Archives mensuelles : décembre 2006

L’Europe accueille la Roumanie et la Bulgarie le 1er janvier prochain

Qui trop embrasse mal étreint!

Hello!

Le magazine Avenue de l’Europe du samedi 16 décembre porte sur l’entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans l’Union européenne.
Les deux reportages que nous diffusons peuvent paraître courts, mais ils font tout comprendre: D’où viennent les Roumains et les Bulgares; le chemin qu’ils ont parcouru pour essayer de transformer leur société; les efforts qu’ils ont encore à fournir et puis leurs espoirs et leurs craintes.
Nos équipes ont réalisé d’autres reportages qui seront diffusés dans les journaux nationaux de France 3 aux alentours du 1er janvier.

La question sur laquelle nous vous proposons de débattre sur le forum de l’émission ne sera pas « Ces deux pays sont-ils prêts à rentrer dans l’Union Européenne? » car la réponse est évidente: c’est non.

Nous vous proposons plutôt de débattre sur cette autre question: « Sommes nous prêts nous (Français et Européens) à accueillir les Roumains et les Bulgares?

C’est d’ailleurs cette question que se sont posés les chefs d’état et de gouvernement de l’Union européenne réunis cette semaine à Bruxelles. Leur réponse a été non puisqu’ils ont demandé une pause de l’élargissement de l’Union pour pouvoir réussir l’intégration des 12 pays de l’Est. Ils auraient pu se la poser plus tôt. Ils auraient alors mieux organisé l’arrivée de ces pays et l’Union n’en serait pas là, c’est à dire dans l’impasse.

Au fait, il n’y a pas de magazine pendant les fêtes. On se revoit le 13 janvier. Bonne année à tous.
A+!

Véronique Auger

Voir les émissions:

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Les ingrédients

Voici la liste des documents et sites internet qui nous ont servi à préparer l’émission du samedi 16 décembre « L’Europe accueille la Roumanie et la Bulgarie le 1er janvier prochain » :

Géopolitique des pays candidats à l’UE: Roumanie, Bulgarie, Turquie, Balkans

Processus et dispositions de l’élargissement

Elargissement : où en sommes-nous ?

Les relations entre l’UE et la Bulgarie

Bulgarie : fiche pays

Roumanie : fiche pays

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Billet du reporter en Roumanie

Sulina: la ville de la première Commission européenne de l’histoire

Le seul moyen d’aller à Sulina, c’est de se rendre à Tulcea et de prendre un bateau. 80 km sur le Danube à 70km/h, et 1h30 plus tard (il y a un arrêt intermédiaire), c’est l’arrivée dans cette ville, véritable île au milieu de l’immense delta du Danube ( grand comme le département du Rhône).
Une impression de ville à l’abandon, où les habitants semblent vivre au ralenti.
Les rues sont empierrées, il n’y a qu’un hôtel et quelques pensions. Au mois de novembre, il faisait froid et gris, l’hiver, le Danube gèle. L’été, il fait très chaud, les moustiques en plus, « seulement à la tombée de la nuit ».. .
Peu de bruit à Sulina : de rares voitures qui n’ont plus d’âge, quelques tracteurs, et les chaînes d’ancre des cargos qui déhalent du quai après être passés à la douane. Sinon, les cris des milliers d’oiseaux qui peuplent le marais, et les aboiements des chiens qui divaguent par dizaines, jamais agressifs. Beaucoup de jeunes chiots qui ne passeront pas l’hiver glacial.

Si l’on veut traverser le fleuve pour se rendre sur l’autre rive de la ville, il faut prendre le passeur. Dans une curieuse organisation, les passeurs ne travaillent qu’une journée par semaine, et il n’y a qu’un passeur de service par jour. Ce qui fait que le jour où nous y étions, le passeur, âgé de 70 ans, travaillait de 4 heures du matin à 22 heures sans arrêt. Et le tout à la rame dans une barque presque toujours complète, à lutter contre le courant du fleuve qui fait 400 m de large. Le lendemain, le passeur suivant avait une embarcation à moteur et le passage semblait moins périlleux. De l’autre coté du fleuve, il y a les deux coopératives de pêcheurs du Danube et le chantier naval, ou ce qu’il en reste. Un vrai décor de film à la Enki Bilal. Mais le chantier travaille encore avec du matériel lui aussi d’un autre âge.

Du côté ville, quelques magasins où on peut trouver à peu près tout, comme dans les boutiques de village autrefois. Pour le médical, quand il y a un gros problème, il y a plusieurs bateaux ambulance.
Alors, si vous en avez assez de vous marcher sur les pieds à Venise ou Amsterdam, si vous voulez découvrir une ville (2000hab) unique en Europe et qui n’a pas changé depuis 50 ans, si vous voulez vous retrouver hors du temps, allez y pendant qu’il en est encore temps. Déjà les croisiéristes du Danube la mettent au programme l’été, et les Roumains comptent bien attirer les touristes dans le plus grand delta d’Europe.

Pour s’y rendre depuis Paris : avion jusqu’à Bucarest (2h30mn), train Bucarest-Tulcea ( 5 /6 h), nuit à Tulcea puis bateau (1h30mn) pour sulina.

Denis Hauville

Le site de l’actualité de la Roumanie:

www.roumanie.com

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Billet du reporter en Bulgarie

Dober den !

C’est comme çà qu’on dit bonjour. Beaucoup vous le diront en français. Longtemps, ce fut la première langue étrangère dans les lycées de Sofia, et aujourd’hui encore, les Bulgares en sont très fiers. Il y a bien d’autres surprises dans le plus oriental des pays slaves : des routes fraîchement rénovées – avec l’argent de Bruxelles – des marchés qui regorgent de fruits et légumes, des grands magasins qui n’ont rien à envier à nos Galeries Lafayette, et pratiquement pas un SDF dans les rues. Bref, la transition post-communiste a fait des merveilles.

Bien sûr, il y a toujours ces façades de HLM délabrées qui rappellent l’époque soviétique. Ici, personne n’a oublié la dictature de Djivkov, et ses goulags. C’est d’ailleurs le débat du jour : ouvrira-t-on un jour les archives des services secrets, pour savoir enfin la vérité sur le fameux « coup du parapluie » qui avait coûté la vie à un dissident, dans les années 70 ? Le Parlement de Sofia vient de voter une loi dans ce sens. Comme par hasard, c’est au lendemain des présidentielles, qui ont donné une nouvelle victoire aux sociaux-démocrates, malgré la montée des nationalistes d’Ataca. Signe que la démocratie se consolide, dans ce pays qui rejoint l’Europe.

Bansko, une petite bourgade de la chaîne des Balkans, n’a pas attendu le 1er janvier pour s’aligner sur les normes de l’Union. Dix mille Britanniques ont déjà acheté une résidence dans cette station de sport d’hiver, en plein boom immobilier. Les Bulgares ont beaucoup investi dans le tourisme, dans leurs montagnes comme sur les bords de la mer Noire. Ils ont des paysages magnifiques, un terroir bien préservé, et une cuisine très riche – surtout le fromage, les yaourts et les grillades. Autre atout : la vie est deux fois moins cher qu’à l’Ouest du continent. Après la Grèce et la Turquie, les charters semblent bien partis, pour le pays des « voix bulgares ».

Serge Kovacs

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L’Europe des fruits et légumes: la réforme annoncée le 24 janvier

Hello!

L’émission Avenue de l’Europe de ce samedi 9 décembre porte la réforme de la filière de production des fruits et légumes. Pas sexe, me direz vous? hé bien si!

D’abord, ce sujet permet de bien mettre en valeur les disparités européennes: quoi de commun entre un petit agriculteur qui fait pousser des oranges en Grèce, une gigantesque coopérative qui produit des tomates dans un tout petit pays, la Hollande et la multitude d’agriculteurs qui produisent des fruits et légumes sur l’énorme territoire que représente la France en Europe?
Et c’est ce monde là que la Commission européenne veut harmoniser? On comprend pourquoi elle a autant de mal!

Ensuite ce thème illustre parfaitement bien ce qu’on appelle la mondialisation: avant un Français mangeait des poires françaises. Il était impossible de faire voyager loin ces fruits qui, en plus, se conservent mal. Aujourd’hui, avec les progrès techniques de conservation, la poire peut faire des milliers de kms avant d’aterrir dans nos assiettes. Et je ne vous parle pas de la pomme, encore plus résistante! Nous avons des tomates toute l’année et elles arrivent d’un pays du nord, la Hollande…Et avec l’ouverture des frontières c’est le monde entier qui peut potentiellement venir vendre sur nos marchés.

Alors, il faut s’organiser. Et c’est le dernier point interessant. Les pays européens qui produisent des fruits et légumes sont ok pour le faire mais pas forcément ok sur les façons de le faire. Résultat: la Commission européenne s’arrache les cheveux et reporte de jour en jour l’annonce de ses propositions. Normalement elles sont prévues pour fin janvier.

Elle préconise un regroupement des producteurs, en coopérative par exemple, afin qu’ils puissent peser sur les prix face aux supermarchés.

Nous vous proposons de débattre sur le forum de l’émission à ce propos. Trouvez vous bien qu’on aide les producteurs à se regrouper même si cela empêche les prix des fruits et légumes de baisser dans nos caddies?

A +.
Véronique Auger

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La réforme des fruits et légumes – Les ingrédients

Voici la liste des documents et sites internet qui nous ont servi à préparer l’émission du samedi 9 décembre consacrée à la réforme des fruits et légumes en Europe:

Bruxelles incite la filière « fruits et légumes » à se concentrer

Le point sur les organisations communes de marché (OCM)

Les OCM dans le secteur des fruits et légumes

Commission : Vers une réforme de l’organisation commune des marchés

Commission : la réforme des OCM

Rapport de la commission

Consultation de la commission sur le projet de réforme de l’OCM Fruits et Légumes

Réforme des OCM fruits et légumes frais et transformés

Document du Ministère de l’agriculture et de la pêche sur les OCM et les fruits et légumes

Réforme de l’organisation de marché des fruits et légumes: le Parlement européen commence les travaux

Projets et actions pour le revenu des producteurs

Office national interprofessionnel

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La réforme des fruits et légumes – Billet du reporter en Hollande

Pas de petites économies pour Leo Van der Lans

Leo Van der Lans vend des tomates, mais aussi -et c’est moins courant-, de l’électricité !
Pour cultiver ses tomates, il a besoin de chaleur et d’électricité. Il a donc installé chez lui une chaufferie. Avec d’autres maraîchers, il fait partie d’une coopérative. Celle-ci est chargée d’acheter du gaz en gros et donc à bas prix. Elle est aussi chargée de vendre l’électricité produite quand son prix est le plus élevé. En fin de journée, la coopérative appelle les producteurs au téléphone. Si les cours de l’électricité sont élevés (il y a un pic de consommation après la journée de travail), ils peuvent décider ensemble de vendre leur électricité pendant quelques heures aux maisons voisines. Pour cela, ils éteignent simplement les lampes qui éclairent les tomates ! Elles mettront à peine plus de temps pour mûrir…

Anne Sylvain

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La réforme des fruits et légumes – Billet du reporter en Grèce

Spyros Kachrimanis, l’optimiste

Spyros Kachrimanis est un jeune producteur d’oranges plein d’ambition. Devant l’inefficacité des coopératives traditionnelles, il a décidé d’en créer une avec d’autres producteurs, jeunes comme lui. La coopérative a été créée après 2000, elle bénéficie donc de fonds européens – qui représentent 70% de son budget. Des tracteurs ont été achetés… Les producteurs peuvent les louer 30% moins cher qu’ailleurs, ce qui est nouveau. Mais surtout, Spyros et ses amis, ont décidé de construire dès l’an prochain une usine de conditionnement des oranges pour l’exportation. Cela leur permettra d’éviter les intermédiaires privés et de revendre plus cher les oranges de leurs adhérents. D’autant, qu’ils ont décidé de développer la culture bio !

Anne Sylvain

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Duraille de faire l’Europe du rail !

Hello!

Le numéro d’Avenue de l’Europe de ce samedi 2 décembre vous donne un aperçu de ce que pourrait être l’Europe du chemin de fer du futur. Une fois de plus, il ne s’agit pas pour nous de prendre parti mais de vous montrer ce qui est dans les tuyaux et comment les 25 pays de l’Union s’y préparent.

Duraille de faire l’Europe du rail (oups!). Problèmes techniques, bien sûr:Il y a quatre écartements de rails différents et 22 systèmes de signalisation. Problèmes politiques. Problèmes écologiques. Problèmes idéologiques, etc… Résultat: le ferroviaire a dix ans de retard sur l’aérien.

Nous vous montrons que le seul pays européen où il y a concurrence internationale entre une compagnie publique et une société privée est l’Allemagne. L’entreprise privée n’assure la liaison que lorsqu’elle est sûre d’avoir du monde. Tout cela sur fond de privatisation de la Bundesbahn.

L’Espagne met les bouchées doubles pour rattraper son retard en matière de chemin de fer aidée en cela par la manne financière en provenance de Bruxelles.

Et Air France se prépare à affrêter des tgv entre les régions françaises et son hub de Roissy dès que la législation le lui permettra.

La question sur laquelle nous vous proposons de débattre sur le forum est celle ci: pensez vous qu’il faudrait qu’il existe des compagnies de chemin de fer à bas prix à l’image des low cost dans l’aérien?

A +

Véronique Auger

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L’Europe des chemins de fer – Les ingrédients

Voici la liste des documents et sites internet qui nous ont servi à préparer l’émission du samedi 2 décembre consacrée à l’Europe des chemins de fer:

Espace ferroviaire européen : où en est-on ?

L’Agence ferroviaire européenne

Nouvelle signalisation unique pour la circulation des trains en Europe

Réseau transeuropéen de transport

Livre blanc: Une stratégie pour revitaliser les chemins de fer communautaires

Les étapes de la relance du rail

Réunion annuelle de la Communauté Européenne du Rail (CER), janvier 2006

la SNCF lancée dans la concurrence pour le fret ferroviaire

Le projet de liaison ferroviaire Lyon-Turin

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