06 avr

PARIS-ROUBAIX/ Le suisse Cancellara ultra favori, et des Français très attendus……

Comme s’en souvenait les « La Fleur » sous la plume de Dominique Julien… « Après le Tour des Flandres , une semaine passait et c’était le Paris-Roubaix, promesse de futurs bonheurs. Le dimanche de l’enfer du Nord ». Cette famille de supporters Bretons dont la vie et le calendrier furent rythmés par les morceaux de bravoure réalisés par d’Eddy Merckx avant celles de Bernard Hinault…

Bernard Hinault (Paris-Roubaix) 1981

Ces jours de fête comme celui de ce sprint inoubliable du blaireau sur la « Dure des dures » face à Roger De Vlaeminck et Fransesco Moser l’année 1981… Un exploit, tapé sous les yeux d’un Louison Bobet épaté depuis la voiture du journal L’équipe dans laquelle il suivait la course. Bernard Hinault hissé au rang de « champion de légende » le lendemain de son exercice « hors série » sur les routes diaboliques de Paris-Roubaix. Les « La fleur » qui comme des milliers, des millions d’autres dimanche 7 avril prochain, règleront leur journée en fonction des heures de passage du peloton dans la Trouée d’Arenberg ou à l’endroit du Carrefour de l’Arbre.  254 km depuis Compiègne et 52,6 km de pavés pour savoir si le Suisse Fabian Cancellara déjà double vainqueur de l’épreuve (2006, 2010), réussira à en coller une 3e pour se rapprocher du palmarès d’un  Roger De Vlaeminck, (1972, 1974, 1975 et 1977) ou de celui de Tom Boonen, (2005, 2008, 2009 et 2012). Le roi des Belges à terre cette année avec une côte cassée sur le Tour des Flandres le week-end dernier.

Tom Boonen victorieux de Paris-Roubaix en 2012/ PHOTO © AFP

Paris-Roubaix, ces deux mots collés l’un après l’autre sur le papier, mais éloignés par un monument sportif célébré chaque année dans le monde entier. ASO annonce le chiffre de 186 pays qui recevront dimanche la reine des classiques grâce aux images de France Télévisions reprises sur 31 chaines dont NBC aux États-Unis. Ces 27 secteurs pavés dont bizarrement, aucun ne fait l’objet d’un quelconque classement au titre des Monuments historiques ! «  À priori trop compliqué » déplore le président de l’Association des amis de Paris-Roubaix fondée en 2003. Mais le président Jean-Claude Vallaeys ne baisse pas les bras pour autant, espérant au moins réussir à obtenir une convention qui protégerait définitivement l’objet de culte pour tout un peuple cycliste. Depuis plusieurs années maintenant, l’association a entrepris sur le terrain la restauration des secteurs mythiques. Le formidable ring d’un combat où les Français semblent repointer le bout de leurs gants depuis Frédéric Guesdon (1997), Le doublé de Gilbert Duclos-Lassalle (1992, 1993) ; et la victoire de Marc Madiot (1991). Le patron de la FDJ aujourd’hui, qui emmène une des meilleures chances Française dans la course pour « le pavé ». Matthieu Ladagnous, 5e du Tour des Flandres la semaine dernière 3 places devant Sébastien Turgot (Europcar) lui aussi très attendu après sa 2e place sur l’édition 2012. Le premier podium Français depuis la victoire de Guesdon 15 ans plus tôt.

Matthieu Ladagnous (FDJ) Flandres 2013/ PHOTO © Pressesports

Deux coureurs favoris pour défendre les chances Françaises à Roubaix, mais il faut tout de même bien l’avouer, dans l’ombre d’un géant, indéboulonnable de son piédestal cette saison. Un artiste de la lutte à la pédale lorsqu’il s’agit de faire tourner le moteur à plein régime sur des fins de parcours toutes indiquées pour ce genre d’exercice. Tom Boonen l’an passé s’était de cette manière offert 50 km de raid solitaire en gros plan sur l’image de France TV.

Dimanche, le Blog Cycliste de France 3 vous propose de voir le direct de France Télévisions sur sa page

Un scénario qui pourrait se répéter dimanche avec le coureur Suisse. Boonen out et Sagan absent des débats, personne ne voit objectivement qui est assez fort pour piquer le pavé à Fabian Cancellara sur le vélodrome. À moins, car tout le monde sait aussi qu’à Roubaix, rien n’est jamais écrit par avance. À commencer par un début de course où les impondérables peuvent tout bouleverser.  « On va tout faire pour faire péter la hiérarchie le plus tôt possible »  relève Sylvain Chavanel, bien décidé à monter le maillot en l’absence de son leader naturel. Chavanel, Ladagnous, Turgot. Mais pourquoi pas Yoann Offredo (FDJ), Damien Gaudin (Europcar), ou encore Arnaud Petit (Cofidis). Réponse ce dimanche 7 avril 2013. JL Gantner