Je n'ai jamais eu de chagrin qu'une heure de « Bateau-livre » n'ait dissipé. Anonyme.
Il faut s’entraider, c’est la loi de la Nature. Jean de la Fontaine

« Il était un petit navire qui avait déjà navigué
Mais comme les grands
N’aiment pas les enfants
Et ne savent plus lire,
Alors ils l’ont coulé… »
Reçu hier cette lettre de Frédéric Ferney animateur du « Bateau–Livre » Sur France 5.
Je vous laisse juge de réagir et surtout de soutenir cette JUSTE cause....
N'hésitez pas à laisser vos commentaires et vos messages de soutien que nous ferons parvenir à Frédéric Ferney.
Une émission littéraire qui disparaît, contrairement au train, n'en cache pas forcément une autre.
Alors restons vigilants et continuons de soutenir ceux qui donnent envie de lire ailleurs que sur les autoroutes culturelles...
MERCI DE RELAYER L'INFORMATION et de laisser un message sur ce blog
Votre dévoué,
Eric Poindron
Paris, le 4 juin 2008
Monsieur le Président et cher Nicolas Sarkozy,
La direction de France-Télévisions vient de m’annoncer que « Le Bateau-Livre », l’émission littéraire que j’anime sur France 5 depuis février 1996, est supprimée de la grille de rentrée. Aucune explication ne m’a encore été donnée.
Si j’ose vous écrire, c’est que l’enjeu de cette décision dépasse mon cas personnel. C’est aussi par fidélité à la mémoire d’un ami commun : Jean-Michel Gaillard, qui a été pour moi jusqu’à sa mort un proche conseiller et qui a été aussi le vôtre.
Jean-Michel, qui a entre autres dirigé Antenne 2, était un homme courageux et lucide. Il pensait que le service public faisait fausse route en imitant les modèles de la télévision commerciale et en voulant rivaliser avec eux. Il aimait à citer cette prédiction : « Ils vendront jusqu’à la corde qui servira à les pendre » et s’amusait qu’elle soit si actuelle, étant de Karl Marx. Nous avions en tous cas la même conviction : si l’audience est un résultat, ce n’est pas un objectif. Pas le seul en tous cas, pas à n’importe quel prix. Pas plus que le succès d’un écrivain ne se limite au nombre de livres vendus, ni celui d’un chef d’état aux sondages qui lui sont favorables.
La culture qui, en France, forme un lien plus solide que la race ou la religion, est en crise. Le service public doit répondre à cette crise qui menace la démocratie. C’est pourquoi, moi qui n’ai pas voté pour vous, j’ai aimé votre discours radical sur la nécessaire redéfinition des missions du service public, lors de l’installation de la « Commission Copé ».
Avec Jean-Michel Gaillard, nous pensions qu’une émission littéraire ne doit pas être un numéro de cirque : il faut à la fois respecter les auteurs et plaire au public ; il faut informer et instruire, transmettre des plaisirs et des valeurs, sans exclure personne, notamment les plus jeunes. Je le pense toujours. Si la télévision s’adresse à tout le monde, pourquoi faudrait-il renoncer à cette exigence et abandonner les téléspectateurs les plus ardents parce qu’ils sont minoritaires? Mon ambition : faire découvrir de nouveaux auteurs en leur donnant la parole. Notre combat, car c’en est un : ne pas céder à la facilité du divertissement pur et du people. (Un écrivain ne se réduit pas à son personnage). Eviter la parodie et le style guignol qui prolifèrent. Donner l’envie de lire, car rien n’est plus utile à l’accomplissement de l’individu et du citoyen.
Certains m’accusent d’être trop élitaire. J’assume : « Elitaire pour tous ». Une valeur, ce n’est pas ce qui est ; c’est ce qui doit être. Cela signifie qu’on est prêt à se battre pour la défendre sans être sûr de gagner : seul le combat existe. La télévision publique est-elle encore le lieu de ce combat ? Y a-t-il encore une place pour la littérature à l’antenne ? Ou bien sommes-nous condamnés à ces émissions dites « culturelles » où le livre n’est qu’un prétexte et un alibi ? C’est la question qui est posée aujourd’hui et que je vous pose, Monsieur le Président.
Beaucoup de gens pensent que ce combat est désespéré. Peut-être. Ce n’est pas une raison pour ne pas le mener avec courage jusqu’au bout, à rebours de la mode du temps et sans céder à la dictature de l’audimat. Est-ce encore possible sur France-Télévisions ?
En espérant que j’aurai réussi à vous alerter sur une question qui encore une fois excède largement celle de mon avenir personnel, et en sachant que nous sommes à la veille de grands bouleversements, je vous prie de recevoir, Monsieur le Président, l’assurance de mon profond respect.
Frédéric Ferney
P.S. « Le Bateau-Livre » réunit environ 180 000 fidèles qui sont devant leur poste le dimanche matin à 8h45 ( ! ) sur France 5, sans compter les audiences du câble, de l’ADSL et de la TNT ( le jeudi soir) ni celles des rediffusions sur TV5. C’est aussi l’une des émissions les moins chères du PAF.

MERCI DE FAIRE PASSER L'INFORMATION ET DE LAISSER UN MESSAGE DE SOUTIEN...

Je fonce laisser un message immédiatement, je ne supporte de payer la redevance télé qu'en imaginant que je la dépose intégralement sur le compte bancaire de Ferney. C'est la seule émission que j'enregistre si je ne suis pas devant.
Je suis en deuil.
Par LOISDEMURPHY

Je voulais juste apporter mon petit soutien à la meilleure émission littéraire qu'il m'ait été donné de découvrir depuis des années..
Il est déplorable que le Bateau Livre disparaisse d'une chaîne publique et culturelle comme France 5. Il est en effet rarissime à la télévision qu'un présentateur sache, autant que Frédéric Ferney, approfondiret laisser approfondir la pensée d'un auteur.
Clarinesse, L'OEIL DU VENT

Bonjour,
Veuillez considérer qu’en tant qu’éditeur (TINTA BLAVA) et auteur (LES TROTTOIRS DE BARCELONE), j’estime qu’il est bien malvenu de torpiller le Bateau-LIVRE.
À vos côtés,
Llibert Tarragó

Quel dommage cette décision... Juliette, Attachée de presse, écrivain.

Et pour "Vol de nuit", ça se présente comment ?... PPDA gardera-t-il le manche ?..., JPS, scénariste

Et nous voici encore une fois partis derrière le cercueil d'une émission rare qui s'en va. Non point morte de vieillesse et de l'usure des jours mais d'arbitraires décisions aveugles à la beauté des mots et sourdes à leur déclamation. Faut-il pleurer ces moments de bonheur voués à celui du plus petit nombre? Non, la majorité n'a pas toujours raison et s'il le faut nous le démontrerons car nos cartouches (d'encre !) sont pleines et sur le bateau de l'obstination bataille nous livrerons.
Par : CATEL

Assurément, une émission littéraire qui disparaît n'en cache pas une autre.
Les (ir)responsables de cet effacement progressif, déjà fort avancé, du livre heureux dans tous ses états, au profit de tas de livres creux, seraient bien inspirés de brûler leurs œillères économiques pour embarquer plus souvent sur ce bateau de papier qui délivre.
Monsieur Ferney, à vos côtés pour défendre cette conception fondamentale qu'une valeur n'est pas ce qui est, mais ce qui doit être; n'en déplaise aux avaleurs d'âmes qui se pavanent.
Par : Katch, KATCHDABRATCH

Cher Frédéric Ferney,
J’étais en train de vous dédicacer un exemplaire de mon prochain roman à paraître à La rentrée lorsque Eric Poindron m’a appelée et appris la disparition du Bateau Livre.
J’en suis abasourdie, révoltée. Je ressens aussi une forme de tristesse. La lettre que vous avez écrite à ce qu’il convient, mais c’est encore parfaitement surréaliste, d’appeler notre président est dénuée de colère, elle pose les choses, elle porte un regard large sur le cours actuel d’une société, la nôtre, et elle alerte quant au démantèlement insidieux de notre « culture ». Je vous admire pour ce ton pondéré que vous avez su adopter, dans la mesure où des tas d’autres choses que l’objectivité rentrent nécessairement en ligne de compte, lorsque l’on s’est dévoué des années durant à une passion, et que l’on vous retire manu militari la possibilité de continuer. C’est aussi d’outrage qu’il s’agit.
Lorsque vous m’avez invitée au Bateau Livre, après avoir une fois déjà offert à mon « Roi d’Afghanistan » le beau cadeau d’une place dans votre émission, j’ai découvert sous vos traits un homme passionné pour qui le livre était une valeur. J’ai été très sensible à cela chez vous, à votre façon de présenter les ouvrages, à votre talent : poser les justes questions à des auteurs qui, de votre fait, se trouvaient en situation de pouvoir dire sur leur texte, sur leur démarche, ce qu’ils pensaient vraiment, au fond (et dieu sait si l’auteur peut être pataud dans cet exercice). Vous savez toucher à l’essentiel d’un texte, placer l’écrivain en position de s’exprimer, parce que votre écoute (orale, écrite) est immense.
Rareté que tout cela. Ma colère en apprenant cette nouvelle est proportionnelle à mon admiration à votre égard.
Qu’ajouter sinon que je veux croire en un revirement, en un acte de pression collective qui ferait revenir les auteurs de ce diktat sur leur décision.
Je vous souhaite beaucoup de courage, et vous assure de mon soutien le plus entier
Très sincèrement,
Ingrid Thobois, écrivain.

Pas assez commerciale sans doute. C'est la loi de stopper ce qui ne rapporte pas assez. La finesse, l'intelligence, la sensibilité, ce ne sont pas des valeurs qui "portent".
Si encore on pouvait dire Une de perdue dix de retrouvées, mais non, c'est Peau de chagrin au programme... Une émission littéraire qui meurt, c'est combien de livres, de voix que nous n'entendront pas ?
Par : POSUTO

Mon cher Eric.
Je lis la lettre de Frédéric Ferney à Nicolas Sarkozy. Je partage sa tristesse et son incrédulité. Comment croire que le livre, déjà écrabouillé sous les débats politiques, économiques, footballistisques ou chansonniers, se voie privé d'un des seuls lieux où il avait le droit de nous faire entendre ses beaux murmures?
Le bateau-livre était ( est ? ) une belle et noble émission. L'une des derinères. Rabelais, Barbey d'Aurevilly et Henri Michaux sont furieux.
Dis mon amitié à Frédéric Ferney
Gilles Lapouge, écrivain & journalise.

qui s'y
- mortes couilles -
qu'on embrouille
qu'on écrabouille
pour la litt et les doigts dressés.
Didier, professeur de lettres et poète.
J'ai relayé le message... pour le bateau-livre.

Le Bateau Livre et l'équipe de Frédéric Ferney ont été jusqu'à ce jour une véritable bouffée d'oxygène à la télévision, où il ne subsiste aucune émission littéraire en dehors des heures nocturnes, heures à laquelle l'audimat qui rapporte à la publicité dort béatement sur son inculture.
Cette émission animée avec talent et passion ajoutait, grâce à la complicité de Frédéric Ferney avec les auteurs à qui il donnait une visibilité et une reconnaissance bienvenue, du rêve à la prose. Je regrette, non, je suis révoltée, que toute cette élégance de la plume et de la parole doivent disparaitre au profit d'émissions neutres.
Je ne suis pas d'accord. Je réclame ma dose de rêve et la possibilité pour chacun de remplir son panier de voyages littéraires.
Ne coulez pas le Bateau Livre.
Lucie Piriou, ACQUATOFANA

Ferney laisse parler les auteurs. Il offre le temps d’une vraie réponse. Le temps de dire la besogne. Inestimable cadeau pour qui ne souhaite pas résumer l’ouvrage de plusieurs années en une tirade préfabriquée de spots à slogans.
Le rythme est doux comme un clapotis le long de la péniche mais c’est un calme d’apparence où pétillent les consciences. Elles prennent le temps de la réflexion, d’un déroulement, d’arguments. Et nous respirons cette liberté avec eux, à l’abri des interminables questions-affirmations, pavane d’animateurs. Des paroles coupées, quête du maigre pouvoir, décrocher le crachoir au mépris de l’interlocuteur…
Je relis ce texte et suis tenté d’utiliser le passé.
Ici, on ose à peine évoquer le mot « morale », de peur de partir d’un rire sale.
La nef des fous vient d’éperonner la nef de Thélème.
JC BARILLON

Une émission littéraire de très grande qualité que je suivais assidûment, bloc-note et crayon en main pour y noter nombres d'idées de livres à lire ! C'est vraiment décevant de la faire couler...
Marie, LES LECTURES DE MARIE

La présence de Frédéric Ferney-Voltaire est indispensable à l'équilibre mental en ces temps cupides ! Imaginons que PPDA viré du JT le soit aussi de Vol de Nuit et que son pote François Busnel déserte Direct 8, alors franchement là, il faudrait songer à ÉMIGRER. Vive FF et la République (des lettres).
Par : J.P.Rousseau, WODKA

Il faut bien sûr faire passer l’info ; et je pense que l’idée d’investir le web
pour parler des livres par l’image n’est pas mauvaise.
Pitou, VOYAGE AU BOUT DE LA LETTRE

Quel dommage de voir notre paysage télévisuel s'appauvrir encore un peu plus avec la disparition de cette émission ! Ferney ne se met pas en avant, contrairement à certains animateurs, il laisse la parole aux auteurs, il respecte ses invités et ses collaborateurs et l'ambiance était toujours très détendue. Pourquoi laisser couler ce Bateau-Livre ? Il mérite amplement de continuer à vivre et à nous faire découvrir des romans !
Joël, BIBLIO DU DOLMEN

"La vieillesse est un naufrage"... la Culture en France est en naufrage... Il y aurait beaucoup à dire sur les responsables de cette décadence. Pensez que l'immense majorité de nos concitoyens ne vibre qu'aux sons et images de la "Star Academy" et ne lit que la presse "pipole"... J'ai bien peur que notre Président n'ait pas de bibliothèque... Ce n'est pourtant pas une question de taille : Napoléon était bibliophile. Je regrette aussi que les grandes maisons d'édition n'aient jamais investi, à l'instar des grands prix littéraires, les émissions littéraires de la TV... sous l'hypocrite prétexte de l'indépendance.
Par : Jean-Paul Fontaine, médecin, historien du livre & bibliophile.

Oh non ! Mais ce n'est pas possible ! Pourquoi une émission qui est de qualité, intéressante, abordable est-elle supprimée ? C'était mon rendez-vous du dimanche. Et quand je ne peux pas la regarder, je le fais sur internet. Je ne veux pas qu'on supprime Le bateau livre ! Ayez un peu de bon sens chez France télévision et revenez sur votre décision !
Belle Sahi, DES LIVRES ET DES CHAMPS

1. Monsieur le Président,
Ainsi, avec cette perversité douceâtre, cette méthode redoutablement efficace du “silence on tue”, une excellente émission littéraire a donc disparu du PAF. Vous me direz, certes, que ce n’est pas là une de vos préoccupations majeures pour les quatre années qui restent, et qui, dois-je vous l’avouer, me semblent une perpétuité. Vous me direz que le monde va mal et que faire tant de ramdam pour une simple émission est à la limite de l’obscène. Certes, mais outre que si le monde va si mal, c’est à vos chers amis capitalistes sauvages et spéculateurs qu’on le doit, mais il s’agit d’un symbole. S’en prendre à une émission au demeurant discrète et peu coûteuse au motif “qu’on y parle trop de livres” a quelque chose de si dérisoire, de si stupide et en même temps de si calculé et prévisible qu’on en reste pantois. C’est un coup bas, Monsieur le Président, un sale petit coup bas, une sorte de règlement de compte à bon marché. Vous tenez absolument, jusqu’en 2012, à déraciner tout ce que ce pays compte encore de culturel et d’intelligent. La réduction drastique des crédits de la Culture en est la preuve palpable. Mais il est vrai, Monsieur le Président, que vous avez choisi de revêtir les habits de la gloire en vous servant du pavois de la médiocrité. Vous ne faites qu’obéir servilement aux injonctions mondialisantes et folles de Bruxelles. Vous n’êtes plus au fond, que le pantin désarticulé se débattant dans l’océan des banques. Vous incarnez, en fait, la capitulation en rase campagne,, quelque chose de munichois, n’ayons pas peur des mots, quelque chose qui refait surface, une sorte de docilité commode, qui eût, songez-y, révolté celui par qui vous êtes où vous êtes, De Gaulle. La culture est un patrimoine, un bien public, inaliénable. Et il n’y a pas de petite ou de grande culture, il y a ce long murmure humain de la culture qui court depuis l’aube des temps qui fait que nous ne sommes pas des esclaves, mais des hommes libres et dont quelqu’un disait qu’après le pain, c’était un besoin indispensable à l’homme. En cautionnant, je n’ose penser en effet que ce mauvais coup vient de vous, en cautionnant, donc, la suppression de cette émission,vous symbolisez la sauvagerie âpre au gain de ce monde dont vous cessez, hypocritement, vous et vos sbires, de nous seriner qu’il va mal. Monsieur le Président, cette lettre est longue et je vais conclure: supprimer “Le bateau-livre”, c’est un crachat à l’intention du plus grand nombre.
Veuillez accepter ,Monsieur le Président, l’expression de ma colère, respectueuse si vous voulez, mais inextinguible, en tous cas.
JP Goldschmidt.

Je ne peux qu’adhérer à cette lettre, et m’y associe pleinement : CLOPINE TROUILLEFOU

Nous devrions tous signer la lettre de JP Goldschmidt (avec son accord) et l'adresser directement au Président, à l'Elysée.
Jean-Paul Fontaine

Vu le nombre (et parfois la qualité) des émissions littéraires qui nous restent, cette décision tombe comme un couperet pour les amoureux du livre... je ne sais pas si une émission de ce type a les moyens de conquérir un public plus large et de redonner goût à la lecture à ceux qui ne sont pas déjà de fervents lecteurs, mais il est sûr qu'il est dommage de faire de la télé un lieu d'inculture laissant aux autres média la lourde tâche de promouvoir la littérature.
Lou, MYLOUBOOK

La curiosité, la découverte, la créativité font partie de la richesse d'un
pays... alors tous ensemble : que vive la lecture, l'art, le spectacle
vivant !!!
Marie-France Millerioux, Responsable des relations publiques, Le Manège de Reims Scène nationale, LE MANÈGE DE REIMS

Même si je trouve que le courrier adressé par Monsieur Ferney à Nicolas Sarkozy est bien trop policé, cela ne m'empêche pas de me joindre à tous ceux qui protestent contre cette suppression. (...) Je trouve que nous devrions faire de la disparition du bateau livre un exemple. Un fer de lance dans le flanc de Sarko. C'est lui, le sbire des Bouyghes et consort, qui se vautre dans la démagogie et le populisme, n'a aucune grandeur, aucune ambition pour son électorat et le gave, avec la bénédiction des actionnaires, d'une télévision toujours plus médiocre. La disparition du bateau liVre n'en est qu'un ènième exemple. Comme ses déclarations méprisantes sur les chefs d'oeuvre de la littérature française (la Princesse de Clèves) comme sa haine du corps enseignant, comme son démantelement de tout service public de qualité...Vous voyez, cher Eric, je peux aussi être suffisamment indignée pour ne plus faire le zouave, et parler sérieusement !
Clopine Trouillefou, CLOPINERIES

C'est très, très, très triste de voir une excellente émission littéraire disparaitre !
C'est vraiment moche ! révoltant et en malheureusement pas étonnant !
C'est vraiment nul !!!!!!!
Par : mAlicE, LIVRES DE MALICE

Phiilppe Sollers, (que je n'ai jamais lu et dont je ne sais rien) a dit un jour :
"Si je suis un tyran, j'organise le fait que les gens ne lisent plus."
Sera-ce comme durant les guerres ? Le capitalisme fanatisé commençant à s'effondrer de partout se retire des territoires qu'on lui reprend en se vengeant au passage sur des innocents dans sa fuite de vaincu... ?
La télé est devenue une panneau publicitaire. D'où mon intérêt d'ôter l'antenne qui défigure mon toit.
Par : Joruri, GRESILS

Il est vrai que dans ce monde-ci, l'homme ou la femme qui lit perd son temps au lieu de "retrousser les manches" comme l'y invite un récent discours plaçant les bibliothèques au rang des choses mortes.
Il existait au tout début des années 80 une belle campagne de communication sous le slogan "Un livre et tu vis plus fort".
Autre temps, autres moeurs.
Une émission littéraire qui disparaît n'en cache sans doute pas une autre. Mais le discours faisant (certains vont même jusqu'à parler de "hold up" sémantique), des mots viendront encore cacher les maux.
Comment ne pas penser à René Char pour conclure avec lui: "A chaque effondrement des preuves, le poète répond par une salve d'avenir".
Bien fraternellement,
Jean-Paul Machetel, écrivain & talleyrandien.

Lisant votre article concernant la suppression du "bateau livre", je souhaitais moi aussi témoigner en faveur de cette émission. Je vous envoie donc mon message dans ce sens dont vous pouvez , si vous le souhaitez, publier tout ou partie, en soutien..
Le Bateau Livre est une émission très intéressante, qui permet la discussion avec des interlocuteurs de la culture variés, dans un cadre intellectuellement stimulant. L'émission est riche de séquences, rythmée, bien menée. On adhère ou non au choix des auteurs, parfois plus que d'autres, mais l'émission donne une vision vraiment intéressante, différente, de la littérature. Sobrement menée, non politisée (à ma connaissance), il est évident qu'elle mériterait de garder sa place dans les programmes d'une télévision publique de qualité ; elle peut même peut-être attirer un public plus large.
Son éventuelle disparition des programmes témoigne peut-être (outre du manque d'inspiration de ceux qui prendraient une telle décision) d'une insuffisante solidarité des acteurs de la chaîne du livre et des médias. Les journaux littéraires devraient davantage parler des émissions qui marchent, notamment dans la presse généraliste. Une dynamique devrait se renforcer ou être créée, au vu de l'attaque financière sur la diversité culturelle. Les médias écrits devraient faire un maximum d'écho aux quelques littéraires de la télé. Les libraires, la radio, aussi, ont probablement une mission de service public. Il me semble... Sans être spécialiste de l'économie du livre, je lis assez d'articles littéraires pour n'y voir pas souvent mentionnées les bonnes émissions culturelles, chacun semblant défendre sa branche et créant peu de passerelles, en tous cas visibles du grand public… alors que les différentes professions en jeu –libraires, médias, journaux, éditeurs, artistes- ont des intérêts communs à une bonne santé de la lecture en France. Je pose donc la question de savoir s'il faudrait renforcer les synergies et les complémentarités dans la culture, pour palier à la concentration économique.
Car cette concentration économique tend vers des médias de plus en plus simplistes, qui seront toujours, et par définition, plus rentables, puisque c'est leur seul objectif (malheureusement pour eux).
Il existe aussi des objectifs de service public, et la télévision publique est normalement là pour cela. Et la culture est une belle mission, puisqu'elle touche le coeur et le citoyen...
Je pense donc que le Bateau Livre remplissait une évidente mission de service public et ne devrait pas être supprimé.
Merci à Frédéric Ferney pour son travail sur la culture du livre, pour ses émissions agréables et intéressantes que j'ai vraiment appréciées.
Claire, L'ART DE L'UNIQUE

C'était la seule émission télé que je regardais.
Ma télé part à la poubelle....
Arthémisia (enseignante en Arts Plastiques), CORPS ET ÂME

C'est aujourd'hui, en pleine tempête du livre, quand nos librairies débordent de médiocrités, quand des éditeurs coulent, parce qu'on lit de moins en moins, et de plus en plus mal, c'est aujourd'hui que les passeurs de littérature sont le plus nécessaires.
Par : Pascal J

Tous les combats sont bons à mener, alors on continue.
Quelques voix, hélas, dans le désert de la "bonne parole"
Faire le plus de bruit possible, mailler les informations, croiser et additionner les indignations car :
"Ce qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égards ni patience", d'après René Char
par F de l'O.

Il est scandaleux de supprimer votre émission qui donne une si belle place à la parole, à l’art et aux grandes découvertes de l’esprit.
Vous pouvez mettre mon nom sur la pétition. On a parlé ensemble de Nietzsche, un jour, au Bateau Livre, et j’ai toujours admiré votre courage de parler de ce que d’autres considèrent comme « difficile », et qui, en vérité, constitue le pain de l’esprit, ce dont nous avons tous besoin pour vivre.
Bien cordialement
Martina Wachendorff, éditrice, ACTES SUD

"Bateau Livre" disparaît et je suis infiniment triste.
Comme "des mots de minuit", c'est un moment de profonde joie parce qu'on sait qu'on va prendre le temps, s'installer comme chez soi, entre amis, certains aussi qu'on en sortira en sachant non pas plus, mais mieux ce qu'est l'écriture, ce qu'est le travail d'écriture.
"Bateau Livre" disparaît et je suis infiniment triste.
Comment aider la littérature ? et que faire pour soutenir VRAIMENT Frédéric Ferney
Par : Bouchon

"J'ai été un homme, donc un lutteur", assurait Goethe. Alors faisons de même et TOUS ENSEMBLE...
- Envoyons le message à tous nos amis, blogeurs, lecteurs, journalistes, critiques, professeurs, bibliothécaires, libraires, écrivains, éditeurs, homme libres...
- Lançons une pétition si il le faut... "IL FAUT SAUVER LE BATEAU LIVRE", par exemple.
- Relayons la lettre et le message sur tous les suports possibles. (Blog & autres médias)
- TOUTES LES - AUTRES - IDÉES SONT LES BIENVENUES... Merci de les déposer sur le blog.

On commence par / tuer sa mère / et on finit / voler la cathédrale de Chartres
Achille Chavée, poète (1906 - 1909)

Je suis de toutes rives avec vous! J'adore cette emission comme messe du dimanche : ma foi, ma loi, nom de Dieu satanasse, miséricorde plongez les amarres, y en a marre! Ils vont finir par nous faire tomber le ciel sur la tête si on ne relève pas le nez ! Amen !
Par : Sand, MAM SAND

Le bateau livre, l'émission la plus formidablement humaine que j'ai trouvé sur un écran de télévision à une période où plus rien ne m'intéressait... sur un écran de télévision.
De la chaleur, des connaissances, des échanges, des découvertes, des auteurs, des livres, le monde.
Je suis aussi en deuil.
Claire Ogie, A VISAGE DÉCOUVERT

Tenez bon, il faut se battre contre la bêtise humaine par tous les moyens. Bon courage
Par : Dubruel

Veuillez accepter, Madame, Monsieur, mes plus sincères condoléances.
Nous perdons là assurément un être cher et un confident. Cette décision d'interrompre Le Bateau Livre est non seulement triste mais aussi bien pitoyable. Pourquoi donc supprimer une émission déjà confinée à des horaires si peu confortables? Pour mettre quoi à la place? De la messe en latin? De la fesse en satin ?
Nous pensions que des gens comme monsieur Ferney n'étaient que des (ré)animateurs du livre et d'une certaine idée de la culture (cela dit sans péjoration), il semblerait qu'il faille maintenant entrer en résistance.
Courage, lisons !
Antoine Peuchmaurd, LA VIE PALPITANTE D'ANTOINE P.

Une émission littéraire qui réunit autant de gens un dimanche matin aussi tôt n'a-t-elle pas démontré sa nécessité ? Pour une fois qu'un animateur laisse aux livres et aux auteurs la place qu'ils méritent pourquoi nous l'enlever ? Ce n'est pas ce que j'attends du service public, "le bateau-livre" si.
Goelen, DE LIVRES EN LIVRES

Au secours !
Je coule !
Je me noie !
Et le bateau sombre avec moi !
Catherine, JE CRIE - J'ÉCRIS

Je regarde peu la télévision mais c'est une des rares émissions que j'apprécie vraiment beaucoup. Je ne peux donc que regretter vivement cette décision de la supprimer. Je regrette d'ailleurs de ne pas l'avoir regardé davantage !
Sylvie

"Le bateau-livre" était le dernière raison qui me restait d'allumer mon poste de télévision.
Je crains malheureusement que la belle lettre de Frédéric Ferney reste lettre morte quand on sait la considération que notre président porte envers la culture.
Je suis ulcéré par cette décision.
Par : Le Bibliomane, LE BIBLIOMANE

Triste, très triste.
Votre émission est (pour moi aussi) l'une des deux seules que j'enregistre lorsque je suis absent. Quel rare plaisir que de rencontrer par votre truchement des auteurs ,de découvrir la richesse de leur monde.
Claude Colson, professeur, auteur. Le site de l'auteur

Que dire, que faire ? Fermer sa télévision et ouvrir un livre ? Oui, bien sûr.
Mais c'est loin d'être suffisant.
Alors, fourmillons, termitons, essaimons ,et, une fois notre quantité réunie, peut-être arriverons-nous à faire revivre la qualité.
Courage, M. Ferney, nous sommes le vent qui pousse votre bateau.
Bruno Dehaye, historien & écrivain

Spectateur occasionnel du dimanche matin. C'est une perte de moment de curiosité et de décontraction... et cette disparition est vécue comme une chose de plus allant dans le mauvais sens.
Tristement dommage.
En espérant un retour autrement peut être ?
Par : Nimal

Effectivement, c'est une bonne émission littéraire même si je déplorais que depuis quelque temps, on y parlait de plus en plus d'auteurs convenus... Je rigole quand je lis qu'on a pu la traiter d'émission "élitaire"... C'est le genre d'argument faux-derche qui sent le démagogique à cent lieues et que l'on vous sert toujours dés que vous êtes trop bon. La télé, ça doit fabriquer des abrutis. N'est-ce pas évident? Tout ce qui dépasse doit être coupé.
Je trouve aussi que Frédéric Ferney est un animateur d'émission hors-pair. Ses collaborateurs aussi sont talentueux. Ce serait un drame qu'une télé de qualité se prive de tels talents.
Je demande, en joignant ma voix à celles des autres, qu'on maintienne cette émission. Sinon, il reste tout de même encore une solution, éteindre la télé le dimanche matin (et le reste du temps aussi bien) et à lire, loin du petit écran décerveleur.
Bruno Montpied, peintre, LE POIGNARD SUBTIL

une des meilleure émission littéraire, à regarder et à garder absolument!
par : Marie Phillip

Tant qu'il y aura des gens qui aimeront lire des vrais livres
Tant qu'il y aura des gens qui sauront parler de ces livres
Alors rien ne sera perdu
Et pourtant un jour, il faudra bien arrêter d'encenser le médiocre et d'en faire de l'intellect, quand c'est tout juste bon pour ne pas bronzer idiot à la plage ...
L'échec de la société d'aujourd'hui se reflète dans la suppression de cette émission littéraire, sans doute lui préfèrera t on quelque chose de plus "tout public" ... de plus "facile" ...
Cat C., LES PETITS MOTS DE CAT

Je refuse que l’on nous enlève le « Bateau-livre » !
Je refuse que l’un des seuls et rares espaces télévisuels dédié à la culture et aux livres me soit supprimé !
Je refuse que l’on élimine ma bouffée d’oxygène, indispensable au milieu de cette « télé-réalité-poubelle » nauséabonde.
Je refuse d’être contrainte à ne subir qu’une culture qui prône les reality-shows et les people, comme j’ai refusé de continuer à vendre les livres-poubelle qui poussaient dans ma librairie malgré moi…
Je refuse, parce que je fais partie d’une minorité amoureuse des livres, que l’on supprime cet espace dédié aux livres au nom du sacro-saint audimat.
Je réclame le droit à la culture, tout simplement, la culture qui est un bien public car c’est NOTRE patrimoine !
Je réclame le droit d’avoir le choix de mes passions.
Je réclame le droit d’avoir le choix du choix des émissions que je regarde.
Je réclame le droit d’être informée sur mes lectures, car comme j’ai le droit de respirer, j’ai le même droit de lire.
Je réclame mon espace de liberté.
Je réclame le droit de vie aux livres !
C’est ça aussi la démocratie !
Un pays, qui n’ouvre plus ses portes aux mots en en supprimant le meilleur moyen d’expression qui est le livre, est un pays proche de la censure…Un pays qui néglige sa culture n’engendrera que des esprits malsains. Un pays sans culture est un pays sans âme et sans plus de valeurs et où toute imagination est tuée dans l’œuf.
Je réclame le droit que chaque citoyen de ce pays ait accès à la culture.
Nous devons nous mobiliser pour que le dernier espace de liberté que nous offre Frédéric Ferney avec son « Bateau-livre » ne soit pas supprimé…car si nous n’entendons plus le murmure de ses mots, nous ferons crier les nôtres pour que l’on nous entende là où l’on prône l’inculture…
Le bateau-livre ne doit pas couler : il porte bien trop de livres dans son ventre, et les livres sont des biens trop précieux pour les jeter à la mer !
Nicole Z., NICKYZA

Pourquoi s'acharne-t-on sur les perles rares et absolument nécessaires de la télé publiques ?
Veut-on nous empêcher de penser ? Une émission excellente qui doit être maintenue.
Martine Tordeux, enseignante

Je relaierai fidèlement l'information.
Lire c'est la liberté et les dictatures ont toutes en commun un bûcher de mots et de feuillets ; celui qui se consumme actuellement silencieusement et sans flammes dans notre pays me fait froid dans le dos...
Caro Carito, LES HEURES DE COTON

Quand on vit à l´etranger, et que l´on regardait semaine après semaine la video de cette formidable émission sur nos ordinateurs, ce bateau c´etait une bouffée de la France, son charme, sa classe et son intelligence que Frederic Ferney exportait tous azimuts. A l´heure d´Internet, c´est fou le nombre de ports où le Bateau-livre va sombrer !!
Claudie Dufour ( Espagne).

Croyez, cher Frédéric Ferney, que je suis prêt à lutter pour que le Bateau-Livre subsiste et avec lui, un des un des rares espaces encorelaissés à la littérature. Où va cette société qui abandonne peu à peu sa vie intérieure ?
Bien amicalement à vous.
Michel Chaillou, écrivain

Avec le Bateau livre disparaitrait l'une des rares émissions littéraires de la télévision, pour ne pas dire la seule. Je reste au conditionnel, car je veux croire qu'il est encore possible de la sauver; ne pas se résoudre à la sentence. Il s'agit pas d'un enterrement mais d'un cri et d'un geste pour garder cette émission.
Emission littéraire, soulignons le mot, manière de proclamer haut et fort une différence ou une spécificité qui fait justement son originalité, et l'attachement que nous avons pour un lieu qui parle vraiment et bien de littérature. Car s'il existe encore des émissions sur les "livres", on cherchera en vain, hors du Bateau livre, une émission où les écrivains se sentent lus (ce qui devrait être la moindre des choses), et où en général, on accorde aux "belles lettres", à l'écriture, une place qu'elle n'ont plus à la télévision.
Assez de nivellement pas le bas, il y a déjà suffisamment de manière de s'abrutir à la télévision pour qu'il ne soit pas nécessaire de nous enlever un lieu intelligent, ou qui nous donne envie de l'être un peu plus. Elitisme ? Un grand mot lancé à l'occasion, sûrement abusif, mais pour dire quoi ? Qu'on a le droit ou le devoir de parler de littérature du XVIème siècle à la télévision si l'occasion s'en présente, de Jules Verne ou de Mallarmé, d'Yves Bonnefoy, ou de Borges ?
Le droit à la culture serait-il devenu élitiste ? Il est temps de se réveiller !
Tout mon soutien à Frédérique Ferney, et à son émission qui ne doit pas disparaître,
bien amicalement,
David Collin, écrivain, et producteur radio, LE SITE DE LA'UTEUR, LA RADIO SUISSE ESPACE 2

Je suis comme toi...contrariée par la suppression du bateau-livre... encore une émission littéraire à la mer... Le phénomène n'est pas nouveau, mais là...il ne va plus rester aucun espace pour parler de livres, de littérature tout simplement et ça, c'est grave !
Faisant partie d'une minorité, nous n'avons jamais pu faire entendre notre voix, MAIS là, je pense qu'il faut aller plus loin: je pense qu'il faut AU MOINS lancer une pétition... écrire une lettre à notre président (enfin s'il sait encore lire...) signée de la profession (éditeurs, libraires, journalistes...etc) et des amoureux de la littérature !
Bref, nous faire entendre pour sauver le bateau-livre et les quelques autres qui flottent encore...
Nicole Z.

Je ne suis pas douée... Alertée par LE BIBLIOMANE sur notre forum PARFUM DE LIVRES, j'ai voulu me joindre à votre initiative de soutien à Frédéric Ferney et à son émission...Je n'ai pas trouvé la voie...J'en suis désolée...
Voici ce que je voulais écrire:
Elitaire Frédéric Ferney et son Bateau Livre?... Je n'avais pas remarqué...J'avais juste constaté que c'était la seule émission littéraire simple et de qualité...et que je la trouvais toujours, hélas, trop courte... Ses chroniqueurs et ses invités m'ont guidée plus d'une fois sur le chemin d'excellentes lectures...Merci à eux...à Frédéric Ferney et à son Bateau Libre aussi...où les chroniqueurs n'étaient pas tenus d'encenser Musso...
Je veux mon Bateau Livre!
Coline, PARFUM DE LIVRES

J'habite Vannes en Bretagne: mercredi dernier j'ai appris comme tous les autres vannetais de la fermeture d'une des seules librairies du centre-ville qui offrait convivialité et conseils avisés: le personnel a été prévenu du jour au lendemain,congédié...
A cette brutalité, fait écho pour moi l'annonce ce vendredi matin de la disparition annoncée du "Bateau livre" ! Je suis très triste et à la fois révoltée! les émissions télévisuelles les plus dignes d'intérêt vont elles peu à peu disparaître ? Face au monde actuel me vient souvent la tentation de me retirer de toute cette fureur, "cultiver son jardin" à la manière de Voltaire... pourtant cette émission était un peu de baume au coeur , une pause pour mieux réfléchir,même si je préférais l'ancienne version...
Sans vous , monsieur Ferney, et votre émission " le monde serait beaucoup moins intéressant..." bien à vous...
Dominique Mari

Amateurs de livres et de spectacles culturels, le forum GRAIN DE SEL deplore la rareté et encore plus la suppression des émissions culturelles de qualité.
D'accord pour toute suite offensive à donner à ces inadmissibles suppressions.
Rotko. GRAIN DE SEL CULTURE FORUM

Même si je doute de son efficacité, je ne peux que me joindre au concert de protestations et à l'élan de soutien au Bateau Livre de Frédéric Ferney.
Mais, franchement peut-on prétendre s'étonner aujourd'hui de la disparition d'une émission culturelle de qualité, (sans être élitiste ce qui n'est pas une mince affaire), qui écoute et laisse parler les auteurs et qui exerce sa curiosité au-delà des chemins balisés par le marketing et la promotion ?
Tout ce que je peux souhaiter à Frédéric Ferney, c'est de pouvoir amarrer son Bateau Livre au plus vite dans un port plus accueillant que la télévision, Internet par exemple...
Par INCOLDBLOG
((/nng_images.php?img=/atelier-ecriture-eric-poindron/files/a/t/e/atelier-ecriture-eric-poindron/images/lines.jpg)
Je considère que les émissions littéraires sont indispensables dans un pays démocratique...le droit à la culture, et à toutes les émissions favorisant le goût de la lecture, la promotion de la lecture doivent être protégées...Il y va de notre liberté... , et de notre culture...
Ne supprimez pas des émissions de choix...
Je vous offre tout mon soutien et je suis prête à signer toutes pétitions dans ce sens....
Bigornette, LE BIGORNEAU

Cher Éric,
Comme il est important que tu sois sur le pont à guetter les ignominies : après Arrêt sur image… Le bateau-livre !
Comment résister au divertissement consumériste de la culture, le fossoyeur de la pensée et de l"art, dont la littérature, bien sûr.
Est-le l'avènement du Père UBU et son décervelage ?
Amicalement
Marie S., professeur & chercheur
NB. J'ai déjà fait circuler ce manifeste hier sur mes réseaux.

L'esprit de ce temps est décidément bien pathétique. Merci à monsieur Ferney pour ses émission passées... et à venir !
Arnaud Guéguen, CARNET DU SOUS SOL JIMDO

J'ai transmis ton mail de soutien à mes amis susceptibles d'être intéressés et je t'envoie ma contribution :
Les espaces de respiration se font de plus en plus rares, les fenêtres se ferment une à une... Le Bateau Livre avait la grâce de transformer nos téléviseurs sombres et distants en de vastes étendues où plonger nos esprits gaillards sans ménagement. Au lendemain de cette triste nouvelle, mon téléviseur est redevenu ce triste amas de câbles morts. Mais ne nous laissons pas abattre !
Si nous ne voulons pas nous faire enfermer vivants dans une vie médiocre et aliénante, il est temps de se rencontrer, de créer ensemble, de vivre le plus puissamment possible. Profitons de ces attaques contre la culture pour nous renouveler, pour contourner les chemin battus, ou mieux, pour créer de nouvelles voies plus riches encore. Ne nous laissons pas abattre, ne courbons pas l'échine, ne regardons plus en arrière; mais surtout, n'oublions pas notre colère et gardons les yeux fixés sur l'horizon !
Sébastien Claeys, édudiant en édition, revuiste.

A l’heure actuelle, l’insulte la plus fréquente en France est le mot culture. Une des plus belles façons de s’ouvrir au monde est d’apprendre. A une époque ancienne, détenir un téléviseur, c’était avoir accès à une richesse phénoménale qui sortait la ménagère de derrière ses fourneaux et l’ouvrier de derrière son établi pour schématiser et leur permettaient de s’instruire.
Depuis la télévision est devenue un vaste écran de publicités qui se télescopent les unes aux autres, voire s’annulent les unes les autres. D’un côté, on vous offre de manger de bons gros gras sandwichs américains, de l’autre on vous pousse à ingurgiter un nombre élevé de fruits et de légumes. D’un côté, on vous incite à aller marcher et courir pour garder la forme olympique, de l’autre, on vous encourage à acheter des consoles de jeux vidéos pour stagner des heures avachi sur votre canapé.
Depuis la télévision est devenue une vaste fumisterie qui rend le téléspectateur le plus décérébré possible. Et allons-y qu’on lui sert des émissions plus cucul-la-praline les unes que les autres. Et le quidam lambda de s’extasier de la facilité qui existe à devenir millionnaire en un bon gros coup de poing sur un champignon alors qu’il est si difficile de se lever tous les matins pour aller exercer un travail que l’on exècre et qui ne rapporte pas grand chose. Quand on en a un.
Or, parmi toutes ces conneries le plus souvent calquées sur des émissions existant déjà dans des pays voisins, se trouvent quelques émissions littéraires de qualité. Le Bateau-Livre est l’une d’entre elles. Le Bateau-Livre était l’une d’entre elle car bientôt, elle n’existera plus. Est-ce que dans ce pays qui a régné en maître sur la culture mondiale pendant plusieurs siècles, se lèvera au moins une personne pour s’insurger d’une telle ineptie ? On veut des livres, bordel ! Et on veut des personnes qui nous en parlent avec passion !
Cali Rise, IMPUDIQUE MAGAZINE, à découvrir aussi sur MY SPACE
Vous trouverez aussi l'article sur le site IMPUDIQUE MAGAZINE, créations et informations

Cher Frédéric,
Je serai passé à votre émission comme un ouvrier de la sixième heure, c'est le sentiment que me donne cette nouvelle de cessation de «Bateau Livre». La question me paraît incongrue, sinon naïve, mais que va devenir la France sans émission littéraire télévisée digne de ce nom ? Dans votre lettre au Président, vous avez dit ce qu'il fallait dire. Un livre se défend comme vous l'avez défendu. Permettez-moi de proférer encore une naïveté : votre émission sera maintenue. En tout cas, elle l'est dans mon cœur. Bien à vous,
Nimrod, écrivain & poète

Le bateau-livre est à mes yeux la dernière émission entièrement, passionnément dévouée aux livres et à leurs auteurs...La seule que je regardais avec un plaisir jamais démenti, la seule qui pouvait un peu élever l'esprit...face à une flopée d'émissions aliénantes, bêtifiantes, voire grotesques...Si ce bateau-là coule, c'est tout un pan de culture, de passion des mots, d'ouverture d'esprit, de connaissances, d'échanges, de vie, qui sombre corps et bien ! Un jour, peut-être, dans un avenir lointain, quelqu'un (un historien ? s'il s'en trouve encore !) découvrira fortuitement qu'à une époque fort reculée, il existait des émissions consacrés aux livres... Effrayant !
J'espère de tout cœur que nos "hautes" autorités politiques et télévisuelles vont apporter un peu de raison dans cette absurdité et permettre que cette émission soit encore sur notre "fabuleux" petit écran à la rentrée...
Bon courage à tous les passionnés du livre !
Valbev, PASSION DES LIVRES

Il était doux de penser que cette émission existait... Ce lieu respectait les livres et les auteurs avec un ton toujours juste.
Par : Antigone, ANTIGONE

Il faut sauver Frédéric Ferney
Le bateau-livre ne doit pas sombrer.
Dans les grands fonds de nos écrans
Ne laissons pas se noyer la littérature.
Pierrette Fleutiaux, écrivain

NE PAS COUPER l' "L" A LIVRE S
MERCI POUR TOUT
Philipp Currier

C'est trop du pas juste !
Moi qui avais une émission qui me donnait envie de payer une redevance......
Du grand n'importe quoi.
Queenie, PARFUM DE LIVRES NICE BOARD

J'aime cette émission qui me fait me lever le dimanche matin.
Une conversation entre quelqu'un qui a vraiment lu un livre avec quelqu'un qui l'a vraiment écrit, contrairement à pas mal d'émissions peoplittéraires.
Gardez - la, regardez - la !
Corinne Vandewalle

Le bateau ne se révelle que dans la tempête à cet instant il est moi même
Remi

Cette suppression scandaleuse, n'est évidemment pas une surprise dans une pèriode où le populisme et la peopolisation sont de mises... Culture et reflexion ne sont pas rentables et en plus nuisibles pour les pseudos élites qui nous gouvernent.
Je vous soutiens de tout coeur.
Yvan Etiembre, REGARD ÉLOIGNÉ
Il y a beaucoup de mains pour transformer le monde mais peu de regards pour le contempler. Julien Gracq

J' apprends ce matin sur France Inter que le "bateau livre" est supprimé de la grille de France 5 à la rentrée !
Je ne peux m' empêcher d' étouffer ma colère et de clamer mon indignation: voilà la seule émission littéraire que je regardais avec ma fille collégienne, une émission qui avait l' avantage de nous réunir et de partager ensemble le goût pour la culture.
Ma fille a découvert des chroniqueurs comme Christophe Ono-dit Biot ou encore Frédéric Bonnaud , et leur passion de transmettre leur goût pour certains livres, fut contagieuse....J' étais heureuse de voir que comme moi du temps de Pivot, ma fille se délecter à écouter parler littérature car comme chacun sait pour découvrir, apprécier un ouvrage, un auteur , il faut en parler , échanger....
Mais quelle télévision veulent -ils nous laisser? quelle espace pour ceux qui veulent avoir encore la liberté de construire une pensée ?
Et surtout quelle jeunesse veulent-ils : vide de toute pensée, enclin à consommer uniquement? Mais lire un livre ne pourrait-il être considéré comme un acte de consommation (même si parler ainsi de la lecture me fait horreur ....)?
Qu' allons nous devenir dans cette société qui fait table rase de la culture et surtout qui empêche sa diffusion par le seul moyen qui peut atteindre tout le monde, à savoir la télévision ?
Hélène LE GOAS

J'aime son sourire de loup tentateur, il est si invitant, si persuasif....on ne peut que lui répondre en ouvrant les pages du livre qu'il nous montre.
Amitiés
Juliette, LE MONDE DE JULIETTE

Merci Monsieur Ferney
Je suis à vos côtés pour sauver le Bateau Livre.
En lisant le livre de Patrick Wald Lasowski, le Grand Dérèglement j'ai noté sur mon Moleskine cette phrase :
"Elle affirme cette merveille qu'est la raison, cette source d'étonnement qu'est le corps." P.W LAsowski
Notre société en est bien loin !
Cordialement
Anne B

Le bateau livre a Ferney ses portes.
Je me souviens de l’inondation de Boulogne Billancourt en mille neuf cent dix. Je me la rappelle d’autant mieux que je n’étais pas née à cette époque ni n’ai jamais mis les pieds sur un seul des bords de la Seine. La lecture permet de revendiquer tant de mémoires, de convoquer autant de voyages, de cousinades, de brasser dans l’effervescence de tellement de héros aux personnalités typées ou d’hommes et de femmes blessés dans un retrait, que je comprends quand les personnes qui ne lisent pas s’éprouvent seules après leurs journées de servitudes contre un toit, un bout de pain, un amour pâle et une connexion à Internet. Une vie, souvent la leur, ne suffit pas. Cette grande crue est centennale, pourtant aujourd’hui je marche sur le quai du Pont du Jour. Plus rien ne subsiste du souvenir que j’avais de l’endroit, évoqué par une ancienne lecture, un film de Faurez ou une vieille carte postale je ne sais plus mais qu’importe. Une boucaille comme en Irlande échoue à mouiller ses pontons, rapidement séchés par un disque falot derrière une étoupe de nuages. Sur un banc mal serti entre deux pièces aux métaux rouillés se tient monsieur Poivre. L’homme est d’un certain âge, et par coquetterie s'obstine à tenir des reflets roux sur un crâne dégagé pour sentir dans ses veines les origines bretonnes qu’il aurait voulu avoir. Il regarde la Seine mais son banc l’emporte à Tregastel où les horizons lui rapportent des bateaux alourdis du poids des shangaïés, matelots enrôlés de force dont il a sûrement imité les enlèvements dans sa jeunesse avec son frère.
Peut-être qu’il cherche à se faire embaucher comme docker à présent qu’il ne travaille plus pour l’entreprise de maçonnerie du bout du quai. Je le toise de l’endroit où je me tiens et ne ressens rien. Je serre un gilet de cotonnade africaine sur mes épaules et poursuis ma promenade le long du fleuve.
Lassée de tant marcher j’avise un des pontons. Un autre homme s’y tient assis, les genoux serrés entre ses coudes. Il porte une chevalière à l’auriculaire mais je suis trop loin pour voir si elle est armoriée. Je ne peux pas m’approcher pour satisfaire ma curiosité car nous n’avons pas élevé les Oscar Wilde ensemble. Il tourne le dos à un bateau ivre, blessé par un peau-rouge criard qui l’a pris pour cible. Un qui se croit important sûrement, et qui a voulu le moucher du pied. J’espère qu’il ne songe pas à lui faire une lettre, il faut être sûr du goût du récipiendaire pour la lecture voire la culture pour cela, et ça m’obligerait à tenter de l’en empêcher.
Je voudrais lui dire qu’il peut mettre son talent de haleur au service des livres par d’autres biais, mais je n’ose pas l’aborder. Ce voyage jusqu’à Paris et cette rencontre ne sont pourtant que le fruit d’une de mes songeries.
J’ai pénétré dans son bateau pendant des années à la suite d’écrivains qui m’ont donné davantage soif. Je pourrais pourtant lui en vouloir, car je lui dois la modestie de ma mise. Le lendemain de ces visites à bord, je donnais souvent la priorité à un titre d’Erri de Luca plutôt qu’à un bout de tissu mort à crédit dans une vitrine. Les auteurs conviés prenaient leur temps pour parler, mais aussi et je dirais même surtout, pour se taire. Le temps de silence d’un écrivain qui regarde la paume de ses mains ou le bout de ses pieds est riche, autant que celui qui précède son écriture et ses ratures.
Oserais-je lui dire merci pour l’homme qui vit dans mon lit, amoureux tardif – vaut mieux que jamais – de la lecture depuis ces descentes hebdomadaires dans le solide esquif ?
Les horaires absurdes de ces promenades nous donnaient l’impression de naviguer dans la varangue plutôt qu’en cabine mais cela nous allait, l’espace était suffisant pour tenir un livre ouvert.
Je prends le chemin du retour à présent car il fait froid. Je m’éloigne sans oser vous regarder ni faire un signe de la main mais ne rentrez pas trop tard et prenez soin de vous, cent quatre-vingt mille fidèles vous attendent
Lois de Murphhy, BIFFURES CHRONIQUES

Non, il n'est pas trop tard et je tiens à vous affirmer par ce mail mon indéfectible soutien. Votre émission doit perdurer, nous devons tous lutter pour cela. Sans travail de l'esprit, sans ouverture à la pensée, sans échanges intellectuels, notre monde cèdera de plus en plus à la violence. Est-ce cela que souhaite Nicolas Sarkosy ?
Mesurer pas la seule question de l'audimat l'impact d'une émission telle que la vôtre tient de l'absurde. Votre exigence et votre passion sont les bases sur lesquelles nous devons construire les passerelles de l'avenir. Je ne cesse moi-même de m'atteler à la tâche en me rendant dans les cités et en faisant découvrir aux jeunes la force littéraire de nos contemporains. Et ça marche ! Et l'impact est formidable ! Alors non, je n'accepte pas qu'on vous supprime. Et s'il faut se battre pour voir à nouveau le jour du Bateau Livre, et bien sachez que je serai des vôtres.
Tiffany Tavernier (écrivain).

Il faut continuer / Que le vaisseau de cristal / Vogue encore
Au travers des dieux fric et audimat
Ne méritent pas la majuscule / Contrairement / Au Bateau Livre.
Par : Mike B., DEATHPO

Bonjour
Je souhaite à travers ce message communiquer mon soutien auprès de Frédéric Ferney et son émission le Bateau Livre, OUI ! nous devons avoir le choix d’avoir des émissions de très grandes qualités … parce qu’un pays a le devoir de permettre à chacun d’accéder à la culture sans aucune censure préalable .
Merci à vous Frédéric….. Frédéric et tous ceux qui pensent que l’homme est un être intelligent ou vivant , qui »mérite » en tous cas qu’on s’y intéresse suffisamment au point de ne jamais le prendre pour un imbécile
C’est l’école du sens et de la découverte ! au contraire du néant et de l’obscurantisme
Merci à vous !
Nathalie QUENTIN, Administratrice de production, LA COMÉDIE DE REIMS

Je ne connais pas personnellement M. Ferney. Je ne connais que par ouï-dire son émission LE BATEAU LIVRE, n’ayant ni la TNT, ni le câble, ni la télé par ADSL. Mais de ce que j’en sais, c’est la seule émission littéraire à envisager les livres et leurs auteurs comme autre chose qu’une marchandise. L’annonce de l’arrêt d’une telle émission ne peut donc qu’attrister l’écrivain que je suis. Que restera-t-il très bientôt de la littérature à la TV ? Des clips promotionnels à la gloire des « blockbusters » qui n’ont, de toute façon, pas besoin de ça pour tout rafler. « Tædium vitæ. »
Vous avez mon soutien indéfectible pour toute action à entreprendre.
Cordialement,
Fabrice Bourland.

Il faut laisser le bateau livre continuer sa route !
Emission de grande qualité et plaisir délicieux du dimanche matin au fond de son lit quand on vient d' ouvrir les yeux.
Par : Cathy

C'était la meilleure émission littéraire. Merci à vous Fréderic Ferney de l'avoir animée avec autant de talent, de compétences et d'humilité. Je vais regretter mon rendez-vous hebdomadaire avec vous. Mais j'ose espérer que vous allez revenir pour notre plus grand bonheur.
Merci et à bientôt
Par : Lilas

Bonjour.
De tout coeur avec vous, pour que le bateau ne sombre pas et qu'il y ait encore quelques bonnes émissions sur le service public.
Yvon, EIRANN, LITTÉRATURE D'IRLANDE, DE BRETAGNE ET D'AILLEURS
On ne naît pas Breton, on le devient, à l'écoute du vent, du chant des brances, du chant des hommes et de la mer. Xavier Grall

L'arrêt d'une émission littéraire de la qualité de celle-ci est tout à fait navrante. Elle est d'autant plus étonnante que le Ministère de la Culture, à la suite de Livre 2010, a pris des positions très fermes quant à son soutien à l'édition, à la librairie et à la création littéraire. En témoignent les moyens renforcés du centre national des Lettres. Comment comprendre alors l'arrêt (sur une chaîne publique) d'une émission qui vise à promouvoir cette même littérature auprès du public, qui de ce fait déclenche le geste d'achat du consommateur et donc conforte l'édition en suscitant la curiosité et le désir, et non en se contentant de subventions.
Il est important que livre continue à apparaître sur le petit écran de façon intelligente et pertinente, afin d'encourager dans leurs actions écrivains, libraires, éditeurs et bibliothécaires.
Delphine Quéreux-Sbaï, Conservateur responsable de la bibliothèque municipale de Reims

Je suis ravie que tout le monde semble se mobiliser pour que cette émission reste à l'antenne. Quand on dit qu'internet a "tué" la lecture et le livre, cette mobilisation des bloggeurs vient le démentir.
Catherine, LIBRAIRIE PAGES D'ÉCRITURE

« l’affaire Ferney » :
Quoiqu’il soit fatigant de faire de la symbolique, ce qui revient à superposer des symboles aux symboles, il faut toutefois rappeler ici le travail des machines tournantes, tapantes, frappantes lettres, accents et ponctuation, le tout sur l’incontournable papier dont il ne restera un jour rien, voilà ce qui est un écrit vain.
Il en va de même des autres supports, l’image a pensé voir l’écrit vainc ; en fait il n’y a qu’aigrefins, merlans et malandrins conduisant la « sainte lucarne » à être qu’un écrin vide laissant suinter le train-train ron-ron………
Christophe Henrion, professeur & Président des amis de la Bibliothèque de Reims

Extraits des cahiers de jeunesse de Simone de Beauvoir
Samedi 30 avril 1927
"La vie est belle de tous les beaux tableaux que les hommes y peignent,des livres merveilleux qu'ils y écrivent, de la pensée et des systèmes qu'ils construisent, elle est belledes êtres intelligents et sensibles qui y vivent, du soleil des jours chauds, et de la fraîcheur des matinées un peu grises, belle des faciles camaraderies et des amitiés plus profondes. Elle est belle de toute ma richesse ! je suis si riche !"
De tout coeur avec vous et le bateau livre .
Merci Monsieur Ferney
Anne Ploegaerts

Frédéric Ferney précise que son combat pour le livre à la télévision dépasse son cas personnel : « Faire lire, oui. Faire vendre, non. Ce qui m'intéresse, c'est la vraie littérature, celle qui sépare, distingue, divise. Aujourd'hui, si l'on veut tuer quelqu'un, il suffit de dire : Il est élitaire. » L'arrêt du « Bateau livre » a suscité de nombreuses réactions, notamment sur Internet, où les téléspectateurs disent leur attachement à ce rendez-vous dominical. (extrait de Le Figaro, lundi 16 juin)

Merci de faire savoir mon soutien à F.Ferney :
Pourquoi il faut soutenir Frédéric Ferney ?
" Un pari de génération misant sur la préservation de la race pensante, visant à se soustraire à un contentement de la condition la plus pernicieuse qui soit : La médiocrité.
Ainsi, le " bateau -livre " est dans un chenal de cantonnement, dans un caniveau de pur oubli ?
Je mise sur la réaction de tous ceux qui aiment lire pour soutenir Frédéric Ferney dans une longue continuité ".
Luce Caggini, MON CHEQUIER EN CAMAPGNE

pour Frédéric Ferney,
J'ai eu beaucoup de plaisir à regarder votre émission,quand elle passait le matin,ces derniers temps,c'est sur la TNT, je ne l'ai pas, donc impossible de regarder le bateau-Livre, et hélas, il va diparaitre, je n'aurai pas le temps d'avoir la TNT avant la fin.
Amicalement,
Magguy Piveteau.

Si Frederic Ferney est remplacé, cela veut dire que c'est sa personnalité qui est en cause ?
Chasse aux sorcières ?
Ou pour annoncer une autre émission pseudo littéraire pour calmer les blogeurs en colère ?
Je soutiens la pétition des ferneyphiles
Jacqueline

Le niveau de la culture en France est très peu élevé ! L'émission culturelle animée par Frédéric FERNEY sur la TV "LE BATEAU LIVRE" nous apportait un agréable moment culturel. Je pense que d'autres émissions, sans intérêt, mériteraient d'être supprimées !!!
Faut-il accepter que la TV continue à nous abêtir !!! par ses thèmes sans intérêt.
Merci Monsieur Le Président si vous pouviez intervenir.
Navilla

A vrai dire sommes-nous étonnés de cette suppression par qui pense que La Princesse de Clèves n'a plus sa place dans les lycées et le monde moderne, par qui préfère le prêtre à l'instituteur ?
Il y a déjà un bon moment que les projets mediatiques, devoilés dans lalettre de mission à C. Albanel, mettaient l'accent sur le grand public et ses attentes. On veut du rentable et non du "cogitable" !
Paillettes et variétés au menu !
Rotko, GRAIN DE SEL

Je suis en colére ! J'aimais beaucoup cette émission !
Belle Sahi, DES LIVRES ET DES CHAMPS

Les émissions intéressantes, celles qui nous cultivent la nuit pendant que d'autres s'endorment paisiblement... Que restera-t-il aux insomniaques ? D'abord, des horaires impossibles pour toutes ces émissions, et hop, à la trappe ! Ou bien, comme pour Ubik, on la modèle, on la transforme, on la moule et elle devient quelconque, elle qui était si différente... Quel dommage !
Tatieva, peintre, TATIEVA

J'ai mal à ma culture. 10 ans que j'ai jeté ma TV, mais j'appréciais de savoir que certaines émissions résistaient. Sur F. Inter aussi, nous avons observé des coupes sombres l'an passé,avec la disparition de la Bande à Bonot. Nous allons devoir être chaque jour plus vigilants encore parce que l'intelligence fait peur aux gouvernants, et la culture est toujours la première victime des régimes autoritaires. Résistons, résistez, gardons notre flamme toujours plus vivante, le temps ne pourra que nous donner raison... enfin, j'espère...
Géraldine

C'est la bérézina :(
Angelica, ANGELICA

Si la course à l'audience atteint même France 5, c'est à désespérer !
Aliénor, MA TASSE DE THÉ

Moi aussi, ça m'a fait un coup de voir supprimer cette émission que je regardais toutes les semaines. On lui avait déjà fait modifier sa répartition pour faire venir un "people" mais ça n'a pas suffit et pourtant, qui dérangeait-elle, cette émission si tôt le dimanche matin? A qui faisait-elle de l'ombre ? Et pourquoi ?
Je me suis demandée également si c'était l'humour ou l'ironie qui avait conduit F. Ferney à faire lire Musso à ses chroniqueurs pour la dernière chronique...
On avait déjà perdu "Arrêt sur image" mais là, on devinait mieux pourquoi. En fait, je crois néanmoins que c'est exactement la même cause.
Pour soutenir l'émission, pourquoi ne pas aller directement sur son blog
En tout cas, ça va mal, ça va mal... ;-((
Sibylline, LECTURE ÉCRITURE

Ce matin, j'allume la radio. Les informations me remonteront peut-être le moral, chassant ce déluge de typographie, remisant les idées et la poétique au fond du tiroir d'où elles n'auraient jamais dû sortir.
J'apprends que France 5 ne programmerait plus l'émission de Frédéric Ferney, "le Bateau-Livre". Je le savais déjà, mais que le service public est beau.
LES CARNETS DE L'OURS

Le Bateau-Livre torpillé
Défendre Frédéric Ferney, c'est défendre la littérature
(...) la meilleure émission littéraire de la télévision française disparaîtra des grilles de la prochaine rentrée. La nouvelle est à la fois triste et révoltante, comme il est triste et révoltant, depuis des années, de voir le sort de plus en plus minable réservé à la littérature et aux livres sur la chaîne publique de la Télévision romande; comme il est triste et révoltant de constater, depuis le début de cet admirable nouveau siècle, la disparition de plus de 40 libraires indépendantes en Suisse romande, victimes (notamment) du combat que se livrent deux grandes entreprise françaises sur notre territoire, à l’enseigne de la Fnac et de la chaîne Payot.
La décision frappant Le Bateau-Livre est-elle irrévocable ? Ce serait une abdication de plus au nom de saint Audimat, et une perte considérable pour les lecteurs. De fait, cette belle et sympathique émission, dont l’animateur a su instaurer un climat de confiance et d’attention aux livres et aux écrivains, avec des vraies discussions qui n’étaient pas pour autant des prises de tête, évitant le jargon et la cuistrerie, n’était pas suivie qu’en France, mais dans toute la francophonie, jusqu’aux derniers vallons de Suisse profonde où l’on dit que l’on lit. Inutile de préciser que le vallon de Villard, où se trouve La Désirade, était l’un des ports préalpins du Bateau-livre, où le nom de Frédéric Ferney sonnait comme celui d’un ami du livre et des auteurs. Les trois ânes de La Désirade, nommés respectivement Hemingway (dont la fin de L'Adieu aux armes évoque ces lieux), Nabokov (qui y chassa l'Argus azuré de son souple filet) et Nourissier (dont le chalet de Caux est tout voisin), seraient d'ailleurs ravis de voir se pointer notre jovial confrère en ces lieux. Bel entretien en perspective, au bord du ciel...
(...) un message de soutien au timonier maltraité du Bateau-Livre. Ne laissons pas faire : défendre la Bateau-livre, c’est défendre tous les passeurs de littérature. C’est défendre la littérature elle-même. Taxer Frédéric Ferney d’élitisme relève d’une vieille stupidité démagogique que les zélateurs paresseux de saint Audimat nous ressortent, alors même qu’ils s’agenouillent en troupeau docile devant l’élitisme absolu du Sport et de la Phynance. Aidons, si cela se peut encore, le Bateau-Livre à survivre ou revivre. Et toute reconnaissance soit manifestée à Frédéric Ferney. Ce qu'attendant, voici copie de sa lettre adressée au début de ce mois, à Nicolas Sarkozy, grand lecteur s'il en est...
J L K, écrivain, CARNET DE JLK, RICHES HEURES DE LECTURE ET D'ÉCRITURE

Triste fin pour une excellente émission !
Cedric

La suppression du “Bateau Livre” est un nouveau symptôme du mépris dans lequel notre “establishment” plitico-médiatique - et affairiste - tient tout ce qui relève de la culture, c’est à dire du questionnement, du doute, de l’intelligence, de l’émotion esthétique et j’en passe. Vieilles lunes sans doute. L’émission était sympathique et stimulante. S’adressait à l’esprit, sans hargne ni superbe. C’est sans doute ce qui l’a tuée, dans un univers où les bateleurs et les marchands d’orviétan tiennent le haut du panier. Elle n’était pas exempte bien sûr de critiques, et il est vrai qu’au cours des années on la voyait, à force de se contraindre à se rendre “grand public” ( sous quelles pressions ?), se dénaturer à mesure vers le spectacle et le divertissement..peu importe, Fredéric Ferney parvenait contre vents et marées à maintenir le cap. Impardonnable pour les obsédés de l’audimat, il faut croire..Le plus grave est que la décision émane d’une chaîne que l’on s’efforçait de continuer à croire orientée vers la connaissance, le savoir, l’ouverture au monde et l’intelligence. Sait-on le nombre de téléspectateurs vivant dans leur lointaine province, à l’abri des cabales parisiennes, qui guettaient cette émission rien que pour retrouver le plaisir d’être conviés à savourer l’esprit et l’intelligence à l’unisson de tous leurs semblables à travers le pays - et sans doute hors frontières. Insupportable j’imagine pour les très médiocres princes médiatisés qui nous gouvernent. Et dire que cette déplorable décision est prise et annoncée au moment même où on nous annonce avec toute l’emphase nécessaire que la suppression de la publicité sur nos chaînes nationales va enfin les libérer de la hantise de l’audimat et permettre à leurs programmateurs de viser haut par respect pour un public qui n’est fait ni de crétins ni de moutons ! Fallait l’faire ! “Le Bateau Livre” était devenu le symbole léger, excitant et charmant, pour tant d’entre nous, de la résistance de l’intelligence et de la curiosité face à la lame de fond de la médiocrité satisfaite. Trop tard. Quelle désolante tristesse.
Philippe Baude

Le Bateau livre, sur France 5, était l’émission littéraire que je regardais avec le plus de plaisir. Imparfait, donc puisqu’elle n’est reconduite à la frontière. (...)
AFFINITÉS ÉCLECTIQUES

Que des émissions littéraires disparaissent comme l’emblématique Bateau livre de Frédéric Ferney, inlassable interviewer à l’intelligence fine et gourmande, c’est une chose, pas anodine du tout, que les colloques résonnent aussi d’un écho d’une certaine fin, c’est plein d’espoir tout ça…
A cette fin, les lecteurs opposeront toujours leur faim.
Papalagui, PAPALAGI

Bonsoir Le Bateau Livre,
Nous étions en train de vous écrire au sujet de votre "Devenir" lorsque nous découvrîmes votre billet ; cela faisait longtemps. C'est toujours douloureux d'entendre des rumeurs à votre sujet, Cher Bateau Livre. Des rumeurs de disparition. Vous, la seule émission qui nous donnez cette extraordinaire envie d'avoir déjà le livre en mains au moment-même où vous le présentez. Mieux, de l'avoir déjà lu, pour être encore plus proches de l'auteur, plus proches de vous. Là. Déjà. Là, sans passer par la case départ. Ici et maintenant. Comme pour pallier à un terrible manque ! Dévorer le livre dans l'instant. Et n'en faire qu'une bouchée. L'avaler tout cru ! Manger au moins un livre devant cette magie à transmettre l'envie ! Il faut être un chaman pour nous procurer cette extase, cette transe !
Alors, oui, Inconsolable : nous le serons. On dit que tout a une fin, certes ; mais Nous, haïr la fatalité. Nous souhaitons simplement que vous aurez la délicatesse de nous avertir si ces rumeurs se révèlaient fondées. Que nous nous débarrassions d'ores et déjà de ce téléviseur qui nous deviendrait, alors, inutile ! Du mélo ! Oui. Mais ce n'est pas un roman, c'est notre vraie vie.
L' espoir de vous voir appareiller vers de magnifiques cieux... peut-être encore plus proches de nous : Incha'Allah !
Et comme disait ce cher Blaise Cendrars : "Avec ma main amie"... et Bon Vent !
Randja Ben Ferhat

S'il vous plaît, ne partez pas ? j'ai tant appris à vous regarder? vous et votre équipe,depuis tant de semaines.
Christine

C'est vrai qu'on est triste et inquiet à l'idée que vous puissiez disparaître ...
C'est vrai que c'est un drôle de choc que l'émission se termine si tôt en saison ... !
C'est vrai que l'émission (que je regarde, pour ma part, le jeudi soir sur france 5, quand ma fille est couchée) est une sorte de repère auquel accrocher un peu sa semaine ...
Et même si j'ai eu du mal, au début, avec la nouvelle formule, et même si ...
elle reste le meilleur moment de la télé à parler de livres depuis Apostrophes, depuis Droit d'Auteur ...
et je m'inquiète, en même temps, qu'on puisse à ce point avoir besoin de "vous", de cette parole ...
Quelle est ce monde où la parole qui s'échange, aussi fine, consolante, bienveillante ou éclairante soit-elle (elle ne l'est pas toujours, soyons justes, mais elle est parfois tout cela) , 1 heure par semaine dans notre poste de télévision, quel est ce monde qui nous rend si précieux ce très rare moment d'oxygène télévisuel ... ...
Je serais très triste de vous voir disparaître, très inquiète ...
Quel est ce monde ... !
Résistez !
Résistons !
petite robe de fête

Je viens d'apprendre que l'émission est supprimée. C'est un scandale. Pourquoi ne pas continuer l'émission sur internet sous forme payante comme Arrêt sur images ?
Par Ororea

Je regrette moi aussi qu'une des seules émissions consacrées aux livres et aux écrivains (la meilleure du moment à mes yeux) ait été supprimée des grilles de la rentrée.
J'espère vous retrouver, ainsi que vos collaborateurs(trices) et chroniqueurs(euses), en d'autres lieux plus cléments.
Capitaine Ferney, merci d'avoir mené avec brio le Bateau-Livre jusqu'à nos côtes audiovisuelles et de nous avoir permis de partager l'enthousiasme de votre dynamique équipage.
Par IN COLD BLOG

C'est avec tristesse que j'apprends la disparition de votre émission.
c'est une honte qu'une telle émission ne soit plus diffusée.
Un moment précieux pour de nombreux téléspectateurs.
Il faut résister.....
Louise

Bonjour,
Curieux de découvrir à la suite des commentaires sur le superbe livre de Russell Banks que votre émission disparaît.
Je pourrais dire le sentiment de frustration, mais honnêtement qui pouvait encore imaginer que dans le PAF, vous aviez encore votre place? Le populisme fait chaque jour plus d'adeptes et par contrecoup plus de victimes collatérales.
Elitisme le Bateau Livre ? sans doute pour ces nouvelles élites qui smsisent et bling blinguent. Pour les amateurs de livres, il ne reste donc que les livres, et finalement, n'est pas notre meilleure sauvegarde.
Vous me manquerez quand même beaucoup (beaucoup moins vos chroniqueurs touchés eux aussi par la bling bling mania.
Bon vent et bonnes lectures
Adeline

C'est avec tristesse que j'ai appris l'arrêt de votre émission, que je regardais depuis des années. La seule d'ailleurs qui me fidélisait devant la lucarne à blaireaux.
Sandrine de Toulouse

Monsieur Ferney,
Je suivai vos émissions depuis toujours et je ne compte plus le nombre d'auteurs que vous m'avez fait découvrir. Viendrez vous sur la toile nous faire part de vos nouvelles découvertes ?
Vous nous manquerez ainsi que votre joyeuse équipe de chroniqueurs.
Bonne continuation
FF

Non, non, et non !
Et quand bien même ces rumeurs seraient fondées, qui nous chuchotent disparition et évanouissement de votre bateau, qui nous disent que vous allez sombrer ; ce ne serait pas si étonnant puisque les plus belles choses prennent un jour fin. Mais ceux qui vous aiment sauront vous trouver, vous retrouver car quelle est l'émission littéraire qui peut comme la vôtre -oserais-je dire comme vous- faire qu'après avoir bu vos paroles, la place manque pour pouvoir noter tous ces livres qu'on voudrait tout de suite lire, qu'on voudrait déjà avoir lus pour se reconnaître dans la description que vous en faites ?
Le cheveu souple et mi-long mais pas encore blanc, pas de barbe mais c'est aussi bien, vous n'êtes pas Russel Banks mais savez tous aussi bien concilier politique et poétique, roman de gare et historique, polars et essais.
Oui, impossible de ne pas vous retrouver: contrairement à Wilde, je crois que le bonheur (de vous retrouver) n'empêche pas systématiquement le plaisir (de vous relire). Alors si l'émission n'est plus, nous relirons vos livres, puis tous ceux que vous nous avez fait découvrir. Un grand merci et donnez-nous de vos nouvelles.
Ne plus vous lire, alors là oui, ce serait un mélo, mais un mauvais...
Par : Ce n'est que moi

Irrité, agacé, enragé !!!
Mon oeil naïf pensait qu'une "vraie" émission littéraire pouvait encore être diffusée, à 8h50 certes, le dimanche, certes, mais qu'elle pouvait exister. Mon regard averti, lui, a vite compris la menace du dieu Audience. Avant de s'avouer vaincu, il évoque cette honteuse disparition : OEIL NAÏF & REGARD AVERTI
Oeil naïf et Regard averti, OEIL NAÏF & REGARD AVERTI

Stupeur et... Tremblements, d'apprendre, par les "médias" que le Bâteau Livre ne reprendra pas en Septembre (mon émission littéraie favorite!!)
Franchement je suis très peinée de cet arrêt, je en comprend pas pourquoi, pourquoi ??
Luttons tous contre son arrêt !
Bien Cordialement,
Mes Sincères Salutations à toutes l'équipe... et à son Chef d'Orchestre..
Valérie.D, LE BLOG DE LILI PRUNE

Jamais regardé “le bateau livre”… je ne capte que TF1, France 2 et la trois (donc choix très limité !) En règle générale, j’évite la télé et je ne m’en porte pas plus mal…
Par contre, je trouve dommage qu’une émission sur les livres soit supprimée, si peu existent… écouter les auteurs, avoir des pistes de lecture, se tenir informé de l’actualité littéraire, c’est quand même pas mal… dommage… encore une fois le satané audimat gagne la bataille…
Flora

Que des émissions littéraires disparaissent comme l’emblématique Bateau livre de Frédéric Ferney, inlassable interviewer à l’intelligence fine et gourmande, c’est une chose, pas anodine du tout, que les colloques résonnent aussi d’un écho d’une certaine fin, c’est plein d’espoir tout ça…
A cette fin, les lecteurs opposeront toujours leur faim.
PAPALAGUI

Je suis très déçue et révoltée de ne plus pouvoir savourer ce doux et tendre moment du dimanche matin en compagnie de cette émission littéraire de qualité, qui permettait non seulement de belles rencontres, tant littéraires qu’humaines, mais aussi d'apprécier de rares moments de télévision dans une tonalité autre lors de l'entretien avec le passager clandestin!!
Tant les différents chroniqueurs que Frédéric Ferney excellaient à nous entraîner sur des sentiers littéraires plus inconnus et à s'aventurer vers des rivages plus exotiques qu'à nous faire re-découvrir et savourer de grands classiques dans une atmosphère sympathique et animée !!!
Cette émission ne se résumait pas uniquement aux livres et aux écrivains mais à des vies et des rencontres qui pouvaient faire changer la notre !
En leur souhaitant bonne route !!!
et en regrettant fortement la décision de la chaîne, qui, je le croyais, visait la qualité!!!
Sylvaine Janin

Je suis allé faire un tour sur les messages de soutien. Visiblement, le Bateau-livre a bien plus de supporters que ne le pensent les dirigeants de France 5. S'il y a une pétition, je la signerai sans hésiter !
Richard Collier, LE BLOG DE L'AUTEUR

Cachez cet élitisme que je ne saurais voir !
La suppression de l’émission littéraire Le Bateau-Livre de la grille des programmes de la chaîne France 5 suscite à juste titre regrets et réprobation. Frédéric Ferney, capitaine du navire désormais échoué, a envoyé une lettre à ce sujet au Président de la République « juste pour l’informer directement ». C’est du moins ce qu’on peut lire sur le blog de Pierre Assouline, La République des livres. (Oui, tout cela fait beaucoup de Républiques en quelques phrases mais la France compte tellement de présidents...) Je passe sur l’aspect pathétique d’un tel courrier et je précise que ne captant pas France 5, je n’ai hélas jamais vu cette émission sans doute de grande qualité.
Chaque fois qu’on pleurniche sur la disparition d’un programme littéraire à la télévision — une véritable hécatombe ces dernières années, mais qui peut vraiment s’en étonner dans le contexte actuel ? — je pense à la défunte « Qu’est-ce qu’elle dit Zazie », de loin la meilleure émission littéraire jamais programmée sur le service public. Comme toutes ces grandes sœurs, elle était bien sûr diffusée à une heure tardive. Il lui arrivait aussi fréquemment de faire les frais d’une spécialité de France 3, « le décrochage régional », au profit d’importants débats entre élus de terroir « modérés » par des chefs de rubriques en attente de destins nationaux sur des thèmes aussi excitants que l’extension de l’habitat urbain ou l’éclatement de l’habitat rural quand ce n’était pas au bénéfice de basketteurs venus sans prévenir nous infliger leur course à la ba-balle alors même que le générique de l’émission était déjà lancé. Dans le meilleur des cas, on pouvait rallumer le poste une ou deux heures après et retrouver Zazie. Pas toujours.
Le Bateau-Livre s’est vu reprocher son élitisme. On pouvait en dire autant de Qu’est-ce qu’elle dit Zazie ? avec ses reportages sur des fous de littérature sortant des livres et des revues avec des imprimantes, ses portraits d’écrivains tirant à mille ou deux mille, ses virées dans les librairies de province... Vous avez dit « élitisme » ? Et alors, serait-ce un gros mot ?
Cristian Cottet Emard, LE BLOG DE L'AUTEUR

Je suis abasourdi mon cher Frédéric FERNEY.
C’est fini la FRANCE pays de culture, de libertés et d’esprit critique.
PETAIN est revenu, plus jeune et pire issu de l’immigration.
Comme les sans-papiers la culture est dénoncée, rafflée et expulsée. Je crois cloturez la longue depuis MONTAIGNE de libre penseur.
SAVARIMOUTTOU Christian.

Je suis de tout ce genre de causes jusqu’à l’activisme.
Amltiés
Sophie Vouteau, ÉDITIONS MAX MILO

Atterrée d'apprendre la possible disparition du Bateau-Livre, j'ai laissé un message sur le site deFrance5 (faite-nous part de vos remarques, on vous répondra; aucune réponse).
C'était un moment de pur bonheur de m'installer le jeudi soir ou le dimanche matin devant le téléviseur pour savourer ce moment précieux.
"On n'attendait pas de toi que tu aspires à l'excellence. On attendait de toi que tu pactises avec la médiocrité" James Baldwin. La prochaine fois le feu.
M. Berrenger

En Algérie, on regarde la télévision française.
En Algérie, on aime savoir ce qui se dit, ce qui s’écrit en France.
En Algérie, on tente, vaille que vaille, de suivre l’actualité littéraire. Aors on regarde quelques émissions littéraires. Pas toutes, mais bon…
Mais on est nombreux à regarder « Le bateau livre ».
On écoute Frédéric Ferney.
On écoute les chroniqueurs qui nous font partager leur passion. La même que la nôtre, la littérature.
Alors nous aimerions tout simplement dire à Frédéric Ferney et à ses complices qu’ils vont beaucoup nous manquer.
Amitiés ensoleillées
Maïssa Bey

(...) une émission qui respecte le peu d’intelligence qui nous restait à nous, spectateurs, entre deux spots de pub. Les placards de nos maisons publiques sont pleins de ces fantômes, trop rigoureux, trop éloignés de la cohorte des courtisants, obsédés par leur image, et par leur position dans le "mercato" audiovisuel.
Pierre Gangloff

Ferney s’échoue et corne le château
Le Bateau Livre quitte définitivement les bords des quais de Seine pour aller se saborder quelques parts dans le cimetière des émissions intéressantes. Comme tout mastodonte, il a longtemps erré, luttant pour sa survie, tentant de tromper la mort par de multiples artifices : la dernière mouture de l’émission était une véritable catastrophe avec des chroniqueurs plus people que critiques. Ce ratage n’est certainement pas totalement le fait de Frédéric Ferney qui a sans doute dû plier l’échine devant les désidératas en forme de faux espoirs fournis par France 5
La bête à terre n’étant pas encore totalement morte, elle a tenté un ultime coup de pied de l’âne, en se fendant d’un courrier au locataire de l’Elysée au nom d’une commune connaissance. La tentative est à double tranchant, on pourra reprocher à l’auteur d’avoir supplié un bourreau reconnu de la culture. Peut être aurait-il dû comme les producteurs de France Télévisions aller pleurer dans les jupons de la première dame. Elle se prétend amatrice de livre, elle aurait sans doute été plus à même de défendre la belle ligne de ce bateau.
Allons ne regrettons rien, la télé n’aime pas ou plus les livres, elle n’aime que la vitesse et le choc, le clinquant et le vulgaire. Aux livres, il faut de la paix, du temps, de la douceur et de la finesse, de l’élégance et la pénombre des frondaisons. Les lecteurs ont investi Internet, via divers blogs perso ou d’auteurs, de critiques ou de journalistes. Chacun est devenu prescripteur et chacun profite de l’expérience des autres. Les livres méritent ces vrais et prolifiques échanges.
Je regrette monsieur Ferney, finalement, je ne vous regretterai pas à la télé, car vous n’y aviez plus vraiment votre place. Rejoignez la toile, rejoignez ce lieu étrange où la culture se partage et où les livres sont rendus à leur dignité.
Adeline Bronner, PUZZLE & POUSSIÈRES

Seriez-vous de ceux qui pensent que le peuple n'a besoin que de pain et de jeux?
Des Français qui reflechissent ça vous fait peur ? des lecteurs qui se posent des questions,qui preferent lire au lieu de regarder une tele qui les prend pour des demeurés, qui attendent LEUR emission tard le soir parceq ue VOUS préferez le foot, Cauet, Courbet et j'en passe.
Ne venez plus parler de la culture française en peril !
Pour memoire la France EST le pays de la litterature, vous voulez une bibliographie?
Isabelle de Moselle

Mais là je ne peux pas passer sous silence la nouvelle de l’arrêt de mon émission littéraire préférée du PAF, le bateau Livre. Au moment où l’on nous explique que le service public doit se recentrer sur sa mission culturelle et éducative, se départir des sirènes de l’audience et de l’audimat, quelqu’un a eu la bonne idée de supprimer cette émission de grande qualité. L’une des rares émissions littéraires capable de s’éloigner de l’aspect promotionnel, capable d’écouter les auteurs avec pudeur et un petit supplément d’âme apporté par son présentateur Frédéric Ferney. Cet homme à l’oeil brillant et au sourire espiègle que j’aimais suivre au long cours, le long de la Seine et jusqu’en des contrées lointaines, jamais là pour se mettre en avant, mais plutôt pour donner la réplique à des auteurs multiples et iconoclastes. Une émission loin du show-biz, qui suivait le chemin discret et élégant que trace la littérature dans le paysage culturel actuel. C’était simple, intelligent, délicat, en d’autre terme (ceux des dirigeants de France Télévision) élitiste !
Caroline, MA VIE EST UN MAUVAIS SCÉNARIO

C'était la seule émission que je parvenais encore à regarder à la télé. J'espère encore qu'on la sauvera.
Gilda, TRACES & TRAJETS

Une fois n'est pas coutume, je viens vous parler de télévision. Je ne suis pas une grande adepte du petit écran (sauf pour les séries, évidemment : les Lost, Docteur House, Cold case et autres 24 heures chrono ...). Il m'arrive cependant de regarder Le Bateau-livre, émission littéraire diffusée sur France 5. Et quoi qu'est-ce que j'apprends ?! Que l'émission sera supprimée dès septembre ... Hum .... Colère ...
Je ne la regarde pas régulièrement, c'est vrai. Je la regarde moins qu'à une certaine époque. C'est une émission parfois un peu élitiste, je le reconnais. Il n'empêche qu'elle a le mérite de parler de l'actualité littéraire, de la bonne actualité littéraire et non des petits "best-sellers" dont tout le monde aura oublié le titre dans un mois. Elle donne la parole à des auteurs, elle les laisse s'exprimer librement. Frédéric Ferney, qui présente l'émission, n'est pas Jo le Clodo en matière de livres, il sait de quoi il parle, il sait à qui il parle. Et ça fait chaud au coeur. Je ne me reconnais pas toujours dans les débats proposés, je me sens parfois un peu larguée par les choix littéraires qui y sont faits, mais force est de reconnaître que c'est une émission de qualité.
Je sais bien que peu de gens connaissent cette émission, elle n'a certainement pas l'audimat d'un prime de "Star Académy" ou de celui de la "Nouvelle star", mais ce n'est pas absolument pas l'objectif. Sa suppression va très certainement passer inaperçue ... Et je trouve ça bien dommage. A vrai dire, ça me révolte. Les émissions "intelligentes" se font rares, très rares. Les téléspectateurs n'ont même plus la possibilité de regarder une émission pour apprendre quelque chose, pour se cultiver, pour réfléchir. Pourquoi la télévision ne devrait-elle être qu'une abrutissante "boite à images" ?
Je comprends que l'émission ne soit pas diffusée en première partie de soirée, je comprends aussi qu'elle ne soit programmée "que" sur France 5 et pas sur France 2 par exemple. On n'emmerde personne, on ne force pas les gens à la regarder, elle ne coûte pas grand chose à France-Télévision. Alors quoi ?! Ils nous foutent bien la messe le dimanche matin, à 11 heures sur France 2 ... Et personne n'a parlé de la supprimer. Alors pourquoi supprimer Le Bateau livre (diffusé le dimanche matin tôt sur France 5) plutôt que la messe ?! Je ne vois pas ...
LE CHEMIN DES AIGUILLES

Espagnole, qui aime la littérature, dont la littérature française, je regardais, d’abord «Bouillon de culture», après «Le bateau livre» des années depuis, fait qui me procurait un grand plaisir. Je n’ai plus l’accès à la chaine, mais je pouvais regarder cette émission sur mon ordinateur. J’admire Fréderic Ferney et j’écrirai un message de soutien à ce bateau qui naviguait dans de turbulentes eaux, parait-il. On n’en peut pas rester indifférents.
par : Jury

Navrants ces choix "politiques" , incompréhensibles (ou trop compréhensibles !!!!)
Continuons à lire (et pas seulement les livres des gens à la mode : je crois qu'on les appelle people)
François Lesnes

Courage, capitaine, on vous aidera à ramener le bateau à bon port, à une heure décente de diffusion.
signé : Plethon

Encore merci de vous lancez dans ce combat avec cette prodigieuse vitalité !
La littérature aide tant à la construction de soi.
Anne Ploegarts

Les éditions Gutenberg ne comprennent pas pourquoi l'une des meilleures émissions littéraires françaises est supprimée. Elles apportent leur soutien chaleureux à Frédéric Ferney et à l'équipe du Bateau livre. Et souhaitent retrouver l'émission à la rentrée, à une heure de grande écoute!
Laurence Klejman, directrice éditionrial, EDITIONS GUTEMBERG

Je haïssais les dimanches, une émission comme celle-ci me permettait de les haïr un peu moins, même si je devais me lever plus tôt ou la regarder le soir depuis que j'ai la TNT, me privant ainsi d'un autre programme
On a bien rétabli d'autres émissions d'un niveau assez médiocre alors celle-ci laissez la nous...
Hélène Tapie

Les nombreux messages de remerciements et de regrets pour la suppression de l'émission de Frédéric Ferney prouvent l'intérêt de ce Bateau Livre. Tout a été dit , je n'ai rien a rajouté et je me joins à tous pour exprimer à Frédéric Ferney mes remerciements pour ces dimanches matins attendus avec plaisir !! Fidèle auditrice j'ai trés rarement manqué une émission : je branchai mon magnétoscope lorsque je savais que je ne pourrai être devant ma télévision....!!
Nous sommes tous en train de couler !!
Anita Sallon

Grâce "Au bateau livre" j'ai découvert des auteurs qui ne me quittent plus.Merci ! Il faut continuer.
Kindrene

J'apprends avec stupeur que le Bateau Livre, la seule émission littéraire digne de la littérature et du service public est déprogrammée ! Si même France 5 chaîne à vocation culturelle joue le jeu stupide de l'audience et de la médiocrité et préfère à la découverte de merveilleux écrivains, des rediffusions de mangas ou de séquences d'animation pour les 3-10 ans pendant 2h (et oui les zouzou vont bientôt risquer de s'endormir à ce tarif et ne resterons plus debout !!), si même un programme respectant les téléspectateurs par sa forme et son contenu, n'a de place sur France 5, qu'est ce qu'une chaîne à vocation culturelle ???
Ne verrons nous bientôt que des documentaires animaliers achetés sur les marchés des programmes du monde entier sur ce canal J'apprécie la vie des bêtes, mais celle des livres me passionne tout autant si ce n'est plus...
La volonté de partager la connaissance ne doit pas faire qu'à coup de docu-fictions multidiffusés mais aussi de programme de plateau donnant la parole à de vraie personnes.
L'émission de Frédéric Ferney que je regarde depuis le début a ces qualités que tout animateur de télévision devrait posséder : respect des invités et de la matière dont son programme fait l'objet, pédagogie, recul, et respect du public qui regarde.
Le Bateau Livre élitiste ??? oui s'il est "elitiste" de vouloir faire découvrir des talents, de faire parler des gens de plumes, de montrer la création...
Je suis déçue déçue.... j'apporte donc tout mon soutien à Fréderic Ferney qui a enchanté mes matinées dominicales et permis de découvrir de nombreux écrivains et de livres passionnants.
Et s'il existe une pétition en ligne, ou non je la signe !
Et quand je pense que France 5 coproduit des documentaires qui ne seront vu que par quelques centaines de téléspectateurs, je ne comprends plus rien au "service public" audiovisuel et pourtant j'en suis !!!
Valérie Paris

François Busnel succéde à Frédéric Ferney ?
C'est écoeurant !
J'ai suivi votre émission avec une remarquable assiduité , c'était un rendez-vous attendu, un pur bonheur !
Je ne suivrai pas cette émission qui pense succéder au Bateau Livre !
Ras le bol d'être éternellement dépossédée par cette France Moisie (pour reprendre l'expression de Ph Sollers) de ce qui fait plaisir parce que vrai, de ce qui donne du bonheur ou de la jouissance.
Je pense là, tout de suite à cette aphorisme de F. Kafka :
"Dans un certain sens le bien est désespéré."
Merci Monsieur Ferney
Restez
Cordialement
Anne B

Je n'ai rien de suffisamment intéressant à ajouter à votre enthousiasme pour soutenir l'émission. Je voulais juste vous dire "bravo" pour tous ce billets. Vraiment !
PS juste pour info : il y a aussi un groupe de soutien sur facebook
Ecatarina, LE BLOG DE L'AUTEUR

Contre ceux qui planifient l'impensable, luttons ensemble pour construire le futur dont nous rêvons.
Valérie Millet, éditrice, LES ÉDITIONS DU SONNEUR

Le bateau-livre était la seule émission littéraire qui me convenait et m’a permis de découvrir de nombreux auteurs. Que va devenir France 5 si on lui retire ses bonnes émissions une à une ? Je suis prête à le suivre sur n’importe quelle autre chaîne., Courage.
Brigitte Manning

Bonjour,
Professeur de lettres aux Tarterêts et ayant participé au projet 'A l'école des écrivains' en compagnie de Frédéric Ferney, je me permets de vous écrire afin de vous envoyer la lettre (en pièce jointe) écrite par mes élèves de troisième pour sauver le bateau livre.
En effet, après avoir appris l'arrêt de l'émission, les élèves de troisième qui ont travaillé avec Frédéric Ferney, ont spontanément décidé d'écrire une lettre de soutien au Bateau Livre et je pense qu'il serait intéressant de publier cette lettre sur votre blog, car les élèves des Tarterêts qui se mobilisent pour sauver une émission littéraire soi-disant "élitaire", c'est une première!
(ils ont récolté une centaine de signatures en faveur de cette lettre au collège). Frédéric Ferney a été très touché par cette attention et approuve l'idée de publier cette lettre.
Bien à vous,
Séverine Woimant
La lettre :
SAUVONS LE BATEAU LIVRE
Les élèves de classe de 3 ème 2, 3ème 3 et 3 ème 4 du collège LÉOPOLD SÉDAR SENGHOR se mobilisent pour sauver le BATEAU LIVRE du naufrage.
Après avoir navigué en compagnie de Frédéric ferney et découvert la littérature contemporainen nous avons appris à apprécié les émissions littéraires et nous ragardons avec PLAISIR l'émission littéraire le diamanche matin sur France 5, c'est une émission agréable à regarder et accessible à tous.
Nous trouvons qu'il est vraiment dommage de nous priver d'un tel accès à la culture et à la littérature.
Nous demandons donc le maintien de cette émission et ESPERONS que nous serons ENTENDUS.

Chère Equipe du bateau livre,
Je viens de laisser un message sur le site de France 5 mais je suis loin d'être certaine qu'il sera remis à Frédéric Ferney.
Juste quelques mots pour apporter mon soutien à Frédéric Ferney, je suis vraiment une fidèle depuis ses débuts de droit d'auteurs.
J'ai toujours apprécié sa culture, son intelligence, sa sympathie, sa façon d'animer ses émissions, d'être si proche de ses invités.
Cher Frédéric, vous avez toujours su vous entourer de chroniqueurs brillants, pétillants...
Je me levais plus tôt le dimanche matin pour vous passer mon dimanche avec vous. J'avais l'impression que vous étiez tous dans mon salon !
Que vais-je faire de mes dimanche matins ! Je m'installais confortablement, un thé dans une main, un stylo dans l'autre, prête à bondir pour noter les titres de livres que je m'empressais d'aller acheter vite, vite chez le libraire, d'offrir à mes amis...
Vous m'avez fait découvrir tant et tant de choses...
Je suis absolument scandalisée . Que faire pour vous aider ?
NE BAISSEZ PAS LES BRAS !!
Avec toute ma sympathie,
Fabienne Jenny

chère vieille branche !
excuse la familiarité!
Je fais le nécessaire
amicalement
Jean-Daniel ROHART, professeur

Tu comprendras que / l'ombre est la rumeur de l'image
Alain Tasso, poète

Les téléspectateurs sont prisonniers des directeurs de programmes qui veulent oeuvrer pour une sous culture...pas question d'innover, de promouvoir des émissions qui élargissent nos horizons...il est plus facile de nous faire bêler avec le reste du troupeau, et pour le livre de s'aligner avec les media qui en boucle se focalisent sur quelques titres, toujours les mêmes...que les dirigeants des chaînes privées méprisent les télespectateurs, c'est une chose, que les dirigeants des chaînes publiques participent du même état d'esprit, en est une autre... leur ignorance de leur public est payée par la redevance de ce même public....
Aymeric

Il faut se battre jusqu'au bout pour que les chaînes publiques remplissent leur mission culturelle. comment penser que les télespectateurs trouvent la variété de livres propoposée dans le bateau livre trop élitiste? élitistes les romans, les documentaires ou les essais d'histoire, de science, de sociologie, de philo, les bd etc... ?
non leur péchés c'étaient leur singularité, la communication qui en était proposée absente ailleurs... or ne faut-il pas mieux que les mêmes titres soient présentés partout à tout le monde? C'EST LE PARTI PRIS DES CHAÎNES PUBLIQUES... BRAVO....
Sophie

Bien sûr qu'il faut réagir, bien sûr qu'il faut manifester son désaccord, signer des pétitions s'il le faut et serrer très fort les yeux en même temps, comme les enfants qui font un voeux, car serons-nous entendus ? Oui, entendus, peut-être, mais compris ? Pas sûr car les autorités dites "compétentes" sont passées maître dans l'exercice de la sourde oreille ?
Gicerilla, GICERILLA OU LE PETIT THÉATRE E LA VIE

En entendant ça, j'ai pleuré.
J'ai adhéré à cette émission dès le début, j'avais 24 ans et je n'ai raté aucune émission. J'ai découvert des auteurs comme Alain Turgeon qui m'accompagnent, des auteurs américains, africains, ... j'ai été parfois si exaltée que je prenais des notes le dimanche matin.
Je pleure de cette perte, comme un ami qui m'aurait accompagné, bienveillant et intellectuel, qui avait de la conversation, et le naturel de Ferney comme nul autre pour dire la littérature. Il me fait du bien.
Je ne supporte pas ce" nivellement par le bas" qu'on nous inflige. Levez-vous français, levez-vous et combattez la lobotomie. Je descends dans la rue quand vous voulez. Le service public qui tire vers le bas, c'est la misère...
C'est la seule émission qui parle du processus de la création et de l'écriture/de l'écrivain.
Rassemblons-nous voulez-vous ?
Ne restons pas les bras ballants à voir la décrépitude...
RESISTANCIA
HASTA LA VICTORIA SIEMPRE...
Leïla

Le diable s'est toujours mis du côté des savants (A France)
C'est peut être ce qui inquiète nos chérubins au pouvoir...
R. Rozedesordons

Merci de nous permettre cet acte d'écrire notre soutien à FREDERIC FERNEY et l'émission qu'il a créée, animée, présentée et portée contre vents et marées !
Depuis douze années nous avons suivi avec grand intérêt - Droit d'Auteurs / Le Bateau Livre - et chaque émission fut un bonheur incommensurable. Un souffle de vie dans un monde d'asphyxie ! Un rendez-vous presqu'amoureux ! Le plaisir de retrouver Frédéric comme s'il faisait partie de notre famille. La seule qui vaille : Notre famille littéraire. Elle nous est bien plus importante que notre famille de nom, de coeur ou d'amour. Parce que la littérature et la poésie, le livre et la lecture, ne sont pas nos loisirs. Des arts pour lesquels nous sommes prêts à mourir : le sang qui coule dans nos veines.
Nous avons toujours été subjugués par le travail de Frédéric : son exigence, son intelligence, sa volonté, les sacrifices qu'il a pu faire (nous pouvons les imaginer), sa foi en la littérature, sa vocation. Qui font de lui ce formidable PASSEUR. Il nous a apprit à aimer des auteurs contestés ou méconnus, des écrivains étrangers, des littératures nouvelles. Il a partagé avec nous ses goûts, ses découvertes, ses recherches obstinées. Il nous a offert ses lectures claires et lumineuses. Sa quête insensée de la rareté nous demeure inoubliable.
Oui, Frédéric Ferney c'est "ça" ! Pas seulement pour nous qui le connaissons infiniment mais pour tous ceux qui se sont nourris de son travail. Qu'ils soient proches ou lointains. Et cette année, l'arrivée du PASSAGER CLANDESTIN ouvrait sur le large nous faisant découvrir d'autres horizons. Une symbolique forte !
Je ne ferai pas dans la nostalgie. J'étais là à chaque rendez-vous et je ne regrette rien. Aujourd'hui je suis triste. Triste pour Frédéric. Triste pour ses fidèles. Triste pour le monde littéraire. Je n'ai rien à dire contre la bêtise humaine ; elle n'en vaut pas la peine.
La lettre de Frédéric est celle d'un homme debout et digne. Un homme rare empreint d'humilité. D'aucuns la lui reprochent déjà, mais qu'importe ! Un homme, certes prompt à s'élever, et à élever l'autre quel qu'il soit, jeune ou âgé, d'où qu'il vienne, mais vers les cimes du savoir, ce sommet si contesté, si désapprouvé, si difficile à atteindre et pourtant si nécessaire. Frédéric nous l'apportait chez-nous comme un invité nous aurait apporté une offrande pour nous remercier d'être là. Et durant ces douze ou treize années de travail passionné il a DONNE DU SENS ! Donné du sens à notre vie littéraire, à notre vie. Il leur a permis d'exister.
"Donner du sens à ... " : est-ce que cela veut encore dire quelque chose aujourd'hui ?
"Donner du sens à..." : mérite que l'on écrive une lettre, même, et, surtout, à un Président de la République.
Et comme il a eu raison de vous l'envoyer, "sa lettre", Eric Poindron ! Comme il a raison d'être confiant, comme il a raison de compter sur nous, ses fidèles, ses amis.
Avec ma main amie,
Randja Ben Ferhat (auteur de poésie).

C'est strictement honteux !
Y a-t-il une pétition qui circule?
Si oui, pourriez-vous me faire parvenir l'Url ou le texte le plus rapidement possible car j'ai une réunion de club littéraire ce soir, où je pourrais la diffuser.
Bonne soirée
Sibylline

C'est vraiment scandaleux. Je suivais cette émission avec plaisir. Une perle dans la poussière télévisuelle. Je ne peux faire grand chose à mon niveau, seulement exprimer mon indignation.
Ariaga, LE BLOG DE L'AUTEUR

Une de vos plus fidèles téléspectatrices est consternée ! Je suis très très déçue d'apprendre que l'on ne vous retrouvera pas à la rentrée. Après l'arrêt d'Ubik du temps d'Elizabeth Tchoungy, il me restait votre très belle émission et maintenant plus rien. Quel dommage ! j'espère que l'on vous retrouvera votre équipe et vous-même très bientôt. Bon vent !
Véronique

Je lis dans les médias que l'émission disparaît... je suis consternée. j'ai suivi la plupart des émissions littéraires qui vous ont précédé puis la vôtre, je ne m'imagine pas sans rendez-vous littéraires ! Que faut-il faire ? Une pétition ? Une de plus... Et bien soit, s'il le faut, je la signe bien évidemment (si c'est utile). Des médias hyper contrôlés et bétonnés plutôt qu'une certaine liberté, légèreté ou finesse pour porter des émissions éclairantes.. Un bien mauvais présage qui dure je l'avoue. Mais cette fois la goutte d'eau déborde du vase. La télévision n'a décidément plus de sens, je vais sans doute m'en débarrasser ! Payer une redevance pour une télévision qui n'offre plus de programmes aussi divers et variés qu'il y a de gens divers et variés. Distraire et abrutir pour faire oublier la grisaille ambiante et les décisions impopulaires ; la télévision fait plus que jamais, figure d'opium du peuple ou de pack de bières... uniquement.
par : la goutte déborde du vase

L'homme qui sait, l'homme qui dit,l'homme qui sait faire dire, l'homme qui sait faire lire, est donc l'ennemi à abattre dans cette société où chacun doit faire ce qu'on lui dit de faire sous peine d'initiative et de liberté, les deux seules choses que cette société réaliste combat avec acharnement.
C'est une couronne de roi et de deuil où je vois écrit: honneur à celui qui s'est battu pour que l'on se batte à notre tour.
par Moon 78

Honte à celui qui a pris cette décision La voie royale de l'abêtissement, de l'abrutissement .... est en route déjà depuis longtemps ; si tout le monde pouvait
entendre les propos d'un certain Octave MIRBEAU !!!
Gersandre

Je suis choquée !!!Comment peut-traiter cette émission d'élitiste alors qu'elle n'est que "simplement" intelligente?
Notre président ne sait-il pas que plus un peuple est abêti plus il est facile à manipuler..par le dernier (opposant) qui passe ?
Sa décision nous montrera par qui ses réformes doivent être comprises ...
Maingault

La décision de faire disparaître LE BATEAU LIVRE de la grille à la prochaine rentrée est une infamie. Ceux qui se foutent de la littérature (ils sont nombreux) auraient pu laisser en paix ceux qu'elle passionne, en leur abandonnant cette émission d'excellente qualité. Mais cette petite fenêtre, c'était encore trop pour ceux qui voudraient détruire la pensée en France.
Merci à Frédéric FERNEY.
Emmanuel B

Cher monsieur Poindron,
Merci pour le soutien que vous apportez et que vous me permettez d'apporter à Frédéric Ferney et au bateau livre !
La tristesse a fait place à la rage et à l'amertume mais j'ai retrouvé une vidéo de la rencontre entre F. Ferney et Erri de Luca et j'avais presque oublié que la Bateau Livre ne serait plus mon rendez-vous du jeudi soir ou parfois du dimanche matin.
Merci encore
Anne B

Amis bloggeurs dévoreurs de livres, je relaye ici le message que vient de laisser Eric Poindron sur mon blog, m'alertant sur la suppression de l'émission littéraire de Frédéric Ferney, le bateau livre. Elle est pourtant diffusée sur France 5, qui se définit comme la chaîne de la connaissance et de la découverte. On pourrait en rire, mais alors jaune.
Voici quelques jours déjà qu'internet bruisse de la nouvelle de cette décision honteuse qui ne fait pas honneur au service public. A croire que la culture n'a définitivement plus sa place à la télévision.
Faites passer, que le mouvement de protestation prenne encore plus d'ampleur.
Signé MA TASSE DE THÉ

Contre le naufrage du Bateau-Livre
De retour à Paris, je constate que les raisons de s'indigner ne manquent toujours pas. Je relaie volontiers l'information qui m'a été transmise par Eric Poindron sur la disparition programmée de l'émission de Frédéric Ferney, le Bateau-Livre, une des rares émissions de télé encore consacrées à ces objets obsolètes, les livres. Déjà qu'elle était reléguée à un horaire improbable (qui fait que je ne l'ai pas regardée autant qu'elle le méritait).
Dans le même ordre d'idées, voir le tract diffusé par le site INDISCIPLINE :
Fuligineuse, SABLIER

J'avoue me sentir particulièrement impuissante face à cette décision. Le Bateau Livres était la seule émission de télé que je parvenais parfois à regarder.
Gilda, TRACE ET TRAJETS

Désolant, consternant, désespérant. Que peut-on faire ? Une SPC, Société protectrice de la culture s'est-elle créée ?
Clarinesse, LE BLOG DE L'AUTEUR

Je suis ulcéré par cette suppression, et aussi l'éviction des producteurs de jazz sur France musique. Toujours plus bas, semble être la devise de ces messieurs de la cour. Résistons !
Samuel Bonnefont, pb graphiste

J'aime beaucoup cette émission et j'ai râlé quand j'ai vu qu'ils avaient modifié l'horaire m'obligeant à l'enregistrer alors qu'avant je la regardais en direct. D'apprendre cette nouvelle cela me désole vraiment !
Florinette, LES LECTURES DE FLORINETTE

Il est des nouvelles douloureuses et les mots pour traduire cette douleur fuient la bouche qui vous parle, la plume qui vous écrit !
Droit d'Auteurs, l'émission littéraire créée en février 1996 - devenue Le Bateau Livre en septembre 2003 - par Frédéric Ferney vient d'être supprimée, par France Télévisions !
Nous l'avons appris par la presse il y a quelques jours.
Beaucoup d'entre vous qui me connaissent m'ont souvent entendue dire, à son propos : "C'est mon émission !". Certains, très intimes, savent que pour rien au monde je n'en aurai râté un seul dixième de seconde. Et durant ces années, j'ai été subjuguée par le travail d'orfèvre de cet amoureux, de ce passionné de la langue. Par son acharnement à ne pas céder à la mode, à la facilité ; l'exigence et la clarté qui le déterminent. Cette façon de disséquer chaque livre comme s'il était à la recherche d'une partie de lui. Comme si chaque livre était fait de sa propre peau, et, qu'il faille dire avec des mots l'innommable : "le processus littéraire", "l' inspiration", "la magie du style", "la quête intérieure", "le souffle de vie", ... loin, très loin des petites trouvailles ! Comme si dans chaque livre il y avait des secrets de fabrication : alors restituer, partager, offrir, lire, respirer, sentir avec et pour nous. De l'autre côté de l'écran : nous buvions à pleine gorgée ! Un plaisir fou. Nous sommes devenus ses fidèles, ses inconditionnels.
Frédéric a réussi à nous transmettre le goût de lire, d'acheter des livres, de visiter des salons du livre, des festivals, d'aller à la rencontre d'auteurs-invités sur son Bateau. Il a fait de nous des êtres un peu plus intelligents. Certains sont même devenus des auteurs de poésie.
Oui, mais voilà, en France, de nos jours, il ne fait pas bon être un PASSEUR sérieux et exigeant et encore moins pour la littérature, la poésie, le théâtre, la musique, la peinture et l'Art ! Avant le chant du coq, la Langue est reniée, trois fois reniée : l'audimat, la culture people, la vulgarité, parlent le même jargon !
Frédéric Ferney a envoyé une lettre au Président de la République.
Vous pourrez la lire sur le blog de Eric Poindron coqalane@wanadoo.fr , écrivain, artiste-voyageur, marcheur, qui a la bonté de recevoir notre soutien à Frédéric Ferney et au Bateau Livre. Eric Poindron, un autre amoureux du livre, un homme formidable.
Je vous remercie de votre attention et vous demande humblement d'agir chacun et chacune à votre mesure. Votre soutien.
Mon souhait : Que la vie gagne sur le mépris !
Sans Frédéric Ferney le paysage littéraire sera en deuil.
Nous savons très bien qu'il y survivra. Nous connaissons, De La Comédie littéraire à Oscar Wilde ou les cendres de la gloire, en passant par Aragon la seule façon d'exister, Blaise Cendrars, ou, Le Dernier Amour de Monsieur M., ses talents d'écrivain (mystérieux, subtils et rares) ; et c'est peut-être une chance pour ceux, comme moi, qui aiment lire "Sa littérature" !!!
Mais à cet instant précis il a besoin de nous. Même s'il ne nous demande rien (l'orgueil de l'humilité ; c'est aussi "ça" Frédéric Ferney) : nous pouvons lui faire ce cadeau de l'étonner.
Avec ma main amie,
Randja Ben Ferhat

Suite à votre généreuse proposition de prendre les mots, les textes, et tout ce que je veux... parus dans votre magnifique blog concernant la suppression du Bateau Livre, j'utilise votre texte "LA PETITION" (en fournissant bien évidemment vos références blog et vos nom et prénom) pour alimenter le COMITE DE SOUTIEN que je vais mettre en place à Lodève (comme je vous le suggérais dans un de mes mails) durant le FESTIVAL de POESIE de LODEVE "LES VOIX DE LA MEDITERRANEE" du 19 au 26 juillet 2008.
Ma soeur Soraya, propriétaire du Restaurant "La Chamelle", et amie de la Directrice du Festival Maïthé VALES BLED, reçoit chaque année en partenariat avec le Festival, des Poètes venus de La Méditerranée, des Poètes français, des écrivains, des comédiens... un nombreux et large public assiste aux lectures sous une tente berbère qu'elle dresse sur la place.
Depuis les dernières élections, mon cousin Hadj MADANI a été élu Adjoint à la Culture, et 1er Adjoint.
Ma soeur, une inconditionnelle du Bateau Livre et de Frédéric Ferney, accepte ma proposition en m'ouvrant son lieu, où je poserai cet acte militant grâce à vous.
Je me fais fort de convaincre Hadj Madani, pour une aide logistique ou tout au moins une attention particulière : la possibilité, pour moi, de prendre la parole à un moment ou un autre du Festival pour dire avec des mots simples cette ignominie et obtenir des signatures.
C'est ce que je peux faire pour aider Frédéric et je le ferai avec bonté.
Avec votre texte, la lettre de Frédéric au Président, la mienne à vous et un Tableau pour recueillir les signatures, seront mes compagnons de juillet ! Un privilège !
Je vous remercie Eric.
Avec ma main amie,
Randja.

Bonjour Frédéric, et j'espère pas adieu !
A 57 ans, j'écris moi-même et je m'étais toujours dit "Un jour, je passerai chez Ferney !". J'espère que e n'est pas complètement foutu, pas pour moi, mais pour toi et pour tous les auteurs français en particulier et la littérature en général. Ton émission, pour moi, surtout au début, avait remplacé la messe du dimanche matin de mon enfance catho. Oui, surtout au début lorsque, sans artifice, sans paillettes, sans spots, deux ou trois auteurs échangeaient plus que s'affrontaient sur le même thème. Après, c'est vrai, l'émission est devenue plus people, avec son lot de nymphettes et de coups de cœur des libraires dont, entre nous, on n'a pas grand-chose à foutre ... Mais enfin bon, c'était toujours mieux que Piccouly ou que Pivot. Si tu pars, tu vas laisser un grand vide mais peut-être pas : Internet existe, que diable, et je l'ai rencontré ! En tout cas, j'espère qu'il existera toujours des gens pour lire avec curiosité, pas forcément les auteurs déjà consacrés par l'argent ou le népotisme, mais aussi des auteurs plus que confidentiels qui ont décidé, et j'en fais partie, de renoncer à tenter d'être publiés par les éditeurs en place, mais de s'éditer à compte d'auteur et de commencer, pourquoi pas, à cet âge de régionalisation extrême, à se faire leur propre publicité. Si tu restes dans les milieux littéraires, Frédéric, peut-être conviendra-t-il de quitter les gens pressentis et déjà nominés aux Goncourt et autres Femina pour t'intéresser au prolos, aux soutiers et aux sans grade. Etant germaniste, je constate que l'Allemagne vient de franchir un pas dans ce sens en décernant le prix Gabriele Bachmann à Tilman Rammstedt pour son "der Kaiser von China" qui est, certes, un peu plus déjanté que les bouquins de Gavalda mais peut-être, pour la même raison, beaucoup plus intéressant. Je crois que tu parles allemand aussi. Plonge-toi donc dans les "Spieltriebe" de Juli Zeh, ça décoiffe, ça emmène loin des minables querelles audiovisuelles. Plus laide la vie ! Mais ça a l'avantage de vouloir dire quelque chose. A bientôt j'espère, quelles que puissent être les circonstances de ton retour dans les media. Courage.
Françoise Josse.

Après t'avoir fait te tortiller dans tous les sens, on te flingue quand même... çà ressemble aux pires scénarios décrits parfois par Michael Moore. Plus tu es rentable, plus on te délocalise vite. La meilleure parade serait l'inadaptation totale et définitive? Alors, c'est l'heure de le dire : je regrette "Droit d'auteur", purement et simplement. Une fervente admiratrice. La France a l'art de gâcher ses talents! So sad it was my heart...
Willo Willow

J'apprends par Randja Ben Ferhat la disparition de l'émission littéraire Le Bateau livre et c'est pour moi une grande déception. La seule émission littéraire de qualité que nous regardions mes filles et moi. Qui nous permettait, même après les changements d'horaires disuasifs, de nous retrouver le dimanche matin après des semaines lourdes et chargées pour chacune de nous. Des moments d'écoute et de partage où notre curiosité, notre intelligence, nos goûts, étaient mis à contribution. Guidées pour LIRE : nous nous sentions. Pas le temps de le faire autrement ! Monsieur Ferney nous inspirait le sérieux et l'envie d'élargir le cercle des téléspectateurs : la littérature pour tous. Ca nous parle bien.
Depuis plus d'un an, nous constatons, ce que j'appellerai "une dictature déguisée". Aujourd'hui, elle est là sans vergogne ! D'abord Patrick Poivre d'Arvor ; d'autres aussi en font les frais... et puis Frédéric Ferney ! Jusqu'où iront-ils ?
Sur proposition de Randja, et si vous le permettez, nous pouvons mettre en place à Lodève en partenariat avec la Mairie (à voir) la signature d'une pétition "SOUTIEN à FREDERIC FERNEY et au BATEAU LIVRE" durant le FESTIVAL de POESIE LES VOIX DE LA MEDITERRANEE" de LODEVE (34700) qui aura lieu du 19 au 26 juillet 2008.
Je vous remercie de votre attention.
Soraya Ben Ferhat - Chaoua

Je navigue dans le rêve et l’imaginaire. Mais dans la vie active je suis très concernée et, sans avoir reçu votre mail j’avais envoyé des copies de la lettre à mes amis. J’habite un village et je me suis amusée à faire des photocopies et à en donner à tous ceux que j’ai rencontré au marché. Le coup s’est fait en douce et des tas de gens ne sont pas au courant. Je pense que vous êtes tous sur un siège éjectable.
Ariaga

Concernant "Le COMITE de SOUTIEN à FREDERIC FERNEY et au BATEAU LIVRE" :
J'ai préparé un "DOSSIER de PRESSE" que je remets demain à plusieurs journalistes du Quotidien "Le MIDI LIBRE" à Montpellier et à Lodève.
Un dossier également à l'attention de la Directrice du Festival de Poésie "LES VOIX DE LA MEDITERRANEE" Maïthé VALLES BLED - l'accompagnant, une demande de prise de parole le jour de l'Inauguration.
Prendre la parole pour informer le plus de monde possible (chaque jour, ici à Montpellier, je rencontre des personnes qui ne sont pas au courant de la suprression de l'émission, et qui veulent signer. Comme Fanette DEBERNARD, Libraire à la Retraite - LIBRAIRIE MOLIERE). Informer, disais-je, sensibiliser, et recueillir des signatures pour contester cette décision odieuse et injuste.
D'autre part, j'ai envoyé un message à Richard BORHINGER .
J'attends de ses nouvelles. Qu'il soutienne Le Bateau Livre (dont il a été un merveilleux PASSAGER CLANDESTIN dernièrement) et FREDERIC FERNEY.
Il est invité au Festival de Lodève le VENDREDI 25 JUILLET (de 22h à 00h) où il fera une lecture de "BOUTS LAMBEAUX" ; et,
Le SAMEDI 26 JUILLET (fin de matinée), une HEURE de RENCONTRE avec le Public.
Ce sera la FIN DU FESTIVAL DE POESIE, Nous aimerions, qu'au terme de cette rencontre, RICHARD remette les SIGNATURES récoltées, à FREDERIC (que nous solliciterons en qualité d'INVITE d'HONNEUR).
Cher Eric, Si vous êtes dans les environs, si le coeur vous en dit, nous vous invitons à vous joindre à nous avec un immense plaisir ; puisque ce Comité se tisse grâce à vous et votre magnifique blog.
Voilà, les dernières nouvelles !
Je vous remercie de faire passer l'information ; je vous remercie surtout pour votre généreuse attention.
Avec ma main amie,
Randja Ben Ferhat (Auteur de Poésie)

Documentaliste de l’Education Nationale , FRED FERNEY m’a beaucoup aidée dans mon travail et surtout il est le dernier à faire de la littérature et pas de la promo imbécile.
Aurait-on osé renvoyer B.Pivot ?
Ne laissons pas la médiocrité envahir nos écrans.
je vous écris de Montpellier où tous les ans le livre fait sa comédie.
Courage.
Cl.PERANSIN.

J’ai un niveau de fin de troisième et j’adore cette émission. J’attends le jeudi pour retrouver des hommes et des femmes qui font aimer les livres et les auteurs. Mais où sont donc tous ces affabulateurs qui dans les sondages réclament toujours plus de culture… ? Peut-être ont-ils échoués sur l’île de la tentation. Je serai à Lodève pour vous soutenir.
Roland de Montpellier

Hélas, je partage le désespoir de ceux qui se lamentent de la disparition de cette émission littéraire, j'ai découvert grâce à elle de nombreux auteurs fort intéressants. Même si les discussions étaient brèves, elles permettaient de donner ou non l'envie de lire. Des extraits étaient lus, ce n'était aucunement une émission élitiste mais intelligente pour les amateurs du livre. Pourquoi supprimer une émission qui ne coûte pas grand chose sur une chaîne dite "culturelle". Alors dans ce cas, qu'est-ce que la culture ? Il en faut pour tous les goûts.
C'était le seul programme que je regardais dans la semaine, et j'avais l'impression d'être à bord de ce bateau pour entendre parler d'un objet qui m'est très cher "le livre". Les passeurs de littérature ne doivent pas s'avouer vaincus, il faut lutter et valoriser cet objet "le livre" qui ouvre toutes les portes du savoir, de la compréhension du monde, de la connaissance de l'autre. Lire c'est aller au cœur du monde et cela Frédéric Ferney le faisait d'excellente manière. Alors battez-vous Monsieur Ferney pour perdurer dans cet art : passer le message de certains pour éclairer d'autres. En espérant vous revoir bientôt.
Une passeuse de littérature.
Nathalie Leclerc Thomas

Le Bateau Livre était une belle émission avec un bon mélange des genres...une des dernières émissions littéraires qui va bien nous manquer...
Agnès Jeanneau

Que recherche la télévision, sinon faire de l'audience ! Même si l'on est un cancre comme je le suis, c'est un réel plaisir de suivre sur Internet l'émission :"Le bateau livre" animée avec le sérieux, la gentillesse et l'enthousiasme de Frédéric Ferney. Il n'est pas rare de la regarder deux ou trois fois pour parvenir à m'imprégner de tout l'intérêt de la culture et de l'intelligence des invités. J'ai beaucoup appris à aimer à écouter et à lire dans cette émission. Il est évident que parfois elle semble réservée à une élite intellectuelle. Et alors ! Doit-on chercher à s'abaisser ou à s'élever ? Ce que demande le peuple (la démocratie), c'est du facile à digérer, et là, il y a de l'audience. Coluche ou Frédéric Ferney ? "Vol de nuit"… "Le bateau livre"… Il reste quoi ? Pourtant quel plaisir M. Ferney sans oublier ses chroniqueurs, leurs pertinences. Non je ne veux pas croire que l'on puisse saborder le bateau livre.
Jean-Claude Dewigne

Tout simplement nous defendons, ma femme et moi une émission culturelle qui meme si elle n'est pas exempte de critique (trop de monde pour trop peu de temps) est une lutte pour survivre dans ce monde "formaté" pour le coca cola
bateau livre
arret sur images
bande à Bonnaud
Mermet (sabotage horaire)
esprits libre
tout cela en environ un an
la démocratie c'est aussi le vote
la France a voté
on a Sarkozy et Devedjan ce dernier se vantant de n'avoir pas lu de livre depuis 2 ans...
mais l'intelligence survivra !
à bientôt
Claudie et Edouard

Halte à la suppression des émissions culturelles dont la très bonne émission de Frédéric Ferney que je ne rate jamais puisque je l'enregistre si je ne
peux pas la regarder.
Que veut on nous proposer ?
Des séries, des thrillers, de la téléréalité
Il n'y a pas que ça heureusement mais pitié pour la défense de la lecture.
Cordialement.
Laurette Monod

Bonjour,
Ici à Lodève, aux Voix de la Méditerranée, à deux pas de mon immeuble "social" - une femme courageuse et très belle tient toute seule et jusqu'au bout de la fatigue, une table pour la pétition de soutien du BATEAU LIVRE , non stop : elle était encore là à 1h du matin ! J'apprends beaucoup de choses auprès d'elle, car je suis peu cultivée même si j'aime parfois la poésie, comme celle de Salah Stétié (que j'ai découvert ici).
Elle s'appelle Randja Ben Ferhat.
J'ai signé la pétition. J'aimais bien l'émission quand elle passait sur la 5 le dimanche matin à 11h. Après, je n'arrivais plus à la regarder (paresse du dimanche oblige) - et puis comme je n'ai plus d'argent pour m'acheter des livres, parfois cela me démotive un peu de regarder, avoir envie de..., et renoncer le plus souvent, même si ma médiathèque a l'esprit ouvert, mais ne peut bien sûr répondre à tous mes vœux inscrits sur ses fiches de souhaits.
A l'heure où l'on prétend "démercantiliser" les chaînes publiques, cela semble bien contradictoire de supprimer une émission sur de simples critères de "quantité" de spectateurs !
A l'heure où l'on compte les morts sur les routes, a-t-on mesuré tous ceux que la poésie a empêché de se suicider ? tous ceux que la littérature arrache à des folies stériles ? a-t-on envisagé de la faire rembourser par la sécu ? Non ?
Au moins, laissez nous ces si rares émissions qui nous donnent de si bonnes et belles nouvelles : l'art n'est pas tout à fait mort ?
salutations
vieille dame

Merci beaucoup Randja Ben Ferhat pour votre magnifique initiative !
J'attends des nouvelles avec impatience.
Cordialement
Anne B

Désolée. Votre émission était une réussite, la parole des auteurs n'était jamais interrompue intempestivement et l'ambiance détendue était perceptible par le téléspectateur, en un mot, la grande classe. Ce qui n'est pas le cas de la France actuelle, ni celle du "bas", plutôt en contrebas.
Comment vous aider ? A bientôt j'espère.
Acceptez mes salutations respectueuses et attristées.
Danny Delavat.

Ils ont aussi signé la pétition ou manifesté leur soutien :
Fréderic-Jacques Temple, écrivain & poète – Bruno Doucey, écrivain, poète directeur éditorial (SEGUERS) – Stéphanie Janicot, écrivain – Jean-Pierre Siméon, LE PRINTEMPS DES POÈTES – Eric Laurent, écrivain, journaliste, grand reporter – Benoit Virot, éditeur (LE NOUVEL ATTILA) – Patrice Delbourg, écrivain – André Velter, poète & éditeur – Claude Duneton, écrivain – David Vincent, éditeur (L'ARBRE VENGEUR) – Olivier Belhomme, édition, L'ATELIER DU POISSON SOLUBLE – Danitza Bancheva, écrivain – Luc Vidal (ÉDITIONS DU PETIT VÉHICULE) – LES ÉDITIONS L'INVENTAIRE– Roger Stéphane Blaise, poète – Jean-Marie Perrier, photographe, Mohamed Grim, poète, Bernard Vinet, chercheur – Marie-Claude Vinet, chercheuse – Olivier Brun, (Editions LA DRAGONNE) – Les éditions VIRGILE – Philippe Krebs, éditeur (Les éditions HERMAPHRODITE) – Christian le Mellec, éditeur (LE BOIS D'ORION) – LES CAHIERS BLEUS – Jean-Yves -Reuzeau, éditeur, écrivain (LE CASTOR ASTRAL) – jean-François Manier & Martine Mellinette, éditeurs (CHEYNE ÉDITEUR) – LES ÉDITIONS ZULMA – Thierry Horguelin, écrivain – Yvon Le Men, poète – Jean François Cornu, avocat, écrivain et bibliophile - LES ÉDITIONS CYNTHIA 3000 – LES ÉDITIONS TOUSSAINT LOUVERTURE – Bertrand Ploquin, éditeur, Les Éditions CROISER LE FAIRE, Josette Pac, enseignante, Arles - Françoise Chaze, enseignante, Arles - Ginette Margerit documentaliste, Marseille - René Margerit, aiguilleur du ciel, Villeneuve d'Allier - Ginette Fayard, secrétaire, Le Puy - Geneviève Courbis, enseignante, Vienne - LES ÉDITIONS MOTUS...
... ET BEAUCOUP D'AUTRES...

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