Archives mensuelles : avril 2007

émission du 28 avril 2007- fabriquer une bordure décorative

fabriquer une bordure décorative

Réalisation d’un plessis sur mesure



1) enfoncez dans le gazon les brins d’osier « autoclave » tous les 10 cm, choisissez dans la botte les brins dont le diamètre est le plus important

2) Entrelacez l’osier entre les brins plantés, un coup d’un côté, un coup de l’autre.



3) Tassez les brins pour que plessis soit compact


4) Lorsque vous êtes arrivé à la hauteur voulue, pliez les brins qui montent en les entrecroisant


5) Une fois le plessis terminé, vous pouvez soulever la bordure (on aurait pu aussi la laisser sur place le long d’un massif)




6) Placez votre bordure plessis sur le rebord d’une fenêtre, pour protéger des jardinières du soleil.


Avantages

- Garde la fraîcheur en été, le soleil ne tape pas directement sur les jardinières (moins d’arrosages),

- Protège de la gelée en hiver. On peut glisser entre les jardinières et la bordure un voile d’hivernage

- L’osier cache de vilaines jardinières

images: france 3 /grégory fontaine

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émission du 21 avril 2007 – diviser la ciboule et la ciboulette

Qu’est-ce une ciboule (Allium fistulosum) ?

Il s’agit d’une plante vivace bulbeuse qui possède une tige souterraine renflée servant de réserve nutritive.
Comment fait-on ?

1) Avec une bêche, j’arrache une touffe de ciboule âgée de deux ans. Cette technique me permet de refaire et surtout de nettoyer mes bonnes herbes envahies par des mauvaises herbes.

2) Une fois arraché, je coupe les feuilles avec un sécateur à 5 cm du bulbe car elles ne servent plus à rien. Les nouvelles feuilles apparaissent aussitôt la plantation, prêtes à consommer.

4) Je repique les bulbes comme des poireaux – un à un – ou trois par trois et en rang d’oignons. -
Je n’arrose pas

Jardin des mots : RECUPERER L’EAU DE PLUIE

Aujourd’hui, on peut faire des économies grâce à la collecte d’eau de pluie.
Un tonneau, un bassin ou une cuve enterrée permettent de stocker l’eau
providentielle qui nous tombe du ciel.

Tous les jardiniers le savent bien: pour réussir un beau jardin, il faut de la bonne graine, une terre arrangée, du fumier, un brin de cou¬rage, du soleil… Mais que peut-on faire sans eau, sans pluie?

Rien! Bien sûr, les vendeurs d’eau se chargent d’alimenter le robinet au bout de notre jardin. Il suffit de brancher un tuyau pour que l’eau coule au goulot au pied des salades… Le tourniquet tourne comme un fou en plein milieu du jardin sous un soleil de plomb. Tout cela semble aujourd’hui rentrer dans les mœurs du bon jardinier. Diable, quel gaspillage!

Arrêtons de penser que l’eau sacrée est inépuisable.

Autrefois, on remontait péniblement l’eau du fond d’un puits creusé dans la cour ou au bout du jardin.
Lorsqu’une rivière traversait le village, on plongeait l’arrosoir pour remonter l’eau vers le jardin. Que de travail! A cette époque, on faisait des économies, non pas par avarice mais pour épargner l’effort physique. L’eau était distribuée au compte-gouttes, là où il en fallait, sans plus!
Aujourd’hui, lorsqu’on habite un petit village, l’eau reste encore abordable. Mais pour combien de temps? Avec ce que nous infligeons à notre terre, d’ici quelques années, la pilule risque d’être dure à digérer!

Sans vouloir tomber dans un pessimisme nostalgique, il me semble qu’il faut reconsidérer nos habitudes de consommateurs d’eau. Jardinier raisonné, un peu chiche, j’aimerais ne pas cautionner ce gaspillage à tout va.

Passons. ..

Alors pourquoi récupérer l’eau de pluie?

Souvenez-vous du tonneau coupé en deux que l’on installait sous une gouttière: il recevait l’eau venant des toitures. Quelques jours plus tard, l’eau repartait alimenter quelques pieds de légumes.

Aujourd’hui, les gouttières sont branchées au tout-à-l’égout et l’eau rejoint directement les cours d’eau, collecteur de nos rejets (lessives, nitrates, métaux lourds, désherbants) et j’en passe…

C’est pour cette raison que j’ai décidé de récolter cette eau providentielle qui ruisselle sur mon toit. En fait, il suffisait pour « quatre sous ». de brancher un tuyau sur la descende d’eau. qui rempli: un bassin au fond du jardin. Cette eau de pluie gratuite est tres bénéfique aux plantes, surtout lorsque l’eau de l’adduction est très calcaire. Quant aux plantes vertes, leur feuillage gardera un aspect brillant grâce à une pulvérisation d’eau de pluie sans macule de calcaire: la panacée!
Dans le jardin d’agrément, ce sont les plantes de terre de bruyère qui apprécieront l’eau non calcaire…

ON CONSOMME 200 LITRES D’EAU PAR JOUR

De temps en temps, votre jardinier quitte ses gros sabots et abandonne la brouette au bout du jardin pour aller à la foire agricole. Au grand bonheur des agriculteurs, la célèbre foire de Châlons en Champagne présente les dernières machines à semer, à planter, à pulvériser, à moissonner, à informatiser, à arroser… Quoi de plus normal!

Mais ce qui me chagrine ce sont les arroseurs. En effet, une pompe aspire plus de 80 m3 d’eau à l’heure. En une heure de pompage, elle consomme comme une personne à l’année!

Un consommateur français utilise en moyenne 150 à 200 litres d’eau par jour pour des usages qui ne nécessitent pas d’eau potable.

Le saviez-vous ?

- Laver une voiture, il faut 190 litres d’eau.

- Pour arroser le jardin, il faut 17 litres au m2.

- Le lave linge consomme 120 litres d’eau.

- Les WC en demandent Il litres.

Aujourd’hui, il existe des systèmes qui nous permettent d’alimenter en eau (non potable) ces quelques points. En fait, il suffit d’enterrer une cuve qui récupère de gros volumes d’eau gratuite. Vous pouvez collecter 5 à 600 litres d’eau par m2 de toiture et par an, que vous destinerez (moyennant une pompe) au lave linge, WC, jardin… Faites vos comptes! Sachant qu’il est impératif de filtrer l’eau avant sa réutilisation et qu’elle ne sera jamais potable. En revanche, l’eau douce rendra vos textiles plus doux et plus moelleux.

De plus, cette eau collectée permet de faire des économies tout en respectant l’environnement.

Images: france 3 / grégory fontaine

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émission du 14 avril 2007 – diviser un tubercule de dahlia

Qu’est-ce qu’un tubercule ? Une tige souterraine renflée servant de réserve nutritive.

Comment fait-on ?

1) observer le tubercule, vérifier qu’il soit ferme et possédant des bourgeons

2) couper entre deux bourgeons avec un couteau tranchant

3) cicatriser la plaie avec un morceau de charbon de bois + argile

4) Plantez les éclat directement en pleine terre et surtout bien arroser au départ

5) Attention lorsque les jeunes tiges sortiront les limaces sont au garde-à-vous devant pour dévorer les jeunes pousses. Protégez-les avec un anti-limace ou piégez-les avec une récipient de bière.


Bon à savoir

- Autre mode multiplication : Bouture et semis

- Piquez 3 brins d’osier, noisetier ou forsythia par dessus pour bien les repérer par l’emplacement

- attention aux limaces (mettre une planche)

Nom commun : dahlia

Famille : Astéracées

Origine : Amérique centrale et Amérique du Sud

Type : plante à racine tubéreuse (tubercule)

Floraison : juin jusqu’aux gelées

Fleurs : multicolore et multiforme

Hauteur : de 30 cm à 1,50m suivant les variétés

Exposition : soleil ou mi-ombre

Sol : bonne terre de jardin

Utilisation : massif, bordure, jardinière, bac, fleur coupée…

Plantation : printemps

Multiplication : bouture, division de tubercules, semis.

Culture et entretien
Le dahlia se plait pratiquement partout, disons là où les pommes de terre poussent les dahlias poussent. Donc comme les pommes de terre, il aime une terre travaillée en profondeur, enrichie en matières organiques. En effet, le dahlia est gourmand en nourriture et en eau.

Une questions d’un téléspectateur :

Comment peut-on conserver les pieds de dahlias l’hiver. Dans ma cave, ils se dessèchent !
Mme G.R (Ardennes)

Au printemps (vers le mois de mars) ou cinq à six semaines avant la plantation je les arrose 2 à 3 fois de façon à humidifier les tubercules, afin de faciliter le début de la germination.
Au moment de la plantation, je les divise en deux (pour les plus petits) et les plus gros en trois ou quatre. Mais il faut qu’il garde toujours un petit morceau de tige ou collet.
En fait, s’il y a bien une plante économique pour fleurir généreusement une propriété : ce sont les dahlias.

Jardin des mots : haie

Hauteur d’une haie : 2m si plantée 50 cm

Images: France 3 / Grégory Fontaine

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émission du 7 avril 2007 – repiquer des tomates

Comment fait-on ?



- Prendre un morceau de bois taillé

- Soulever délicatement et prendre par les deux feuilles

- Repiquer plus profondément

- Arroser

- Mettre à la chaleur et au frais

Bon à savoir

Couvrir les tomates pour éviter le mildiou

L’humidité + la chaleur = mildiou

Mettre de la paille aux pieds, au mois de juillet : une règle d’or pour faire des économies d’eau et éviter le désherbage

Questions de téléspectateurs :

Mes tomates ont le pied noir de quoi souffrent-elles ?

Le didymella ou pied noir est une gangrène qui s’attaque aux tiges et aux fruits. Malheureusement, il n’ y a pas de traitements efficaces pour lutter contre le pied noir. Les fruits restent comestibles.

Mon remède : Dès le début des symptômes, j’arrache le pied contaminé.
Un conseil : brûlez les fanes après la récolte. L’année prochaine, plantez les pieds de tomates dans une autre parcelle, désinfectez les tuteurs avec de l’eau de Javel. A la plantation, évitez d’enfuir du fumier frais.

Mes tomates présentent une tache noire à la base et gagne le fruit par moitié qui pourrit.

Blossom-end rot (Cul noir). En fait, il ne s’agit pas d’une maladie mais à un déséquilibre physiologique. Une pourriture ou névrose apicale provoquée par une alimentation en eau irrégulière.

Les feuilles de mes tomates jaunissent.

C’est le mildiou , un champignon qui apparaît après un orage, un arrosage sur les feuilles, une période pluvieuse…) Les feuilles prennent un aspect huileux, jaunâtres puis brunissent. Les fruits sont bosselés avec des taches brunes à partir du pédoncule.
Un conseil : il est judicieux de couvrir les pieds de tomates (sans les enfermer) avec un plastique ou des châssis surélever de façon que l’air circule.

Confiture de tomates vertes

Découpez 3 kg de tomates vertes en tranches très fines, ajoutez 2,500 kg de sucre, 4 paquets de sucre vanillé, 2 citrons (jus + zeste) .
Laissez macérer 24 heures en remuant de temps en temps. Après macération portez à ébullition et laissez cuire doucement à petits bouillons pendant plus de 2 heures. La confiture doit avoir une couleur ambrée.

JARDIN DES MOTS: bassin

C’est l’âtre du jardin ou se côtoient les poissons, grenouilles tritons, couleuvre, libellules…

Si les bassins de jardin ont de plus en plus d’adeptes ce n’est pas un hasard. L’eau recouvre les 3/5 de la surface de la terre. Elle est signe de vie. Grands et petits jardins peuvent de plus en plus accueillir un bassin où faune et flore sauront sous les yeux de toute la famille, s’épanouir et évoluer selon les saisons. Chaque bassin est unique.

Plus d’info sur les jardins aquatiques :
http://www.hubertlejardinier.com/le_jardin_aquatique.htm

Images : france 3 / Grégory Fontaine

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