Archives de catégorie : Le développement rural dans l’UE

Politique agricole commune: Il y avait un jardin qui s’appelait Europe

Hello!

Le magazine « Avenue de l’Europe » de ce samedi 7 avril porte sur la nouvelle révolution douce que vivent les agriculteurs européens.

Cela vous a peut être échappé mais il y a eu une réforme de la Politique agricole commune… Avant la « PAC » cherchait avant tout à pousser les agriculteurs européens (et en particulier Français) à produire. Une politique mise au point dans les années soixante pour que les citoyens européens puissent être autonomes en matière d’alimentation. Aujourd’hui le monde a changé. D’abord, on est allé trop loin dans la production intensive: sur-stocks, pollutions, le gachis est énorme. Ensuite, de nombreux pays se sont réveillés en matière d’agriculture et hurlent contre nos subventions qui faussent les prix et la concurrence. Enfin, 12 pays de l’est, souvent agricoles, nous ont rejoint. C’est ce qui a amené l’Union européenne a réformer la PAC.

Ce dont nous parlons dans le magazine c’est de développement rural. Un concept à qui Bruxelles a donné le nom barbare de « deuxième pilier ».

Il s’agit d’encourager les agriculteurs à produire sans polluer, à limiter leur consommation d’énergie, à penser à la transformation de leur production etc… Objectif: que les campagnes arrêtent de se dépeupler et de s’abîmer. Il faut quand même savoir qu’elles représentent 90% du territoire de l’Union. Ce serait trop dommage de l’oublier.

Les 27 pays ont décidé de changer d’orientation mais ne mettent pas encore beaucoup d’argent derrière. Qu’en pensez vous? Vous pouvez débattre sur ce sujet sur le forum de l’émission.

A+ !

Véronique Auger

Voir les émissions:

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Les ingrédients

Voici la liste des documents et sites internet qui nous ont servi à préparer l’émission du samedi 7 avril sur le développement rural dans l’UE:

Politique européenne de développement rural 2007-2013

Les programmes de développement rural présentés pour la période de financement 2007-2013

Le Fonds européen agricole pour le développement rural (FEADER)

Le programme européen Leader+ pour le développement rural

Leader+ en France

Exemple d’actions de Leader+, dans le Poitou-Charentes

Exemple d’actions de Leader+, dans le pays du Trégor-Goëlo

Exemple d’actions de Leader+, en Aquitaine

Quel futur pour notre agriculture ?

Quel futur pour notre agriculture ? – Mariann Fischer Boel, membre de la Commission européenne pour le Développement agricole et rural, veut entendre l’avis des jeunes agriculteurs

A propos du financement de la PAC

Simplification de la PAC: la Commission propose d’améliorer le système de la conditionnalité

L’opinion publique européenne approuve résolument les changements intervenus dans la politique agricole de l’Union européenne

Le Ministère de l’écologie et du développement a lancé La cinquième édition de la semaine du développement durable du 1er au 7 avril

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Billet du reporter au Royaume-Uni

Il y a encore quelques années, ils étaient les mal aimés de la société britannique. Gavés d’aides, pollueurs, marqués par les drames de la « vache folle » et de la fièvre aphteuse, voilà comment les agriculteurs du Royaume-Uni se voyaient souvent caricaturés. A tel point que nombre d’entre eux enviaient le sort de leurs homologues français, choyés par leur gouvernement et compris par leurs compatriotes.

Or voici que tout a changé, au moins pour ceux qui ont décidé de changer complètement leur façon de travailler pour désormais restaurer l’environnement. « Avant, quand nous avions les vaches laitières, personne ne s’intéressait à notre travail dans le village » raconte Michael Parker. « Tout a changé quand nous avons décidé d’adhérer au programme de protection de l’environnement. »

Désormais Michael a abandonné le lait et installé des nichoirs à oiseaux sur ses terres. Il restaure les prairies en réduisant les pesticides. Résultat: les oiseaux sont revenus sur ses terres. Les habitants parcourent les chemins sur sa ferme pour les observer et personne ne s’émeut des 15000 euros annuels qu’il reçoit de l’Europe. Bien au contraire sa manière de cultiver « à l’ancienne » suscite même la curiosité.

Jean-Marc Cholet

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Billet du reporter en Pologne

Les paysans polonais n’en reviennent pas. Sur le petit marché de Sandomierz, où ils se pressent pour acheter des jeunes plants d’arbres fruitiers, les discussions tournent autour du même sujet : les aides européennes accordées pour renouveler les vergers. Cette région a toujours vécu de l’arboriculture, mais avec l’entrée dans l’Europe, cette production devrait prendre un nouvel essor. Avant, une bonne partie des récoltes était perdue, faute de frigos de stockage, de capacité de commercialisation. C’est tout cela que les aides européennes doivent améliorer pour donner un coup de fouet à cette région.

A priori, tout devrait aller vite. Quand on observe l’activité de ce petit marché agité par une espèce de frénésie d’achats, on se dit que cette région rurale aura besoin de quelques années à peine pour rattraper le niveau de développement des zones fruitières d’Espagne ou de France.

Helena Siemasko est moins optimiste. Elle dirige un centre pour les entreprises rurales à Sandomierz. Elle reconnaît le savoir-faire des paysans polonais, l’esprit d’entreprise de certains d’entre eux, mais elle constate aussi un autre phénomène : un individualisme forcené, un refus de se regrouper en coopératives. Ce qui aurait pourtant pour avantage de pouvoir mieux vendre leur production.
Pour Helena ce trait de caractère qui confine parfois à la peur est le résultat des souffrances endurées sous l’occupation soviétique. C’est ce sentiment aussi qui explique leur étonnement devant l’arrivée de ces aides. Avant, aucun gouvernement ne les avait jamais aidé de la sorte.

Jean-Marc Cholet

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