Les billets du reporter

Les nématodes, ces vers qui bloquent l’alimentation des arbres, ne peuvent infecter un autre arbre que grâce à un insecte.
 
Cet insecte ne se déplace que sur de courtes distances, or on retrouve des nématodes aujourd’hui en Galice, en Espagne.
 
Ce n’est donc pas l’insecte qui a propagé la maladie, mais bien le fait d’avoir transporté du bois infecté.
 
L’insecte se nourrit de ce bois, et le transmet aux forêts.
 
Ainsi, le cycle perdure.
 
Aujourd’hui, l’Union Européenne impose aux industriels portugais qui exportent leurs produits emballés dans des caisses d’avoir un certificat prouvant que le bois est sain.
 
Mais qui peut dire qu’un touriste ne rapportera pas dans son pays un morceau de bois contaminé ?
 
Qui arrêtera ce ver ? Le froid.
 
Le nord de l’Europe sera épargné, ou le très chaud.
 
Pour décontaminer le bois, il suffit de le chauffer.
 
A noter pour la coïncidence, que ce ver arrivé à Setubal venait certainement de Macao, l’année même ou l’ancienne colonie Portugaise redevenait chinoise, c’était en 1999.
 
Un cadeau de rupture empoisonné
 
Du sud du Portugal au nord de l’Europe, changement de décor, et surtout, de température.
 
Au moment du tournage, la Finlande subissait une vague de froid inhabituelle pour une fin février.
 
Bien que seulement à 200 km au nord-est d’Helsinki, pendant les dernières heures du reportage, le thermomètre affichait – 28°.
 
L’optique de la caméra a gelé, le zoom et la mise au point étaient bloqués.
 
C’est à cause du froid que la période de croissance des arbres est très courte.
 
4/5 mois par an. Il faut 70 à 80 ans pour faire un conifère exploitable.
 
Mais grâce à cette lenteur, le bois est de très bonne qualité, et les arbres poussent bien droit.
 
La machine à couper et débiter les arbres dans la forêt est fabriquée dans la région ou nous tournions (Punkaharju).
 
Le pays est un grand fabriquant mondial de ces machines, et la grande marque finlandaise Ponsse est une des plus vendue au monde.
 
La municipalité de Punkaharju, en plus de son institut de recherche, possède un musée dédié à la forêt.
 
Il s’appelle Lusto, ce qui veut dire en finnois « cerne annuel ».
 
Cette région est très touristique avec ses bois, ses lacs et sa réserve naturelle.
 
De nombreux Finlandais y ont une maison de campagne.
 
Depuis peu, les Russes voisins (la frontière est à quelques kilomètres), devenus riches, viennent s’y installer.
 
Denis Hauville
 
Pour en savoir plus:
 
- Institut de recherche sur la forêt : www.metla.fi
 
- Réserve naturelle : +358 (0)205 64 5929
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