Archives de catégorie : La circulation des malades en Europe

L’Union européenne des malades sur les rails

Hello!

Le magazine du samedi 23 septembre porte sur la libre circulation des malades dans l’Union européenne.
Autant être franc: actuellement, c’est le bordel… Certes, les médecins peuvent aller travailler où ils veulent dans les autres états et cela depuis 1977. Il y a une sécurité sociale européenne mais elle est réservée à ceux qui tombent fortuitement malades quand ils sont hors de leur frontière dans l’Union. Mais en dehors de cela, pour l’instant, il n’y a rien d’organisé.
Or, maintenant tout se sait et l’on peut voyager partout même malade pour choisir de se faire soigner dans un pays où la médecine est meilleur marché, plus rapide ou plus perfectionnée. De plus en plus d’Européens le savent et en profitent.
Résultat: des demandes de remboursement sont refusées par les organismes sociaux nationaux… Des plaintes sont déposées auprès de la Cour européenne de Justice… et des obligations de remboursement sont imposées aux sécurités sociales.
Dans ce domaine, aujourd’hui, ce sont les juges de cette Cour qui font la loi. Or ils ne sont ni des experts, ni des élus. D’où cette demande des 25 états pour une nouvelle organisation.
On vous propose de débattre sur ce sujet sur le forum de l’émission. On reprendra vos points de vue dans une prochaine émission.
A +
Véronique Auger

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Les ingrédients: la circulation des malades en Europe

Voici la liste des documents qui nous ont servis à préparer l’émission sur la circulation des malades en Europe.

Mobilité des patients : la Commission va lancer une
consultation publique sur la création d’un cadre communautaire des services
de santé

Questions and Answers on Health Services in the EU

Les sites internet:
Sur le tourisme dentaire en Hongrie
Mutuelle allemande à Majorque
Conseil de l’ordre des médecins des Baléares
Sécurité sociale espagnole
Centre des liaisons europénnes et
internationales de sécurité sociale

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Billet du reporter – en Hongrie

Tourisme dentaire en Hongrie, trop cher pour les hongrois

Si à Budapest, les soins dentaires sont deux à trois fois moins chers qu’en France, pour les hongrois, ils sont encore bien trop chers : là-bas, le salaire moyen plafonne encore à 400 euros par mois. Impossible dès lors de se lancer dans des soins d’envergure, qui se chiffrent malgré tout à plusieurs milliers d’euros ! La Hongrie, membre de l’Union européenne, est encore l’un des pays pauvres de l’Europe et là-bas, les soins dentaires y sont réservés aux plus riches, ou aux touristes. Mais, le directeur de dentaltravel.com est formel, le business du tourisme dentaire ne durera pas : dès le passage à l’euro, prévu vers 2010, le niveau de vie des hongrois devrait s’améliorer et le prix des soins dentaires progresser de pair ! Dès lors, on peut imaginer que de nouvelles destinations se dessineront pour le tourisme dentaire, déjà, la Roumanie et la Turquie sont sur les rangs ! Français, Anglais et Hongrois pourront alors y aller ensemble, se faire poser des bridges et des couronnes, à moindre frais.

Amélie Delloye

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Billet du reporter – en Espagne

En Espagne, pas de médecins libéraux pour la sécu

Un patient français résidant en Espagne, avec une sécurité sociale espagnole, mais une mutuelle allemande, se fait soigner par un médecin allemand. C’est ça Majorque ! un concentré de tout ce qu’il est possible d’imaginer en matière de système de couverture sociale. Difficile de s’y retrouver dans les systèmes choisis par les 600 000 résidents, dont une bonne partie d’étrangers (européens pour la plupart, et allemands pour l’essentiel).

Le système de sécurité sociale espagnol est à première vue assez semblable au système français : accessible financièrement, il permet aux assurés d’accéder, sans avance de frais, à des soins dispensés dans des cabinets médicaux. A une différence près : ils n’ont pas le choix de leur médecin. Leur centre de sécurité sociale leur indique le cabinet de soin public auquel ils sont rattachés, et c’est là, seulement qu’ils peuvent faire valoir leurs droits. La qualité des soins variant d’un centre à l’autre, les délais d’attente sont eux aussi très variables, et il faut donc compter sur une bonne dose de chance si l’ont veut être satisfait de son médecin traitant ! Dès lors, les patients qui veulent pouvoir choisir leur médecin se tournent vers la médecine privée, plus chère, qui les oblige à payer une mutuelle. Autant dire qu’aux Baléares, les étrangers, résidents ou touristes qui s’orientent vers la médecine publique doivent se compter sur les doigts de la main…

Après son interview, le docteur Gual, président de l’ordre des médecins des îles Baléares, lui-même, nous confiait, après avoir vanté le système espagnol : «Je trouve que le système français est tout de même meilleur ! »

Amélie Delloye

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