bouture a besoin d’une terre légère pour émettre ses racines

3) Versez de l’eau au fond de la soucoupe. Le terreau absorbe l’eau par capillarité sans détériorer sa structure

4) Pulvérisez le feuillage avec de l’eau douce et non calcaire.

5) Couvrez les boutures avec une « mini-serre » ou une bouteille en plastique découpée à la base.

Bon à savoir

La culture à l’étouffée (sans aération) évite l’évaporation de l’eau et permet aux boutures de ne jamais faner.

Le bouturage de feuille bégonia

Le prélèvement de la bouture se fait sur une feuille de taille moyenne. N’employez ni les jeunes feuilles ni les plus anciennes. Coupez ou cassez le pétiole à 2 à 4 cm de la feuille.

1) Drainez le fond de la terrine avec des tessons et remplissez-la avec un ‘terreau de semis’ additionné de sable et de vermiculite. Le substrat doit être filtrant !

2) Avec un cutter, incisez les nervures sur la face inférieure de la feuille. Plaquez la feuille sur le terreau. Arrosez à l’eau tiède.

3) Maintenez à l’étouffée les boutures en couvrant la terrine d’un film plastique.

Bon à savoir

Utilisez des épingles à cheveux ou de petits cailloux pour maintenir la feuille sur la terre..

Conservez des plantes pour les faire voyager

1) Enfilez les boutures par le goulot d’une bouteille en plastique. Une seule ptite goutte d’eau suffit pour le transport. Fermez le bouchon

2) A l’arrivée, coupez la bouteille et récupérez vos boutures.

Les plantes enfermées ainsi peuvent se conserver une semaine

Bouture d’une feuille de saintpaulia dans l’eau

1) Remplissez un verre au ¾ d’eau et couvrez hermétiquement avec un film étirable.

2) Appliquez le plastique sur les parois du verre pour assurer l’étanchéité.

3) Avec la pointe d’un stylo à bille, percez le film plastique et enfilez la tige ou le pétiole de la feuille. La base de la tige doit tremper légèrement dans l’eau.

4) Installez le verre près d’une fenêtre afin que la jeune bouture bénéficie du maximum de lumière. L’enracinement est très variable selon les plantes.

5) Rempotez la bouture dans un pot rempli d’un terreau spécial «semis et boutures ».

Avant de bouturer des cactées ou plante succulente, vous pouvez les laisser sécher sur un radiateur pendant une semaine. Vidées de leur eau, les boutures reprennent plus facilement après ce traitement

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émission du 17 novembre 2007 – les amaryllis

Cette semaine :
Le bulbe de l’amaryllis est un organe souterrain composé de réserves nutritives pour assurer le développement de la plante. La partie supérieure porte le bourgeon qui donnera après sa mise en végétation la hampe florale puis les feuilles.



Comment choisir un beau bulbe ?

Au moment de l’achat, plus le bulbe est gros mieux c’est. L’embryon de la future fleur est déjà prêt à surgir. Les bulbes possédant une barbe de racines est un gage aussi de qualité. Un beau bulbe est capable de donner 2 à 3 hampes florales. Les variétés miniatures sont encore plus généreuses.


Plantation

Le bulbe se plante à partir de l’automne jusqu’au printemps à une température normale d’un appartement (18° à 21°C). Enterrez le bulbe au 2/3 dans un terreau ordinaire mais bien drainé dans le fond du pot.
Dès la mise en végétation, arrosez modérément le terreau, puis augmentez la quantité d’eau au fur et à mesure qu’il se développe. Au début, ne lui donnez pas d’engrais, car elle vit sur ses réserves. Prévoyez 6 à 8 semaines entre la plantation et floraison. C’est pratique on peut choisir sa date de floraison !
Au moment de la plantation piquez des brins d’osier vivant ou pas. Lorsque la hampe florale se développera car elle monte parfois à plus de 80 cm de hauteur, elle s’appuiera avec élégance entre les brins d’osier


Comment la faire refleurir ?

Lorsque les fleurs sont complètement fanées et que les feuilles apparaissent, coupez la hampe au ras de l’oignon. Commencez à lui apporter de l’engrais de façon qu’il reconstitue ses réserves. Entretenez-le comme une simple plante verte pendant plusieurs mois. Puis diminuez les arrosages et laissez le feuillage jaunir puis sécher. Supprimez les feuilles. L’été, on peut conserver le bulbe dans son pot dehors (sur le rebord d’un balcon) mais au sec. C’est la période de repos ! Après cette période de repos c’est-à-dire à partir de novembre, retirez la terre en surface et remplacez-la par un nouveau terreau (il faut bien le nourrir !) puis reprenez les arrosages une à deux fois par semaine suivant la température de la pièce. Si le bouton sort le premier du bulbe… bonne nouvelle ! Dans le cas contraire, il va falloir attendre un an pour revoir une fleur. Peu importe continuez à l’arroser et à le nourrir…

Des feuilles mais pas de fleurs !

Si votre amaryllis fait des feuilles mais ne fleurit jamais, le bulbe est sans réserves. Explication : après la floraison (la première année de culture), vous n’avez pas continué à l’entretenir et à lui apporter de l’engrais après sa floraison. Un conseil : ne lui coupez jamais les feuilles lorsqu’elles sont encore vertes.

Mon astuce pour que les fleurs durent plus, coupez l’extrémité des étamines !

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émission du 10 novembre 2007 – Les coccinelles asiatiques attaquent !

Les coccinelles asiatiques attaquent !




Nos gentilles coccinelles à deux ou sept points se font agresser par une invasion de coccinelles venues d’Asie. Il s’agit d’une coccinelle qui a été importée et vendue entre 1995 et 2000 en France. L’intention était bonne puisqu’il s’agissait de lutter contre les pucerons sans utiliser d’insecticides sur nos plantes. Il suffisait d’acheter (car elles étaient vendues) des larves de coccinelles « Harmonia axyridis » et de les déposer sur une plante envahie par les pucerons. A l’époque, on affirmait qu’il n’y avait aucun danger et qu’elles étaient incapables de se reproduire car elles ne résisteraient pas aux gelées. On pouvait le croire car il aurait été impensable que nous ne retournions pas à la source, porte monnaie à la main. Autre avantage, elles étaient non volantes donc impossible qu’elles migrent. Voila le début de l’histoire. La suite est moins drôle.


Vorace

Aujourd’hui de nombreuses observations font état de centaines de coccinelles asiatiques ailées qui envahissent nos jardins. Elles se sont reproduites à une vitesse vertigineuse. Elles ont réussi à passer l’hiver, sans doute à cause des hivers doux de ces dernières années. Autre particularité, elles qui ne devaient jamais voler ; elles sont équipées d’ailes. Elles ont muté !
Cette grande dévoreuse de pucerons n’en reste pas là, elle trouve sur le même garde-manger d’autres larves, celles qui ont toujours vécues là. Résultat : les coccinelles asiatiques privent de nourriture nos coccinelles à sept points (coccinella septem-punctata) et de plus les dévorent.

Les larves

Rien ne semble les arrêter selon les spécialistes. Les observations de l’intruse se multiplient partout dans le nord de la France. On en trouve aussi en Belgique, en Grande-Bretagne, aux Etats Unis ou au Canada. Elles rentrent partout.
Actuellement, les coccinelles asiatiques essayent de s’abriter du froid en rentrant dans les maisons ou dans les vérandas. On les retrouve collées en chapelet autour des fenêtres, derrière une tapisserie, dans les fissures… de quoi passer l’hiver bien au chaud.
Que faire ? Inutile d’utiliser des insecticides pour les détruire car les effets seraient contraires. Plus sensibles, nos coccinelles indigènes risqueraient d’en pâtir davantage. Il faut arrêter d’importer ce genre de coccinelles qui n’ont rien à faire dans nos contrées car à vouloir faire du bien on fait encore plus de mal ! Si seulement l’hiver 2007/2008 était rigoureux ! A suivre.


Photos: france 3 / grégory fontaine

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émission du 3 novembre – Stratifier des noix

Stratifier des noix ou noisette permet d’attendrir la coque avant le semis définitif

Stratifier des graines c’est leur permettre de se réhydrater lentement pour que le processus de déclenchement hormonal se mette en œuvre.


Comment fait-on ?

1) Placez les noix dans un pot rempli de sable. En alternant une couche de sable, une couche de noix (en tassant entre chaque couche)

2) Dernière couche de noix couverte de 5 cm de sable

3) Enterrez le pot le long d’un mur exposé au nord en le couvrant avec un grillage à cause des rongeurs ou le descendre à la cave

4) En mars plantation en pleine terre des noix (toujours avec une protection (rongeur écureuil)

5) Pour récolter des noix, il faudra être patient. Un noyer greffé sous forme de « tige » met entre 5 et 10 ans à pour fructifier. Un noyer semé mettra entre 10 à 20 ans.

6) Attention les noix ne seront pas forcément fidèles aux parents. On peut avoir du n’importe quoi.


Faire germer des noyaux de pèche

Bien que d’anciennes variétés de peche puissent se reproduire assez fidèlement par semis, ce mode de multiplication n’est guère employé que pour l’obtention des francs destinés à servir de porte-greffes . Pour cela, on stratifie les noyaux en attendant la mise en pépinière en mars.

Photo : stratifier des noyaux de pèche dans du sable

1) Drainez le fond d’un pot ou avec des gravillons.

2) Mettez du sable puis une couche de noyaux et ainsi de suite jusqu’en haut du pot. Humidifiez légèrement l’ensemble.

3) Protégez le pot avec une feuille de verre ou un grillage pour empêcher l’intrusion de rongeur pendant l’hiver.

4) Installez le pot avec les noyaux dans une cave fraîche ou enterrez-le le long d’un mur exposé au nord.

5) En mars, semez les noyaux dans un mélange de terre et de sable en pépinière ou dans des pots que vous enterrez.