Les billets du reporter

 

Autriche : au coeur de la centrale Zwentendorf

 

La centrale de zwentendorf devait être la première des six centrales que l’Autriche avait planifiées. Aujourd’hui, sa silhouette se découpe dans le paysage, inoffensive, comme un gros animal qui dort. Après avoir parcouru le kilomètre de la route spéciale qui avait été construite pour y aller, on arrive devant l’immense bloc de béton.

 

Quelques voitures sur le parking. Tout à coté, la guérite des gardiens. Deux hommes y prennent tranquillement leur café.  Il n’y a pas grand-chose à surveiller ici, dans ce lieu qui aurait du être l’endroit le plus sensible du pays.

 

A coté du bâtiment des gardiens, les bureaux de l’administration. Pour cette année, ils servent d’école primaire aux enfants de Zwentendorf pendant les travaux de réhabilitation de celle du village.

 

Pour entrer dans la centrale, il n’y a qu’à pousser la porte. On y entre (presque) comme dans un moulin. A l’intérieur, curieuse impression de se balader en bras de chemise au cœur d’un réacteur nucléaire. Des salles immenses, des couloirs sans fin, un dédale futuriste à l’abandon, un vrai retour vers le futur.

 

La centrale sert aujourd’hui de centre d’entrainement pour les allemands, ainsi que de pièces détachées aux allemands qui ont le même modèle. Zwentendorf avait été construite par Siemens.

 

Le lobby des anti-nucléaires est très influent en Autriche. A Vienne, la municipalité édite même un fascicule qui a pour titre : « Le nucléaire, la dramatique réalité et son alternative » (Atomkraft ! Die dramatische wahrheit und der ausweg). Dans ce mini livre, il est écrit que l’Autriche doit assumer un rôle de premier plan dans la lutte contre le nucléaire dans l’union Européenne.

 

A noter aussi que Peter Weish, en plus d’être un spécialiste du nucléaire et un de ses farouches opposants, est un spécialiste mondialement reconnu de la faune du Costa Rica, et notamment des grenouilles. Le sous- sol de sa maison à Vienne est transformé en vivarium !

 

 

A noter enfin que Hannes Androsch, l’ancien ministre des finances interrogé dans le reportage, à créé un prix de 100 000€ qui récompensera celui qui aura trouvé la solution pour : « A global challenge to our social future ». (Un défi mondial pour notre avenir social).

 

Site de la société d’électricité EVN : http://www.evn.at/Default.aspx?lang=en-us

Site de la ville de Vienne : http://www.wien.gv.at/umwelt/natuerlich/

Site de Peter Weish : http://homepage.univie.ac.at/peter.weish/  -   http://zipcodezoo.com/Photographers/Peter%20Weish.asp

Site de Hannes Androsch : http://www.androsch.com/

 

 

 

 

 

L’Ecosse, le pétrole, les vagues et le whisky !

 

Islay est la plus au sud des iles Hébrides. On y arrive par ferry, ou par un avion. L’aéroport  a été construit pendant la seconde guerre mondiale pour la RAF. Deux vols par jour depuis Glasgow.

 

 

C’est d’ailleurs à cause de cet aéroport, et aussi en raison d’un grand nombre d’oiseaux, que les éoliennes sont quasi interdites sur l’ile. C’est pour ça que les habitants se sont tournés vers la mer pour fabriquer de l’électricité.

 

Le projet ambitieux des dix hydroliennes de 1 Mégawatt chacune produira chaque année l’équivalent de la consommation de l’ile. Mais comme le courant de marée qui fera tourner les machines n’est pas constant, et s’inverse à chaque marée en passant par zéro, l’énergie produite subira les mêmes fluctuations.

 

Au moment des pics, le trop plein d’énergie ira sur le réseau national, et inversement, le réseau national prendra le relai quand la production ne suffira pas.

 

Ce projet est initié par le Islay Energy Trust, une association à but non lucratif, ouverte à tous les habitants (http://www.islayenergytrust.co.uk/index.html). L’ile est très sauvage, il y a peu d’habitants, et tout le monde, ou presque, se connait. Alors sur la route, en voiture,  la coutume est de dire bonjour à tous les véhicules qu’on croise, sans même savoir qui est au volant, puisqu’il y a une très forte probabilité de connaître la personne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tout le monde nous a donc dit bonjour, et nous, après un petit temps d’adaptation, aussi. L’hiver, on ne croise que des iliens. Mais l’été, les touristes arrivent nombreux pour visiter les distilleries de whisky.

 

Elles se visitent toutes, mais ne comptez pas faire des affaires en achetant sur place votre bouteille. En cause, les taxes sur les alcools plus fortes au Royaume Uni. Malgré tout vous trouverez des millésimes introuvables en France, à des prix qui n’ont rien à envier à nos grands vins.

 

Comme il y a des routes des vins chez nous, il y a une route des whiskies sur Islay. Il y a neuf distilleries sur Islay et une sur Jura, sa voisine.

 

Tous les renseignements sur : http://www.islayjura.com/?cat=13

 

L’écosse est très à la pointe sur les énergies marines, notamment avec un complexe d’expérimentation sur les iles Orkney (http://www.emec.org.uk/index.asp).

D’autres sites : www.scottishpowerrenewables.com - www.hammerfeststrom.com

 

 

Denis Hauville

 

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