Billet du reporter – au Portugal

D’Aveiro

Le Creula, le quatre mâts que l’on voit dans le reportage, a pêché la morue jusqu’en 1973. Le vieux pêcheur que nous avons rencontré nous a raconté sa vie à bord , le froid, le danger, la morue au menu de tous les jours pendant que les officiers mangeaient de la viande… et il nous a confirmé qu’il s’était embarqué pour ne pas faire son service militaire qui était synonyme à l’époque, de guerre dans les colonies.
Les images de pêche ont été tournée par Alan Villiers, un australien embarqué à bord de l’Argus, un bateau portugais, à l’époque du crépuscule de la marine à voile (l’ année du film n’est pas précisée, il est simplement dit que c’était le milieu du 20ème siècle ).
Ce film de 50 minutes sans parole, avec des images rares, s’appelle en portugais « a campanha do Argus », en anglais « the bankers – the quest of the schooner Argus ». Il est disponible au musée de la grande pêche d’Ilhavo, une ville tout à coté d’Aveiro. (www.museumaritimo.cm-ilhavo.pt).
A Aveiro, une ville au sud de Porto, sur le port, partout des pêcheries qui ne sèchent plus la morue. Les tables de séchage alignent leurs fils au milieu des herbes folles.
Au marché au poisson de la ville, les clients se plaignent du prix élevé de la morue séchée qu’on trouve encore à 10 /12 euros le kilo dans un pays ou le SMIG est de 400 euros. Les habitants se tournent vers d’autres poissons moins chers. Mais dans la plupart des restaurants, on la trouve encore, ainsi que chez les gens plus aisés. Elle est achetée déjà salée aux pays qui la pêchent toujours, et séchée au Portugal, comme on peut le voir dans le reportage. (Depuis l’organisation mondiale de la pêche, les poissons appartiennent aux pays riverains. Ainsi, les portugais ne peuvent plus aller pêcher dans les eaux norvégiennes, islandaises, ou autres. Sauf à acheter des quotas à ces pays. Mais comme les stocks de morue sont au plus bas, ces pays préfèrent privilégier leurs marins, ce qui fait qu’aujourd’hui, le Portugal importe sa morue déjà péchée et salée.)
A noter aussi que morue se dit bacalhau en portugais, un mot très proche de cabillaud, l’autre nom pour la morue fraîche en français.

Denis Hauville

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2 réponses à Billet du reporter – au Portugal

  1. Je suis 100% d’accord, le tout est très instructif. Pardon pour les fautes éventuelles, n’étant pas francophone, j’ai utilisé Google Translate. Paola :)

  2. Ness dit :

    Bonjour et merci pour cet article.
    Le site museum maritimo ne fonctionne pas chez moi. (en tout cas le liens). C’est normal ?

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