UNE CERTAINE VENISE

L’hiver dans cette ville, le dimanche surtout, vous vous réveillez au carillon de cloches innombrables comme si, derrière le rideau de gaze, un gigantesque service en porcelaine vibrait sur un plateau d’argent gris perle. Vous ouvrez grand la fenêtre et la chambre s’emplit en un instant de cette brume extérieure chargée de sons de cloche, faite d’oxygène moite, de café et de prières

(..)

Il est surprenant qu’on accorde moins de prix à la beauté qu’à la psychologie, mais tant qu’il en sera ainsi, je pourrai me permettre de venir dans cette ville — ce qui veut dire jusqu’à la fin de mes jours, et ce qui mène à la notion généreuse de futur.

Joseph Brodsky, Acqua alta (Gallimard)

 

Oeuvre de Abelardo Morell

DES AMIS ET DES MOTS & DES AMIS DES MOTS…

 

Cher amis-curieux,

Nous vous proposons un nouveau jeu…

ENVOYEZ-MOI , une citation, un titre de livre, une critique, une prose, un fragment de poème, des miscellanées ou un spicilège, un morceau écrit, une billevesée, bref, un – ou des – « quelque chose » sous forme de mots que je rassemblerai sur le blog.

 

Ce sera Le Cabinet de Curiosités des mots des amis….

Vous pouvez-déposez vos mots

dans les commentaires

ou à :

coqalane@wanadoo.fr

 

JE COMPTE SUR VOUS POUR ME CONFIER QUELQUES MOTS ET FAIRE PASSER LE MESSAGE AUX AMIS…

ENCORE MERCI

 

CHAROGNE

 

CA Y EST !

 

LE PREMIER OPUS DE CHAROGNE EST EN LIGNE

 

CHAROGNE est un magazine en ligne de poésie et de textes.

De la poésie, des textes, des carcasses et des plumes.
Il sort irrégulièrement, quand les vautours sont loin ou sur d’autres carcasses.

 

Sous la direction de Guillaume Siaudeau et Magali Planès

 

Avec des textes de Eric Dejaeger, Thomas, Vinau dit Uncle Tom, Stéphane Prat, Thierry Roquet, Antoine Bréa, Perrine Le Querrec, Océane Le Tarnec, Julien Blaine, Pascal Pratz, et de votre serviteur – qui s’est compromis en écrivant, à sa modeste connaissance, le premier poème auto-anthropophagique de l’histoire de la littérature.

vous pouvez le consulter en ligne ICI

A découvrir aussi, le BLOG CHAROGNE
 

Nous signalons aussi à nos lecteurs aimables et curieux que Guillaume Siaudeau est aussi l’animateur de l’excellent blog LA MÉDUSE ET LE RENARD, Textes en vrac, mots en vrac, lettres en vrac…

AU COEUR DU THÉATRE

Ce soir là, au Regent Theatre de Stoke-on-Trent, on avait joué la pièce rare L’Escholie, de qui vous savez (…)

(…) il y avait cet étrange spectateur qui assiste à toutes les pièces, qui observe sans tout à fait sans comprendre…

(…) mais qui n’en pense pas moins.

 

(…) Parce qu’il existe des coups de coeur comme des coups de théatre.

SUR LES PAS DE VIDOCQ

Vidocq aux Batignolles, Balade Conférence

RDV Samedi 10 avril 2010 à 14h30 – Place Richard Baret – Paris 17ème

« Vidocq aux Batignolles » est une balade conférence, ouverte à tous, proposée dans le cadre de l’Atelier d’Histoire Locale du festival du Rififi aux Batignolles. Cette balade sera commentée par Rodolphe Trouilleux, historien, auteur de nombreux ouvrages retraçant l’histoire de Paris et du désormais célèbre guide Paris Secret et Insolite.

Pour confirmer votre présence à la conférence (si ce n’est pas déjà fait) ou pour plus d’information sur l’Atelier d’Histoire Locale, envoyez un message à histoirelocale@gmail.com.

Vers 1830, au moment où Vidocq tentait d’arrêter les agissements d’une bande de voleuses, les « diablesses », la petite ville des Batignolles-Monceaux accédait à l’indépendance administrative. En effet, depuis toujours, ce territoire n’était qu’une annexe de Clichy-la-garenne. Depuis la fin du XVIIIe siècle, un hameau, situé près de notre « place de Clichy », s’était développé, autour du fameux « Père Lathuile ».
En parcourant les rues des Batignolles, nous tenterons de reconstituer, par l’imagination, la configuration des lieux en 1830 : une chapelle au milieu des champs, une mairie « provisoire », des spéculateurs avisés, des omnibus peu confortables, un air « plus pur que celui des autres communes », une brasserie, une pompe à eau, un marché couvert, de la boue dans les rues non pavées, des réverbères à huile et, plus loin, au milieu des Epinettes, le cabaret « de la petite Louve » où se réunissait la bande des Diablesses des Batignolles.
 

Le gardien qui connaït l’érudtion avenante et la bonhommie du Sieur Trrouilleux, ne peut que vous recommander la promenade détéctivesque….

L’EXPOSITION ENCYCLOPÉDORGANIQUE

 

A Daniel Maja, bien sûr…

 

C’est le 19 décembre 1909, en son appartement du 32 rue de Seine, que le marchand Augustin Corvet, d’ordinaire spécialisé  dans les petits maîtres et la peinture dite « pompier », organisa une exposition « encyclopedorganique » – intitulé sobrement : L’Exposition – à faire tourner de l’oeil plus d’un bourgeois. Les pièces humaines,  et assez macabres au demeurant, avaient été achetée ou volées ça et là dans de vétustes musées de province.

Ce soir là, à défaut du tout-Paris, on put y coriser un autre certains tout-Paris : Les anarchistes beaux quartiers, les taxidermistes du Museum, les prosecteurs de l’école de médecine, et même Le prince Zalewski,  le neveu de Robert Houdin, Le prince Youssoupov (l’assassin de Raspoutine,, quelques employés zéléés,  des Russes blancs qui passaient le temps, Bénédict Masson – le libraire de l’île saint Louis qui devait être guillotiné quelques plus tard pour des meurtres atroces qu’il n’avait pas commis -  l’historien François Régulus-Deslunes, Rodolphe Trouilloux et Jules Dommage (voir documents), les noceurs du Cabaret du néant, et les tireurs de cartes du Cercle ésotérique Oswald Wirth.

Les invités burent à même les tonneaux et certains allèrent jusqu’à ouvrir les vitrines pour, au plus près, « tater la marchandise ». Puis, ils achetèrent tant et tant que le marchand Augustin Corvet se fit ce soir là la promesse de ne plus jamais vendre de peinture, fut-elle des vanités ou des représentations d’écorchés  Comme tout « artiste » qui se respècte, il venait de trouver sa voie…

 

 

Au centre, les spécialistes reconnaitront sans peine Rodolphe Trouilloux (1), celèbre collectionneur malfaisant de « petites » femmes, vivantes ou empaillées ». La Femme à barbe au dernier plan – ou plus exactement son buste – n’est autre que la célèbre Hélène Martinet dit la « comtessa », qui fut à la fois chanteuse à l’opéra comique – c’est en tout cas ce qu’elle se plaisait à raconter – et gargottière  à Bercy le reste du temps.

 

 

 L’homme à la cravate rouge est Jules Dommage (2), chirurgien réputé qui possédait, dit-on une collection de plus de trois cent mains emprisonnés dans le formol.

 

(1) – Rodolphe Troilloux (1887 -1922)  fut clerc de notaire, puis avocat avant de monter une agence de détective dont le slogan publicitaire était : « Avec Trouilloux, la peur n’est jamais là, mais le résultat est au rendez-vous. » Il dut fermer son agence à la suite de la disparition inélucidée de plusieur de ses clients. On retrouva son corps dans la Bièvre alors qu’il était, d’après ses proches, en train de mettre la dernière main à ses mémoire.Mémoires qui du reste ne furent jamais retrouvées Il est aussi l’auteur d’un rare Traité de la délation (éditions Cortex Frères) que l’on voit très rarement passer dans les salles des ventes

(2) – Jules Dommage, sous le nom de Jules Rossignol,  fit aussi une petite carrière dans la magie. Il mit au poinst quelques « trucs » pour le théatre du Grand Guignol, inventa un automate nain et kloptomane, et une canne dite « à système » qui pouvait se transormer en une  espèce d’ancêtre de la trotinette (voir Les Cannes à Système, un monde fabuleux et méconnu, de Catherine Dike, Les éditions de l’Amateur, paris – Genève 1985)

SANS QUEUE NI TÊTE

 

Mademoiselle Angèle était jolie, certes, mais elle était avant tout d’un nacrcissime incurable. Elle était presque prête à tous les sacrifices pour ressembler à la Vénus de Milo, à condition que l’on ne lui coupe pas les bras… Mademoselle Angèle était danseuse à l’Opéra.

La gardien du Cabinet recommande – à ceux qui ont le coeur bien accroché – de lire :

LA CONFRÉRIE DES MUTILÉS, de Brian Evenson (Cherche Midi, dans l’admirable collection Lot 49 dirigé par Claro)

Après avoir perdu une main lors d’un règlement de comptes, Kline, un détective privé, se voit confier une enquête au sein d’une société secrète composée de mutilés volontaires, où un meurtre a été commis.
Mais, pour mener son enquête, Kline doit gagner la confiance des membres de cette étrange secte. Or cette confiance se paie cher, car pour accéder à certains niveaux de la hiérarchie, il convient d’être à chaque fois davantage amputé… Jusqu’où Kline sera-t-il prêt à aller pour découvrir l’insoutenable vérité ?
Les voies de la confrérie sont-elles impénétrables ?

Dans la lignée de Poe et de Borges, une prose incisive au service d’un récit dérangeant, où rivalisent humour noir et banalité de l’horreur.

L’horreur, l’absurde et l’humour noir, de bout en bout (si l’on peut écrire). Un roman horrible et fascinant.


 

PATIENCE

 

Amédée Feuardent était un voyeur obstiné et désarmant.

Lorsqu’il dénichait une nouvelle proie, il pouvait rester des semaines,

voire des siècles à l’observer sans émettre le moindre mouvement.

IL N’EXISTE PAS DE PETITS LECTEURS

Celui-la était passé, en peu de temps, de modeste acheteur de livres à bibliophilo-facétieux (*), avant que la bibliophilsation (**) le prenne presque par surprise. Souhaitant cacher ce vice impuni à son entourage, il rasait les murs des librairies, « se faisait tout petit » afin d’acquérir de précieux et minuscules ouvrages, à l’image de ce

BIBLIOLEXIQUE à l’usage des amateurs de livres, écrit par Jean-Paul Fontaine et  aux éditions des Cendres.

(*) relatif à la facétie bibliophilique

(**) conversion d’un simple lecteur en bibliophile.

La Bibliothèque miniature de Dan Ohlman

ÉCRIVAINS…

 

Pour le plaisir, un petit jeu…

Saurez-vous reconnaître ces écrivains

(romanciers, poètes, érudits, critiques, voyageurs et autres)

qui font

tous partie

de l’histoire de la Littérature française ou non.

1

2

3

4

5

6

7

 

8

9

10

11

12

13

14

15

16

17

18

19

20

21

Tentez votre chance

et même si ils sont 21, le jeu est noté sur 20

Car le Cabinet, c’est mieux que l’école…

 

La suite demain si vous le voulez…

Indices sur demande…