Archives de catégorie : L’immigration choisie

Immigration choisie: quelles solutions?

Hello!

Le magazine de ce samedi 10 mars porte sur l’immigration choisie. Cette expression est apparue il y a peu en France mais elle est déjà utilisée depuis pas mal de temps ailleurs en Europe.

L’idée de base c’est qu’en raison de la faible natalité dans la plupart des pays européens, on relève déjà des pénuries de main-d’oeuvres dans certains états membres de l’Union européenne. Un phénomène qui touche toutes les catégories d’emplois du plus au moins qualifié. L’immigration n’est pas LA seule solution contre cet état de fait mais c’est l’une des solutions.

Les intégrations massives de clandestins en Espagne et leur répercussion sur les pays voisins ont fait prendre conscience aux 27 pays qu’ils devaient trouver en commun la bonne marche à suivre pour organiser l’immigration en respectant certaines valeurs propres au modèle européen (Voir la communication de la Commission sur les valeurs européennes dans un monde globalisé).

Ils se sont donc donnés un programme, on appelle cela une feuille de route à Bruxelles (voir le lien ci-dessous), et ce programme commence à s’enclencher cette année.

Nous abordons deux aspects de ce programme dans le mag: la coopération avec les pays du Maghreb pour organiser l’immigration saisonnière et le pillage des élites africaines ou asiatiques par l’Occident.

Si vous le voulez vous pouvez débattre sur l’immigration choisie et la coopération européenne dans ce domaine en allant sur notre forum internet.


A +!
Véronique Auger

Voir les émissions:

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Les ingrédients

Voici la liste des documents et sites internet qui nous ont servi à préparer l’émission du samedi 10 février sur l’immigration choisie:

Quelle(s) politique(s) d’intégration au sein de l’Union européenne ?

Les priorités d’action de la Commission en matière de lutte contre l’immigration clandestine de ressortissants de pays tiers

Objectifs et modalités des équipes d’intervention rapide aux frontières

Immigration économique dans l’UE – La Commission présente une feuille de route sur l’immigration légale

Programme d’action de l’UE sur l’immigration légale

Communication de la Commission sur sa politique d’immigration légale

L’UE rencontre tout le continent Africain à Tripoli

Site sur l’immigration du Ministère de l’Intérieur allemand

La Délégation interministérielle à la lutte contre le travail illégal (DILTI)

Site de la Commission européenne – Eléments de Contribution relatifs à la migration économique

Livret vert de la Commission sur l’avenir du réseau européen des migrations

Communiqué de la Commission sur un Programme commun pour l’intégration des ressortissants de pays tiers dans l’Union européenne

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Billet du reporter en Espagne et au Maroc

Immigration « choisie », « contrôlée » ou « partagée », les pays d’Europe réfléchissent à la meilleure façon de lutter contre l’arrivée de clandestins sur leur sol…

Un problème particulièrement sensible en Espagne qui doit faire face régulièrement à l’arrivée massive de sans-papiers sur ses côtes sud. Des immigrés en provenance de tout le continent africain, sans qualification, démunis, à la recherche d’un travail pour aider leur famille restée au pays.

Et du travail, il y en a. Des emplois que ne veulent pas exercer les Espagnols. Trop pénibles, ou trop peu rémunérés. Chaque année l’Espagne a besoin de 200 000 travailleurs étrangers.
Nous nous sommes rendus à Huelva, une petite province andalouse située entre la frontière espagnole et la province de Séville. Des terres agricoles où l’on cultive des oranges, des pêches et des fraises. Les agriculteurs y ont besoin d’une main d’œuvre saisonnière.

Jusqu’au début des années 2000, ils employaient des milliers d’immigrés, sans papier, et donc sans protection sociale, mal payés et souvent exploités. Récemment, un partenariat a été mis en place entre la mairie de Huelva et le Maroc, afin de faire venir de la main d’œuvre « contrôlée » le temps des récoltes.

La première expérience, l’année dernière n’a pas été très concluante. Beaucoup de travailleurs ne sont pas retournés chez eux après leur contrat et sont restés en Europe. D’où l’idée cette année de recruter 3000 femmes, et seulement des marocaines avec des enfants en bas-âges. C’est une garantie de retour. Elles ont obtenu un permis de séjour de 3 mois pour récolter des fraises dans la province de Huelva, puis doivent retourner chez elles fin mai. Celles qui suivent bien la règle auront la « chance » de retrouver leur emploi saisonnier l’année suivante. Et c’est bien une aubaine pour ces femmes pauvres, parfois sans mari : trois mois de travail en Espagne les font vivre, elle et leur famille, pendant toute une née au Maroc…

Magali Forestier

Site sur la pénurie de médecin en Afrique
L’action d’Oxfam France

Sites sur le travail des immigrés en Espagne
L’agriculture à Huelva, province d’Andalousie

L’Espagne recrute 3.000 ouvriers marocains

Le programme AENEAS, “Programme d’assistance financière et technique aux pays tires dans les secteurs de l’immigration et de l’asile”

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Billet du reporter en Grande-Bretagne

L’eldorado Européen… des salaires beaucoup plus élevés qu’en Afrique… Un fait qui attire les plus pauvres, mais aussi les plus qualifiés… un drame pour les pays du tiers monde confrontés à une véritable hémorragie de leurs élites…

C’est le cas du Malawi, qui depuis une vingtaine d’années, connaît une pénurie de médecins et d’infirmières sans précédent. Chaque année, plus de la moitié de son personnel formé, part en Grande Bretagne ou aux Etats-Unis pour exercer.

Au Malawi, un des pays les plus pauvres de la planète, les hôpitaux n’ont aucun moyen, ils sont débordés. Le pays doit faire face à un taux de sida alarmant. L’espérance de vie y est de 38 ans. Aujourd’hui, le gouvernement britannique commence à peine à se rendre compte de ce problème. Pour faire rester le personnel médical au Malawi, Londres vient de revoir à la hausse son aide financière à Lilongwe afin que les salaires des médecins soient augmentés.

Mais on est loin du compte : au Malawi une infirmière gagne 1 euro par jour. 50 fois plus en Grande Bretagne.

Magali Forestier

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