L’édito du rédacteur en chef
Hello,
Nous abordons un sujet complexe ce samedi 23 octobre dans le magazine: la crise a-t-elle modifié les flux migratoires en Europe?
Migrations en provenance des Etats membres et migrations à partir de pays tiers.
Première problématique : les migrations à l’intérieur de l’Union européenne.
Nous avons choisi d’aller en Irlande.
Car nul autre pays, à part la Grèce, n’est plus en crise en Europe et nul autre n’accueillait autant d’immigrés arrivés des pays de l’est de l’Union.
Question: sont ils rentrés dans leur pays faute d’emplois? Réponse: oui.
Le chômage et un coût de la vie exhorbitant les ont dissuadé de rester.
Et le seul Polonais rencontré par Denis Hauville après pas mal de recherche, nous explique avec retenue combien cela a été un crève-coeur pour les familles de partir.
Mais nous avons découvert un autre phénomène: les Irlandais se sont remis à émigrer, seule solution pour espérer trouver un emploi.
Ils partent vers la Grande Bretagne et surtout, aux antipodes dans les pays qui connaissent toujours une forte croissance économique.
Comme quoi, on est toujours l’immigré de quelqu’un…
Autant s’en souvenir à l’heure où tout le monde est appelé à bouger dans l’hexagone ou ailleurs!
Deuxième problématique: l’immigration en provenance des pays tiers et en particulier du Maroc.
Il y a trois ans, nous avions diffusé un reportage illustrant la nouvelle politique de l’immigration de l’Europe: une politique de migration choisie faite en collaboration avec les pays du Maghreb.
Denis Hauville et Salah Agrabi avait suivi trois marocains sélectionnés par l’agence pour l’emploi de leur pays pour aller travailler comme maçon en Espagne.
Il s’agissait d’une offre d’emploi à durée déterminée proposée par les Espagnols.
Normalement, tous devaient rentrer chez eux retrouver leur famille à la fin.
Trois ans après, alors que la crise et le chômage font rage en Espagne, nous pensions qu’ils avaient du rentrer au Maroc.
Nous les avons retrouvé: l’un a toujours du travail en Espagne et a fait venir sa famille, le deuxième est au chomâge et fait des allers-retours entre les deux pays, le troisième est maintenant clandestin en France.
Denis Hauville et Salah Agrabi vous racontent leur histoire.
Loin de nous l’idée que nos exemples soient représentatifs de l’ensemble du phénomène.
Il s’agit juste de démontrer que ce qui est parfois présenté comme la solution miracle a besoin d’être mieux maîtrisée.
A +
VA








