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Tournage en Espagne

Ola todos,
No es facil hablar espanol

non… ce n’est pas facile de parler espagnol, pour moi en tous cas… Certains l’auront déjà remarqué lors de notre voyage en Bolivie. Et bien c’est un parti pris, c’est mon choix… voilà. Je préfère baragouiner, tâtonner et me faire comprendre comme ça plutôt que d’avoir recours à un interprète… parce que la complicité c’est important, et j’avais tant à partager et à apprendre de ces Andalous.
La chaleur, humaine et solaire…
La fête
La passion
C’est cette Espagne là dans laquelle j’ai plongé… et nagé au point de vouloir m’y noyer. Cette Espagne qui nous fait fantasmer, qui nous fait rêver.
Quel romantisme…
A Cordoue le dédale de ruelles vous hypnotise, la Mezquita cette formidable mosquée cathédrale vestige d’un passé musulman englouti par le christianisme vous fascine.
A Ronda, autre ville à la blancheur éclatante, ce sont les premières arènes d’Espagne qui nous préviennent qu’ici on a le sang chaud.
Mais nous c’est à Séville que nous avons foulé le même sable que les matadors. En compagnie d’un Novillero j’ai un instant imaginé que le toro fonçait sur moi dans les mythiques arènes de Séville.


Cette Espagne, pourtant très proche de nous géographiquement nous a emmenés beaucoup, beaucoup plus loin que prévu.

Et puis, il a fallu rouvrir les yeux, comme pour se réveiller en plein milieu d’un rêve que l’on souhaiterait réalité.
C’est un peu ça l’Andalousie… le rêve et la réalité qui se rejoignent sous un soleil de plomb.
Olé

Tania Young

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Peut-on encore sauver le lynx ?

Ils n’étaient déjà plus que 1200 en 1990, leur population a été divisée par 10 depuis. Si le lynx ibérique venait à disparaitre, ce serait la première fois en 2000 ans qu’une espèce de félin sauvage s’éteindrait.
En 2008 l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) tirait la sonnette d’alarme et classait le lynx ibérique en danger critique d’extinction. Chassé par la civilisation, et sa proie principale (le lapin européen) se raréfiant, il ne restait qu’une centaine d’adultes. Aujourd’hui, des mesures ont été prises pour sauver le lynx, mais cela sera-t-il suffisant ? N’est-il pas trop tard ?

Portrait d’un chat pas comme les autres
Pour comprendre le danger, il faut connaître l’animal.
Il y existe 4 espèces de lynx (roux, du Canada, boréal, et ibérique). L’espèce présente en Espagne est, comme son nom l’indique, le lynx ibérique (aussi connu sous le nom de lynx pardelle). Proche parent du lynx boréal d’Eurasie, il est toutefois davantage tacheté et de plus petite taille, pesant en moyenne 12 kg.

Le lynx est un animal territorial, qui accroit la taille de son territoire en fonction de l’abondance de ses proies. Le félin pratique la chasse sur les zones boisées et montagneuses de l’Espagne, avec pour cible principale les lapins, et plus ponctuellement les perdrix et autres petites proies.

Quelle est la menace ?
L’origine de la catastrophe est comme souvent l’accumulation de facteurs funestes. On note en particulier 4 grandes raisons à l’extinction imminente du lynx :
- Le nombre de lapins, proies principales du lynx, a fortement chuté en raison d’une épidémie de myxomatose
- Les espaces de chasse ont été considérablement réduits par la civilisation. Même si maintenant le lynx se réfugie dans le parc de la Doñana, ce dernier est illégalement envahi par des cultures de fraises dont les drains suppriment gravement les ressources en eau du territoire et les pesticides utilisés sont un véritable poison pour la vie sauvage.
- Les territoires des lynx sont de plus en plus fragmentés par le réseau routier. Non seulement on constate davantage d’accidents (collision avec des véhicules), mais en plus la division des territoires isole les différentes populations de lynx.
- La présence de l’homme, que ce soit « active » avec la chasse, ou « passive » avec le tourisme, est également une nuisance pour l’épanouissement du lynx. Cette grave menace est toutefois maintenant largement régulée dans le parc de la Doñana…
Si vous avez de la chance, vous pourrez peut-être apercevoir un lynx via les webcam du parc.

Comment peut-on sauver le lynx ibérique ?
En 2003, le programme LIFE (L’Instrument Financier pour l’Environnement, un fond de l’Union Européenne) a été lancé en urgence afin de sauver le gros chat tacheté espagnol. Quelles sont les solutions apportées ?
- L’augmentation des lapins pour permettre aux lynx de trouver des proies malgré un territoire réduit (comme vu précédemment, les lynx adaptent naturellement la taille de leur territoire au nombre de proies qu’ils y trouvent)
- La reproduction en captivité. Cette opération a connu un véritable succès : à partir de 5 lynx capturés initialement, on en compte aujourd’hui 77 en captivité. Les enclos – les plus grands possibles – sont surveillés avec attention, et l’objectif final est bien entendu de relâcher les félins en liberté.

Découvrez un extrait de notre reportage sur la capture de l’un des rares lynx pour les analyser et les soigner.

La suite du reportage… dans l’émission Espagne du vendredi 27 janvier !

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Plus de Westerns…

Si vous avez aimé cet extrait.. retrouvez l’intégrale de ce reportage dans l’émission Faut-Pas Rêver du 27 janvier prochain.

Poursuivons notre voyage au pays du Western, dans la région d’Alméria, en Andalousie.
Le désert de Tabernas et de Cabo de Gata ont servi à nombre de films tant leur paysages ressemblent à si méprendre à l’ouest américain, paysages arides et lunaires.
Au final, une  impressionnante liste de plus de 490 tournages depuis 1943 :  quelques titres célèbres, « Lawrence d’Arabie » entre autre, sans oublier les fameux westerns spagettis : « Mon nom est personne », « Il était une fois dans l’ouest » et, plus surprenant encore,  « Indiana Jones et la dernière croisade »…

En ce qui concerne les  films en préparation à Tabernas…. impossible d’en savoir plus, tant que les accords ne sont pas signés.

L’année dernière s’est tenu à Alméria, le premier Festival européen du Western.
Site du festival

Si vous voulez en savoir plus :
La liste de tous les tournages réalisés à Alméria
> Le site : « Texas Hollywood »
> Ecole de cinéma à Tabernas

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Pour en savoir plus sur la tapas attitude

Origine des tapas…
Le mot « tapa » en castillan signifie recouvrir.
La différence entre la tapa classique (Andalousie) et le pintxo (d’origine basque) : l’un est servi dans des petits ramequins – cassolettes et l’autre toujours accompagné de pain qui se mange en 1 ou 2 bouchées

Pour tout savoir sur le pintxos :
> La Francesa aux fourneaux
> Merveilles et confitures

Il y a plusieurs légendes qui s’approprient la naissance de la tapa :
- Un aubergiste servant à ses clients des verres eu l’idée de mettre une tranche de jambon dessus pour éviter que les mouches tombent dedans.
- Un roi d’Espagne amateur de boissons à qui on aurait servi une petite assiette de bouchées pour ne pas le laisser repartir soul….
Pour d’autres, la tapa aurait vu le jour à l’époque médiévale, elle permettait d’accompagner les boissons alcoolisées, pour que les clients ne sortent pas le ventre vide.
Le pintxos ou pinchos (en espagnol) cousins des tapas, bouchée individuelle présentée sur du pain, serait apparue bien plus tard au XXe.

Différentes tapas ont été crées notamment : La Gilda nom donné à cette tapa parce qu’elle serait aussi « piquante » que la célèbre Rita Hayworth.

Si vous voulez devenir experts en « tapas » vous pouvez aussi suivre des cours de cuisine.
> pour réaliser vos tapas quelques livres….

Et pourquoi pas s’offrir « un Tapas Tour » ? A San Sebastien, capitale de la tapa, vous pourrez découvrir par petit groupe accompagné d’un guide, en immersion totale à pied, à la tombée de la nuit, les bars à tapas.
> exemple de Tapas Tour : à San Sebastien
> et autres villes espagnoles


Photos : © Bertrand Edel

Et pour poursuivre ce voyage culinaire, nous vous avons concocté un extrait exclusif du reportage qui sera diffusé dans l’émission Espagne le 27 janvier…

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Ces châteaux en Espagne qui atteignent des sommets

L’une des traditions la plus typique d’Espagne est la construction en Catalogne de tours… humaines ! Ces castells (ce qui signifie « châteaux » en catalan) sont érigés dans des ambiances festives, principalement lors des fêtes populaires (fête de la ville, du st-patron local, du quartier, etc.). Mais attention, être casteller ne s’improvise pas !
castell-3de9

Des origines hésitantes jusqu’à la consécration
Dès le XIXème siècle, des groupes rentrent en concurrence et tentent de construire le castell le plus haut possible. Déjà à cette époque se pose les premières questions techniques de la discipline : Combien d’étages d’hommes peut-on faire tenir debout sans qu’un tel édifice ne s’écroule ? Faut-il privilégier des étages avec beaucoup de personnes pour s’assurer de la stabilité, ou au contraire doit-on diminuer au maximum les participants pour que la tourelle finale soit plus légère à porter ?
Si la guerre civile a mis un coup d’arrêt important à la demi-douzaine de groupes de castells, ils connaissent aujourd’hui une véritable renaissance, médiatisés, parfois subventionnés, et même inscrits au patrimoine immatériel de l’humanité de l’UNESCO (depuis 2010). On compte actuellement plus de 60 « colles » (groupes de castellers). Si vous passez à Tarragone, Valls, ou Altafulla, ne manquez pas les immenses sculptures en forme de tour humaine qui leur sont dédiées.

Comment construire son propre castell
Comme dans toute discipline, les castellers possèdent leur jargon spécifique :
Les castells se décrivent grâce à deux nombres : le premier décrit le nombre de personnes par étage de la construction, le deuxième indique le nombre d’étages.
Par exemple un 4 de 8 est une tourelle de 8 étages comprenant 4 personnes à chaque niveau.
On considère en général qu’un castell est réussi quand il est non seulement parvenu à être construit jusqu’à son sommet, mais également « descarregat » (démonté) sans s’effondrer.
Si, en tant que spectateur, on garde l’œil rivé sur la hauteur vertigineuse de la tour, il ne faut pas oublier l’importance capitale de la base : plusieurs centaines de personnes sont mobilisées pour soutenir la tourelle, ce premier niveau étant parfois doublé d’un second étage un peu moins chargé.
torre de vuit

Les records : toujours plus haut !
C’est une prouesse de construire de hauts castells, mais également de minimiser le nombre de personnes par étage.
Les constructions ont longtemps plafonnés à 8 étages (5 de 8, 4 de 8, 3 de 8), ce qui reste très honorable, mais cette performance est aujourd’hui dépassée par de nouveaux records ! Quelques exemples d’édifices que seule une élite est parvenue à ériger à de rares occasions :
Le tres de deu, le 3 de 10 : le plus haut castell jamais atteint !
Le torre de nou, 2 de 9 : le castell le plus difficile à réaliser !
Le pilar de vuit, le 1 de 8 : une seule personne par étage sur huit niveaux !
Le set de set, le 7 de 7 : un impressionnant édifice où le mot castell prend tout son sens !

Difficulté supplémentaire : Effectuer les castells simultanément !

La fameuse (et rarissime) "3 de 10" en pleine construction

Rendez-vous dans l’émission Espagne le 27 janvier pour assister à la construction des castells, de l’entrainement en coulisses jusqu’au spectacle ensoleillé. Et pour commencer à frissonner dès maintenant, nous vous proposons un extrait de notre reportage…


Quelques images de plus…


Enfin, découvrez les castells comme si vous y étiez, à l’aide de photos panoramiques dans la ville de Valls :
> panorama 1
> panorama 2

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