
Qu’est-ce une ciboule (Allium fistulosum) ?

Il s’agit d’une plante vivace bulbeuse qui possède une tige souterraine renflée servant de réserve nutritive.
Comment fait-on ?


1) Avec une bêche, j’arrache une touffe de ciboule âgée de deux ans. Cette technique me permet de refaire et surtout de nettoyer mes bonnes herbes envahies par des mauvaises herbes.

2) Une fois arraché, je coupe les feuilles avec un sécateur à 5 cm du bulbe car elles ne servent plus à rien. Les nouvelles feuilles apparaissent aussitôt la plantation, prêtes à consommer.
4) Je repique les bulbes comme des poireaux – un à un – ou trois par trois et en rang d’oignons. -
Je n’arrose pas

Jardin des mots : RECUPERER L’EAU DE PLUIE
Aujourd’hui, on peut faire des économies grâce à la collecte d’eau de pluie.
Un tonneau, un bassin ou une cuve enterrée permettent de stocker l’eau
providentielle qui nous tombe du ciel.

Tous les jardiniers le savent bien: pour réussir un beau jardin, il faut de la bonne graine, une terre arrangée, du fumier, un brin de cou¬rage, du soleil… Mais que peut-on faire sans eau, sans pluie?
Rien! Bien sûr, les vendeurs d’eau se chargent d’alimenter le robinet au bout de notre jardin. Il suffit de brancher un tuyau pour que l’eau coule au goulot au pied des salades… Le tourniquet tourne comme un fou en plein milieu du jardin sous un soleil de plomb. Tout cela semble aujourd’hui rentrer dans les mœurs du bon jardinier. Diable, quel gaspillage!
Arrêtons de penser que l’eau sacrée est inépuisable.
Autrefois, on remontait péniblement l’eau du fond d’un puits creusé dans la cour ou au bout du jardin.
Lorsqu’une rivière traversait le village, on plongeait l’arrosoir pour remonter l’eau vers le jardin. Que de travail! A cette époque, on faisait des économies, non pas par avarice mais pour épargner l’effort physique. L’eau était distribuée au compte-gouttes, là où il en fallait, sans plus!
Aujourd’hui, lorsqu’on habite un petit village, l’eau reste encore abordable. Mais pour combien de temps? Avec ce que nous infligeons à notre terre, d’ici quelques années, la pilule risque d’être dure à digérer!
Sans vouloir tomber dans un pessimisme nostalgique, il me semble qu’il faut reconsidérer nos habitudes de consommateurs d’eau. Jardinier raisonné, un peu chiche, j’aimerais ne pas cautionner ce gaspillage à tout va.
Passons. ..
Alors pourquoi récupérer l’eau de pluie?
Souvenez-vous du tonneau coupé en deux que l’on installait sous une gouttière: il recevait l’eau venant des toitures. Quelques jours plus tard, l’eau repartait alimenter quelques pieds de légumes.
Aujourd’hui, les gouttières sont branchées au tout-à-l’égout et l’eau rejoint directement les cours d’eau, collecteur de nos rejets (lessives, nitrates, métaux lourds, désherbants) et j’en passe…
C’est pour cette raison que j’ai décidé de récolter cette eau providentielle qui ruisselle sur mon toit. En fait, il suffisait pour « quatre sous ». de brancher un tuyau sur la descende d’eau. qui rempli: un bassin au fond du jardin. Cette eau de pluie gratuite est tres bénéfique aux plantes, surtout lorsque l’eau de l’adduction est très calcaire. Quant aux plantes vertes, leur feuillage gardera un aspect brillant grâce à une pulvérisation d’eau de pluie sans macule de calcaire: la panacée!
Dans le jardin d’agrément, ce sont les plantes de terre de bruyère qui apprécieront l’eau non calcaire…
ON CONSOMME 200 LITRES D’EAU PAR JOUR
De temps en temps, votre jardinier quitte ses gros sabots et abandonne la brouette au bout du jardin pour aller à la foire agricole. Au grand bonheur des agriculteurs, la célèbre foire de Châlons en Champagne présente les dernières machines à semer, à planter, à pulvériser, à moissonner, à informatiser, à arroser… Quoi de plus normal!
Mais ce qui me chagrine ce sont les arroseurs. En effet, une pompe aspire plus de 80 m3 d’eau à l’heure. En une heure de pompage, elle consomme comme une personne à l’année!
Un consommateur français utilise en moyenne 150 à 200 litres d’eau par jour pour des usages qui ne nécessitent pas d’eau potable.
Le saviez-vous ?
- Laver une voiture, il faut 190 litres d’eau.
- Pour arroser le jardin, il faut 17 litres au m2.
- Le lave linge consomme 120 litres d’eau.
- Les WC en demandent Il litres.
Aujourd’hui, il existe des systèmes qui nous permettent d’alimenter en eau (non potable) ces quelques points. En fait, il suffit d’enterrer une cuve qui récupère de gros volumes d’eau gratuite. Vous pouvez collecter 5 à 600 litres d’eau par m2 de toiture et par an, que vous destinerez (moyennant une pompe) au lave linge, WC, jardin… Faites vos comptes! Sachant qu’il est impératif de filtrer l’eau avant sa réutilisation et qu’elle ne sera jamais potable. En revanche, l’eau douce rendra vos textiles plus doux et plus moelleux.
De plus, cette eau collectée permet de faire des économies tout en respectant l’environnement.
Images: france 3 / grégory fontaine