Le Billet du Rédacteur en chef
Trop de diplômes sans débouchés en France : comment font nos voisins européens ?
Hello!
Le magazine Avenue de l’Europe de ce samedi 5 avril se penche sur ces diplômes qui, en France, ne débouchent pas sur grand chose: je veux parler des sciences humaines et des sciences tout court. Un vrai gâchis!
Combien de littéraires, de géographes, d’historiens titulaires de doctorat qui cherchent désespéremment un emploi autre que celui de professeur? C’est comme s’ils faisaient peur aux entreprises: des intellectuels? Des glandeurs? des donneurs de leçons? des « qui savent rien faire de concret »? Il faut dire que souvent les grands discours des enseignants sur la formation universitaire et les savoirs fondamentaux ne les aident pas à avoir envie d’embaucher ces jeunes.
Combien de jeunes sur-diplômés attirés par la recherche qui ne trouvent de paillasses ni dans le public, ni dans le privé? Ou alors à un salaire dérisoire.
Nous avons voulu savoir si, ailleurs en Europe, c’était partout pareil. Aucun modèle n’est parfait mais certains sont plus efficaces que d’autres. Nous avons choisi de vous montrer l’exemple de la Grande Bretagne pour les sciences humaines et celui de la Finlande pour la recherche.
En Grande-Bretagne, les cursus en sciences humaines ressemblent aux nôtres, sauf que s’y ajoutent tout un tas de cours « d’employabilité » comme vous pouvez le voir dans le reportage ou dans le billet de Yann Fossurier. Autre différence, de taille, la mentalité des chefs d’entreprise. Chez les anglo-saxons, il n’est pas rare de voir un pdg historien ou littéraire même à la tête d’une très grosse boîte de haute technologie.
En Finlande, la différence c’est qu’ils mettent du pognon dans la recherche et le développement et que ça fait des emplois, des découvertes, de l’industrie, des emplois, etc…
Vous allez me rétorquer qu’il y a une sélection à l’entrée de la fac et qu’en Grande-Bretagne c’est payant. Et alors, si on s’organise pour que les plus pauvres y aillent ou que le lycée forme mieux et ne se désinteresse pas de milliers de jeunes dès la seconde (voir la troisième…!)? Impossible en France? Donnez votre avis sur le Forum…
C’est le moment puisqu’une réforme des universités est en cours en France… Il était temps: les Universités françaises sont très mal classées au niveau mondial si l’on en croit le classement de Shangaï. A ce propos, La Ministre en charge des Universités souhaiterait profiter de la période où la France aura la Présidence de l’Union européenne pour lancer l’idée d’un classement européen des Universités.
A +.
Véronique Auger
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