Avenue de l’Europe de ce samedi 28 octobre porte sur Erasmus. Ce programme d’échange d’étudiants européens aura 20 ans en décembre. C’est le film « L’auberge espagnole » qui a fait prendre conscience aux Français qu’il s’agissait d’un véritable phénomène de société. Une chance pour ceux qui sont sélectionnés puisqu’ils vont passer un an d’étude dans un autre pays d’Europe. C’est l’occasion de découvrir un pays en profondeur, d’apprendre parfaitement une langue et de se faire un réseau d’amis dans toute l’Union européenne. Un réseau que internet et msn permet de cultiver une fois rentré à la maison.
Aujourd’hui, Erasmus concerne 31 pays donc plus que la simple Union européenne. Nous avons même découvert que la Turquie s’était intégrée au programme il y a deux ans et que les échanges démarrent fort. Nous avons aussi découvert que la Grande-Bretagne n’était plus la seule destination pour faire ses études en anglais. Les pays de l’Est comme la République Tchèque, par exemple, s’y sont mis aussi et c’est moins cher.
L’envergure de ce programme reste encore limitée puisqu’en 20 ans seuls 1 600 000 jeunes en ont profité. La Commission européenne avait proposé qu’on augmente le budget pour en faire profiter plus de jeunes. Les pays ont dit non.
Vous pouvez débattre sur ce thème sur le forum internet de l’émission.
A +.
Véronique Auger
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Apprendre l’Anglais moins cher
Prague, première surprise pour nous Français habitués aux universités souvent sales, anciennes voire délabrées : la propreté et les locaux tout neufs de l’université d’économie (vse). Un cadre de vie bien agréable. Sur la porte d’entrée un panneau interdit le port d’armes… Nous suivons nos Erasmus français, des étudiants d’écoles de commerce, de Lyon 3 et de sciences po. Les cours sont cosmopolites: toutes les nationalités européennes sont sur les bancs, tous Erasmus. Ils débarquent à Prague depuis peu pour y passer 3 mois ou 1 an. Une majorité de français car la France se démène pour rayonner à l’étranger. Nombreuses conventions entre universités, diplômes communs, profs… Sa puissance internationale passe par la formation des élites.
Organisation hors pair. Ils nous le disent : « on est accueillis comme des rois. ». Chaque étudiant étranger est chaperonné pendant tout son séjour par un étudiant tchèque. Des bénévoles qui souhaitent partir étudier à l’étranger. Les places sont chères pour eux et donner de sa personne leur permet d’augmenter leur chance de partir. Les français se rendent compte de l’immense privilège qu‘ils ont de pouvoir partir comme ils veulent avec Erasmus.
A Prague, la sélection est draconienne. Une Europe à deux vitesses. La vieille Europe est privilégiée. A l’est, on rêve de partir sans en avoir les moyens financiers ni la possibilité… Tous les Erasmus sont logés en cité u dans la banlieue. Arrière goût communiste, accueil dans un hall lugubre; Les gardiens ne parlent que tchèque, pas souples pour deux sous. Mais les chambres sont correctes. Les étudiants tchèques,eux, sont logés dans de vieux bâtiments et s’entassent à plusieurs par chambre… Une fois par semaine, soirée « nation to nation » organisée dans une boîte de nuit pour mieux faire connaissance entre Erasmus. Visite de la ville. La plupart des Erasmus est attiré par la culture, l’histoire et la douceur de vivre. Ils vivent très bien avec 4 fois moins d’argent qu’en France. Beaucoup pensent trouver des débouchés professionnels sur place. De nombreuses entreprises étrangères s’installent à l’est et recrutent leurs cadres chez ces européens de l’ouest. Encore une inégalité…
Bref, Prague, c’est beau, bien qu’un peu carte postale et tourné vers le tourisme mais les jeunes là bas n’ont qu’une envie : en partir.
Caroline Sinz
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A la porte de l’Orient
Enchanteur, surprenante, magnifique. Une immense ville dont on ne voit que le bon côté. On est conquis. Nos préjugés sont balayés. Les gens sont sympas avec nous alors que le Parlement français vient de voter ce projet de loi punissant la non reconnaissance du génocide arménien…Tous les journaux en parlent plusieurs jours avant alors qu’en France ce n’est pas à la une de l’actualité… Les Turcs que nous croisons à l’université et dans la rue sont stupéfaits de cette déclaration d’hostilité à leur égard.
Nous allons à l’université francophone de Galatasaray. Publique, destinée aux meilleurs des étudiants turcs. Y entrer, c’est comme passer un concours après une prépa pour une grande école. Enseignement en français, profs turcs et une trentaine de profs français. Ces derniers ont du mal à rentrer en France. Leur cadre de vie est privilégié et leurs étudiants excellents. Ils n’auront pas la même chose en France… La fac est au bord du Bosphore, cadre paradisiaque, locaux installés dans un ancien palais ottoman. L’élite turque est formée ici. Des jeunes comme on pourrait en voir en France. Même habillement, même façon de vivre. C’est le ramadan et tout le monde mange. La Turquie laïque…
Les Erasmus sont ici privilégiés même s’ils doivent se débrouiller pour trouver un appart en ville. Colocation, loyer au noir, ils se débrouillent. En fait, ils découvrent une ville et un pays (car ils voyagent en Turquie) et sont ébahis. Les jeunes Turcs désirant partir étudier à l’étranger doivent subir une sélection très sévère. Peu y ont droit. Les meilleurs. Et la vie en France leur fait parfois peur, racisme anti-turc plus coût de la vie. Des mariages entre étudiants des deux nationalités sont de plus en plus courants. Une autre façon de construire l’Europe.
Les jeunes Turcs que nous questionnons sur l’Europe sont déçus de ne pas être mieux accueillis et disent pouvoir se passer de l’Europe si celle ci les refuse. « Nous sommes puissants politiquement, économiquement » disent-ils. A Istanbul, on sent une énergie incroyable, comme à New-York. La vieille Europe nous semble bien endormie à côté. »
Quelle chance d’être Erasmus ! J’aurais aimé que cela existe à mon époque ! Tous les Français que nous avons rencontré sont enchantés. Ouverture d’esprit, valeur ajoutée dans ses études, que du positif. Ils ont de la chance de pouvoir partir si facilement, et ça, ils ne s’en rendent compte qu’en découvrant combien c’est difficile pour les étrangers de bénéficier d’Erasmus.
Caroline Sinz
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Le bien-être des animaux
Hello!
L’émission de ce samedi 21 octobre porte sur le bien-être des animaux. Un thème dont on ne parle jamais en France à l’inverse des pays du nord ou de l’Allemagne. Comme si, au pays du gavage des oies et des canards, le confort des veaux, vaches, cochons, n’avait franchement pas d’importance. Certes, le sujet est moins grave que les conditions de vie des êtres humains. Mais peut-on le laisser de côté pour autant?
Dans l’émission nous vous montrons que des animaux non stressés ont meilleur goût. Vous verrez également un reportage édifiant montrant que dans certains pays d’Europe on peut encore acheter des manteaux de fourrure de chien ou de chat.
Vous pouvez débattre à ce propos sur le forum de l’émission. Le thème qu’on vous propose est le suivant: La Commission européenne n’a pas les moyens juridiques pour interdire les fourrures de chien ou de chat car ces animaux ne sont pas concernés par la Politique agricole commune. Pensez vous qu’il faudrait changer cela?
A +
Véronique Auger
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Bien-être des poules pondeuses: l’Allemagne en avance
La ferme de Monsieur Huber fait 220 hectares. En plus des poules pondeuses en cage, il a aussi des poulaillers en libre parcours « freiland ». Nous avons été surpris devant l’ampleur et le succès de cette opération « portes ouvertes ». Outre toute sa famille, monsieur Huber recrute 50 personnes pour recevoir les 3000 visiteurs du week-end. Il nous a dit, en bon agriculteur prudent, qu’il ne faisait pas de bénéfice ces jours là, mais qu’il se faisait juste de la publicité… car il vend aussi des pommes, des légumes, des produits du terroir…
Le bio se vend bien dans cette partie de l’Allemagne, la Rhénanie Westphalie. Il n’y avait qu’à regarder le parking, à faire pâlir d’envie un concessionnaire français pour comprendre que les clients de Monsieur Huber avaient les moyens de manger bio.
Denis Hauville
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Manteaux de fourrure de chiens et de chats: la Slovaquie piétine
«SLOBODA ZVIERAT», la SPA slovaque, est financée pour une grande partie par le « 2% », une spécificité slovaque qui réserve 2% des impôts pour subventionner toutes les différentes associations du pays. Mais cette loi est souvent détournée au profit d’associations « bidon » et le gouvernement veut la supprimer au grand dam de l’association qui doit maintenant augmenter le nombre de ses sponsors. L’association finit tout juste de construire un refuge tout neuf.
Il y a environ 500 000 chats et chiens dans le pays dont les propriétaires doivent, théoriquement, payer une taxe sur les animaux : 27euros/an pour un chien en ville, la moitié en campagne.
Denis Hauville
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Hello!
L’émission de ce samedi 14 octobre porte sur le fameux projet REACH.
Fameux parce qu’il a déjà donné lieu à des empoignades mémorables entre ceux qui pensent qu’il faut mieux contrôler les produits chimiques qui sont utilisés dans la fabrication des objets qui nous entourent et ceux qui fabriquent ces produits, autrement dit l’industrie chimique. La ligne de partage est moins politique que nationale sur cette affaire: au Parlement européen, par exemple, les députés allemands se sont presque tous retrouvés contre cette nouvelle réglementation parce que le secteur de la chimie est l’un des plus puissants du pays.
Fameux parce qu’il a été l’occasion d’un déchaînement de lobbys pro et anti comme on en a rarement vus en Europe.
Ce projet va prochainement passer à nouveau devant les députés européens. La principale bataille se joue autour du principe de substitution qui, par précaution, imposerait à un industriel de substituer un produit considéré comme toxique par un autre.
Vous pouvez vous exprimer sur ce sujet sur le forum de l’émission. La question qu’on vous propose est: trouvez vous normal qu’on teste la toxicité des substances chimiques avant de les mettre sur le marché même si cela coûte cher?
A +.
Véronique Auger
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