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Mieux contrôler les substances chimiques qui nous entourent

Hello!
L’émission de ce samedi 14 octobre porte sur le fameux projet REACH.
Fameux parce qu’il a déjà donné lieu à des empoignades mémorables entre ceux qui pensent qu’il faut mieux contrôler les produits chimiques qui sont utilisés dans la fabrication des objets qui nous entourent et ceux qui fabriquent ces produits, autrement dit l’industrie chimique. La ligne de partage est moins politique que nationale sur cette affaire: au Parlement européen, par exemple, les députés allemands se sont presque tous retrouvés contre cette nouvelle réglementation parce que le secteur de la chimie est l’un des plus puissants du pays.
Fameux parce qu’il a été l’occasion d’un déchaînement de lobbys pro et anti comme on en a rarement vus en Europe.
Ce projet va prochainement passer à nouveau devant les députés européens. La principale bataille se joue autour du principe de substitution qui, par précaution, imposerait à un industriel de substituer un produit considéré comme toxique par un autre.
Vous pouvez vous exprimer sur ce sujet sur le forum de l’émission. La question qu’on vous propose est: trouvez vous normal qu’on teste la toxicité des substances chimiques avant de les mettre sur le marché même si cela coûte cher?
A +.
Véronique Auger

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les ingrédients: Le projet REACH

Voici la liste des documents et sites internet qui nous ont servis à préparer l’émission du 14 octobre sur le projet REACH relatif à l’enregistrement, l’évaluation et l’autorisation des substances chimiques:

communiqué de presse de l’UIC (Union des industries chimiques) du 11 octobre 2006

communiqué de presse de la CLCV (consommation-logement et cadre de vie) du 20 septembre 2006: »Les produits Phytopharmaceutiques naturels en danger :Une dérogation est nécessaire ! »

site d’EURACTIV, article: »La révision de la politique sur les substances chimiques »

site d’EURACTIV, article: « Le consommateur connait-il les substances chimiques? »

Billet du reporter-en Suède

La protection de la santé et de l’environnement semble faire partie des gênes des Suédois et autres Scandinaves.
C’est évidemment un avantage pour le gouvernement. La plupart des réalisations sont le fruit d’une coopération exemplaire avec l’industrie acquise à la cause. Le pays ne connaît pas la tradition européenne de législations compliquées. Ici, il y a des objectifs à atteindre ; il suffit de fixer les moyens d’y parvenir. Un pragmatisme à faire rêver, tellement il est naturel.

Pour aider l’Industrie chimique à bannir les substances dangereuses, l’Agence Nationale d’Inspection Chimique Kemi a mis au point un outil de réduction de risques appelé PRIO. Cette base de données interactive fournit des informations sur les propriétés sanitaires et environnementales de quelques 4000 substances et permet aux entreprises d’évaluer leur utilisation, d’étudier les possibilités d’alternatives plus sûres et d’anticiper les législations à venir.
Consultez le site, vous y trouverez une mine d’informations qui ne concernent pas que les industriels: www.kemi.se

Presque tous les produits vendus aujourd’hui contiennent, ou ont été traités avec des substances chimiques. On croit le savoir mais soupçonne-t-on qu’une banale chaise de bureau, par exemple, peut en contenir une petite dizaine?
C’est dire l’importance du fameux principe de substitution (obliger les industriels à remplacer leurs produits chimiques les plus toxiques), objet de la dernière bataille qui se livrera au Parlement Européen à la fin du mois (vote en deuxième lecture de la directive sur les substances chimiques Reach). H&M n’est pas la seule compagnie progressiste à avoir démontré que la substitution est réalisable et que l’augmentation des coûts n’est que temporaire. Toujours en Suède, le géant mondial du bâtiment pratique la substitution depuis longtemps. Une exigence essentielle pour éviter tout risque d’exposition tant à ses employés qu’à ses clients

Françoise Schöller

Voir le site de Greenpeace France www.greenpeace.org/france: dossier très complet sur Reach, informations sur les entreprises européennes (pas seulement scandinaves !) qui jouent la carte de la compétitivité éthique.

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Billet du reporter-en Slovénie

«Pourquoi l’Europe nous inflige-t-elle cela? Elle taille la branche sur laquelle nous sommes assis, donne l’avantage à nos concurrents américains et asiatiques…» Janez Furlan, Directeur de l’Association Professionnelle de l’Industrie Chimique que nous voyons dans le reportage connaît la chanson et a du mal à remonter le moral des industriels qui ont déjà payé cher le ticket d’entrée à l’Union.

Ceci dit, comme à son habitude, le pays met le turbo et est résolu à trouver les moyens de s’adapter. Sa petitesse (20.000 m2, 2 millions d’habitants) est plutôt un atout. Même dans la période socialiste de l’ex-Yougoslavie, la Slovénie n’a pas pratiqué les verrouillages connus de l’ancien bloc de l’Est. L’esprit d’ouverture a toujours régné dans ce petit territoire, blotti entre la Mer Adriatique et les Alpes. Cela fait belle lurette que les chercheurs fréquentent l’Europe et les Etats-Unis. Une tradition d’ouverture vers l’extérieur qui donne des résultats: la Slovénie est championne parmi les nouveaux membres pour sa participation aux programmes de coopération financés par l’Union Européenne. Depuis son indépendance en 1991, elle a aussi conclu des centaines de projets de recherche bilatéraux avec des pays aussi divers que les Etats-Unis, la Chine, Israël ou la Turquie.C’est dire que la petite Slovénie a du ressort. Et l’industrie chimique aussi, saura rebondir. Fidèle à sa tradition: en conjuguant les efforts avec d’autres. (une possibilité d’alliance est à l’étude avec la République Tchèque pour l’enregistrement des substances chimiques)

En tout cas, dans la coquette petite capitale Ljubljana où il fait si bon vivre, tout le monde est
convaincu de l’intérêt d’une Europe forte et solidaire.

Françoise Schöller

Informations: Chambre de Commerce et d’Industrie de Slovénie: www.gzs.si/eng/

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