L’édito du rédacteur en chef
Hello !
L’émission tombe pile-poil dans l’actu : ce samedi, alors que le gouvernement Berlusconi s’effondre, c’est un Italien, Alberto Mattioli, le correspondant à Paris du quotidien La Stampa, qui nous dit en quoi son pays vit différemment du notre. Je l’ai d’abord interrogé sur la situation sociale des deux pays : en Italie, les femmes ont peu d’enfants car l’Etat est indigent : impossible de trouver des places en crèches, législation très rétrograde vis-à-vis des congés de maternité et, évidemment, de paternité. Les femmes préfèrent donc travailler et se limiter à un enfant.
L’occasion pour Alberto Mattioli de témoigner sur la différence entre l’Etat français qu’il juge « efficace » bien que « pachydermique » (dit-il avec son délicieux accent) et l’Etat italien inconsistant.
Nous évoquons également la politique énergétique de nos deux pays. Totalement opposées. Il s’étonne du faible débat en France autour du nucléaire et du fait que l’Etat français, si puissant, a reculé sur l’exploration de gaz de schiste.
Dernier sujet : l’immigration clandestine. Nos deux pays sont intimement liés puisque les clandestins qui débarquent sur les côtes italiennes – si proches du continent africain – viennent ensuite en France. Après la révolution tunisienne, ce sont environ 34.000 personnes qui sont ainsi arrivés en Italie. L’Italie a joué son jeu, la France aussi. Opposés. Comme beaucoup, Alberto Mattioli s’étonne du chacun pour soi actuel. La solution face à ce phénomène massif est forcément commune, donc européenne. Sous réserve, bien sûr, qu’elle soit prise rapidement… Et pas après des dizaines de conseils de ministres à Bruxelles.
Après ces seize minutes passées avec lui à regarder les Français, on comprend mieux pourquoi Berlusconi tombe… enfin !
A +
VA
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