Le Billet du Rédacteur en chef
Pour un journalisme moins fataliste…
Hello!
Quand on est journaliste c’est souvent mal vu de positiver. Le mec ou la nana qui fait ça est au mieux considéré comme un doux naïf, au pire comme un nanar. C’est vrai que si un train qui arrive à l’heure ce n’est pas de l’info, un eurostar qui reste bloqué 6 heures en rase campage, oui. Je suis d’accord avec ça même s’il y a plus de trains qui arrivent à l’heure chaque jour que de trains en retard. Mais imaginez un journal où le présentateur vous annonce que le TGV Paris-Lyon de 16 heures est bien arrivé, que le vol Paris-New York aussi. Que Martin, 6 ans, n’a pas été violé par son instit ou le curé de la paroisse, et, etc… Et d’ailleurs pourquoi parler du Paris-Lyon et pas du Paris-Marseille? Pourquoi parler de Martin et pas de Kevin? On n’a pas fini.
Le journaliste part aussi souvent du principe que ce qui va bien est normal, donc que tout le monde le sait et qu’il n’y a pas besoin d’en parler. C’est là que je ne suis pas. De part notre métier nous sommes au courant d’initiatives ou d’info positives que personne ne connait. On pourrait appeler ça un scoop, mais comme il s’agit d’une bonne nouvelle, il n’est pas d’usage de le mettre dans cette catégorie même si on est le premier à le dévoiler. C’est souvent ce que fait le magazine Avenue de l’Europe: dévoiler des phénomènes ou des solutions qui sont nés dans d’autres pays d’Europe. L’agence Reporters d’espoirs a la même philosophie, c’est pour cela que cette année nous avons travaillé en partenariat une fois par mois.
Pour boucler ce partenariat j’ai invité son fondateur Laurent de Cherisey dans l’émission de ce samedi 7 juin. Il vient d’écrire un livre Recherche volontaire pour changer le monde aux Presses de la Renaissance dans lequel il raconte comment ceux qui ont réussi à changer les choses autour d’eux ont réussi.
N’éhsitez pas à vous rendre sur le Forum pour faire part de la façon dont vous concevez le métier de journaliste.
A +.
Véronique Auger
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