Hello!
Le numéro d’Avenue de l’Europe de ce samedi 10 février montre comment internet peut améliorer la démocratie.
En Estonie, les citoyens peuvent assister en direct au Conseil des ministres, ils peuvent modifier les projets de loi et voter de chez eux grâce à internet. Résultat: plus de transparence dans la prise de décision du gouvernement et plus d’interactivité permettant de mieux prendre en compte les desiderata des habitants. Les tristes sires me diront, comme d’habitude, que c’est possible à mettre en place dans un petit pays mais qu’en France, gna, gna, gna… Evidemment, si l’on veut appliquer cela à toute la Nation d’un seul coup cela paraît insurmontable. Mais n’y a t il pas moyen d’expérimenter cela au niveau d’une région, puis d’une autre et ainsi de suite?
Autre sujet du mag: l’administration en ligne. Là aussi il s’agit de démocratisation. Pouvoir télécharger ou remplir ses formulaires administratifs met le service public au service du public le plus reculé. Pouvoir connaître le programme de travail de son maire, de son conseiller régional ou même de son ministre permet d’être averti sur l’évolution de son pays et de dire, en toute connaissance de cause, stop ou encore le jour des élections. Dans certains pays on peut même contacter directement les élites qui mettent leur adresse e-mail sur les sites de leur entreprise ou de leur administration. On en est encore loin en France.
Nous vous proposons de débattre sur le forum de l’émisson « Avenue de l’Europe » sur la question: L’Estonie a inscrit le droit à Internet gratuit dans sa Constitution. Faut-il en faire autant en France?
A +.
Véronique Auger
Voir les émissions:

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L’Estonie aux avant-postes du gouvernement en ligne
La première idée qui vient à l’esprit : « La France est vraiment en retard par rapport à l’Estonie ». D’abord, l’expérience du parking. Ici, pas de parcmètre. C’est en composant un code sur son téléphone mobile que l’on paye le stationnement. Ensuite, nous avons assisté à un conseil des ministres. Toutes les questions du jour sont téléchargées sur leurs ordinateurs, pas une seule feuille de papier sur les bureaux. Ils m’affirment d’abord que c’est plus rapide. En effet, leurs réunions de cabinet ne durent qu’une petite demi-heure contre une matinée entière en France. Ensuite, un argument écologique : ils économisent ainsi beaucoup de papier.
L’Estonie, est un pays qui en sortant de l’Union soviétique a dû faire table rase du passé, tout recommencer à zéro. C’était le début d’Internet, ils ont tout misé sur cette technologie. La conséquence, dans la moindre bourgade, dans le hameau le plus isolé, il est possible de se connecter à Internet.
Carol Cuello
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Allemagne: les ratés de l’administration en ligne
Berlin, c’est une ville étonnante. On y trouve des monuments d’avant-guerre, rescapés de la destruction de 1945. Ils sont conservés comme des reliques. Ils se mélangent à une architecture résolument d’avant-garde. Ce n’est pas une capitale, c’est un vaste chantier. Tout bouge, tout change. Des travaux partout. On creuse, on érige, on inaugure… Les nouvelles constructions sont belles… Du verre, de l’acier, beaucoup de lumière. C’est très réussi.
Mais, le pays semble vraiment souffrir de son administration. L’exemple des impôts. Pour remplir sa déclaration. Il faut un formulaire spécial, si l’on est propriétaire de son appartement. Il en faut un autre pour les enfants à charge, un autre encore pour l’épargne… C’est d’une telle complexité qu’il faut souvent faire appel à une association pour se faire aider. Et quand enfin tous les papiers sont réunis et envoyés, il faut attendre… longtemps. Mais les responsables de la fonction publique allemande affirment que cela va changer. De nouveaux logiciels informatiques sont sur le point de sortir. Tous ces tracas, c’est promis, ne seront plus que de mauvais souvenirs.
Carol Cuello
Les sites :
L’Institut Hasso Plattner et « le programme de Potsdam » (les douze volets)
E-Government, in Europa und für Deutschland
iD2010 : l’action du gouvernement allemand pour la société de l’information
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