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6 coutumes à connaître de la culture sri lankaise

Au Sri Lanka, les traditions s’inspirent souvent des religions principales du pays, le bouddhisme et l’hindouisme, mais la culture locale n’est pas que spirituelle…

Offrir de l’argent aux moines
Par vocation, les moines bouddhistes ont pour seul foyer les temples et n’ont pas d’autres revenus que par l’aumône. Si certains se consacrent entièrement à la méditation, d’autres s’impliquent dans la vie sociale, pratiquent le commerce ou la médecine sans but lucratif.

Faire preuve de retenue
Les cultes religieux, pratiqués avec ferveur, font l’éloge de l’harmonie. Il est donc bien vu de se comporter avec calme, d’être patient et de préserver la sérénité. Cela se traduit également au niveau vestimentaire : oubliez les tenues aguicheuses ou le naturisme et préférez des vêtements propres et décents.
méditationApprendre la danse de Kandy
Les cingalais se transmettent par tradition orale depuis des siècles des danses typiques. Indéniablement artistiques, ces chorégraphies ont également une vocation mystique : au rythme des tambours parfois accompagnés de chants, les danseurs sacrés rendent hommage aux divinités ou réalisent un rituel de guérison. Tania Young s’est essayé à la danse kandienne avec de jeunes apprenties…

Observer la pleine lune
Le jour le plus respecté du mois est celui du poya, la pleine lune. On doit y éviter les plaisirs futiles et les excès, en particulier alimentaires. La consommation d’alcool est proscrite. Des festivités sont organisées dans beaucoup de villes à cette occasion.

Déguster la gastronomie épicée
Inévitable au Sri Lanka, le riz à la vapeur se mange quotidiennement, épicé la plupart du temps au curry, sous influence indienne.
Goûtez également le toddy (appelé aussi arrack), une boisson alcoolisée préparée à partir de la sève des cocotiers. Les collecteurs de cet ingrédient sont de véritables funambules, comme vous le verrez dans notre émission vendredi

Assister à une partie de cricket
Loin devant tout autre sport, le cricket est adopté avec ferveur par les Sri-lankais dès leur plus jeune âge comme le football l’est en France. Le Sri Lanka ayant remporté la coupe du monde en 1996, il n’est désormais pas rare de voir les entreprises fermer lors des matchs majeurs de l’équipe nationale. En marge de la compétition, le cricket peut aussi aider les jeunes à se reconstruire après avoir connu la guerre civile.

Ne manquez pas notre émission Sri Lanka, vendredi 25 mai à 20h30

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Les princesses de la mode

Originaire de New York, la Fashion Week a vu le jour en 1943 pour faire connaître les créateurs américains. Aujourd’hui, « la semaine de la mode » s’est répandue à travers le monde, tout particulièrement suivie à New-York, Londres, Milan et Paris.
Les défilés donnent la tendance et permettent aux couturiers les plus célèbres de présenter leurs collections et créations.

Mais avant d’allumer l’étincelle d’excitation dans les yeux des fashionistas, et de leur dévoiler les must-have trendy qui feront les incontournables de la prochaine saison, les couturiers ont beaucoup de travail. Et à Colombo au Sri Lanka, où la fashion week est arrivée en même temps que la fin de la guerre civile il y a quelques années, le stress est encore palpable chez les stylistes.

Deneth, styliste de haute couture, spécialiste "flower power" et bonne humeur

Nous sommes allés jouer les photographes de mode pour vous ramener les images de l’ambiance qui règne sur les défilés sri-lankais…

Ne manquez pas la suite de ce reportage dans l’émission du 25 mai. Nous vous montrerons comment la haute-couture s’élabore dans ce pays où de grandes divergences sociales peuvent exister entre les créateurs.



Pour aller plus loin :
> Le site officiel de la Colombo Fashion Week
> Apprenez ce qu’est le batik et comment le confectionner

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Bertrand Edel, grand reporter

Comme l’expliquait Tania Young il y a quelques temps, l’émission est le fruit du travail de toute une équipe ! Vous avez montré un intérêt pour les coulisses de l’émission sur notre page Facebook, et c’est pourquoi nous allons régulièrement vous expliquer qui sont les différentes personnes qui créent Faut Pas Rêver. Aujourd’hui, découvrons ensemble quel est le travail au quotidien de Bertrand Edel, un grand reporter de l’émission.

Bertrand, quel est ton rôle dans la création de l’émission ? As-tu ton mot à dire sur le choix des destinations ?
Bertrand EdelLes journalistes proposent des destinations pour les futures émissions en fonction des recherches et de la documentation que nous avons déjà. Ce sont les rédacteurs en chef qui valident ensuite les destinations qui feront la saison de Faut Pas Rêver, et ensuite, à chaque journaliste de se positionner sur une destination ou une autre. Pour ma part, j’ai par exemple opté notamment pour le Sri Lanka que vous verrez le 25 mai.

Comment construis-tu un reportage ? Peux-tu nous en dire plus sur la conception avant le tournage lui-même ?
Pour moi, un sujet doit être composé de 3 éléments indispensables : un lieu, un personnage, et une histoire. Pour réunir ces ingrédients, je fais appel à de nombreuses sources : notre documentaliste, la presse magazine, Internet, mes contacts… Quand le sujet devient précis, je sollicite un fixeur, un correspondant local qui peut m’aider à affiner mes recherches.
Tout ceci doit me permettre de trouver LA bonne idée que je vais résumer en quelques lignes spécifiant où, qui, quoi, comment. Je propose alors le reportage en conférence de rédaction où se retrouve chaque semaine l’équipe de l’émission… et je croise les doigts pour une validation de la rédaction en chef !

Une fois que le concept du reportage est validé, tu pars donc directement en tournage ?
Pas exactement. En fait il y a un gros travail de préparation et de gestion de la logistique. Car les tournages ne se font pas au hasard : il faut tout planifier, jour par jour, voire heure par heure, déterminer les rencontres importantes, les situations à ne pas manquer, anticiper les transports, parfois tourner des images pour deux reportages à la fois… Et quand tout est prêt, je sais que sur place, pendant 4-5 jours en équipe avec le caméraman et le preneur de son, les imprévus sont fréquents et qu’il faudra rester flexible !

Bertrand Edel (à gauche) en interview

A l’issue du tournage, participes-tu à la post-production ?
Bien sûr, c’est une phase importante pour le journaliste aussi. La première étape, c’est le montage : j’ai mes rushes, mon concept initial, et le monteur. C’est un nouveau travail d’équipe qui commence, où je dois parfois négocier et convaincre le monteur qui n’est autre que le tout premier téléspectateur du reportage ! Quand le sujet est monté, il est visionné par le rédacteur en chef qui le valide, parfois après avoir demandé quelques modifications de montage ou la diminution de sa durée. Enfin vient l’étape du mixage, c’est à dire l’ajout du commentaire en voix off, et des doublages en français. Le reportage est enfin prêt pour la diffusion antenne !

Quel est le moment que tu préfères dans ton métier ? Qu’aimes-tu le plus faire ?
J’aime regarder le reportage quand il est terminé, c’est l’aboutissement d’un long travail. J’apprécie aussi beaucoup la rencontre des personnages lors du tournage, et d’une façon générale être en situation, sur le terrain. Toutes les recherches prennent alors leur sens, mieux : je sens le reportage se créer, on est au cœur de l’histoire !

Quelles sont les tâches que tu aimes moins ?
Le dérushage est souvent fastidieux. C’est cette étape au tout début du montage où il faut visionner l’ensemble des rushes, les classer, ordonner, trier, sélectionner, traiter, et donner du sens aux 2000 plans filmés.

Que conseillerais-tu à des personnes qui voudraient devenir journaliste ? Quelles sont les compétences et qualités requises pour exercer ce métier ?
Être curieux, et en particulier curieux des autres, aimer les gens, être tenace, voire opportuniste, et surtout, aimer raconter des histoires, c’est ce que je fais dans chaque reportage !

Comment es-tu devenu  grand reporter pour Faut Pas Rêver ? Quel a été ton parcours ?
J’ai commencé par un DEA d’aménagement du territoire. J’ai donc un parcours peu académique, je ne suis pas sûr que ce serait encore possible aujourd’hui. En fait, le véritable déclic a eu lieu lors d’un voyage au Brésil. Ayant adoré la musique brésilienne, j’ai créé une émission dédiée pour une radio libre. Ensuite j’ai travaillé à Radio France, puis je suis passé à la télévision. D’abord pour des chaînes locales, dont une que j’ai contribué à créer, puis à M6, TF1, France 3… Et pour finir j’ai décidé de rester à Faut Pas Rêver !

> Lire la fiche métier Journaliste sur France 5 Emploi

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Restaurant Guangzhou : dim sum ou délices cantonnais !

Quoi de mieux pour apprendre le vocabulaire culinaire chinois que d’aller manger des spécialités de la région ?

Nous sommes donc allés « prendre le thé » ou hē chá / 喝茶, ce qui dans le sud signifie aller grignoter des vapeurs, les fameux dim sum (diǎn xīn / 点心), autour d’un thé et papoter.

Lorsque vous arrivez dans un restaurant cantonnais, les deux premières questions sont « Combien d’honorables clients ? » puis « Quel thé voudriez-vous boire ? ». Une fois la théière sur la table, il vous faudra nettoyer votre tasse, baguettes et bol en versant l’eau brûlante sur ces derniers. C’est la tradition !

Maintenant que tout est prêt, régalez-vous :

Brioches fourrées au porc caramélisé, chā shāo bāo / 叉燒包

Rouleaux de feuilles de riz fourrées zhū cháng fěn / 猪肠粉

Mélange de fruits et de crevettes à la mayonnaise, dans son panier croustillant.

Boulette de riz gluant, cuite dans sa feuille de lotus nùomǐ / 糯米.

Les fameuses pattes de poulet !

Tartelettes aux oeufs dàntà / 蛋撻.

Maintenant, une petite histoire : Il y a bien longtemps…

Un homme aux mauvaises intentions apporte dans un salon de thé un oiseau qu’il dit très rare.
Après avoir bu son thé, il met le pauvre moineau au fond de la théière.
Puis il appelle la serveuse qui, bien sûr, accepte de le resservir, et là, c’est le drame!

Depuis, pour vous faire resservir du thé, ouvrez simplement le couvercle de votre théière.

Adresse du plus célèbre restaurant de Canton :
Guangzhou restaurant

2号 Wenchang South Road,
Liwan district, Guangzhou
Station : Changshou Lu‎
广州酒家
广州市荔湾区文昌南路2号
地铁 :长寿路

Bon app’ !

A propos de l’auteur de cet article : Vivie
Originaire de Reims, cette blogueuse décide un jour de suivre son ami à Canton.
Depuis, elle nous fait découvrir ses tranches de vie, ses voyages en Chine, ses expériences culinaires et ses astuces pratiques.

> Pour lire tous les articles de Vivie à Canton, rendez-vous sur son blog

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La sape : le dandysme à l’Africaine

La SAPE (Société des Ambianceurs et Personnes Elégantes) est née lors de l’indépendance du Congo-Brazzaville et du Congo-Kinshasa, se répandant au-delà des frontières, notamment au Cameroun.
Proche du dandysme, ce mouvement place la haute couture sur un piédestal.

Le culte de l’habillement
Les sapeurs (les membres de la SAPE, ou plus généralement les passionnés de mode) obéissent à une véritable obsession où les codes vestimentaires sont le cœur de leur mode de vie. Des leaders sont ainsi vénérés quasi-religieusement, portant des titres tantôt pompeux tantôt humoristiques tels qu’ « Archevêque » ou « Bachelor », bien que de nombreuses dissensions existent entre divers sous-mouvements. Parfois critiqués pour leur amour immodéré de la fringue, les sapeurs assument leur passion et préfèrent payer un beau costume qu’une semaine de vacances. Une chose est certaine pour tout aficionado de la sape : avant d’être footballeur, homme politique ou musicien, on est sapeur.

Etre ou paraître ?
Si les sapeurs consacrent un maximum de budget à leur passion, cela dénote souvent avec leur situation financière réelle. Les détracteurs du mouvement dénoncent ainsi un contraste révoltant entre les tenues soignées des sapeurs et le taux d’analphabétisme et de chômage alarmant dont ils pâtissent. A Brazzaville, où des gentlemen marchent en Weston dans la boue, on murmure de plus en plus que la sape détourne la jeunesse de la véritable éducation au profit d’un futile et onéreux divertissement.

Bien plus que de la mode
Toutefois, si l’on distingue en premier lieu un sapeur par sa recherche de l’ensemble vestimentaire idéal et de l’élégance physique, la sape est aussi un comportement : parfois égocentrique, souvent gentiment présomptueux, le sapeur soigne sa manière de marcher, de parler, de regarder, d’être.

Ce qu’évoque ce soin porté à l’habillement et au comportement, c’est avant tout une lutte pour la reconnaissance et pour exister aux yeux des autres, car bien s’habiller, c’est prouver sa réussite sociale (bien que cela n’aille pas toujours de paire).
Leurs tenues permettent également aux sapeurs d’affirmer leur identité et leur unicité, et sont donc un respect logique d’eux-mêmes et des autres. La recherche de l’ensemble vestimentaire idéal devient alors le travail d’une vie, synonyme d’une humble quête de soi.

La coupe du monde de la sape aura lieu à Libreville (Gabon) à la fin de l’année, et au Cameroun en 2013. D’ici là, chaussez vos plus beaux souliers et ajustez votre cravate, voici un extrait exclusif de notre reportage bien sapé :

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