Archives annuelles : 2009

Secrets de tournage en mer rouge

En ces froids hivernaux, vous pouvez vous contenter d’une bouillotte ou voir plus loin, en répondant à l’invitation de Thalassa. Nous allons vous proposer de plonger au soleil, dans les eaux chaudes de la Mer Rouge. Une ballade de 110 minutes pour découvrir l’incroyable beauté des fonds marins de cette région, un des paysages les plus grandioses de la planète. Stéphane Poulle s’est notamment rendu de Taba à Suez, puis de Suez à Marsa Alam pour tourner deux carnets de route riches en images sous-marines exceptionnelles. Interview de Stéphane Poulle.

Made in Heuzé
Pour ces deux tournages, nous avons eu la chance d’avoir René Heuzé à nos côtés. Plongeur spécialisé dans les images sous-marines, cet expert a supervisé toutes les opérations sous la mer. Pour résumer, autant je donne les indications de tournage à l’air libre, autant sous l’eau, c’est René qui dirige !

Avantages
L’atout principal de la mer Rouge est sa multiplicité de sites dotés d’une très grande richesse en poissons. Il vous suffit de faire vingt mètres en dehors de la plage et vous êtes déjà dans un aquarium ! Il n’est pas non plus nécessaire de plonger très bas pour découvrir des merveilles. A 10 ou 12 mètres de profondeur, vous n’êtes pas obligés de vous astreindre à faire des paliers, ce qui facile techniquement le tournage pour toute l’équipe.
 
On se calme !
Je suis quelqu’un qui a tendance à aller vite et partout. Or dans l’eau, il faut vraiment se calmer ! René Heuzé s’était donc muni d’un bip sous-marin qu’il actionnait régulièrement pour me freiner dans mes actions ! Ce milieu nécessite du temps pour « fabriquer l’image », notamment à l’intérieur des grottes. La mise en place est longue car délicate tout comme le cadrage. Nous sommes loin d’un tournage classique à terre où nous pouvons disposer d’une certaine marge d’improvisation. En fait, les paramètres à respecter pour filmer sous l’eau s’apparentent plutôt à ceux du cinéma.
 
Premier reportage : la péninsule du Sinaï
Pour joindre Taba à Suez,  nous avons emprunté la route qui longe les côtes de la mer Rouge et suivi ce désert redevenu égyptien en 1989, après des décennies d’occupation israélienne. Nous nous sommes intéressés aux Egyptiens qui essaient de développer ce territoire encore instable politiquement. Nous avons aussi parcourru les rues de Charm El Cheikh, la « ville de la paix » et du tourisme, malgré les attentats qui en 2005 ont tué plus de 80 personnes dans les ruelles d’Old Market.
 
Hurghada, mecque de la plongée de masse
De notre second reportage, je retiens notre hallucinante plongée à Hurghada. Nous n’avions jamais vu une telle concentration de plongeurs sous l’eau. Des touristes, débutants pour la plupart, qu’on promène par la main, comme dans une grande piscine aménagée et sonorisée… Des ballades qui n’abîment pas que les oreilles ou la vue, mais nuisent aussi à l’environnement…

Nous avons également fait une rencontre passionnante et passionnée avec Hossam Helmi, fondateur du Red Sea Diving. Garde du corps d’Anouar El-Sadate, il a décidé, à la mort du président égyptien de changer de vie. Il tente, depuis plus de vingt ans, de concilier business et respect de l’environnement. Cette rencontre a été l’occasion de filmer de belles plongées, notamment dans un lagon riche en grottes secrètes. Une ballade inoubliable dans un labyrinthe de corail magnifique.

Intégralité de ce reportage dans notre émission du 8/1/2010.
Propos recueillis par Béatrice Dupas

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Le rêve de Fadi

Un homme de guerre transformé en homme de paix. A Beyrouth, Fadi a connu les armes pendant quinze ans.  Désormais il se veut porteur d’espoir. Voilà des mois qu’il s’est attelé à la construction d’un ancien bateau phénicien. « Princess Europa ». Cette réplique devrait être achevée à l’été 2010. Vingt volontaires (10 garçons et 10 filles) constitueront l’équipage multiconfessionnel de « Princess Europa » qui naviguera ensuite en Méditerranée. Chypre, Turquie, Grèce, Malte, Italie, Espagne, France, Fadi profitera des escales pour porter son message de paix et de fraternité. Vous avez été nombreux à réagir à ce reportage diffusé dans notre émission du 11/12/09. Pour ceux qui veulent en savoir plus sur ce projet, cliquez ici .

Fadi attend vos encouragements.

Bon surf !

Bernard Dussol

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Les pieds dans l’eau ?

La montée du niveau de la mer s’annonce bien plus grave que prévue. Les scientifiques parlent désormais d’une hausse d’environ un mètre d’ici 2100.

A terme, cette montée des eaux chamboulera tout le littoral français. Céderons-nous du terrain à la mer ou pas ? Des instruments de simulation circulent déjà sur Internet, qui permettent de visualiser l’importance des zones inondées en fonction d’hypothèses hautes ou basses de l’élévation du niveau de la mer. Faudra-t-il abandonner des maisons, des îles, des villages ?  Que se passera-t-il dans la région du Languedoc Roussillon, royaume des « pieds dans l’eau » ? Et pour l’île de Sein, qui connaît une altitude moyenne de 1m50 ? Ou bien encore en Picardie, à Cayeux sur mer, ville située… en dessous du niveau de la mer ?

Habitants et élus s’interrogent sur cet avenir menaçant.  Pour  les chercheurs, il faut déjà anticiper et se préparer car on ne pourra pas tout protéger à n’importe quel prix… Des choix en perspective, donc. Des choix cruciaux  ! Sans alarmisme, le film de Catherine de Montfajon nous projette vers un futur déjà perceptible, au travers de combats contre la mer souvent dérisoires…

Première partie du reportage :

Deuxième partie du reportage :

Dernière partie du reportage :

Bon surf !
Bernard Dussol
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Quand la mer monte…

Une semaine décisive pour l’avenir de l’humanité. Le sommet de Copenhague n’échappe pas à l’intérêt de la presse mondiale, au point que 56 journaux diffusés dans 46 pays ont décidé de publier un éditorial commun. Initiative salutable qui va dans le sens de l’histoire, afin d’alerter l’opinion sur les dangers du réchauffement climatique et les nécessaires implications politiques en terme de décisions contraignantes.

« A moins d’unir nos efforts pour prendre des mesures décisives, écrivent ces journaux, le changement climatique va ravager notre planète et, ce faisant, perturber fortement notre prospérité et notre sécurité. Les dangers sont devenus tangibles en une génération. Maintenant, les faits commencent à parler : sur les quatorze dernières années, onze ont été les plus chaudes jamais enregistrées, la calotte glaciaire de l’Arctique est en train de fondre et, l’an dernier, la flambée des prix du pétrole et des produits alimentaires a donné un avant-goût des terribles bouleversements à venir. Dans les revues scientifiques, la question n’est plus de savoir si l’homme en est le grand responsable, mais combien de temps il lui reste pour limiter les dégâts. Cependant, à ce jour, le monde a réagi avec mollesse et sans enthousiasme. »

Plus loin, ce texte collectif souligne que : « La transformation va coûter cher, mais beaucoup moins que la note à payer pour renflouer les finances mondiales. Et beaucoup moins encore que les conséquences du laisser-faire. Beaucoup d’entre nous, en particulier dans le monde développé, devront changer leur mode de vie. L’époque des vols pour l’aéroport moins chers qu’un trajet en taxi touche à sa fin. Nous devrons faire nos courses, manger et voyager plus intelligemment. »

Faut-il le redire ? Cette situation, nous ne la découvrons pas. Voilà des années que nos équipes vérifient sur le terrain les terribles dégradations qui affectent notre planète. Du Nord au Sud, sous toutes les latitudes, les reporters de Thalassa ont tourné des images qui en disaient plus long que bien des discours. Au Groenland, par exemple, où Sophie Bontemps et Georges Pinol s’étaient intéressés au sort des Inuits, dont le mode de vie est gravement affecté par la fonte de la banquise. C’était en 2007.

Pour l’archipel des Maldives, le temps est désormais compté : dans moins de cent ans, selon les prévisions d’experts spécialistes du climat, le pays aura disparu sous les eaux. Plus de la moitié des îles de l’archipel le plus plat du monde seront submergées.Terrible constat dressé il y a deux ans par Isabelle Billet et Yvon Bodin.

Bon surf !
Bernard Dussol
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Beyrouth au féminin

Entretien avec Isabelle Moeglin sur les coulisses du tournage de « Beyrouth au féminin »

« Egales mais différentes », c’est le slogan d’une compagnie de taxis de Beyrouth entièrement dévolue aux femmes. On repère de loin ces taxis rose bonbon dont les conductrices nous guident dans les rues de la capitale du Liban. Trois clientes prennent place à bord : l’énergique Aline, restauratrice arménienne ; la douce Mirane qui écrit des livres pour enfants et la loufoque Leila, DJ.
Du marché aux légumes à Océana, la discothèque branchée en bord de mer, en passant par le quartier commerçant d’Hamra, Aline, Mirane et Leila nous présentent « leur »  Beyrouth.  
Témoignages de femmes dans une ville, un pays, où elles sont 6 fois plus nombreuses que les hommes !

Diffusion de ce reportage dans l’émission « Voyage en Phénicie » du 11 décembre 2009

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Du Chouf à la frontière israélienne

Entretien avec Isabelle Moeglin pour son reportage : « Du Chouf à la frontière israélienne »

Les cèdres sont l’emblème du Liban mais l’homme a bien failli les faire disparaître. Dans les montagnes du Chouf, 300 de ces arbres vénérables sont protégés au sein d’une réserve naturelle. Le plus vieux cèdre a 3000 ans.

Nous descendons ensuite vers Saïda, le chef-lieu du Liban Sud. La ville détient aussi une histoire millénaire, mais, en bord de mer une gigantesque montagne de déchets empoisonne les habitants depuis des décennies en polluant gravement les eaux de la Méditerranée.

Nous continuons notre voyage vers la zone sud, vers la frontière israélienne. Les touristes n’ont pas l’autorisation de pénétrer dans cette région ultra-sensible tenue par le Hezbollah, le parti de Dieu. Des portraits géants de martyrs jalonnent la route et rappellent qu’en 2006 une guerre  a opposé Israël aux miliciens chiites.

Partout dans la région, on croise les blindés des Nations Unies. 15 000 casques bleus, dont 1400 soldats français patrouillent dans la région. Ils s’interposent entre le Hezbollah et Israël et surveillent les 130 kilomètres d’une frontière érigée par Israël et matérialisée par des grillages, des barbelés, un no man’s land et des champs de mines. Le Liban ne reconnaît pas Israël et le sud du Liban reste en état de guerre.

Malgré toutes ces menaces, ces tensions, ces incertitudes, nous avons eu le bonheur de partager avec les Libanais leur premier été sans combat, sans conflit. Leur premier été de paix.

Diffusion de ce reportage dans l’émission « Voyage en Phénicie » du 11 décembre 2009

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La folie des grandeurs

Dubaï en cessation de paiement ? Le pays est en faillite ou presque, incapable d’honorer sa dette estimée à 59 milliards de dollars. Deux groupes phares dubaïrotes ont la gueule de bois : le conglomérat Dubaï World et sa filiale immobilière Nakheel. L’information affole les places financières depuis quelques jours car Dubaï World est l’épine dorsale de l’économie de cette petite nation du Golfe qui a tout misé sur l’immobilier, en l’absence de rente pétrolière.

Des équipes deThalassa se sont rendues à plusieurs reprises dans ce pays considéré comme l’un des piliers de la fédération des Emirats arabes unis. Un projet pharaonique nous intéressait : la construction d’ îles artificielles en forme de palmier : « Palm Island ». Le groupe Nakheel en est le promoteur et décrit son projet comme « la 8ème merveille du monde ». Dans quelques années, Palm Island pourra accueillir plusieurs centaines de milliers de résidents triés sur le volet.

Spéculation, mégalomanie, luxe effréné, les Palms constituent la vitrine de Dubaï, vitrine qui a tendance à se lézarder depuis quelques jours. Regardez  l’extrait de ce reportage tourné par Bertrand Edel et vincent Pacifico en 2007. C’est un monde de démesure qu’ils ont filmé.

Bon surf !
Bernard Dussol
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Reportage de Bertrand Edel et Vincent Pacifico diffusé en 2007

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Athènes, antique cité moderne

Un entretien avec Stéphanie Brabant sur les coulisses du tournage de « Athènes, antique cité moderne »

Moderne et classique, vivante, multiple et unique, Athènes  joue sur tous les contrastes.

De l’Acropole, phare de la cité, on domine un océan de ciment. Construite n’importe comment, dans l’urgence, sans aucune stratégie d’urbanisme ni espace vert. La ville la plus bétonnée d’Europe prend d’assaut ses collines jusqu’au ciel.

Cinq millions d’habitants, la moitié de la population grecque vit à Athènes. Les popes croisent de jeunes hommes d’affaires. Les vendeurs ambulants, les magasins de luxe, les hôtels design côtoient les sex-shops. Athènes mélange allègrement Orient et Occident.

Dans l’îlot populaire des halles, marché de poissons et de viande, les harangues des marchands albanais, bulgares et grecs s’entrecroisent. 
Exotiques il y a encore dix ans, les immigrés font partie aujourd’hui du paysage.

Transformé en vaste chantier pour accueillir les J.O. de 2004, Athènes s’est métamorphosée,  modernisée en un temps record.  En même temps, elle a retrouvé son passé. Sous l’asphalte, les athéniens ont découvert  un trésor inestimable.

Une ville antique entière, plus de 30 000  objets quotidiens. Une plongée dans l’antiquité grecque jusqu’au XIème  siècle avant Jésus Christ.

Diffusion de ce reportage dans l’émission « Athènes, antique cité moderne » du 27 novembre 2009

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La cuisine des pirates !

Une nouvelle rubrique sur le blog de l’équipe Thalassa. Un lieu propice aux saveurs pour flatter vos papilles gustatives, grâce aux recettes proposées par nos journalistes gourmands. Les voyages ont ceci de magnifique qu’ils permettent d’aborder toutes les facettes d’une culture. L’art culinaire est partie intégrante de notre plaisir de voyager. La cuisine rassemble au-delà des frontières. Elle est, comme la musique, un socle de communication et d’échanges. La mer nourrit une partie de notre planète, elle apporte à des populations entières les rations de protéine nécessaires à la survie et au plaisir des sens.

Crabes, crevettes, crustacés et poissons se dégustent dans le monde entier, mais les préparations reflètent des styles de vie, des traditions. Les cuisines sont belles de couleurs, d’odeurs, d’inventions. Les épices invitent au voyage des sens. Des marins, des explorateurs sont allés à leur recherche, ouvrant des voies maritimes qui racontent l’histoire de nos plats. Le monde entier dans notre assiette ? Oui, sans retenue. Nous attendons aussi vos avis et vos recettes, que vous pouvez proposer dans l’espace « commentaires » de cette rubrique. Et comme la France s’est toujours distinguée par son ingéniosité dans cet art subtil des assemblages et de la cuisson, commençons par cette recette du « Bar en croûte de sel« . Bon appétit !

Bernard Dussol

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Coulisses : "Le désert des Kornati"

Entretien avec Juliette Lambot

C’est le blanc le bleu et le vert qui dominent et s’étalent sur les pentes abruptes de ces îles désertiques. En Croatie, l’archipel des Kornati et ses 147 îles offrent un décor majestueux aux navigateurs de passage…
A deux heures de navigation du continent, il a longtemps été le jardin d’Eden des familles de la côte. Aujourd’hui il reste sur ces îles une poignée d’habitants, quelques passionnés qui ne peuvent plus vivre ailleurs et des touristes conquis par cet endroit extraordinaire.

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