L’édito du rédacteur en chef
Hello!
Ce week end de Pâques, le magazine porte sur le phénomène des clandestins afghans dans l’Union Européenne. A l’aide de trois reportages réalisés en Italie, à Calais et en Grande Bretagne, Bertrand Boyer nous montre le cheminement de ces hommes, de plus en plus souvent mineurs, de leur pays vers ce qu’ils croient être un eldorado: la Grande Bretagne. Le périple est généralement toujours le même: ils fuient d’Afghanistan vers l’Iran, la Turquie, puis la Grèce. Embarquent clandestinement dans des ferrys vers l’Italie et remontent ensuite vers Calais, dernière escale pour Londres.
On sent que tous les pays de l’Union peinent à trouver la bonne politique: accueil, renvoi, asile ? Sur fond de guerre en Afghanistan et de chomâge dans nos états, chaque pays hésite entre la clémence et la sévérité. Témoin le reportage en Italie: A Rome, la tendance est à la répression et au rejet. A Venise, la municipalité essaie de sauver ceux qui peuvent l’être: les mineurs. Idem en Grande-Bretagne qui a même pendant longtemps pratiqué un dispositif d’accueil très performant de ces réfugiés mais qui bascule aujourd’hui dans la répression poussée à le faire par la crise économique qui la frappe.
Les mineurs clandestins: le nouveau casse-tête, notamment en France comme on le voit dans le reportage réalisé vers la ville de transit, Calais.
Alors l’Union européenne tente d’harmoniser sa législation. Depuis le Traité d’Amsterdam, l’immigration est devenue un sujet de politique commune. L’an dernier, la Commission européenne a fait voter deux directives au Parlement européen. Une directive qui sanctionne les employeurs de travailleurs sans papier et une directive dite « retour » qui réglemente et harmonise l’accueil, l’asile et les expulsions de clandestins dans les 27 pays de l’Union. Cette dernière est en train d’être transposée en France. C’est l’auberge espagnole. Chaque gouvernement pourra y trouver une justification législative à sa politique, qu’elle soit répressive ou non.
J’ai écouté les débats de tous les partis politiques du Parlement européen à ce sujet. C’est la raison pour laquelle il m’a semblé qu’il fallait séparer le sort des Afghans de celui des clandestins ayant d’autres nationalités. En effet, c’est le seul pays en guerre où quasiment tous les pays de l’Union ont envoyé des soldats. Ce qui nous donne des responsabilités particulières. C’est ce que dit Hélène Flautre dans son interview. Regardez là.
A +.
VA









Le septuagénaire que je suis devenu a 30 ans d’expérience humanitaire derrière lui. J’en ai vu de toutes les couleurs. En fin de vie je n’ai ni acrimonie, ni regrets. Ce que je pense (internet n’est pas à la portée de tout le monde) c’est que les nombreuses associations, qui font un travail remarquable, ne sont souvent ni connues ni aidées. Au lieu d’avoir un ministère de l’Immigration ou de parler de l’Identité Nationale, il faudrait une entité qui regrouperait toutes ces associations, non dans un but administratif « éternellement français », mais dans un esprit de coordination. En milieu musulman, notamment au Maroc, j’ai pu constaré la dégradation de la condition féminine. Celle ci est liée à la misère en croissance exponentionnelle aussi forte dans les bidonvilles que dans le monde rural. De plus les coutumes demeurent. La prérogative du mâle est dominante.Une des conséquences est l’emprise de plus en plus importante des fondamentalistes.J’ai narré mon aventure sur mon blog delville.over-blog.fr
En France comme en Europe nos dirigeants ne connaissent pas les sensibilités du monde musulman (arabe ou non). On arrive à des aberrations totales.
A mon àge je ne cherche pas à me « puber », c’est un petit témoignage de quelqu’un en fin de vie,sans plus.
: Concernant les Afgans on pourrair garder ceux qui ne veulent passer en Angleterre et il y en a
Claude Delville
3
amcddelville@orange.fr