COCAGNE

Tetaumatawhakatangihangakoauaotamateaurehaeaturipukapihimaungahoronuku- pokaiwhenuaakitanarahu

ou

Taumatawhakatangihangakoauauotamateaturipukakapikimaungahoronukupokai- whenuakitanatahu est le nom maori d’une colline située dans l’île du Nord en Nouvelle-Zélande.

Llanfairpwllgwyngyllgogerychwyrndrobwllllantysiliogogogoch est un village de l’île d’Anglesey au Pays de Galles. Avec ses 58 caractères, c’est le nom de lieu le plus long du Royaume-Uni et le troisième nom de lieu le plus long du monde. Le nom a été décidé dans les années 1860 par le conseil du village, principalement pour avoir le privilège d’avoir le nom le plus long d’une gare ferroviaire en Grande-Bretagne. Ce nom ne peut être considéré à proprement parler comme un nom gallois, le nom original de l’endroit étant Llanfair Pwllgwyngyll, ce qui représente tout de même seize lettres dans l’alphabet gallois, et dix-neuf en anglais.

En France, le plus long nom de commune est Saint-Rémy-en-Bouzemont-Saint-Genest-et-Isson (45 caractères), chef-lieu de canton de la Marne, en Champagne.

Ainsi, les mots longs valent mieux que les petits discours ou les courtes destinations, et peuvent donner des envies de grand voyages…

 

 

et puis à chacun ses destinations à en croire Charles Baudelaire…

« Il est un pays superbe, un pays de cocagne, dit-on, que je rêve de visiter… (…)

Un vrai pays de Cocagne, où tout est beau, riche, tranquille, honnête ; où le luxe a plaisir à se mirer dans l’ordre; où la vie est grasse et douce à respirer ; d’où le désordre, la turbulence et l’imprévu sont exclus; où le bonheur est marié au silence ;

Tu connais cette maladie fiévreuse qui s’empare de nous dans les froides misères, cette nostalgie du pays qu’on ignore, cette angoisse de la curiosité? Il est une contrée qui te ressemble, où tout est beau, riche, tranquille et honnête…(…). C’est là qu’il faut aller vivre… »

DE L’INSPIRATION

Ah l’admirable Monselet (1825-1888) qui fut à la fois piéton et malin, écrivain et critique gastronomique – que dis-je  « roi des gastronomes !  » -, Homme d’esprit et cuisinier. On ne le lit plus guère et pourtaant quelques lignes, les jours de pluies, suffisent à redonner de l’allegesse aux populations moroses et au grabataires.

COMMENT SE FONT LES VAUDEVILLES

Il y a un vaudevilliste nommé D***, qui est très-mélancolique et qui ne peut trouver les sujets de ses vaudevilles qu’en suivant les enterrements. Enterrement de ses amis ou de ses ennemis, peu lui importe. Il sort de chez lui, il prend des gants blancs, qui lui ont facilité déjà plusieurs situations ; il revêt un habit noir instigateur de couplets, il se met à la queue du convoi et penche la tête d’un air navré. A vrai dire, il serait très-embarrassé de nommer le mort qu’il suit, mais il ne s’en préoccupe que médiocrement ; ce qu’il guette, c’est une idée nouvelle, c’est un dénoûment curieux, une exposition inusitée. Il a déjà fait de la sorte plusieurs pièces d’un fort comique et d’un entrain délicieux. Lorsqu’il trouve un calembour sur le bord d’une fosse, il s’estime l’homme le plus heureux du monde. D*** est d’ailleurs un convive charmant, qui improvise de spirituelles chansons au dessert.

(extrait de Figures Parisiennes, 1854.)

Le gardien vous recommande la lecture de :


Les Oubliés et les dédaignés. Figures littéraires de la fin du XVIIIe siècle.

Almanach des gourmands (6 volumes, 1862-1870)

Lettres gourmandes, manuel de l’homme à table

oeuvre de Géza Szöllősi

MENDIANTS

« Souvent il faisait avec moi tout le chemin jusqu’à la maison, maintes fois pour emprunter un livre, et ce livre était toujours de la poésie. Puis il décampait, retournait mendier sur la route, le volume glissé dans la poche de sa veste en lambeaux; et bien qu’il lui arrivât de le garder assez longtemps, l’ouvrage finissait toujours par me revenir, sans avoir beaucoup souffert de son voyage au pays des mendiants. »

Extraits de Mendiants, de Robert Louis Stevenson

Stevenson s’inspire des souvenirs que lui laissèrent les vagabonds croisés en Écosse durant ses jeunes années pour composer ce court texte, à la fois réflexion morale sur le don et célébration de la profondeur de l’instinct littéraire. L’écrivain s’y présente à son lecteur avec la simplicité et la force d’un style qui le classe parmi les grands.

Mendiants, de Robert Louis Stevenson, Traduit de l’anglais par Marie Picard éditions Sillages

LITTÉRATURE PRESQUE ESTIVALE

En attendant l’été, c’est peut-être le moment de se mouiller pour un livre…

Spéracurel, de Anna Dubosc est une vie qui se vit et qui s’écrit : des scènes où l’ordinaire bascule dans l’insolite, l’instant défie le temps, le commun confine au spéracurel.

Profitez-en pour découvrir les réjouissantes et raffinées jeunes éditions

RUE DES PROMENADES

Editions La Dragonne

Et Ambre nous écrit…

Sont-ce les auteurs qui plongent ou les lecteurs ?

Un autre auteur… à découvrir, je « me mouille », une plongée dont on ressort trempé et secoué mais avec le même plaisir qu’après une balade poétique sous des cieux pluvieux.

FAUX LIVRES…












 

Noté ces petits propos, mélange de mauvaise foi et de provocation, comme je les aime, dans N’espérez pas vous débarrasser des livres.

 

«  J’ai dit que je collectionnais seulement des livres ayant une relation avec des choses erronées et fausses. Cela prouve  que ces livres-là ne sont pas des témoins indiscutables. Pourtant, même si ils mentent, ils nous enseignent quelque chose sur le passé. »

 

Umberto Eco.

 

« Une grande partie de notre connaissance du passé qui le plus souvent nous est parvenu par les livres, est donc de à des crétins, des imbéciles ou des adversaires fanatisés. C’est un peu comme si toute trace du passé ayant disparu, nous n’avions pour le reconstituer que els œuvres  der ces fous littéraires, ces génies improbables sur le sort desquels André Blavier s’est longuement penché. »

 

Jean-Claude Carrière

 

Il s’entend que le gardien vous recommande la lecture de N’espérez pas vous débarrasser des livres, de Umberto Eco et Jean-Claude Carrière, éditions Grasset.

 

ÉCRIVAINS

 

« Je suis un écrivain et non pas le porte-parole de quelques millions de voyous. »

Jack Kérouac

 

Alors, eux, qui sont-ils ?…

 

N.B. L’usage de la loupe est autorisé.

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CLIC ET CLAQUE

 

 

Monsieur Kadok (1), photographe de son état s’était essayé en vain à tous les genres possibles. Après quelques natures mortes fânées, quelques nus un peu trop flous et des paysages marins assez vagues, il avait décidé de passer à la postérité en se faisant photographier, de pied, avec son appareil improbable. Quand à l’avenir, il verrait bien ce qu’il lui réservait.

Après sa mort, la veuve Kadok retrouva dans les affaires de feu son mari un petit carnet où ce dernier confessait avoir assassiné l’auteur (2) de la photo ci-dessus. Derrière la photo, Kadok avait signé et écrit : Autoportrait.

 

(1) -  Sans lien aucun avec la famille Kodak.

(2) – Un certain Justin Cordin Corday, sans rapport – lui non plus – avec la dénommée Charlotte.

VRAI DU FAUX

Les promenades fantasmagoriques qu’il accomplissait dans la nuit donnait à la ville des allures de décor

Photographies d’Abelardo Morell

REPRÉSENTATION, ILLUSION…

A force de « trop » peindre, il se se mettait presque à croire à son talent…

 

Louis Béroud (1852-1930)

ENIGME PHOTOGRAPHIQUE

 

« La photographie anonyme nous contraint à nous demander ce qui l’élève au-dessus du fortuit et du banal. [...] Voici l’occasion de tenter de déterminer la raison pour laquelle certaines images [...] nous émeuvent, nous fascinent et restent gravées dans nos mémoires, au même titre que certains tableaux ou morceaux de musique. »

William Boyd

 

Quelquefois le quotidien peut devenir extraordinaire et le fantastique déboucher au coin d’une rue. Alors l’observateur peut devenir le temoin d’un instant hors du temps.

Photo anonyme extraite du livre

 

Anonymes, images énigmatiques de photographes inconnues

 

de Robert Flynn Johnson