L’édito du rédacteur en chef
Hello,
Avenue de l’Europe du 11 février traite d’un thème qui n’est pas fréquemment abordé à la télévision: la contraception et l’éducation sexuelle. L’avortement est un sujet « clivant » (dernier mot à la mode apparemment) en France. Certains sont dogmatiquement contre. D’autres sont dogmatiquement pour. Et personne ne débat sur la véritable question: comment faire pour l’éviter? Pendant ce temps, en silence, 90.000 jeunes femmes de moins de 24 ans avortent chaque année. Parmi elles, 15.000 mineurs.
Un traumatisme contre lequel se bat le Professeur Nisand. Il rendra un rapport au gouvernement le 16 février pour proposer des solutions contre ce qu’il considère comme un véritable scandale: l’IVG est remboursée par la sécu, la contraception rarement. Les bonnes pilules sont coûteuses et, la plupart du temps, à la charge des femmes. Les demander dans une pharmacie n’est pas simple dans les petites villes quand on a dix-huit ans ou moins.
Nous avons voulu savoir comment cela se passait dans les autres pays d’Europe.
Françoise Schöller et Thibault Graillot se sont d’abord rendus aux Pays-Bas. Tous les Français savent grosso modo que c’est l’un des pays d’Europe où le délai pour subir un avortement est le plus long. En général, ils s’arrêtent là dans leurs connaissances et en déduisent que, là-bas, on avorte comme on respire. Faux. C’est aussi l’un des pays d’Europe où il y a le moins d’IVG. Pourquoi? Grâce à une éducation sexuelle systématique qui commence, vous le verrez, dès le plus jeune âge à l’école.
Reportage aussi en Roumanie sur la « Révolution de la pilule« . Vous vous souvenez sûrement avoir vu dans les années 80 ces orphelinats remplis d’enfants abandonnés par leurs parents. Images horribles de ces petits lits et de ces enfants souvent handicapés ou martyrisés. Dans ces années-là, la pilule était introuvable dans le pays ainsi que tous les autres moyens contraceptifs. Le nombre d’avortements clandestins était effrayant. C’est désormais de l’histoire ancienne grâce à un médecin que notre équipe a suivi jusque dans les villages les plus reculés.
Enfin, reportage à Strasbourg avec le Professeur Nizan dans une classe de lycée. Un discours choc pour pousser les jeunes à utiliser une contraception. Strasbourg a ouvert une Maison des adolescents dans laquelle ils peuvent trouver toute l’information dont ils ont besoin de façon anonyme. Strasbourg est l’une des villes de France où il y a le moins d’avortement.
A+
VA
Pour revoir l’émission, cliquez sur la photo…








