Suite de l’hommage à Chrisitan Bourgois… Quelques bribes de confession et quelques pistes de lecture.
J’ai créé les éditions Bourgois à l’intérieur du groupe des Presses de la Cité en 1966, alors qu’à cette époque je dirigeais les éditions Julliard. Cette maison, je l’ai un peu inventée sur le papier avec Dominique de Roux : nous avons retenu pour les éditions Bourgois des titres que nous avions initialement l’intention de publier chez Julliard pour une collection que dirigeait Dominique de Roux. Il s’agit en particulier des premiers titres de Burroughs et de Ginsberg que j’ai publiés chez Bourgois ; après quoi j’ai fait basculer des auteurs chez Bourgois – Arrabal par exemple.
Il se trouve que j’ai rencontré Jacques Bergier, qui est un peu oublié maintenant. C’était un homme d’une immense culture, d’une grande curiosité, même si j’étais plus qu’indifférent, tout à fait hostile à l’égard d’un aspect de cette curiosité (Le Matin des magiciens, la revue Planète… tout son côté Pauwels).
Nous nous sommes rencontrés à cause de Lovecraft, par l’intermédiaire de Dominique de Roux : Lovecraft a été un de mes auteurs de jeunesse, or de Roux m’a appris qu’un de ses textes, Epouvante et surnaturel, n’avait pas été publié. J’ai acquis les droits de ce livre, mais il y avait beaucoup de problèmes de traduction (déjà !) ; pour cette raison, je me suis lié à Bergier, qui était un personnage très séduisant, convaincant, boulimique de lectures.

Lovecraft







