Il y a très longtemps, plusieurs dizaines de millions d’années, le Maroc était recouvert par une mer dans laquelle vivaient des centaines d’animaux marins. Et puis, la mer s’est retirée à la faveur de bouleversements climatiques et géologiques, laissant derrière elle des cimetières entiers de fossiles marins qui affolent aujourd’hui le monde des collectionneurs. Trilobites, squelettes de dauphins, de crocodiles, de mosasaures (l’ancêtre du varan), dents de requins, tous ces animaux peuvent être retrouvés à plus ou moins grande profondeur dans les roches du désert, et surtout dans les mines de phosphate qui font la richesse du royaume Chérifien. Les fossiles du Maroc constituent aujourd’hui un vrai livre ouvert sur l’histoire préhistorique de notre planète. Ils constituent aussi une source de revenus non négligeable pour les habitants de ces régions. Jérôme Laurent nous parle de ce tournage qui l’a projeté dans un très lointain passé.
Producteur et réalisateur de nombreux films, Luc Besson témoigne depuis ses débuts professionnels d’un véritable attrait pour la vie des océans. Passionné de plongée, il a notamment secondé son chef-opérateur Christian Petron pendant le tournage du « Grand Bleu » en tournant lui-même de nombreuses scènes avec une caméra sous-marine. Dans la lignée du succès de son film-culte, il dégagera ensuite un gros budget pour produire « Atlantis » en 1991, une ode à la mer et aux magnifiques espèces qui l’habitent.
Luc Besson viendra parler en direct dans notre prochaine émission de son émotion face aux massacres des dauphins à l’occasion d’une pêche rituelle régulièrement pratiquée dans la baie de Taïji, au Japon. Il est distributeur de » The Cove, la baie de la honte » qui sortira en salle le 30 septembre prochain. Un film tourné par des cinéastes américains dans des conditions rocambolesques. L’équipe de production a mené une opération commando, pénétrant sous de fausses identités au Japon pour faire passer les 500 kgs de matériel destinés au tournage. Caméras camouflées, plongeurs apnéïstes de haut niveau, filatures et traques pour fabriquer 110 minutes haletantes. Résultat : un thriller écolo qui laisse le spectateur abasourdi. B.D.
Une nouvelle rubrique a fait son apparition dans notre émission cette saison. Elle s’appelle « Vu du Web » et c’est un jeune journaliste passionné d’Internet, Clément Gargoullaud, qui produit chaque semaine cette séquence de deux minutes. Clément a voulu suivre le chemin de notre expédition en allant recueillir sur le Web des images ou des informations reliées au parcours et aux escales de la goëlette Tara. L’habillage de cette séquence est inspiré de Google Earth et permet de cibler au mètre près des images satellitaires qui dévoilent notre planète avec le regard d’un aigle. Le Web regorge de pépites, petits sujets fabriqués par des internautes ou simples photos sur des évènements qui restent le plus souvent ignorés des grands médias. Ainsi, ce cargo brisé en deux par une tempête le long du littoral portuguais; ainsi ce surfer qui a entraîné son chien à chevaucher seul les vagues sur une planche; ainsi ce SDF marocain qui plaque trois accords sur une vieille guitare désaccordée en beuglant : « one, two, three, four, five… » Ces instants de vie filmés par de purs amateurs sont formidables de fraîcheur. Ils signent une envie d’expression personnelle, un vrai goût pour fixer par l’image des situations insolites et aussi un besoin de partage avec d’autres internautes.
Et puisque vous en êtes un (internaute), sachez que vous êtes de plus en plus nombreux à venir visiter le blog de l’équipe Thalassa. Plusieurs milliers de pages vues en une semaine, c’est un formidable encouragement à poursuivre le travail entamé. D’autres interviews de journalistes de l’équipe seront bientôt ajoutés (encore faut-il parvenir à bloquer quelques minutes ces éternels voyageurs qui passent au bureau en courant d’air entre deux avions !) ainsi qu’un second bêtisier du portrait chinois. Vendredi, notre prochaine escale de Thalassa l’Expédition nous conduira en Algérie, un pays à découvrir au travers de nombreux reportages.
Yannick Charles passe des heures en hélicoptère dans tous les pays du monde pour nous rapporter de spendides images qui alimentent notre rubrique « Vu du ciel ». Pour assurer sa sécurité en cas de crash, il a récemment dû se soumettre à un entraînement assez spécial. Ca se passe à Marseille. Une carlingue d’hélico est immergée avec notre Yannick à l’intérieur. Apnée, décrochage du harnais et remontée en surface au programme du stage. Il s’en est sorti comme un grand. Voici les images. On espère qu’il n’aura jamais besoin de mettre en pratique cette technique…
Quel remue-ménage ! Notre dernière émission Thalassa l’Expédition : Escale d’Alger nous a valu un très abondant courrier sur le forum de notre site Internet et aussi dans les commentaires laissés sur le blog de l’équipe thalassa. Des centaines de messages et des milliers de lectures illustraient ce qu’il faut bien appeler une vague de mécontentement. Les critiques portaient essentiellement sur l’absence d’images sur le littoral algérien et beaucoup d’internautes ont manifesté leur frustration. « Pourquoi avez-vous montré le Maroc en long et en large et pourquoi avez-vous réduit le littoral algérien à deux plages ? » pouvait-on lire le plus souvent.
Quelques explications s’imposent. Notre reporter Malek Sahraoui a rencontré les pires difficultés pour tourner ses reportages en Algérie. L’ambassade d’Alger à Paris ne délivre les autorisations qu’au compte-goutte et sans expliquer ses choix. Ainsi Malek n’a jamais pu obtenir une autorisation pour filmer Alger et nous étions aussi malheureux que nos téléspectateurs de ne pas pouvoir vous offrir des images de cette ville magnifique.
Même difficulté pour les images aériennes qui vous permettent habituellement de découvrir le littoral des pays traversés avec le regard de l’aigle. Les autorités algériennes n’ont jamais voulu délivrer d’autorisation de survol en hélicoptère à Yannick Charles, les militaires estimant que ces images pouvaient mettre en péril la confidentialité qu’ils entendent conserver sur les ouvrages de défense de leur littoral.
Loïc Etevenard a failli ne pas pouvoir réaliser son duplex depuis le bateau Tara en direct d’Alger. Les équipiers à bord de Tara n’ont obtenu l’autorisation de poser le pied à terre qu’après des heures de tractation avec les autorités administratives locales. Et quand enfin le duplex a démarré, la liaison n’a pas tenu jusqu’au bout du premier plateau de Loïc qu’il a fallu écourter en raison d’un signal son inaudible.
Voilà. Nous comprenons ce mouvement d’humeur mais il était important d’expliquer dans quelles conditions de tournage cette escale à Alger a pu être montée et diffusée. Espérons que dans l’avenir les autorités algériennes accordent plus facilement l’entrée sur leur territoire aux équipes de télévisions étrangères. Ce serait la seule manière de pouvoir enfin montrer les beautés d’un pays qui ne doit plus avoir peur de son image. C’est à cette condition que se fera son ouverture au reste du monde.