Le CABINET des CURIOSITÉS, des ÉTRANGETÉS et des SINGULARITÉS de ÉRIC POINDRON

L'AFRIQUE EN CHAMPAGNE

L'association Interbibly, en partenariat avec les libraires de Champagne-Ardenne, propose jusqu'au 25 novembre un festival consacré à la littérature africaine.


Dans le cadre de cette manifestation, la bibliothèque de Saint-André-les-Vergers a reçu Abdourahman A. Waberi. Né à Djibouti, Abdourahman A. Waberi a enseigné en France avant de se consacrer à l'écriture. À travers son œuvre constituée de poèmes, de nouvelles et de romans, il peint avec amour son pays, mettant en exergue sa grandeur et ses blessures. Quatre autres écrivains sont les invités de ce festival : Wilfried N'Sondé, André Brink, Ken Bugul et Véronique Tadjo
Mme Martre, responsable de la bibliothèque de Saint-André, a souligné qu'il revient à la bibliothèque dryate d'ouvrir ces rencontres d'auteurs.
Éric Poindron, éditeur du Coq à l'âne et animateur de la soirée, présente tout d'abord l'écrivain ainsi que son dernier livre, Passage des larmes. Puis il laisse la parole à Abdourahman A. Waberi qui répond aux diverses questions soulevées par son parcours et son œuvre.
On lui doit une belle définition du travail de l'écrivain : « Tu écriras, tu peindras et tu sculpteras dans la pluie de la lumière d'Afrique. Tu te consumeras dans l'exécution de ton œuvre. Qui sait, tu lui survivras peut-être… ».


MUSÉE DE MONTMARTRE SUITE MAIS PAS FIN

La Mairie de Paris n’a pas fait attendre ni le public, ni la presse, pour faire savoir, dans un communiqué daté du 12 novembre, que : « En ce qui concerne l’Hôtel de Rosimond, siège actuel de l’association- société du Vieux Montmartre et son Musée - et l’hôtel Demarne attenant, la Ville propose également de lancer, dans les mois suivant la fin d’activité, un appel à projets privés pour la reprise des lieux. Ces projets devront présenter une dimension culturelle, en lien avec l’arrondissement. »

Pourquoi donc chasser une association « privée » comme le « Vieux Montmartre » et présentant « une dimension culturelle, en lien avec l’arrondissement » pour caser un organisme tout aussi « privé » et devant accomplir la même mission culturelle ? Mystère…

Mystère ? Oh, pas vraiment, on peut penser, comme votre serviteur, que ces merveilleux bâtiments une fois vidés de leurs occupants, la Ville de Paris se chargera de laisser filer la situation, négligeant tout entretien des locaux – comme elle en a la détestable habitude – et que ces lieux, une fois dégradés, peur être squattés, seront alors mis en vente. Le prix du mètre carré – justifiera alors cette cession à des promoteurs, qui feront de ces bâtiments un carré réservé pour propriétaires chanceux, « typical of Mountmartreux ».
Fi de la dimension culturelle du Musée de Montmartre ! Quelle dimension culturelle ? Quoi ? Carco, Dorgelès, les impressionnistes, Renoir, Le Moulin de la Galette, et même – même ! – le Sacré-Cœur ? Connais pas…

Le grand problème dans cette histoire semble être, une fois de plus, l’ignorance de certains décideurs qui n’ont, probablement, jamais posé leurs augustes pieds sur le sol de la Butte. Ils croient peut-être que Montmartre se résume à la place du Tertre et à tout son attirail de souvenir « made in China » ?  Un reportage diffusé la semaine dernière sur une chaîne de télévision montrait les nombreux peintres chinois chargés de barbouiller des toiles « authentiques » figurant les coins les plus célèbres de la Butte…

Depuis toujours, le Musée de Montmartre forme justement, une sorte de « contrepoids » à toute marée touristique de pacotille. Pour qui veut la véritable – et passionnante – histoire de ces lieux, il suffit de pousser la porte de la rue Cortot. Là, les parisiens, les provinciaux, et les touristes, bienvenus, peuvent appréhender la véritable dimension artistique et spirituelle de Montmartre.
Une mauvaise gestion est reprochée aux administrateurs du Musée. Ah ?

Pourtant,  et je cite la réponse à la dépêche envoyée par ces mêmes administrateurs : « La Mairie, en tant que membre de droit, est titulaire de 4 sièges à notre Conseil d’Administration ; or les réserves sur la gestion, exprimées aujourd’hui, n’ont jamais été formulées en Conseil. »

Dans le même temps, la Mairie refusait d’accroître sa subvention, modeste, de 40 000 € plus la compensation du loyer qui est dû à la Ville.

Un peu  légère, cette Mairie de Paris qui, courant  2009 fit trois propositions successives contradictoires :

En février, devant la situation financière difficile : « Procédez à une liquidation judiciaire ».

En mars : On va vous aider (report du paiement du loyer) et étudier une solution pour pérenniser le Musée : gestion déléguée, transformation en Musée municipal ou augmentation de la subvention.

Et enfin fin octobre, après sept mois de silence : On vous coupe les vivres, donc nous vous suggérons une dissolution volontaire.

Un grand numéro de danse administrative, digne des plus beaux cancans Montmartrois !


Pourtant, pourtant, dans le communiqué de presse cité plus haut, la Ville se dit prête « à reprendre à tout moment contact avec l’Association pour étudier un plan de redressement sérieux ».

Pourquoi cet énervement, alors ? Mettons-nous autour d’une table et discutons, comme l’écrivent les responsables du Musée :  « Si ce plan devait passer par la solution du repreneur privé, avec la clause de dimension culturelle qu’elle évoque, l’Association le Vieux Montmartre serait d’accord pour incarner cette référence culturelle avec ses collections et son Musée classé Musée de France. »

La mémoire des lieux, la littérature, la peinture et toute la foule des oubliés de la Bohême exigent que nous fassions le nécessaire, voire l’impossible, pour sauver une fois de plus ce lieu magique et magnifique : le Musée de Montmartre.

Rodolphe Trouilleux



 

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PARIS SECRET & INSOLITE

LE MUSEE DE MONTMARTRE NE DOIT PAS DISPARAITRE !

Je suis resté un peu interdit à l'annonce de cette étonnante nouvelle : la fermeture possible du Musée de Montmartre. J'avais même du mal à y croire. Comment une institution parisienne aussi ancienne pourrait-elle être purement et simplement supprimée, comme cela, d'un trait de plume adminsitratif ?

C'est pourtant la triste vérité. L'Hôtel de Ville de Paris, jugeant ce lieu probablement trop démodé, peut-être pas assez "branché", ne donnera pas de subvention cette année, ne renouvellera pas le bail du bâtiment - dont la Ville de Paris et propriétaire - et demande que l'association, Société Historique et Archéologique du Vieux Montmartre soit dissoute !

Ainsi, par la volonté de quelques uns, cette association fondée par un groupe de passionnés en 1886 devra, non-seulement plier bagages, mais en confier le contenu - une très riche collection - au Musée Carnavalet et à la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris.

C'est un peu vite oublier que si les ruelles de la butte attirent autant de touristes aujourd'hui, c'est justement parce le "Vieux Montmartre" et les passionnés qui en faisaient partie, se chargèrent de veiller à leur conservation.

Si Claude Charpentier ne s'était pas personnellement investi dans les années cinquante, dans son fameux "plan de sauvegarde de la butte Montmartre", que resterait-t'il aujourd'hui ? Montmartre serait devenu un quartier comme les autres, sans âme, d'une affligeante banalité.

Devons-nous céder le terrain définitivement aux vendeurs de souvenirs à deux sous ? Montmartre doit-il ressembler à un décor de cinéma ?

Le Musée de Montmartre, à travers ses expositions, a su montrer depuis des années quelle était la véritable valeur de ces lieux, son riche passé, loin des clichés de pacotilles. Utrillo, Willette, le cabaret du Chat noir, Renoir, Alphonse Allais, Erik Satie, le maquis, le Lapin agile, les moulins, les chansonniers, que sais-je encore, vivent encore rue Cortot grâce au Musée de Montmartre. Doit-on les oublier définitivement ?


Le « gymnopédiste »


Si l'on supprime le Musée de Montmartre, c'est un lieu de mémoire qui sera définitivement fermé au public, un lieu charmant et accessible à tout un chacun.

Mais que veut on faire de ces bâtiments une fois libérés ? Une résidence de luxe, où de riches habitants paieront au prix fort le droit de respirer l'air de la Butte ?

On ne me fera pas croire que ces lieux seront livrés aux promoteurs, "restaurés" à grands frais, puis revendus à la découpe ?

Non, je ne crois pas que monsieur le Maire de Paris soit animé par de telles intentions... D'ailleurs, n'a-t'il pas écrit lui même dans une lettre adressée au Musée de Montmartre le 30 septembre 2009 :

« … Je forme le souhait que la réunion qui sera organisée par le Secrétariat Général, d’ici la fin du mois d’octobre, en lien avec mon adjointe chargée du Patrimoine, Danièle POURTAUD, et le Maire du 18ème arrondissement, Daniel VAILLANT, soit à cet égard décisive et détermine, avec vous les conditions dans lesquelles pourra perdurer cette mission patrimoniale. »

Une seul question se pose : que vont devenir les bâtiments une fois libérés ?

Nous ne pouvons pas rester insensibles devant une telle injustice, et les élus de la Mairie de Paris doivent revenir sur leur décision. Tout le monde peut se tromper.

Signez et faites signer la pétition autour de vous, pour que ce lieu magique, le Musée de Montmartre, poursuive sa mission de service public, salutaire pour tous ceux qui ne veulent pas oublier que Montmartre, mondialement connu, mérite qu'un lieu soit dédié à sa mémoire.

Rodolphe Trouilleux

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TREMPOLINE

On est tombé du Trampoline...

Il y a quelque temps – en mars 2006, pour être précis –, Antoine Gallimard et Francis Esmenard, respectivement PDG de Gallimard et d’Albin Michel, dans une interview accordée à Paris Match, alertaient l’opinion sur le fait que les petits éditeurs encombraient les rayons des librairies. La phrase, restée célèbre, avait fait sourire certains et fait grincer les dents de bien d’autres.
Aujourd’hui, alors que le Salon du Livre de Paris entame la commercialisation de son édition 2010, on est à même de se demander si ses organisateurs ne trouvent pas là aussi que les petits éditeurs encombrent les allées du Parc des Expositions de Versailles.
Depuis des années, le tarif « Trampoline », réservé aux éditeurs réalisant moins de 500 000 euros de chiffre d’affaires, leur permettait de disposer d’un stand de 9 m2 tout équipé pour la somme de 2 000 euros HT.
Au début du mois d’août, Reeds, le concessionnaire du salon, fait parvenir sa proposition commerciale pour 2010. Et là, stupeur (mais stupeur étouffée par la chaleur estivale) : le tarif « Trampoline » est désormais exclusivement réservé aux primo exposants. Pour pouvoir bénéficier d’un stand équivalent, un petit éditeur ayant déjà participé au Salon doit dorénavant débourser plus de 4 300 euros HT, si l’on intègre au tarif de base toutes les « options » – obligatoires (assurance, inscription, compteur électrique, etc.)… Stupeur, indignation, grogne.
Lundi 7 septembre 2009 : une réunion au siège du Syndicat national de l’Édition (SNE), initiée par Reed, a lieu en présence d’une cinquantaine d’éditeurs et de l’équipe du Salon du Livre au grand complet. Là, M. Morisset, le commissaire du Salon, nous explique qu’il a décidé « d’accompagner davantage la petite édition » et que la suppression du tarif « Trampoline » pour les éditeurs ayant déjà exposé vise à simplifier l’offre commerciale.
Pourquoi cette augmentation ? Nulle réponse ne viendra éclairer notre lanterne. Pourtant, il apparaît évident qu’en doublant le tarif des « petits » stands (il est à noter que le tarif des autres n’a, lui, pas évolué), le Salon du Livre risque très vite de se délester des petits éditeurs incapables de suivre cette inflation.
Depuis quelque temps se murmure que certains aimeraient bien voir le Salon retrouver le cadre prestigieux du Grand Palais. Hélas, le mètre carré y est plus rare qu’à la Porte de Versailles et tout le monde ne pourra être de la fête, comme le confirmait dans un entretien à Livres Hebdo en février 2009 Serge Eyrolles président du SNE : « Si on retire les stands marginaux, on peut peut-être y tenir. »
Lundi 20 septembre, Reed a mis au point une nouvelle grille tarifaire destinée aux petits éditeurs, en proposant le stand de 9 m2 à 3 519 €, ce qui « limite » la hausse à 1 519 €. Seulement…
Inutile de rappeler que le Salon du Livre est pour tous les éditeurs – petits et gros – le moyen de nouer de nouveaux contacts avec lecteurs, libraires, bibliothécaires, journalistes…
La majoration de 75 % du stand « Trampoline » est-elle justifiée par le choix d’« accompagner davantage la petite édition », pour reprendre les mots du commissaire du Salon ? Reste à savoir vers où. Vers la sortie ?

Valérie Millet, directrice des éditions du Sonneur
Laurent Seminel, directeur de Menu Fretin.

Photographie de Henri Zerdoun

LE BATEAU LIBRE

Chers amis, chères amies,

Voici les nouvelles du  bateaulibre.net  pour la rentrée.

Frédéric Ferney vous proposera en  septembre une série d’entretiens  avec les trois auteurs de la rentrée littéraire qu’il a  sélectionnés: Pascal Quignard pour La Barque silencieuse , Marie N’Diaye pour Trois femmes puissantes  et l’Irlandais  Colum McCann (en anglais) pour  Et que le vaste monde poursuive sa course folle.

Ces entretiens seront filmés à chaque fois dans un cadre choisi par l’auteur. 

Au gré de l’actualité littéraire, le plateau du dimanche de Frédéric Ferney et de ses trois chroniqueurs Elodie Fondacci, Frédéric Bonnot et Jean-Marie Ozanne se poursuivra bien sûr, et deviendra un rendez vous mensuel.

Une nouvelle émission consacrée au cinéma et au théâtre est en préparation pour le mois d’octobre.

Nous continuons à opter pour la gratuité du site pour donner accès au plus grand nombre.

Notre projet est ambitieux et nous avons besoin du soutien de tous.

Si vous voulez nous aider, parlez du bateaulibre.net autour de vous, adhérez  et faites adhérer à l’Association « Les Amis du Bateau Libre »

A très bientôt sur notre site,

Laurence Nahum,

Chargée de la communication



Nom:                                                             

Prénom :
Adresse :
Code Postal :                                                   

Ville :
Email :                                                                

Tel :
Je demande mon adhésion à l’association « Les Amis du Bateau Libre » et je joins ma cotisation par chèque établi à l’ordre de « Les Amis du Bateau Libre »

La cotisation annuelle a été  fixée à 35 €  et vous devenez  membre bienfaiteur à partir de 50 €
« Les Amis du Bateau Libre »
C/o Catherine VIAL 2 rue Oscar ROTY 75015 Paris

cdirandvial@gmail.com

LE CABINET OUVRE DE NOUVEAUX SES PORTES...

Museum d'histoire naturelle, La Rochelle.

FERMETURE PROVISOIRE

détail de la légende de Thésée et le Minotaure de Maestro dei Cassoni Campana

Musée du petit palais, Avignon.

 

Le cabinet ferme ses portes durant une dizaine de jours.

Toutefois, si vous y êtes enfermé,

N'hésitez pas à vous égarer....

 

N.B. Vous pouvez toutefois laisser des messages, le préposé aux courriers et autres missives délirantes fera suivre.

 

DES NOUVELLES DU GARDIEN

Petite revue de presse est estivale aux bons soins de ceux qui me suivent - et peut-être à défaut de m'aimer...

 
FRANCE INFO
« Un jour, un blog »

Voici le blog d’un amoureux un vrai. Non ne vous méprenez pas, vous ne trouverez pas de coquinerie dans les billets du Cabinet de curiosités. Eric Poindron est simplement amoureux de belles choses, surtout lorsqu’elles prennent la forme d’un texte, d’un film, d’une musique et bien sûr d’un objet. Il n’y a rien là d’extraordinaire direz-vous, et ce n’est, en tout cas, pas l’assurance trouver quelque chose de comestible à se mettre sous la souris. Ce rémois d’origine – eh oui de solide racine vinicole, qui sont souvent gage de bonne appellation, possède une capacité surprenante à créer un univers fait de mots, de photos anciennes, de vidéo dont le choix ne laisse, à l’évidence,  rien au hasard.
Une sorte d’esthétique « blogiene » qui doit certainement beaucoup au parcours d’un bonhomme insatiable et amoureux des livres. Successivement piéton à Paris, pèlerin et colporteur, il fut aussi, veilleur de nuit, déménageur bucheron nègre et scénariste. Il crée ensuite les éditions du Coq à l’Ane, se révèle écrivain voyageur, fait l’animateur d’émission de radio et de télévision, et j’en passe. Il aime autant l’étrange que la gastronomie, David Bowie que les légendes régionales.
Tout cela donne un blog toujours surprenant, érudit mais jamais ennuyeux , qui alterne textes longs et cours, ponctuations photos et vidéo, le tout livré sans cohérence particulière. Chaque billet est une découverte et il se dégage une harmonie naturelle de ces pages délicates. A déguster en particulier cette série sur l’art du canotage dans la littérature d’aventure, avec en contrepoint la photo d’un canoë contemporain, transparent et hyper design Ajoutez à cela un liste de lien,  une « blogroll », qui est un portail vers des liens magnifiques et vous devrez admettre que Eric Poindron n’usurpe pas son titre de gardien du cabinet des curiosités. La visite est indispensable.

VENDREDI HEBDO, spécial numéro été.

Les blogs Robinson (...) rêveur de tous horizon, esthètes de toutes contrées, ames sensisbles, littérateur. chacun trouvera ici son histoire de Robinson. (...) le cabinet des curiosités, des étrangeté & des singularités d'Eric Poindron. eh oui, c'est le titre complet). Et comme son nom l'indique, vous irez là de surprise en surprise. Visite indispensable.

Achevons, momentanément, ce petit tour de l'horizon virtuel, avec le Cabinet de curiosités d'Eric Poindron, que les fidèles des Féeries intérieures connaissent déjà puisqu'il nous fit l'honneur et l'amitié de nous donner un beau texte sur Paul Fort. L'esprit des lieux y fut très-récemment accueilli et s'y dévoila le temps de répondre à l'étrange questionnaire.

Mikaël Lugan, LES FEERIES INTERIEURES

 

Enfin, les amateurs de Nouvelles fantastique, pourront lire - sur BSC NEWS magazine littéraire et culturel - Le Collectionneur(s), un hommagage macabre à Lovecraft, une fiction de de votre serviteur.

Dossier impossible : réf 150 du Livre de raison.

Ne croyez pas tout ce que l’on raconte. Croyez encore moins à tout ce que l’on vous raconte.
François Régulus-Deslunes

LA SUITE EN CLIQUANT ICI

LE CABINET DE CURIOSITES A LA RADIO

ATTENTION CHANGEMENT

MERCRED 30 JUILLET A 9 HEURES

JE SERAIS INVITE

SUR LA RADIO

LE MOUV

A PARLER

DU « CABINET DE CURIOSITES »

J'ESPERE QUE VOUS PRENDREZ LE TEMPS DE M'ECOUTER...

L'ENTRETIEN DURE TROIS MINUTES

EN ESPERANT VOUS SAVOIR PRES DE VOS POSTE DE RADIO

Votre serviteur

L'un des nombreux postes du gardien,

« radiopate » devant l'éternel

LECTURES ESTIVALES

Parce qu'il est toujours agréable de recevoir les conseils des amis...

Qu'avez-vous lu, que lisez-vous vous, ou que lirez-vous

en vacances ?

LE BATEAU LIBRE, LA SUITE.

lebateaulibre.net, c'est quoi, ce truc ?

Une web-télé littéraire? C'est insensé. Oui! Ca n'existe pas. Si! Ca va faire près d'un an que j'attendais ce moment; c'est une joie de pouvoir l'annoncer aux lecteurs de ce blog, même si beaucoup d'entre vous le savent déjà. Les deux premiers enregistrements du nouveau "Bateau Libre" auront lieu en public le 31 mai sur le bateau-restaurant "La Passerelle/Cap Seguin", en bord de de Seine, face au 27 quai Le Gallo, à Boulogne.

Je recevrai :

- à 11h30 : l'écrivain Philippe Djian pour son roman Impardonnables (Gallimard), la neurobiologiste Lucy Vincent pour La Formule du désir (Albin Michel) et le compositeur Pascal Dusapin pour "Une musique en train de se faire" (Seuil).

- à 14h30 : l'historien Max Gallo pour Révolution française (Xo Editions), le romancier et psychanalyste Philippe Grimbert pour son roman Une mauvaise rencontre (Grasset) et le neurologue Laurent Cohen pour son essai Pourquoi les chimpanzés ne parlent pas (Odile Jacob).

J'invite ceux d'entre vous qui souhaitent assister à ces enregistrements à se faire connaître auprès de la secrétaire générale de l'association "Les Amis du Bateau Libre", Catherine Dirand-Vial: il vous suffit de lui envoyer un émail : cdirandvial@gmail.com

La première émission sera mise en ligne le dimanche 7 juin, à 11h, sur le site le bateaulibre.net.

FRÉDÉRIC FERNEY

Pour découvrir le BATEAU LIBRE

le blog de Frédéric ferney

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L'APPEL DU PHARE

Le Phare rouvre aujourd'hui. Prêt pour une montée insolite ?

Après quatre mois et demi d'intenses travaux, le Phare de Verzenay rouvre ses portes au public.
Ce mercredi 13 mai à partir de 10 heures, les visiteurs pourront découvrir le nouveau contenu muséographique du site. Concernant les nouveautés, le Phare offre aux plus curieux une montée insolite en haut de cette tour surprenante et laissant découvrir une vue imprenable sur la plaine de Champagne et le vignoble. Une nouvelle qualité d'illumination a été installée ainsi qu'une toute nouvelle salle de contes dont le point d'orgue sera la lecture du conte imaginé par l'éditeur rémois Eric Poindron et lu par le grand comédien Robert Hossein. Enfin, on note que des audioguidages seront désormais disponibles en français, anglais, néerlandais et allemand.
Le site conserve ses horaires d'ouverture habituels c'est-à-dire de 10 à 17 heures (dernière visite) et 17 h 30 le week-end. A noter que le Phare, comme on se doit de l'appeler désormais, participera ce samedi 16 mai à l'opération de la nuit des musées. Il sera donc ouvert gratuitement de 19 h 30 à 22 h 30 et proposera un accueil convivial et chaleureux par les vignerons locaux.© Journal L'Union. Photo de Frédérique Gerlier.

Pour découvrir LA PHARE DE VERZENAY, cliquez ICI

LE MARCHÉ DE LA POÉSIE

Du jeudi 18 juin au dimanche 21 juin

Plus qu’un salon du livre ou une foire littéraire, le Marché de la Poésie c’est avant tout un esprit qui anime ses organisateurs et ses participants : plus de 50 000 visiteurs répondent présent, mais aussi plus de 500 éditeurs de poésie, de création littéraire et de création. Des spectacles, concerts, animations, lectures, remises de prix et tables rondes ponctuent ces quatre jours dans une ambiance festive, prouvant que poésie et événement culturel peuvent également être synonymes de création et divertissement.

Depuis 2005, l’événement se prolonge pendant tout le mois de juin : La Périphérie du Marché de la Poésie s’ouvre dans le temps et dans l’espace à d’autres modes poétiques d’expression artistique.

Depuis la création du Marché, nous avons su défendre une production de création trop souvent noyée ailleurs dans une production éditoriale de masse. Le Marché de la Poésie est un acte militant pour défendre le patrimoine littéraire, et ceux qu’il est désormais convenu d’appeler « les petits éditeurs ». Nous défendons l’économie d’un livre différent, en situation de crise dans l’économie du Livre : le contexte actuel de la diffusion et de la distribution, la concentration du monde éditorial ne permettent pas à l’édition de création d’être suffisamment représentée en librairie.

Nous défendons des éditeurs dont le travail est un travail de fond (y compris dans certaines grandes maisons d’édition).

Nous défendons le mot, l’image et le son, dans une dimension poétique qui constitue un acte culturel unique et pluriel.

Le Marché de la Poésie est une étape incontournable des manifestations littéraires, une « vitrine » de la littérature vivante. La Pologne sera à l’honneur : l’édition 2009 vivra ce mois de juin sur « L’invitation polonaise » : poésie, musique, cinéma...

Vincent Gimeno-Pons, délégué général

Qui d'entre vous sera présent au marché de la Poésie ?

807

Reçu ce message de Franck Garrot, plaisant animateur du tout plaisant blog LES 807. L'aventure des chiffres et des lettres se termine , aussi c'est le moment de vous presser d'y contribuer... A votre bon coeur, à bon entendeur et à bon compteur...

Bonsoir,

J'ai pris la décision d'arrêter les 807 le 17 septembre à 8h07.
J'arrêterai ou je passerai le relai, je ne sais pas encore. (c'est du boulot)

D'ici là, il y a le 18 juin, et ce jour-là Eric Chevillard aura 45 ans.

Pour marquer le coup, je propose à ceux qui le souhaitent de fêter son
anniversaire. Je compte en publier un par auteur (non limité à 3 exceptionnellement). A vot' bon coeur...
Si tout le monde m'envoie quelque chose, cela fera une soixantaine de publications tout le long de la journée entre 8h07 et 20h07. Il n'y a pas
d'urgence, je programmerai tout ça début juin, d'ici-là, je traduis des nombres.

Amicalement,

Franck Garot, LES 807
 

FOUS... MAIS LITTÉRAIRES

L'I.I.R.E.F.L. est invité par la Société des Amis de la bibliothèque de Reims.

La causerie est à 19 heures le 04 mai 2009,

devant un auditoire nombreux, attentif et conquis.

Marc Décimo, Garçon sérieux, pas fous pour deux sous d'euros et infatigable Rédac-chef de L'I.I.R.E.F.L parlera de folie littéraire et présentera les Cahiers de L'Institut.

il sera, durant cette belle soirée question de Jean-Pierre Brisset, Paul Tisseyre Ananké, le Marquis de Camarasa, Paulin Gagne; D'autres peu illustres personnages seront aussi évoqués

Il sera aussi question de l'histoire de Paul Tisseyre-Ananké (1873-1931), méhariste militaire saharien avant de devenir écrivain, accompagnant la réédition du livre d'Ananké. Suite de textes courts au style enlevé, Rires et larmes dans l'armée ! dénonce de l'intérieur l'absurde de la guerre et la terreur qu’exerce au début du XXe siècle l’armée française en Afrique, entrant en résonnance avec le débat récent sur les bienfaits de la colonisation.

Enfin, et puisque nous somme en terres Rémoises, gageons que Nicolas Cirier, Typographe décervelé et auteur de L'apprentif admnistrateur (réédité en fac-similé aux éditions Plain champ, 2000) sera aussi à l'honneur.

Alors, abbés, abracadabrants, agités du bocal, algébristes, anticipateurs, archi-monarques, astrologues, astronomes, barjos, barrés, bizarres, botanistes, bricoleurs, cafouilleurs, calculateurs, calyptologues, candidats, cantonniers, capitaines, casse-pieds, cénobites, chimériques, cinglés, conquistadors, coprophages, copulateurs, cosmogones, cosmographes hérétiques, craqués, débridés, dégénérés, délirants, dérangés, dingos, éjaculateurs, énergumènes, enragés, éperdus, étymologistes, excentriques, excités, extravagants, fadas, faiseurs d'histoire(s), farfelus, faux-dauphinomanes, fêlés, fétichistes, fissurés, foldingues, follets, frappa-dingues, généticiens, géographes, géologues, géomètres, givrés, gogols, hallucinés, haricologues, hermaphrodites, hygiénistes, hypnotiseurs, (il)logiciens, illuminés, insensés, inventeurs ivres, journalistes, linguistes, logographes, loufoques, mabouls, mathématiciens, médecins, médicastres, mégalomanes, messies, météorologistes, militaires, monarques, musiciens, mystificateurs, myth(étym)ologistes, notaires, obsédés, occultistes, ondinistes, ouf, panlatinistes, persécutés, persécuteurs, pétitionnaires, philanthropes, philosophes, piqués, politiciens, polygraphes, possédés, préhistoriens, prodiges, prophètes, quadrateurs, racistes de tous poils, rêveurs, rhétoriciens, romanciers, saugrenus, savants, schizophrènes, sinoques, siphonés, sociologues, sonnés, stratigraphes, tarés, théoriciens, timbrés, toqués, universalistes, urbanistes, versificateurs, visionnaires, zinzins, zoologues, etc. Institut International de Recherches et d’Explorations sur les Fous Littéraires, Hétéroclites, Excentriques, Irréguliers, Outsiders, Tapés, Assimilés, et tous les autres sont les bienvenus...

Sont aussi conviés :  les Azimutés, Brindzingues, Foldingues, Fouàliers, Gidouilleux, Ambidextres, Kleptophiles, Philocorboliens, Ex-libristes, Sténographistes, Stakhanosophistes, Schoïnopentaxophiles, Bibliorigamistes, Alamasses, Matraqués, Asilés, Fols-à-la-messe, Titivillus, Foux...

Sans oubler les les écartelés du ciboulot...

Vous pouvez vous renseigner en vous adressant au gardin du cabinet...

La photographie de Mard Décimo est de Olivier Roller.

JE DÉBALLE MA BIBLIOTHÈQUE

Chers auteurs, Nous vous invitons à prendre connaissance – et à le soutenir, si vous le souhaitez – du texte intitulé, à l'instar de Walter Benjamin, "Je déballe ma bibliothèque". Ce texte, rédigé à la suite de la perquisition de la bibliothèque de Julien Coupat, s'il réunit assez de signataires, sera envoyé à la presse.
Je déballe ma bibliothèque

Nos bibliothèques sont toutes pleines à craquer de livres subversifs. De ceux là, nous vient l’inspiration. De ceux-là, nous apprenons à penser. De ceux-là, nous apprenons à douter. Mais aussi à croire. De ceux-là, nous apprenons à lire le monde, à le délier aussi. A ceux-là, nous tenons, tant ils nous tiennent en vie. Ces livres que nous lisons, que nous aimons sont tous, par essence, dans le fond comme dans la forme – par le rapport qu’ils entretiennent à la langue, enracinée dans le vivant –, subversifs.
 
Ainsi, pour dénoncer le délit de lecture dont est accusé Julien Coupat, nous entendons ouvertement déballer nos bibliothèques, à l’instar de Walter Benjamin.

La petition est à découvrir ICI sur le site de LA MAISON DES ÉCRIVAINS ET DE LA LITTÉRATURE

Pour ma part, je n'ai  pa signé cette pétition (car ne connaissant pas suffisament le dossier), mais je tenais toutefois à vous avertir de l'existence de cette action. Je vous laisse juge de signer ou non, rien ne vous empêchant toutefois de faire circuler ladite pétition.

LITTÉRATURE ET INTERNET SUR BSC NEWS

BSC NEWS, Le magazine littéraire et culturel en ligne consacre, en partie, son numéro d' avril au phénomène "Littérature et Internet".

L'édition en ligne, la littérature et le numérique, les médias littéraire du web, la promotion des livres sur internet et les blogs littéraires, ... Faîtes un tour d'horizon en lisant les interviews de plus de 20 invités qui nous parleront de cette nouvelle vague.

On y retrouve aussi, d'après BSC News, des entretiens avec les bloggeurs littéraires les plus influents sur la toile française :

Frédéric Ferney - Le Bateau libre, Bartleby les yeux ouverts, Christian Cottet-Emard, Marc Villemain, Laure Limongi, etc. Et votre serviteur

Pour découvrir le magazine, CLIQUEZ ICI

SAUVONS LES FILMS DE PIERRE ÉTAIX

PETITION POUR LA RESSORTIE DES FILMS DE PIERRE ETAIX:

Depuis plusieurs années, Pierre Etaix, clown-cinéaste, réalisateur de Yoyo et du Soupirant, se bat pour la ressortie de ses films. Soutenons le.

Passionné de cirque, amoureux du cinéma, Pierre Etaix est l'un des derniers dépositaires de la tradition burlesque telle qu'elle s'est construite sous l'impulsion de Buster Keaton puis de Jacques Tati dont il fut l'un des plus proches collaborateurs.

Dans les années 60, Pierre Etaix réalisa cinq longs-métrages, dont quatre co-écrits avec son ami Jean-Claude Carrière. Ces films obtinrent de nombreuses récompenses, prix Louis Delluc, des prix à Cannes, Berlin, Moscou... Pourtant, aujourd'hui, plus un seul n'est visible.

Rien à voir avec un quelconque désintérêt des diffuseurs ou du public : de nombreuses salles souhaitent projeter le célèbre Yoyo, magnifiquement restauré en 2007 par la Fondation Groupama Gan pour le cinéma. Elles ne le peuvent pas !

Alors pourquoi ?

Tout simplement parce qu'un "imbroglio juridique" prive les auteurs de leurs droits et interdit la diffusion de leur oeuvre.

Cette situation est inacceptable. Elle condamne à l'oubli cinq films qui comptent parmi les plus originaux du cinéma Français.

En France, pays de l'exception culturelle, quel sort réserve-t-on à l'oeuvre de Pierre Etaix, ce jeune homme de 79 printemps ? Celui de Buster Keaton aux Etats-Unis : un oubli pur et simple suivi, quelques dizaines d'années plus tard, d'une reconnaissance posthume? Maigre consolation pour l'un des derniers grands artisans du slapstick, toujours désireux de partager son amour du cinéma.

L'oeuvre de Pierre Etaix appartient au patrimoine du cinéma français. Encore faudrait-il qu'elle soit accessible ! C'est pourquoi, nous, spectateurs, acteurs, réalisateurs, scénaristes, techniciens du cinéma et de la télévision, journalistes, responsables de salles demandons que Pierre Etaix et Jean-Claude Carrière retrouvent leurs droits et les films leur public

Woody Allen, Françoise Arnoul, Edouard Baer, Guy Béart, Julos Beaucarne, Jacques Bonnafé, Rosa, Emilien & Alexandrine Bouglione, Paul & Michel Boujenah, Arturo Brachetti, Cabu, Nicole Calfan, Leos Carax, Marc Caro, Leslie Caron, Laurent Chalumeau, Jean-Pierre Coffe, Jean-Louis Comolli, Alain Corneau, Jacques Cristobal, Dolores & Eugène Chaplin, CharlElie Couture, Louis Chedid, Yvan Dautin, Antoine & Emma De Caunes, Hélène Delavault, Claire Denis, Jérôme Deschamps, Frédéric Diefenthal, Anny Duperey, Albert Dupontel, Stephan Eicher, Ernest Pignon-Ernest, Dominique Farrugia, René Féret, Nilda Fernandez, Pascale Ferran, John Flaherty-Cox, Agathe Gaillard, Terry Gilliam, Hippolyte Girardot, Noël Godin, Michel Gondry, Gotlib, François Hadji-Lazaro, Bernard Haller, Gwendoline Hamon, Pierre Henri, Daniel Herzog,  Jean-Pierre Jeunet, Gérard Jugnot, Aline Issermann,  Mathieu & Peter Kassovitz, Gérard Krawczyk, Gilbert Laffaille, Jorge Lavelli, Claude Lelouch, Maud Linder, David Lynch, Macha Makeïeff,  Christophe Malavoy, Pierre Maguelon, Gérard Majax, Tonie Marshall, Albert Marcoeur,  Franck Margerin, Ged Marlon, Daniel Mesguich, Julia Migenes, Eddie Mitchell, Yolande Moreau, François Morel, Georges Moustaki, Marc-Edouard Nabe, Jean Narboni, Dominique Noguez, Tom Novembre, Michel Ocelot, Jérôme Pernoo, Nicolas Philibert, Michel Piccoli, Catherine Prévert, Anna Prucnal, Charlotte Rampling,  Jean-Paul Rappeneau, Luis Rego, Serge Riaboukine, Claude Rich,  Jacques Rivette, Pascal Rogard, François Rollin, Daphné Roulier, Pierre Salvadori, Luis Sclavis, Pierre Schoendoerfer, Barbet Schroeder, William Sheller, Shirley et Dino, Claire Simon, Bruno Solo, Lionel Soukaz, Laurent Spielvogel, Bernard Stora, Anne Sylvestre, Bertrand Tavernier, Philippe Torreton, Serge Toubiana, Catherine Trautmann, Luce Vigo, Jaco Van Dormael, Jean Vautrin, Paul Vecchiali, Hans Walter Müller, Lambert Wilson et 23 000 cinéphiles se sont déjà manifestés pour que Pierre Étaix et Jean-Claude Carrière retrouvent enfin leurs droits et leurs films*, le public.

(...) et aujourd'hui, plus de 30000 cinéphiles !

 Merci à tous.


* Les films invisibles de Pierre Étaix : Le Soupirant (1963), Yoyo (1964), Tant qu'on a la santé (1965), Le grand amour (1968), Pays de cocagne (1969)

Pous signez la Pétition cliquez ICI

Yoyo

Les dernières nouvelles...

Bonjour,

Il y a quelques jours, quelques semaines ou quelques mois, vous avez signé la pétition demandant la ressortie des films de Pierre Etaix. Du fond du coeur, merci !

En juin 2008,  16 000 signatures (dont la votre peut-être ? ) ont été remises aux avocats de Pierre Etaix et Jean-Claude Carrière (co-auteur de quatre des cinq longs métrages aujourd'hui invisibles).

Le 28 novembre 2008, à notre grande surprise, les auteurs se voyaient refuser le droit de procéder à la restauration de leurs films (une restauration pourtant jugée urgente et dont le financement était assuré).

Face à ce nouveau "blocage", nous sommes bien décidés à poursuivre notre mobilisation en rappelant les engagements de Madame Christine Albanel, Ministre de la Culture et de la Communication: "Le ministère de la Culture et de la Communication est déterminé à tout mettre en oeuvre pour que les films de Pierre Etaix puissent être à nouveau diffusés sur tous supports et soient accessibles au plus large public"

Aussi, le 10 mai 2009, nous espérons rassembler 50 000 signatures. Elles témoigneront avec force de notre vigilance face aux menaces qui pèsent aujourd'hui sur le devenir de cinq longs métrages qui comptent parmi les plus originaux du cinéma français.

Si, comme chaque signataire, vous invitez deux  nouvelles personnes à signer cette pétition, nous atteindrons rapidement les 50 000 signatures.

Aussi, merci de faire passer ce message.

Elles seront remises à Madame la Ministre de la Culture et de la Communication quelques heures avant l'ouverture du 62 e Festival de Cannes.

Donc, ne re-signez pas la pétition (les doublons sont décomptés) mais parlez-en à vos amis,collègues, conjoint... ou mieux, prenez un peu de temps et copiez / collez le petit texte ci-dessous et transférez le message à tous vos contacts.

Par avance, merci de votre aide et de votre soutien. (il nous reste trois semaines pour rassembler les 50 000 signatures

Pous signez la Pétition cliquez ICI

Yoyo

UNE IMAGE PEUT EN CACHER UNE AUTRE

Acimboldo, Dali, Hans Hemling, Escher, Markus Raetz, Mathäus Merian, princes de l'anamorphose et les autres...

Hans Hemling, Le Diable en enfer

Facinés par les phénomènes optiques et curieux d’explorer leur médium, les artistes sont à l’origine d’une longue histoire où ils jouent aussi bien avec l’image qu’avec le spectateur.
Trouvant un support à l’imagination dans des formes naturelles ou accidentelles, ils ont fait de même avec leurs propres créations. Ils suggèrent des aspects implicites ou cachés et multiplient les manières de voir et d’interpréter leurs œuvres. Ils ont ainsi exploité l’ambiguïté visuelle et produit des images doubles dans un esprit ludique, pour introduire des niveaux de signification accessibles aux initiés, et pour réfléchir à la perception, la représentation et l’invention visuelles. Tout le monde connaît Arcimboldo et ses portraits composites, dont certains sont aussi réversibles, et le maître moderne de l’image ambiguë qu’est Dalí. Mais beaucoup d’autres images multiples ne sont connues que de peu et on s’est longtemps méfié du caractère subjectif de leur reconnaissance, préférant les attribuer au hasard. C’est pourquoi les commissaires de l’exposition ont pris le parti de ne montrer que des œuvres qui peuvent faire l’objet d’un consensus et dans lesquelles on a de bonnes raisons de penser que l’ambiguïté a été consciemment voulue par l’artiste. A l’issue d’une sélection rigoureuse, ils ont retenu quelques 250 objets – peintures, dessins et gravures, mais aussi sculptures et films – de provenances très diverses et qui s’éclairent les uns les autres. Ils composent une autre histoire de l’art, de la préhistoire au temps présent, tout en mettant en évidence des thèmes et motifs récurrents comme le paysage anthropomorphe, l’analogie entre visage et torse, l’ambiguïté sexuelle, l’illusion spatiale ou encore l’interprétation de taches comme dans le test de Rorschach.

Paysage anthropomorphe, attribué à Matthaüs Merian (après 1610)


Une place particulière revient à Dalí, qui a consacré son œuvre à la création d’« images à figurations multiples » proposant des scénarios divers, aussi énigmatiques qu’imprévisibles. C’est d’ailleurs sous le signe d’une toile fameuse de l’artiste, L’Enigme sans fin (1938), qu’une première mouture de l’exposition fut présentée en 2003 au Museum Kunst Palast de Düsseldorf. L’exposition parisienne reprend le même concept mais en donne une version entièrement renouvelée et considérablement enrichie. Elle réunit autour des toiles du maître catalan des œuvres provenant d’époques et de sphères culturelles diverses qui incluent tous les continents. Leurs sujets incluent la figure humaine, illustrée par les images des Saisons d’Arcimboldo, le paysage qui va de la Renaissance à Max Ernst, ou l’architecture avec les perspectives impossibles d’Escher ; mais ils mettent aussi en cause la séparation des genres et des règnes et rapprochent ou mêlent le monde des humains, celui des objets et la nature tout entière. Ils combinent aussi souvent l’image et le langage, conformément à la parenté entre l’image multiple et le jeu de mots. L’art contemporain est particulièrement riche de ce point de vue et apporte des techniques et des formes nouvelles d’ambiguïté visuelle, dont les extraordinaires anamorphoses tridimensionnelles du suisse Markus Raetz. De Michel-Ange à Raetz en passant par les miniatures persanes ou les cartes postales érotiques du tournant de 1900, l’exposition retrace le panorama riche et étrange d’une pratique aussi singulière qu’elle est répandue. Elle porte notre attention sur la diversité des chemins empruntés par les artistes jouant avec la perception visuelle et met l’accent sur la complexité et la permanence de ce principe de création. Les images doubles et multiples ont souvent été considérées comme douteuses ou marginales. L’exposition montre qu’il n’en est rien et qu’en interrogeant la perception, images cachées et sens multiples peuplent les plus grandes œuvres d’art. Elle entend promouvoir le dialogue que ces œuvres recherchent avec un spectateur actif. Véritable événement, cette exposition est une occasion inédite de revisiter l’œuvre de nombreux artistes et d’en découvrir les dessous les plus inattendus.

Jusqu'au 6 juillet, dans les galeries nationales du Grand Palais.Tél. : 01 44 13 17 30 et www.rmn.fr

Marché d'esclaves avec apparition du buste invisible de Voltaire, 1940

Salvador Dali

Et le petit plus du gardien...

PAS DODO

D'après ce qu'on ma dit (puisque je n'y suis pas allé) beaucoup d'écrvains au salon du livre (et même des mauvais), des costumes sombres, des téléphones portables, des "professionnels" pressés et des groupies au salon du livre de Paris ; mais pas le le moindre dodo de Madagascar. Mais que fait Lewis Caroll ? La littérature n'est plus ce qu'elle était..

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pas le moindre Baby foot non plus. Il faut dire que, même si c'est une grande kermesse - et qu'il y avait de quoi picoler -, ce n'est pas le salon du bistrot.

NOTRE SEULE CHANCE...

 

 

cher Professeur P

j'ai été content d'avoir de vos nouvelles
vous aviez la voix de ceux qui se lèvent avec de l'appétit pour la lumière.
c'est le printemps et ses faux airs
comme l'a dit un amis à moi
les fleurs poussent et les têtes tombent
nous grandissons puisqu'il le faut
mais ne renonçons pas
à chevaucher les grandes plaines
Notre seule chance
est d'ouvrir les bras
et de rêver plus haut
le reste
c'est une histoire d'épicier
qui compte ses breloques
c'est déja de la poussière
vous savez
oh oui vous savez
les choses changent
et c'est tant mieux
je fais des petits feux avec mes poèmes
pendant que le ventre de ma douce s'arrondit
comme une lune
et je n'ai plus peur d'avoir peur
à croire que je vais finir
par vivre
ça me rappelle cette phrase de seghers
dans ses dernier écris
il s'adresse à sa femme
et il dit
Ne renonce jamais. Vivre existe!
certains jours disent
OUI
 
j'attends un dernier arrivage pour vous envoyer tous mes petits objets. Vous n'aviez que le chien c'est bien ça?..
 
aller aujourd'hui
un bisoux au vent
et aux enfants
 
amitié
thom

ETC-ISTE & FISH FOR SALE

 

ENTREFERMER

Aux bons soins de mademoiselle Adèle Riner, et des autres...

Le Cabinet est "entrefermer", mais ce n'est que provisoire. L'ouverture est pour demain. Et avec beaucoup de nouvelles bonnes nouvelles...

SALON DU LIVRE, DERNIÈRES IMAGES

Pour voir Sandra Rota, des Editions du Coq à l'Ane au salon du livre, c'est ICI. Et pour rappel c'est aussi sur le stand T 41.

Lisez des livres et vous verrez, ils vous le rendront bien !

SALON DU LIVRE

Nous avons le plaisir de vous informer que nous serons présents au

Salon du Livre de Paris - Stand T 41

du vendredi 13 mars au mercredi 18 mars

afin de vous faire découvrir les Éditions du Coq à l'Ane et nos nouveautés.

Je serai, peut-être, présent, mardi et mercredi. Toutefois vous pouvez venir rencontrer ma compagne Sandra et mon ami Bernard qui se feront un devoir de vous présenter notre travail d'éditeur.

Votre visite sera un grand plaisir... Dans l'attente vous retrouver, nous vous présentons nos cordiales salutations.

Vendredi 13, samedi 14 et dimanche 15 mars : 9h30-20h00

Lundi 16 : 9h30-18h30 (Journée professionnelle)
Mardi 17 : 9h30-22h00 (Nocturne)
Mercredi 18 : 9h30-17h00
M° Porte de Versailles

DERNIÈRES NOUVELLES

Encore un peu de patience... J'ai encore eu ces derniers jours quelques petits tracas administratifs à régler mais, dès demain, je reprends mon poste. JE TENAIS À VOUS REMERCIER, TOUS, DU FOND DU COEUR, pour vos messages de soutien, d'amitiés et de fraternité que je sais sincère. J'en suis désormais convaincu, nous pouvons devenir ami sur Internet. Alors le XXIe siècle n'est peut-être pas entièrement fichu. C'est grâce à vous, c'est grâce à nous. Du reste j'en profiterai pour trépondre à vos courriers et à vous derniers messages.

A venir : des nouvelles du salon du livre, des nouvelles découvertes, quelques livres lus et conseillés, tout ce que je n'ai pas eu le temps de faire (que je vous raconterai par le menu), et de nouveaux jeux - alors ce théâtre ? Dernière bonne nouvelles, il devrait faire beau toute la semaine... Et si seulement c'était vrai ?!

Et pour patienter jusqu'a demain, inauguration d'une nouvelle rubrique, je vous propose de découvrir cette toile fascinante de Julio Romero de Torres, Naranjas y limones. Explication a venir.

RÉOUVERTURE

Après une semaine de silence, de deuil, de recueillement et de voyage, Le Cabinet de Curiosités ouvrira de nouveau, demain lundi.

PAS DE VACANCES

Même si,  en Champagne, ILS sont - presque -  tous

(...) partis en vacances...

(...) Faire trempette...

(...) Faire bronzette...

(...) Faire raclette...

Le gardien vous informe que...

 

LE CABINET RESTE OUVERT - TOUS LES JOURS.

24 h sur 24. Permanence même la nuit

Et que LA FÊTE BATE SON PLEIN !

(...) Et la vente continue...

25 ANS

Le 24 janvier 1984, le fondateur d'Apple, Steve Jobs, levait le voile sur le premier Macintosh. Il s'agissait du premier ordinateur équipé d'une interface graphique composée d'icônes, le tout pilotable par le biais d'une souris. La ligne de commande laissait place à un environnement bureautique permettant d'organiser ses fichiers.

Avec 128 ko de Ram et un disque dur de 400 ko, le premier Mac était doté d'un processeur Motorola 32 bit et d'un lecteur de disquette de nouvelle génération (3,5 pouces). Son prix : 2 495 dollars. Souvent opposé à Microsoft, le Mac n'a pourtant jamais vraiment décollé, restant pendant longtemps cantonné aux domaines du graphisme. L'iMac l'a remis au goût du jour en 1998.

Et vous c'est plutôt Mac ou PC ?

L'ARTISTE ET LE VIEIL HOMME

Créé au Staatstheater de Stuttgart, Minetti sous-titré portrait de l'artiste en viel homme, la pièce de Thomas Bernhard, est d’abord un hommage à l’acteur Bernhard Minetti (1905-1998), monstre sacré du théâtre allemand, « comédien du siècle et roi de l’art théâtral ».

Michel Piccoli, dans le rôle de Minetti. Photo de Richard Schroeder.

La pièce met en scène, un soir de la Saint Sylvestre, dans le hall d'un hôtel art déco, hors d'âge, presque fantôme, où circulent des groupes de noceurs. un "drôle de monsieur" qui prétend s'appeler Minetti comme le célèbre acteur allemand. Le vieil acteur, autrefois célèbre si l’on en croit ses dires, revient 32 ans après à Ostende pour rencontrer le directeur du théâtre de Flensburg - une ville du Nord de l’Allemagne, à la frontière du Danemark - , avec lequel il a prétendument rendez-vous, afin de « jouer Lear, encore une fois le jouer, une fois rien qu’une et puis plus ».

Le comédien attend. C’est le soir de la Saint Sylvestre, l'instant des cotillons et  des déguisementsà. À proximité de sa valise où est rangé le précieux masque de Lear réalisé par le peintre James Ensor et, dans un long monologue, entrecoupé par de vaines tentatives d’intéresser à son sort les quelques individus présents – une dame qui s’efforce méthodiquement de s’abstraire du monde en absorbant force champagne, plus tard une jeune fille qui attend son ami –, le viel homme évoque son existence passée, toujours en guettant l’arrivée de plus en plus improbable du directeur de théâtre. iI remet en jeu sa vie, il dégoise, il éructe, et de quoi parle t-il ? Et devant tous ceux qu'il croise dans le hall, il retracera ses démêlés avec la vie, dira ses espoirs et ses certitudes illusoires. Il dévoilera, dans l'illusion qui s'échange entre la scène et la salle, la profonde réalité d'une fascination réciproque, sous le regard de ceux qui se fichent bien de ce qu'il raconte en attendant la fin de la tempête. Car une tempête de neige, bien réelle, s'est levée au dehors...

MINETTI. Portrait de l'artiste en vieil homme, de Thomas Bernhard. Mise en scène d'André Engel.
A Paris, au Théâtre de la Colline, Paris, jusqu'au 6 février. Puis en tournée en province.

Le gardien du cabinet vous recommande de lire la traduction de Claude Porcell (L'Arche éditeur).

BONNE ANNÉE BONNE NOUVELLE

Le président - que j'omettrai de citer - de notre docte et séculaire Société des amis de la bibliothèque de Reims m'envoie ses voeux officieux que je vous laisse apprécier....

lire la suite

DERNIÈRES - BONNES NOUVELLES.

 

ENFIN, Le nouveau Blog de JOSEPH VEBRET, animateur inspiré du MAGAZINE DES LIVRES et auteur de l'indispensable et  déliceux FRIANDISES LITTÉRAIRES (*) - éditions Écritures -  qu'il vous faut découvrir, est en train de naitre... et s'intitule DISGRESSIONS, BLOG NOTES

Digressions et pérégrinations éditoriales, notes prises au jour le jour, simples repères chronologiques autour d'un quotidien entièrement consacré aux livres et à l'écriture, carnets "virtuels", sorte de mémoire en mouvement au fil de mes lectures, de mes coups de coeur, coups de gueule et autres rencontres plus ou moins fortuites...

(*) – FRIANDISES LITTÉRAIRES, de Joseph Vebret (Éditions Écritures)

- Quel écrivain s'est présenté 24 fois en vain à l'Académie française ?
- Quel écrivain était le plus jeune au moment de son prix Goncourt ?
- Combien de mots y a-t-il dans A la recherche du temps perdu ?

Combien de livres sont cités dans les friandises de Joseph Vebret ?



Dans l'esprit des recueils de mélanges, Friandises littéraires n'aborde que la littérature, mais dans son ensemble, d'hier et d'aujourd'hui, petite et grande, de tous pays et de tout genre. Au fil des 220 entrées surprenantes, décalées, insolites, inattendues et singulières de cet almanach, le lecteur découvrira entre autres : la liste des écrivains morts dans des accidents de la circulation ; les armes du crime le plus souvent utilisées dans les romans policiers ; l'emplacement des tombes des grandes plumes ; les plus mauvaises ventes du prix Goncourt ; les coups bas et autres chausse-trapes des prix littéraires ; les plagiats les plus mémorables ; le catalogue des pseudonymes ; les maîtresses « officielles » des écrivains ; les auteurs qui furent emprisonnés, fusillés, et ceux qui se sont suicidés ; ceux qui allaient au bordel, ceux qui n'y allaient pas ; les auteurs d'un seul livre ; un annuaire de la négritude... Et des anecdotes, des citations, des vignettes...

 

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir - et ne pas savoir - sur la littérature se trouve dans ce recueil, où l'inutile confine à l'indispensable.

Après la lecture, c'est sans doute le moment de regarder tourner le gramophone et d'écouter Django Reinhardt, fin de “Studio 42″ préliminaire à “Swing 42″

(...) grâce à l'ami LUC, et c'est ICI...

Le prince

QUELQUES NOUVELLES

Conversation téléphonique avec Frédéric Ferney cet après midi. Je vous confirme que les nouvelles sont bonnes. Deux projets d'intérêt devraient voir le jour dans les semaines à venir. Bien sûr, nous vous tenons au courant...

 

Quelques conseils de lecture et livres remarquables :

Friandises littéraires de Joseph Vebret (Ecritures). Des miscéllanés pour les lettrés et pour ceux qui en manquent - de lettres. A posséder de suite et à lire de toute urgence.

Le secret de Gaspar Jacobi, de Alberto Ongaro (Anacharsis). Roman gigogne ntre Perez-reverte et Umberto Eco

Les Coqs et les vautours, poésie de Albert-Paul grenier (Équateurs, collection parallèle). Un poète rare, redécouvert par Claude Duneton qui soutient la comparaison avec Apollinaire ; c'est tout dire...

Le Quart, le chef d'oeuvre de Nikos Kavvadias (poète et marin) enfin édité en livre de poche (incontournable). Le livre des marins et de l'amer définitivement.

Pluie Rouge de Cees Nooteboom (Actes Sud). ou les méditations de l'écrivain néerlandais à Majorque.

Sans oublier le dernier numéro du Magazine du Bibliophile consacré à Zola et la photographie...

Et puis il y a longtemps que je voulais rendre hommage au travail admirable du photographe Michel Loup qu explore les lacs du Jura en apprenti capitaine Némo. je pense à lui souvent car je regarde ses photos quand je suis à mon bureau. Alors c'est le moment de partager...

Brochet au lac d'Ilay

Nympheas rouges

 

Et puis, sans rapport aucun, quelques amis chers m'on forcé à m'inscrire sur Facebok. Alors j'ai accepté puisque ce sont des amis chers... et qu'Il parait que l'on s'y fait pleins de nouveaux amis ?!... Qu'est-ce que je vais faire de tous ces amis ?...

PAGE 48 À HAUTE VOIX

Livres et littérature

Participez aux lectures versatiles en enregistrant la Page 48 de votre choix.

Ce projet s’inspire d’un texte de Joe Brainard, I Remember, dans lequel l’écrivain américain évoque ses souvenirs à partir d’une formule récurrente lui servant de leitmotiv et dont s’inspirera ultérieurement Perec en publiant "Je me souviens".

“Je me souviens d'avoir projeté de déchirer la page 48 de tous les livres que j'emprunterais à la bibliothèque publique de Boston mais de m'en être vite lassé.”


Le principe de ce podcast est simple, il s'agit d'une série de lectures de différents livres, mais une seule page, toujours la même, la page 48, comme autant de pages arrachées à ses livres de chevet, ses ouvrages de référence et d’autant de pages originales... 

Adresse électronique : marellezap@yahoo.fr

Site web:    page48.blogspot.com/
Adresse :    19 rue Eugène Varlin Paris, France

Vous pouvez nous envoyer l'enregistrement du texte de votre choix (en version mp3 ou wav) par courrier électronique à l'adresse email du site Page 48.

contact@liminaire.fr

Prière d'accompagner cet envoi d'une copie de la page en question. Par avance, merci et à très bientôt...

Mais vous pouvez également enregistrer la lecture de votre page 48 par téléphone sur la boîte vocale Free du numéro suivant : 09 51 18 74 60

Attention : N'hésitez pas à laisser sonner un long moment avant que l'on vous invite à laisser votre message. De plus, notez que les appels émis depuis une Freebox vers cette boîte vocale sont gratuits, mais coût à prévoir pour les autres appels suivant les fournisseurs.

Merci de votre participation. Et bonnes lectures.

 

DECOUVRIR PAGE 48

Je ne me souviens plus très bien pourquoi ces quelques "je me souviens"

Je me souviens qu’il faut rendre à César ce qui lui appartient.

Je me souviens – avec mon ami J.L.B. - qu’il faut aussi rendre à Joe Brainard, l’américain, ce qui lui appartient.

Je me souviens que Georges Pérec a emprunté I remember à Joe Brainard, le peintre américain.

Je me souviens que Joe Brainard a été édité chez Babel actes Sud un peu après l'an 2000.

Je me souviens que les I remember de Joe Brainard sont très personnels.

Je me souviens que les Je me souviens de Georges Perec semblent très impersonnels et sont en fait très codés.

Je me souviens que dans W ou les souvenirs d’enfance, Georges Perec raconte que son père est enterré à Nogent-sur-Seine - où vivait et rêvait mon ami Siméon Kass, disciple de Chamisso.

Je me souviens qu’après Perec, tout le monde s’est mis à se souvenir.

Je me souviens du Je me souviens de je me souviens et de Je me souviens encore mieux de je me souviens de Roland Brasseur (les deux ouvrages du même auteur au Castor astral, si ils sont encore disponibles...)

Je me souviens que Brasseur est mathématicien, oulipien sur les bords - on s'en serait douté - et s'amuse disséquer le texte de Perec.

Je me souviens qu’un auteur qui n’écrivait pas m’a proposé d’éditer son « Je me souviens ».

Je me souviens que le père de Pierre Marcelle, « le poète aux cheveux » les plus ras du monde depuis Arthur Cravan, fut rémois.

Je me souviens qu’il me le l’a dit un soir devant « Le Vin des rues », le bistre bien connu.

Je me souviens que Pierre Marcelle aimait Robert Giraud et tous les Vin des rues, en livre ou en bistrot.

Je me souviens que Robert Giraud – auteur de Le Vin des rues aimait Siménon et qu'il le relisait chaque année.

Bob Giraud, aux Pipos, sur la Montagne Sainte-Geneviève. Photo de François Lartigue.

Je me souviens que Raphaël Sorin aimait Robert Giraud.

Je me souviens qu'ils sont en couverture, avec Doisneau, de Parisiennes (Éd Le Temps qu'il fait), attablés rue du Bac.

Je me souviens que la mémoire est à tout le monde et qu’il n’y a pas d’âge pour être nostalgique.

Je me souviens qu’il est écrit sur les plaques minéralogiques québécoises, « je me souviens ».

Je me souviens de tout, du moins je le crois ; pourtant, à force de souvenir, je ne me souviens plus très bien.

Pour découvrir le copain de Doisneau BOB GIRAUD

 

 

ATELIERS D'ÉCRITURE

NICOLE Z. de LA CAVERNE DES MOTS a écrit :

A quand la rencontre avec les écrivaillons sparnaciens ? On n'attend que ça, nous, devant tes projets alléchants !! Novembre est passé ? Voilà la période des fêtes où plus personne ne touche terre ? Peut-être pourrons-nous prévoir de tous nous rencontrer courant Janvier ? On se téléphone un de ces jours ! Ou peut-être aurai-je le temps de faire un saut sur votre chalet de Noël? ?
Bises en attendant de se parler !

Les éditions du Coq à l'Ane s'ouvrent à nouveau au public avec deux  ateliers qui vont verront le jour début janvier.

Le premier est destiné aux adultes. Il est intitulé « Salons d'écriture et de curiosités ».

Le second, pour les enfants, intitulé « Ateliers du jeu et de l'écrit ».


Salons d'écriture et de curiosités

Animés par Eric Poindron, écrivain, éditeur et critique littéraire, ces « salons » réuniront entre 10 et 12 personnes toutes curieuses d'écriture et de rencontres. « Pour les « écrivants » », explique Sandra Rota, éditrice, « ces salons seront à la fois un atelier traditionnel d'écriture mais aussi l'occasion de nombreuses rencontres ».
Sous forme de modules de 2 mois, à raison de deux heures les lundis mardi et jeudis de 18 à 20 heures. Prix : 200 euros le module.


Ateliers du jeu et de l'écrit
Les « ateliers du jeu et de l'écrit » seront animés par Sandra Rota, éditrice. Ils s'adressent aux enfants de 7 à 10 ans. « Cette génération est la plus exposée aux SMS, internet… », explique Sandra Rota « L'idée est de les familiariser avec l'écrit sous toutes ses formes. Tout en jouant en s'amusant. Mots-croisés, charades, poésie, théâtre mais aussi musique, jeux… tout est permis pour montrer que l'écrit n'est pas qu'une matière d'école. Et surtout que c'est un instrument pour faire de jolies choses ».


Inscriptions pour un mois, le mercredi de 15 h 30 à 17 h 30. Prix : 60 euros le mois.
Inscriptions sur place aux éditions du Coq à l'Ane, 45 bis rue de Talleyrand les lundi, mardi, jeudi et vendredi de 8 h 30 à 16 heures.

Tous les renseignements au 03.26.04.49.95. ou sur le mel coqalane@wanadoo.fr



 

JAMAIS VOLAGE

Découvrir Delphine Volange, c'est comme apprendre le mot "grâce"...

Photoographies de Cécile-Fleur Brunod

L'univers enchanté de Delphine Volange, c'est ICI

"CHOISIS TON ARME"

Bibliothèques Sans Frontières
Communiqué 
de
 presse


Paris, lundi
 1er
 décembre




LANCEMENT 
DE
 LA
 CAMPAGNE

« CHOISIS TON ARME »


Paris,
1er
décembre 
2008.
 Bibliothèques
 Sans
 Frontières
 donne
 le
coup
 d’envoi
 de
 la 
nouvelle
 campagne
 d’information 
intitulée
 «
Choisis 
ton 
arme
».


Chaque
jour, BIBLIOTHÈQUES SANS FRONTIÈRES œuvre
 pour
que
 l’accès 
au
 savoir 
à
 tous,
 partout
 dans 
le
 monde,
 soit
 une
 réalité.
 BSF 
est
 une
 Organisation
 Non
 Gouvernementale
 qui 
puise
 son 
origine 
dans
 le
 don
 d’ouvrages,
mais
prend
tout
son
sens
dans
l’accompagnement
de
l’ensemble
de
la
chaîne
du
livre.


A
 travers
 la
 campagne 
«
Choisis
 Ton
 Arme
», 
BSF
 invite
 les 
internautes 
à 
considérer
 le
 livre
 comme
 une
 arme
 pouvant 
incarner 
ou
 promouvoir
 la 
paix
 et 
la 
justice 
dans
 le
 monde.
Les 
internautes
 viennent
 remplir 
le
 formulaire 
en
 ligne
 pour
faire 
valoir 
leur
 «
livre‐arme
»
 et 
tenter
 de 
lui
 faire
 remporter 
la
 palme
 d’or.


L’objectif
 pour
 Bibliothèques 
Sans
 Frontières 
est 
double 
:


• Faire
 connaître 
l’action
 de 
l’association
 et
s ensibiliser 
le
 public
 à
 l’importance
 du
 livre
 dans 
la
 transmission
 du
 savoir
et 
des
 valeurs
 de
 paix 
et
 de
démocratie. 
Les 
bibliothèques 
ne
 sont
 pas
 des 
boites 
à 
livres, 
ce
 sont
 de
 véritables 
lieux
 d’échange,
 de
 dialogue
 et 
d’ouverture
 sur
 le
 monde.
 Le
 défi
 de
 l’accès
 aux
 livres
 et
 au
 savoir
 au
 Sud
 doit
 être
 partagé
 par
 tous
 pour
 construire
 le
 mon de
 de
demain.


• Elaborer 
une 
liste 
de 
livres ‐ arme
 qui
 comptent
 pour
 les 
internautes. 
Cette
 liste
 doit
 être 
un
 premier
 pas
 vers
 l’élaboration
 d’une
 bibliothèque
 numérique
 pour
 la
 paix,
 plateforme
 qui
 regroupera 
des 
ouvrages 
au
 format 
numérique, 
venus
 des
 quatre
 coins
 de 
la
 planète. 
Ce
 projet
 est
 en
 cours
 de
 préparation
 aujourd’hui
 et
 devrait
 voir
 le
 jour
 en
 2010.
 La
 campagne
 choisistonarme.fr 
sera 
l’occasion
 d’engager 
les
 participants,
 dès
 février
 2009
 dans
 la
 constitution
 d’une
 communauté
 pour 
la
 construction
 de 
cette 
plateforme.

Cette
 campagne
 ludique
 se
 déroulera
 jusqu’au
 31
janvier
 2009
 sur
 le
site
 Internet 
de
 BSF 
et 
s’achèvera

par
 la
 publication 
des 
résultats.


Retrouvez 
toute 
l’actualité
 de 
la
 campagne
 sur
 www.bibliosansfrontières.org

BIBLIOTHÈQUES SANS FRONTIÈRES –
 69, 
rue
 Armand
 Carrel 
–
 75019 
Paris
 –
Tel
 :
 01.43.25.75.61


www.bibliosansfrontieres.org


Contact presse BSF 
Jérémy 
LACHAL 
‐ 
Directeur 
–
jeremy.lachal@bibliosansfrontieres.com
 –
 Tel
 :
 01.43.25.75.61



 

DÉCORS DE THÉATRE

Photographies d'Abelardo Morell

LES ENFANTS DE DON QUICHOTTE

Cher(e)s ami(e)s,

Chers amis des Enfants de Don Quichotte, L'Acte 1 est dans vos salles de cinéma, et évidemment il doit être vu par le plus grand nombre.
En effet, le film est un outil pour sensibiliser, convaincre et mobiliser. Il faut donc qu'il touche celles et ceux qui ne sont pas inscrit(e)s sur cette News-letter et pour cela, vous devez aller le voir, puis vous devez en parler, à vos amis, collègues, sur le net etc... Ce film ne pourra atteindre sa cible que par le bouche-à-oreilles, que par vos réseaux formels ou informels, par le bruit que vous arriverez à faire autour. Et il ne restera en salle que s'il est "rentable" pour le cinéma, donc s'il fait suffisamment d'entrées. Alors, on compte sur vous !

A très vite,

Les enfants de don quichotte

P.S. Pour les associations ou tous ceux qui veulent, il est possible d'organiser des projections et des débats autour du film. Renseignez-vous auprès de l'exploitant de votre cinéma.

Plus d'information sur LES ENFANTS DE DON QUICHOTTE

"DU RIEN" À LA BIBLIOTHÈQUE CARNEGIE

Cher(e) ami(e),

Merci d’être venus si nombreux à la dernière conférence de Bruno Fuligni.


Le mois d’octobre sera à nouveau ponctué par une conférence qui a débuté par une découverte insolite dans la réserve précieuse de la Bibliothèque Carnegie. En effet, Marie Lissart et Etienne Rouziès, deux éminents membres de notre Société, ont exhumé un texte paradoxal du XVIIe siècle intitulé Éloge de rien, qu’ils viennent de rééditer chez Allia.
La présentation de cette découverte et de ce texte aura lieu à la Bibliothèque Carnegie, à Reims, le LUNDI 20 OCTOBRE à 19h (entrée rue du Cardinal de Lorraine), en présence de Gérard Berréby, responsable des éditions Allia. Vous pourrez acheter ce trésor au prix modique de trois euros.

Je reste à votre disposition pour toute suggestion ou remarque.
Amitiés bibliophiliques,

Le Président, Christophe Henrion
 

La Bibliothèque Carnegie, Reims.

 

L'ÉLOGE DU RIEN, anonyme (éditions Allia)

Genre littéraire particulier, initialement associé à l’oraison funèbre célébrant la vie d’une personne défunte, l’éloge n’est ici dédié à Rien. Ou bien est-il rédigé pour Rien. Déconstruction de la logique dans la lignée d’Agrippa et de Rabelais, Eloge de rien s’ouvre sur une dédicace sarcastique A Personne, petit chef-d’œuvre d’humour noir. Publié en 1730, en plein Siècle des Lumières, il s’inscrit dans la tradition des éloges parodiques de l’Antiquité grecque – on doit à Lucien un Eloge de la mouche, à Synésios de Cyrène celui de la calvitie – et de la Renaissance, avec Erasme et son Eloge de la folie. Cependant, l’auteur pousse ici cette logique jusqu’à l’absurde, tournant en dérision les éloges académiques de son siècle, occasions de célébrer les sciences, la littérature et les arts. En ne glorifiant que le Rien, sous toutes ses formes, cet ouvrage défie le ton grave et solennel, cultive à plaisir les paradoxes. En ne chantant les louanges de Rien, l’auteur célèbre tout et Rien. Ce panégyrique pour le moins flatteur à l’adresse du vide et de l’absence offre l’occasion d’un morceau de rhétorique plaisante, avançant en creux et avec un humour implacable : Rien est la plus belle des œuvres poétiques, car qu’est-ce qui est plus beau que l’Iliade ? Rien.


Ces jeux de l’esprit, propices à la pointe humoristique parfois cinglante, ne dressent pas moins un saisissant éloge du néant, réflexion métaphysique digne des plus grands philosophes pessimistes. Subtil compromis entre raison et déraison, forme légère et ton sublime, cet "Eloge de rien" pourrait servir de modèle pour toutes énonciations de circonstances, méditation salutaire sur la vie humaine.


"L’Eloge de rien" a paru anonymement, mais on sait qu’il est l’œuvre d’un certain Louis Coquelet, né à Péronne en 1676 et mort à Paris en 1754. On lui doit également un Eloge de quelque chose dédié à quelqu’un, une Critique de la charlatanerie, un Eloge de la goutte et un autre des femme.

La plupart de nos grands poètes sont des diseurs de Rien.

(...)

Toutes les choses de ce monde s'en vont, et se réduisent à Rien . Partout ici-bas on se repaît et on s'entête de Rien. C'est pour Rien qu'on se dispute , qu'on se plaide, qu'on se fait la guerre, qu'on se tue. les hommes ne remportent de leurs inquiétudes et de leurs travaux sur la terre que la honte d'avoir été les dupes de Rien"...

Collection Wellcome Museum

CITATION

Ce matin, la ministre Lagarde (*) a bien discouru :

"Nous avons opté pour des actions concertées, cohérentes et globales…"

HI HI…

Sur quelle planète vit-elle ?

Signé Francine L.

(*) Sans rapport avec Michard (N.D.L.R.)

LES ENFANTS DE DON QUICHOTTE

Cher(e)s ami(e)s,

La plupart d'entre vous, abonnés heureux de notre newsletter, se sont inscrits sur notre site dans l'espoir de pouvoir nous soutenir un jour, d'un moyen ou d'un autre.

Ce site n'a d'ailleurs pas d'autre but que de rassembler les personnes décider à agir contre l'indignité de notre société, contre l'impuissance de nos responsables politiques, contre le silence de nos médias.

Et le jour est venu de vous inviter au premier événement

" ENFANTS DE DON QUICHOTTTE "

où la certitude est acquise, que les CRS, la gendarmerie mobile et le sous préfet seront absents !

En effet, le 22 octobre 2008, la résistance se poursuit dans les salles obscures.
Nous sommes fiers de vous annoncer la sortie au cinéma de notre long-mètrage :
Enfants de Don Quichotte - Acte I , un documentaire de 75 minutes qui retrace la lutte que nous avons menée jusqu'à aujourd'hui.

Il y a à peine 2 ans, le long du canal Saint Martin à Paris, nous étions 300 tentes remplies de sans abris et de citoyens solidaires. Que ce serait-il passé si nous avions été 10 000 ?

Pour changer les réalités tristes de notre société, pour vous rassembler autour du respect des droits humains fondamentaux, nous avons fait un film.
Ce film explique pourquoi et comment nous nous battons.
Ce film doit permettre de mobiliser plus largement, et ce film doit convaincre de l'importance de ce combat.
Enfin, les bénéfices des producteurs du film seront reversés à l'association, ce qui lui permettra de continuer à agir en gardant son indépendance totale.

Résister pour plus de justice sociale ne doit plus être perçu comme un acte naîf et obsolète, il n'y a pas de fatalité à la tristesse du monde, chacun a en lui les moyens d'agir contre ce qu'il lui fait honte d'accepter.


Diffusez largement l'information.
On compte sur vous !


Les infos, la Newsletter, la bande-annonce... sur

LES ENFANTS DE DON QUICHOTTTE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 La Nation garantit à tous, les moyens convenables d’existence...

Diffusez largement l'information.
On compte sur vous !

LE RETOUR

Retour de vendanges, dix jours d'absence couper le raisin autour et au pied du phare, d'où mon silence.

Le temps de me raser,

(...) de me laver, et je reprends le collier

En attendant, nouveau petit jeu : à qui appartient cette étonannte baignoire ?

HOMMAGE À JOSEPH DELTEIL

Un festival poétique et champêtre à Villar-en-Val...

... qui démarre demain, sous le sceau de l'Angola avec la venue de Bonga.

La tête dans les étoiles, le nez dans les parfums de garrigue et les écoutilles ouvertes au chant du monde. Où ça ? Mais à Villar-en-Val bien sûr ! Le bel écrin de verdure est paré pour le lancement de La Grande Deltheillerie, le « festival poétique et champêtre en hommage à l'écrivain Joseph Delteil, dans son paysage natal ».

Toucher à l'universel tout en nourrissant sa quête de ses racines occitanes : pétrie d'humanisme, de fantaisie, de truculence et de joie, l'œuvre de Delteil est une ode à la vie des creux charmants du Val de Dagne aux vastes méandres du monde. Histoire de rendre hommage à cet enfant du pays, lors du centenaire de sa naissance, Magali Arnaud, maire du village et une poignée de passionnés ont créé en 1994 ce festival champêtre où l'on chante, festoie, écoute et conte en compagnie d'artistes authentiques et engagés sous la voûte étoilée. Maintenir un tél événement dans un village d'une trentaine d'habitants tient de l'acte de résistance.

C'est aussi faire résonner la voix de Delteil toujours vivante, profondément d'actualité et repousser les frontières : « L'Occitanie au contraire me paraît essentiellement anarchique, excentrique, l'âme inquiète et rêveuse, l'imagination vagabonde. Elle est livrée sans merci aux souffles de l'esprit, lequel souffle où il veut. Je l'ai toujours vue, je la vois de plus en plus très wisigothe, avec de forts apports arabes et juifs », a-t-il écrit dans « le Ver galant ».

LE PROGRAMME

Vendredi 8 août : « Vive Joseph Delteil et Jean-Marie Drot ». Dans la journée, balade guidée et contée par Philippe Forcioli et Yves Rouquette sur le sentier en poésie. En soirée, repas paléolithique aux saveurs occitanes et cinéma, « Vive Joseph Delteil ou la Grande Journée », un documentaire de Jean-Marie Drot en sa présence.

Samedi 9 août : « Joseph Delteil et le Monde ». Animation toute la journée avec la libraire volante Geneviève Berthezène et l'éveilleuse d'écriture Michèle Reverbel. En soirée, à partir de 21 h 30, concert avec Bonga. Porte-parole de tout un pays, le géant Bonga a milité pour l'indépendance de l'Angola. Depuis ses deux albums mythiques, « Angola 72 » et « Angola 74 », il ne cesse de faire danser des générations éprises de liberté.

Dimanche 10 août : « Joseph Delteil et l'Occitanie en compagnie d'Yves Rouquette ». En matinée, Mans de Breish et Philippe Forcioli guident le sentier en poésie ; rencontre avec Yves Rouquette au théâtre de verdure. En soirée, veillée aux étoiles.

Durant ces trois jours, les viticulteurs du cellier Delteil et du cellier Charles Cros tiennent une guinguette.

Lieu : Villar-en-Val se trouve à proximité de Lagrasse dans les Corbières.
Horaires : Balade commentée tous les matins, animations tout au long du jour. Concert et cinéma en soirée à partir de 21 h 30.
Renseignements et réservations : tél. 04 68 24 08 38 ou 09 64 20 02 66.

Les commandements de Dieu s'inscrivent aussi dans le ramage des rossignols. Joseph Delteil– Saint – Joseph Delteil

A lire :

  • La Delteilerie, La cuisine paléolithique, A la belle étoile, et TOUT LE RESTE...
  • Joseph Delteil, prophète de l'an 2000, de Jean-Marie Drot, éditions Max Chaleil.
  • Joseph Delteil, Les escales d'un marin étrusque, de Denis Wetterwald, Christian Pirot éditeur, 1999.
  • Joseph Delteil brille pour tout le monde, de Guy Darol, Samuel Tastet éditeur, 2006.

... Et puis il faut lire ABSOLUMENT les oeuvres de Max Rouquette, le poète d'occitanie qui tutoie les étoiles. De belles trouvailles sont disponibles chez l'éditeur Samuel Brussel qui anime ANATOLIA, une smaison universelle, cosmopolite et somptueuse.

Le site de JOSEPH DELTEIL

Le site de MAX ROUQUETTE

L'âne s'en va de guingois du côté des mirabelles. – Saint – Joseph Delteil.

LE GRAND VOYAGE DE WOINIC

Plusieurs milliers de personnes ont assisté mardi sur les routes des Ardennes au passage de Woinic, un sanglier en fonte haut de 10 mètres et pesant 50 tonnes, le plus grand du monde, a indiqué le Conseil général du département.

Le sanglier, qui mesure 14 mètres de long et cinq mètres de large, est destiné à devenir la mascotte du département des Ardennes et sera installé définitivement vendredi sur une aire d'autoroute, sur l'A34 entre Saulces-Monclin et Faissault.

La statue, achetée par le département au sculpteur ardennais Eric Sleziak pour 600.000 euros, a quitté mardi matin sur un camion-remorque le hangar où elle était entreposée depuis quinze ans à Bogny-sur-Meuse.

"Il y a des milliers de personnes sur le parcours, comme au Tour de France", a déclaré mardi à l'AFP Jean-Jacques Rollat, directeur de la communication du Conseil général des Ardennes.

Woinic est "la mascotte de tout un territoire et un hommage à la métallurgie et à la fonderie ardennaises", selon le Conseil général. Vendredi, le 08/08/2008, "le Jour des Ardennes et de tous les Ardennais" sera célébré avec des événements culturels et sportifs dans tout le département, selon la même source.

Des gendarmes, des sapeurs-pompiers et des agents EDF ont escorté mardi la statue afin de débrancher les fils électriques et téléphoniques sur le passage du convoi, a précisé le Conseil général.

"Merci Woinic, on est fier d'être Ardennais", proclamait une banderole déployée par le public près de Nouzonville, au nord de Charleville-Mézières, a constaté un photographe de l'AFP.

Animal mythique des Celtes, le sanglier fait partie de la culture collective des Ardennes, notamment en tant qu'emblème du club de football de Sedan. Symbole de la Résistance pendant la Seconde guerre mondiale, il est la mascotte officielle du département. (SOURCE AFP)

Merci Eric, on est avec toi et on est fier de toi !!! Tu es aussi grand que ta "bête", comme on dit ici...

Et pour continuer le voyage pharao(woy)nic, découvre le reportage sonore sur LEBLOGDEZEK et souvenez-vous de l'atmosphère de liesse et d'émotion durant les étapes de ce convoi invraisemblable.

LEBLOGDEZEK, ce sont des projets sonores au collège ou en ateliers d'été, des documentaires courts et variés, des "vues (sonores) Lumière" de 1 à 2 minutes, qui prétendent capter un petit bout du monde comme le faisaient les frères Lumière avec les premières caméras.

Allez-y pour écoutez le bruit de la balayeuse, l'orage sur la ville ou l'éternelle orgue de barbarie, comme de courts et sonores moments de poésie.

Sources photographiques LA BOULE BOGNYSIENNE

DIRE NON, ENCORE...

Cher Eric Poindron,

J'avais pris avec moi "Birmane" de Christophe Ono-Dit-Biot (Prix Interallié 2008 - Plon), rencontré à La Comédie du Livre à Montpellier le 30 mai. Il me disait alors son espoir de continuer l'aventure de chroniqueur au sein du Bateau Livre. Son plaisir de travailler avec Frédéric Ferney.

J'avais pris avec moi "Birmane" dont il me restait à lire "Du sang et des esprits", la dernière partie ; et, l'oeuvre complète d'Arthur Rimbaud.

J'avais pris avec moi Rimbaud, Christophe Ono-Dit-Biot et votre Pétition, Cher Eric Poindron.

Mes compagnons de Juillet.

Rimbaud, Ono-Dit-Biot, sont tombés à l'eau ! Votre pétition a eu un franc succès.

J'ai tenu ma promesse. Quels bonheurs ! Quels richesses ! Au festival de Poésie "Les Voix de la Méditerranée" à Lodève, j'ai rencontré des êtres animés du plus grand des honneurs : LA LIBERTE. Pardonnez-moi donc, Cher Eric, si je ne me suis pas trop promenée dans votre Cabinet de Curiosités ces derniers jours. Vous comprendrez.

J'étais entrée en RESISTANCE votre pétition en main. Je n'ai rien eu à faire. Tout était déjà là. Une beauté anonyme. La Grâce.

Le décor planté grâce à Soraya, Hassan, son mari et Keltoum, ma fille : une table vêtue de nappe orangée (les couleurs chaudes de "La Chamelle"), une chaise, Votre Pétition "Sauvons le Bateau livre", La Lettre de Frédéric Ferney à N.S., un mur de canisse tapissé sobrement d'affichettes et la photo de Frédéric (article de presse).

Je n'ai rien eu à faire. J'étais en Résistance. Les signataires de la pétititon se sont reconnus. Ils étaient déjà là, en Résistance eux aussi. Je les ai écoutés.

7/10 n'étaient pas au courant de la suppression de l'émission. J'ai écouté leur révolte - leur rage parfois - Je les ai écoutés s'élever contre l'ignominie et le mépris. Je les ai écoutés. Ils ont signé. Comme l'écrit Frédéric à N.S. cela va au-delà de sa personne et le monde l'a bien compris. Au-delà. Et cet Au-delà c'est La Liberté. Notre Liberté.

Dire "NON" à ceux qui, protégés de leur pouvoir, de leur argent, rognent chaque davantage notre espace public et privé, notre soif d'apprendre, notre amour de la littérature. Dire "NON" à ceux qui s'estiment plus intelligents parce qu'ils affichent avec morgue leur "fric", leur obscène vulgarité. Leur ignorance, leur médiocrité lorsqu'ils décident de nous amputer : "Le Bateau Livre était notre école nous qui n'avons pas fait d'études littéraires. Nous prenions des notes. Nous enregistrions l'émission. Nous étudions en candidat libre. Nous achetions des livres. Nous y avons découvert Nadine Gordimer, Erri De Lucca, Pierre Michon, Jean-Marie Gustave Le Clézio ! Ils s'en moquent ces fossoyeurs. Ils ne savent pas lire !"

L'Histoire, cette mémoire oubliée, nous rappelle pourtant que toutes les dictatures ont débuté ainsi : BRULER LES LIVRES !

De tous temps l'instruction et la connaissance ont dérangé. La critique est un danger.

Ils ont signé à Lodève aux "Voies de la méditerranée", ce magnifique festival de poésie.

Ils étaient venus de France et de Navarre. D'Italie, D'Espagne, D'Algérie, de Palestine, du Liban, de Macédoine, de Belgique, des Etats-Unis,... de Paris !

Ils ont signé.

Maïthé Valles-Bled, Directrice du Festival de Lodève - humble et discrète - chaque soir, tard, très tard, venait aux nouvelles. "Le Bateau Livre était la dernière émission littéraire qui parlait de livres. Frédéric Ferney lisait ces livres et nous donnait envie de lire" me disait-elle.

Beaucoup d'écrivains, de poètes, d'éditeurs, de comédiens, techniciens, peintres, sculpteurs, graveurs, photographes, célèbres ou pas, invités ou pas, mais également des anonymes. Un raz de marrée de professeurs et enseignants (les plus amers !), des mères de famille, des chômeurs, des fonctionnaires, des retraités, des infirmières. Le monde médical dont je fais partie était très présent : orthophoniste, somatothérapeute, psychanalyste, psychothérapeute, cardiologue... et même un marin !

Mustapha Ben Fodil, écrivain et journaliste algérien venu au stand accompagné de poètes était très déçu "Droits d'Auteurs - Le Bateau Livre était notre émission de référence en Algérie." Je ferai un papier dans "El Watan" ma façon de vous aider"

Jeannine Burny, Présidente de la Fondation Maurice Carême - Conservateur de la Maison d'écrivain à Bruxelles est venue chaque jour. Le stand était sa Halte. Elle comptait les signatures.

Antoine Boulad, Poète et Chef d'établissement à Beyrouth - 40ième signataire. Il a lu la pétition. Il a lu la lettre de Frédéric. Il a visité le stand en long, en large, en profondeur, sans en oublier la surface. "Je reviendrais". Il est revenu un stylo plume - encre bleue- en main. Quelques jours plus tard, sa femme, arrvivée du Liban, me dit "Mon mari m'a parlée de vous et de la pétition, j'aimerais signer".

Faty Ben Ferhat Madani, Professeur Anglais/Français, arrivée le dernier jour de Dubaï : "Toutes les écoles enregistraient les émissions de Frédéric Ferney. Moi la première. Il nous a fait connaitre de nouveaux et jeunes auteurs. Nous allons le regretter"

Christine Chollet, Professeur de Lettres à Reims : elle déjeunait au Restaurant "La Chamelle" à quelques mètres du stand. Elle m'a entendue dire votre nom Cher Eric. Elle a pris des photographies. Elle a parlé de vous. De Reims. De Frédéric. D'amis en commun. Elle a signé.

Grand Corps Malade, Artiste ; Macha Béranger, animatrice radio ; Richard Bohringer... Chesnais Lucille, une vieille dame à Lodève...

Je n'ai rien fait : quelque soit leur pays d'origine, leur ville, leur fonction, leur couleur politique, ils étaient tous là. Prêts. Ils ont signé. Près de 900.

Il faut aller plus loin, ne pas baisser les bras. Faire remonter ces signatures à qui de droit. Dîtes-moi. Je continue le combat avec vous et tous les sympathisants. Agir avec sérénité et confiance. Agir. Je suis là. Je serai là. Dîtes-moi.

Je rentre chez-moi à Montpellier demain matin tôt. Je reprends ma route avec Rimbaud et Ono-Dit-Biot avant de retrouver mes malades.

Je vous remercie de m'avoir permis cette action.

"LE MONDE A SOIF D'AMOUR. TU VIENDRAS L'APAISER." Arthur Rimbaud.

Avec ma main amie,

Randja Ben Ferhat, Auteur de Poésie.

RESISTANCE

Depuis le début des Voix de la Méditerranée, la Lodévoise Randja Ben Ferhat a installé son stand en haut de la Grand-rue. Elle n'y vend rien, mais présente au public une pétition rédigée par Eric Poindron, écrivain. Celle-ci s'insurge contre la suppression du Bateau-Livre, émission littéraire animée depuis février 1996 par Frédéric Ferney, sur France 5.

« Les "réformateurs" du service public sont-ils des fossoyeurs ?, questionne l'écrivain. Sommes-nous désormais condamnés à des émissions dites "culturelles" où le livre n'est qu'un prétexte et un alibi ? Y a-t-il encore une place pour la littérature et les écrivains à l'antenne ? Assez de pieux mensonges des pouvoirs publics sur la priorité accordée au livre à la télévision ! A bas la culture "people" et le divertissement guignol ! » Si vous n'avez pas encore signé la pétition, il est encore temps de vous joindre aux quelque 900 pétitionnaires.

Et demain, vers 13 h, un apéritif est prévu devant le restaurant La Chamelle.

Richard Bohringer devrait y participer, et Ferney pourrait lui aussi être présent.

Le Midi Libre, samedi 26 juillet 2008.

Frédéric Ferney puait l'ail pour ne pas l'avoir maintenu ?

Il lisait les livres qu'il présentait contrairement à d'autres...

J'ai déja vu Busnel sur direct 8 (chaîne de Bolloré)et ma foi je préfere Ferney... qui lisait les livres qu'il présentait...lui...contrairement à d'autres.

Dernier signataire de la pétition : Jacques Lopupfrorest

RESISTANCE, TOUJOURS...

Bonjour,

Ici à Lodève, aux Voix de la Méditerranée, à deux pas de mon immeuble "social" - une femme courageuse et très belle tient toute seule et jusqu'au bout de la fatigue, une table pour la pétition de soutien du BATEAU LIVRE , non stop : elle était encore là à 1h du matin ! J'apprends beaucoup de choses auprès d'elle, car je suis peu cultivée même si j'aime parfois la poésie, comme celle de Salah Stétié (que j'ai découvert ici).

Elle s'appelle Randja Ben Ferhat.

J'ai signé la pétition. J'aimais bien l'émission quand elle passait sur la 5 le dimanche matin à 11h. Après, je n'arrivais plus à la regarder (paresse du dimanche oblige) - et puis comme je n'ai plus d'argent pour m'acheter des livres, parfois cela me démotive un peu de regarder, avoir envie de..., et renoncer le plus souvent, même si ma médiathèque a l'esprit ouvert, mais ne peut bien sûr répondre à tous mes vœux inscrits sur ses fiches de souhaits.

A l'heure où l'on prétend "démercantiliser" les chaînes publiques, cela semble bien contradictoire de supprimer une émission sur de simples critères de "quantité" de spectateurs !

A l'heure où l'on compte les morts sur les routes, a-t-on mesuré tous ceux que la poésie a empêché de se suicider ? tous ceux que la littérature arrache à des folies stériles ? a-t-on envisagé de la faire rembourser par la sécu ? Non ?

Au moins, laissez nous ces si rares émissions qui nous donnent de si bonnes et belles nouvelles : l'art n'est pas tout à fait mort ?

salutations

vieille dame

Merci beaucoup Randja Ben Ferhat pour votre magnifique initiative !

J'attends des nouvelles avec impatience.

Cordialement

Anne B

Oeuvre de Jochem van Wetten

CHAISE MUSICALE

Le Canard Enchaîné livre cette semaine un rapide tour d'horizon des obligés cathodiques de Nicolas Sarkozy.

Selon l'hebdo satirique, Patrick Sabatier, Serge Moati, François Busnel, les frères Bogdanoff, Christophe Hondelatte et David Hallyday auraient tous bénéficié, à divers degrés, d'un coup de pouce du président en direction de France Télévisions.

François Busnel, qui remplacera à la rentrée Frédéric Ferney pour une émission littéraire sur France 5, devrait lui remercier Vincent Bolloré. Explications : Busnel anime une émission sur Direct 8, propriété de Bolloré, qui aurait dit beaucoup de bien de lui à "Carla et Sarko", "autour d'une bonne table".

Sans commentaire (N.D.L.R.)

TARIF PRÉFÉRENTIEL POUR LE LIVRE

Lettre ouverte aux députés pour un tarif postal préférentiel "livre et revue"

On n'a pas tout à y gagner, avec la Poste ?

Un courrier adressé aux députés, vient d'exploser dans les boîtes mail de la Coordination des indépendants du livre, de parlementaires, syndicalistes et journalistes mis en copie, évoquant la question d'un tarif postal pour le livre. Nous vous la livrons telle qu'elle nous es parvenue :

Cher(e) député(e),

Bonjour,

Au moment ou des professionnels publient dans Le Monde du 2 juillet 2008 un « Appel pour le livre » faisant suite aux amendements (finalement repoussés) proposés par deux députés qui menaçaient la loi sur le prix unique du livre, il nous semble utile de vous faire connaître les quelques avancées du dossier sur le tarif postal « livre et revue ». l'acceptation par les guichets de Poste de l'envoi au tarif « lettre », suite à la condamnation par l'Arcep en septembre 2007...

la confirmation par la direction de la Poste de l'existence du tarif «sacs de livres ». Notons tout de même que cette reconnaissance s'accompagne d'un durcissement des conditions (sacs payants - complication administrative - quasi impossibilité d'obtenir ces fameux sacs), au point qu'il semble que la direction de la Poste tienne un double langage: à Livres hebdo, elle affirme que les sacs de livres font toujours partie de l'offre de la Poste et sont disponibles, alors qu'en pratique, elle multiplie les obstacles pour se les procurer. la publication par de nombreuses revues et bulletins professionnels des tarifs en cours à la Poste et de notre revendication d'un tarif pour le livre et les revues (notamment le dossier sur le « transport du livre » du n° 16 de la revue Dazibao publiée par l'Agence régionale du livre en Provence-Alpes-Côte d'Azur).

Rappelons que la pétition pour un tarif postal préférentiel « livre et revue » rassemble plus de 8 000 signataires et a suscité plus de 40 questions au gouvernement Questions Assemblée nationale recherchez : « tarifs postaux »... Elle a été déposée en septembre 2007 auprès de la Commission européenne qui l’a transmise à la commission « culture et éducation » et une réunion de travail a eu lieu en mars 2008 à Bruxelles. Enfin, qu'elle a été officiellement remise aux deux ministères (Cuture et Industrie) directement concernés par la question et à la Poste le 10 décembre 2007 accompagnée d'un dossier sur la question du transport du livre .

Nous nous interrogeons sur l'absence quasi totale de curiosité de la part des quotidiens nationaux et régionaux pour les actions et les documents produits par la Coordination des indépendants du livre. En effet, notre pétition rassemble à ce jour plus de 8 000 signataires (moitié professionnels de la chaîne du livre, moitié lecteurs de tout horizon...), mais aussi par le truchement des 42 questions posées par des députés (de tous bords politiques et de toutes les régions) elle représente près de 1 500 000 citoyens. Tout cela pour une mesure aussi simple et facile à mettre en place que celle de l'instauration d'un tarif postal et l'inscription de celui-ci dans les missions de service public de l'entreprise la Poste. Que faut-il faire maintenant pour faire avancer cette réforme, demander à Amazon, Fnac, Alapage, Leclerc ou quelque autre entreprise de nous soutenir ?

Rappelons que depuis la remise de la pétition, seule une réunion de travail rassemblant au ministère de la Culture, la Poste, le Syndicat de la librairie française (SLF), celui de l'édition (SNE) et la Coordination des indépendants du livre a eu lieu sans même que la question d'un tarif postal préférentiel « livre et revue » soit étudiée.

Par ce courrier, nous aimerions savoir où en est la possibilité d'ouvrir une commission de travail sur cette question du tarif postal comme nous l'avions suggéré à M. Jean-François Copé (président du groupe UMP) et à M. Jean-Marc Ayrault (président du groupe socialiste) ?

En attendant de vous lire,

La coordination des indépendants du livre

Contact : laposte@lekti-ecriture.com

Pour signer la pétition, vous pouvez vous rendre directement à CETTE ADRESSE.

Rédigé par Cecile Mazin,

Sinon...

FERNEY BRONCA

Petit coup de téléphone, ce matin, de Frééric Ferney, qui m'informe d'un article assez jubilatoire dans Libération. Je vous laisse jubiler à votre tour...

ON ACHÈVE BIEN D'IMPRIMER

FERNEY BRONCA

Par Édouard Launet

Libération, jeudi 26 juin 2008

Au début du mois, la direction de France Télévisions annonce à Frédéric Ferney que le Bateau Livre, rendez-vous qu’il anime depuis douze ans sur France 5, est supprimé de la grille de la prochaine rentrée (ce n’était pourtant pas la pire des émissions littéraires). Aussitôt Ferney saute sur sa plume pour se plaindre… auprès de l’Elysée. Sa lettre adressée à « Monsieur le Président et cher Nicolas Sarkozy » - texte enflammé, visionnaire, quasi malrucien - devient rapidement un classique sur le Web. Car voilà un objet singulier dont on ne sait s’il s’agit d’un exercice de pure flagornerie ou d’un grand moment de foutage de gueule.

« Si j’ose vous écrire, c’est que l’enjeu de cette décision dépasse mon cas personnel», commence Ferney. L’enjeu est l’avenir du pays : « La culture qui, en France, forme un lien plus solide que la race ou la religion, est en crise. Le service public doit répondre à cette crise qui menace la démocratie. » Comment ? A quelle heure ? Faut-il venir armé ? Pas la peine car le problème est presque résolu, estime l’animateur : «J’ai aimé votre discours radical sur la nécessaire redéfinition des missions du service public, lors de l’installation de la "Commission Copé". »

C’est vrai qu’il y avait dans le discours du président, le 19 février, un souffle à déchirer les voiles du dernier des radeaux de la Méduse. Extrait : « La télévision publique doit prendre des risques. C’est pourquoi il faut saluer par avance, et les appeler à se manifester dès à présent, les Claude Santelli du XXIe siècle, les Albert Londres de l’ère numérique, les auteurs des Thierry la Fronde du futur ! »

Eh bien Frédéric Ferney répond trois fois présent ! Et le capitaine du Bateau Livre de clamer face aux éléments déchaînés : « Y a-t-il encore une place pour la littérature à l’antenne ? C’est la question qui est posée aujourd’hui et que je vous pose, Monsieur le Président. Beaucoup de gens pensent que ce combat est désespéré. Peut-être. Ce n’est pas une raison pour ne pas le mener avec courage jusqu’au bout. » Un Ferney tombera peut-être, mais d’autres se dresseront.

Suivent quelques banalités, et cette formule étrange : « En espérant que j’aurai réussi à vous alerter sur une question qui encore une fois excède largement celle de mon avenir personnel, et en sachant que nous sommes à la veille de grands bouleversements, je vous prie de recevoir, Monsieur le Président, l’assurance de mon profond respect. »

Cette lettre n’a pas laissé Nicolas Sarkozy insensible, puisqu’il y a répondu par un petit mot que Frédéric Ferney a bien voulu nous communiquer :

«Mon Frédo,

Merci de ton courrier. J’ai jamais vu ton émission mais Carla me dit que c’était supergonflant. J’ai un poste d’ambassadeur en Transnistrie, ça te dirait ?

Bises, Nico

PS : Quels sont les "grands bouleversements" dont tu parles ? Si la sécurité intérieure est menacée, merci de communiquer à mes services les éléments en ta possession. »

(Source & copyright Libération)

Et pour continuer à sourire un peu, reçu aussi, ce matin, le courrier de Sylvaine qui défend la cause :

Bonjour,

Pour info voici ce que m'a répondu la chaîne... au cas où vous n'êtes pas déjà au courant !!

En vous remerciant de mettre votre blog à disposition de tel combat !!

Bonne route

Sylvaine

LE COURRIER :

Mardi 24 Juin 2008, 13h19, Relations telespectateurs France5 (france5.telespectateur@srt.francetelevisions.fr) a écrit :

De: Relations telespectateurs France5 À sylvainej@yahoo.fr

Objet : Le bateau livre " REF:178348712884 " (la LITTÉRATURE résumée à un resque code barre !!! N.D.L.R.)

Madame,

Vous manifestez votre vive déception et votre inquiétude à propos de l’arrêt de l’émission "Le bateau livre". Vous souhaitez en connaître les raisons.

Je vous remercie d’avoir pris le temps d’écrire à France 5 pour faire part de votre réaction.

La décision de France 5 de ne plus diffuser "Le bateau livre" à partir de septembre 2008 s’inscrit dans une démarche de renouvellement de l’offre de la chaîne. Ce choix ne remet nullement en question la grande qualité de ce magazine. Il est l’expression de la réactivité d’une chaîne de service public qui se doit de faire évoluer régulièrement sa grille des programmes en proposant de nouveaux formats et de nouveaux concepts, pour de répondre aux exigences des téléspectateurs. (On croit rêver !!! N.DL.R.)

''Par ailleurs, cette interruption ne signifie pas pour autant la disparition des émissions littéraires sur votre chaîne. En effet, un nouveau rendez-vous littéraire sera programmé à la rentrée et sera proposé et présenté par François Busnel !'' (on appréciera le point d'exclamation qui ne sert pas à grand chose !!! N.DL.R.)

Je vous invite donc à recontacter le service téléspectateurs début septembre 2008 pour obtenir de plus amples informations sur ce nouveau magazine.

Je vous remercie vivement de votre fidélité et de l’intérêt que vous témoignez à France 5 et je vous souhaite d’agréables moments en compagnie de vos programmes d’été.

Bien Cordialement,

Isabelle Pivier

Responsable du Service Relations Téléspectateurs de France 5

A votre tour, n'hésitez pas à écrire à France télévisions, pour obtenir la même réponse et TAQUINER UN PEU :

RELATIONS TELESPECTATEURS FRANCE 5

Amis bloggeurs dévoreurs de livres, je relaye ici le message que vient de laisser Eric Poindron sur mon blog MA TASSE DE THÉ, m'alertant sur la suppression de l'émission littéraire de Frédéric Ferney, le bateau livre. Elle est pourtant diffusée sur France 5, qui se définit comme la chaîne de la connaissance et de la découverte. On pourrait en rire, mais alors jaune.

Voici quelques jours déjà qu'internet bruisse de la nouvelle de cette décision honteuse qui ne fait pas honneur au service public. A croire que la culture n'a définitivement plus sa place à la télévision.

Faites passer, que le mouvement de protestation prenne encore plus d'ampleur.

Signé MA TASSE DE THÉ

Contre le naufrage du Bateau-Livre

De retour à Paris, je constate que les raisons de s'indigner ne manquent toujours pas. Je relaie volontiers l'information qui m'a été transmise par Eric Poindron sur la disparition programmée de l'émission de Frédéric Ferney, le Bateau-Livre, une des rares émissions de télé encore consacrées à ces objets obsolètes, les livres. Déjà qu'elle était reléguée à un horaire improbable (qui fait que je ne l'ai pas regardée autant qu'elle le méritait).

Dans le même ordre d'idées, voir le tract diffusé par le site INDISCIPLINE :

Fuligineuse, SABLIER

LE BATEAU LIVRE COULÉ : LA CULTURE PERD DU TERRAIN

Dernières nouvelles de Frédéric Ferney...

Eric,

Pour info : le communiqué de la SCAM (Société Civile des Auteurs Multimedia) envoyé tous azimuts (je ne leur avais rien demandé).

Bises,

Fred.

Voici comme convenu le communiqué envoyé hier à l'ensemble de la presse généraliste, TV, Radio (littérature, culture, médias).

Bien cordialement,

Cissé Tamoura

LE BATEAU LIVRE COULÉ : LA CULTURE PERD DU TERRAIN

Ainsi donc, au cœur de la tempête réformatrice qui tente d’engloutir l’audiovisuel public, France télévisions annonce la suppression du Bateau livre , l’émission littéraire de Frédéric Ferney. Après l’avoir programmé le dimanche mati, les dirigeants de France télévision ont beau jeu d’avancer l’argument d’une audience qualifiée de médiocre. Quand comprendra-t-on que les « quelques » centaines de milliers de téléspectateurs qui font le choix de l’intelligence et de la curiosité , sont la légitimité même de la télévision publique ?

Comme l’avait d’ailleurs souligné le Président de la république dans sa lettre de mission à Christine Albanel : France télévisions doit affirmer son identité de service public à travers une offre culturelle plus dense, plus créative, plus audacieuse ; une offre qui marque une plus grande différence avec les chaînes privées ; une offre fondée sur des programmes populaires de qualité aux heures de grande écoute. »

C’est pourquoi la SCAM, conforté par cette décision du Président de la République, approuve la démarche de Frédéric Ferney l’interpellant. Cette démarche vise, une nouvelle fois, à mettre les responsables politiques devant leurs contradictions au regard des enjeux culturels et à leur demander de respecter leur promesse. Comment d’un côté prôner la défense de la lecture et de l’autre fermer les espaces dédiées à la littérature sur un média de première importance pour sa diffusion

La suppression du Bateau livre est le énième épisode des attaques contre la culture à la télévision et contre la littérature en particulier.

N'hésitez pas, à votre tour, à relayer le message et l'information.

Très cordialement

Eric Poindron

SOUTIEN À FRÉDÉRIC FERNEY ET AU "BATEAU LIVRE"

Eric Poindron bonsoir,

Merci de nous permettre cet acte d'écrire notre soutien à FREDERIC FERNEY et l'émission qu'il a créée, animée, présentée et portée contre vents et marées !

Depuis douze années nous avons suivi avec grand intérêt - Droit d'Auteurs / Le Bateau Livre - et chaque émission fut un bonheur incommensurable. Un souffle de vie dans un monde d'asphyxie ! Un rendez-vous presqu'amoureux ! Le plaisir de retrouver Frédéric comme s'il faisait partie de notre famille. La seule qui vaille : Notre famille littéraire. Elle nous est bien plus importante que notre famille de nom, de coeur ou d'amour. Parce que la littérature et la poésie, le livre et la lecture, ne sont pas nos loisirs. Des arts pour lesquels nous sommes prêts à mourir : le sang qui coule dans nos veines.

Nous avons toujours été subjugués par le travail de Frédéric : son exigence, son intelligence, sa volonté, les sacrifices qu'il a pu faire (nous pouvons les imaginer), sa foi en la littérature, sa vocation. Qui font de lui ce formidable PASSEUR. Il nous a apprit à aimer des auteurs contestés ou méconnus, des écrivains étrangers, des littératures nouvelles. Il a partagé avec nous ses goûts, ses découvertes, ses recherches obstinées. Il nous a offert ses lectures claires et lumineuses. Sa quête insensée de la rareté nous demeure inoubliable.

Oui, Frédéric Ferney c'est "ça" ! Pas seulement pour nous qui le connaissons infiniment mais pour tous ceux qui se sont nourris de son travail. Qu'ils soient proches ou lointains. Et cette année, l'arrivée du PASSAGER CLANDESTIN ouvrait sur le large nous faisant découvrir d'autres horizons. Une symbolique forte !

Je ne ferai pas dans la nostalgie. J'étais là à chaque rendez-vous et je ne regrette rien. Aujourd'hui je suis triste. Triste pour Frédéric. Triste pour ses fidèles. Triste pour le monde littéraire. Je n'ai rien à dire contre la bêtise humaine ; elle n'en vaut pas la peine.

La lettre de Frédéric est celle d'un homme debout et digne. Un homme rare empreint d'humilité. D'aucuns la lui reprochent déjà, mais qu'importe ! Un homme, certes prompt à s'élever, et à élever l'autre quel qu'il soit, jeune ou âgé, d'où qu'il vienne, mais vers les cimes du savoir, ce sommet si contesté, si désapprouvé, si difficile à atteindre et pourtant si nécessaire. Frédéric nous l'apportait chez-nous comme un invité nous aurait apporté une offrande pour nous remercier d'être là. Et durant ces douze ou treize années de travail passionné il a DONNE DU SENS ! Donné du sens à notre vie littéraire, à notre vie. Il leur a permis d'exister.

"Donner du sens à ... " : est-ce que cela veut encore dire quelque chose aujourd'hui ?

"Donner du sens à..." : mérite que l'on écrive une lettre, même, et, surtout, à un Président de la République.

Et comme il a eu raison de vous l'envoyer, "sa lettre", Eric Poindron ! Comme il a raison d'être confiant, comme il a raison de compter sur nous, ses fidèles, ses amis.

Avec ma main amie,

Randja Ben Ferhat (auteur de poésie).

Oeuvre de Sean Galbraith

SOUTIEN À FRÉDÉRIC FERNEY ET AU "BATEAU LIVRE"

Je n'ai jamais eu de chagrin qu'une heure de « Bateau-livre » n'ait dissipé. Anonyme.

Il faut s’entraider, c’est la loi de la Nature. Jean de la Fontaine

« Il était un petit navire qui avait déjà navigué

Mais comme les grands

N’aiment pas les enfants

Et ne savent plus lire,

Alors ils l’ont coulé… »

Reçu hier cette lettre de Frédéric Ferney animateur du « Bateau–Livre » Sur France 5.

Je vous laisse juge de réagir et surtout de soutenir cette JUSTE cause....

N'hésitez pas à laisser vos commentaires et vos messages de soutien que nous ferons parvenir à Frédéric Ferney.

Une émission littéraire qui disparaît, contrairement au train, n'en cache pas forcément une autre.

Alors restons vigilants et continuons de soutenir ceux qui donnent envie de lire ailleurs que sur les autoroutes culturelles...

MERCI DE RELAYER L'INFORMATION et de laisser un message sur ce blog

Votre dévoué,

Eric Poindron

Paris, le 4 juin 2008

Monsieur le Président et cher Nicolas Sarkozy,

La direction de France-Télévisions vient de m’annoncer que « Le Bateau-Livre », l’émission littéraire que j’anime sur France 5 depuis février 1996, est supprimée de la grille de rentrée. Aucune explication ne m’a encore été donnée.

Si j’ose vous écrire, c’est que l’enjeu de cette décision dépasse mon cas personnel. C’est aussi par fidélité à la mémoire d’un ami commun : Jean-Michel Gaillard, qui a été pour moi jusqu’à sa mort un proche conseiller et qui a été aussi le vôtre.

Jean-Michel, qui a entre autres dirigé Antenne 2, était un homme courageux et lucide. Il pensait que le service public faisait fausse route en imitant les modèles de la télévision commerciale et en voulant rivaliser avec eux. Il aimait à citer cette prédiction : « Ils vendront jusqu’à la corde qui servira à les pendre » et s’amusait qu’elle soit si actuelle, étant de Karl Marx. Nous avions en tous cas la même conviction : si l’audience est un résultat, ce n’est pas un objectif. Pas le seul en tous cas, pas à n’importe quel prix. Pas plus que le succès d’un écrivain ne se limite au nombre de livres vendus, ni celui d’un chef d’état aux sondages qui lui sont favorables.

La culture qui, en France, forme un lien plus solide que la race ou la religion, est en crise. Le service public doit répondre à cette crise qui menace la démocratie. C’est pourquoi, moi qui n’ai pas voté pour vous, j’ai aimé votre discours radical sur la nécessaire redéfinition des missions du service public, lors de l’installation de la « Commission Copé ».

Avec Jean-Michel Gaillard, nous pensions qu’une émission littéraire ne doit pas être un numéro de cirque : il faut à la fois respecter les auteurs et plaire au public ; il faut informer et instruire, transmettre des plaisirs et des valeurs, sans exclure personne, notamment les plus jeunes. Je le pense toujours. Si la télévision s’adresse à tout le monde, pourquoi faudrait-il renoncer à cette exigence et abandonner les téléspectateurs les plus ardents parce qu’ils sont minoritaires? Mon ambition : faire découvrir de nouveaux auteurs en leur donnant la parole. Notre combat, car c’en est un : ne pas céder à la facilité du divertissement pur et du people. (Un écrivain ne se réduit pas à son personnage). Eviter la parodie et le style guignol qui prolifèrent. Donner l’envie de lire, car rien n’est plus utile à l’accomplissement de l’individu et du citoyen.

Certains m’accusent d’être trop élitaire. J’assume : « Elitaire pour tous ». Une valeur, ce n’est pas ce qui est ; c’est ce qui doit être. Cela signifie qu’on est prêt à se battre pour la défendre sans être sûr de gagner : seul le combat existe. La télévision publique est-elle encore le lieu de ce combat ? Y a-t-il encore une place pour la littérature à l’antenne ? Ou bien sommes-nous condamnés à ces émissions dites « culturelles » où le livre n’est qu’un prétexte et un alibi ? C’est la question qui est posée aujourd’hui et que je vous pose, Monsieur le Président.

Beaucoup de gens pensent que ce combat est désespéré. Peut-être. Ce n’est pas une raison pour ne pas le mener avec courage jusqu’au bout, à rebours de la mode du temps et sans céder à la dictature de l’audimat. Est-ce encore possible sur France-Télévisions ?

En espérant que j’aurai réussi à vous alerter sur une question qui encore une fois excède largement celle de mon avenir personnel, et en sachant que nous sommes à la veille de grands bouleversements, je vous prie de recevoir, Monsieur le Président, l’assurance de mon profond respect.

Frédéric Ferney

P.S. « Le Bateau-Livre » réunit environ 180 000 fidèles qui sont devant leur poste le dimanche matin à 8h45 ( ! ) sur France 5, sans compter les audiences du câble, de l’ADSL et de la TNT ( le jeudi soir) ni celles des rediffusions sur TV5. C’est aussi l’une des émissions les moins chères du PAF.

MERCI DE FAIRE PASSER L'INFORMATION ET DE LAISSER UN MESSAGE DE SOUTIEN...

Je fonce laisser un message immédiatement, je ne supporte de payer la redevance télé qu'en imaginant que je la dépose intégralement sur le compte bancaire de Ferney. C'est la seule émission que j'enregistre si je ne suis pas devant.

Je suis en deuil.

Par LOISDEMURPHY

Je voulais juste apporter mon petit soutien à la meilleure émission littéraire qu'il m'ait été donné de découvrir depuis des années..

Il est déplorable que le Bateau Livre disparaisse d'une chaîne publique et culturelle comme France 5. Il est en effet rarissime à la télévision qu'un présentateur sache, autant que Frédéric Ferney, approfondiret laisser approfondir la pensée d'un auteur.

Clarinesse, L'OEIL DU VENT

Bonjour,

Veuillez considérer qu’en tant qu’éditeur (TINTA BLAVA) et auteur (LES TROTTOIRS DE BARCELONE), j’estime qu’il est bien malvenu de torpiller le Bateau-LIVRE.

À vos côtés,

Llibert Tarragó

Quel dommage cette décision... Juliette, Attachée de presse, écrivain.

Et pour "Vol de nuit", ça se présente comment ?... PPDA gardera-t-il le manche ?..., JPS, scénariste

Et nous voici encore une fois partis derrière le cercueil d'une émission rare qui s'en va. Non point morte de vieillesse et de l'usure des jours mais d'arbitraires décisions aveugles à la beauté des mots et sourdes à leur déclamation. Faut-il pleurer ces moments de bonheur voués à celui du plus petit nombre? Non, la majorité n'a pas toujours raison et s'il le faut nous le démontrerons car nos cartouches (d'encre !) sont pleines et sur le bateau de l'obstination bataille nous livrerons.

Par : CATEL

Assurément, une émission littéraire qui disparaît n'en cache pas une autre.

Les (ir)responsables de cet effacement progressif, déjà fort avancé, du livre heureux dans tous ses états, au profit de tas de livres creux, seraient bien inspirés de brûler leurs œillères économiques pour embarquer plus souvent sur ce bateau de papier qui délivre.

Monsieur Ferney, à vos côtés pour défendre cette conception fondamentale qu'une valeur n'est pas ce qui est, mais ce qui doit être; n'en déplaise aux avaleurs d'âmes qui se pavanent.

Par : Katch, KATCHDABRATCH

Cher Frédéric Ferney,

J’étais en train de vous dédicacer un exemplaire de mon prochain roman à paraître à La rentrée lorsque Eric Poindron m’a appelée et appris la disparition du Bateau Livre.

J’en suis abasourdie, révoltée. Je ressens aussi une forme de tristesse. La lettre que vous avez écrite à ce qu’il convient, mais c’est encore parfaitement surréaliste, d’appeler notre président est dénuée de colère, elle pose les choses, elle porte un regard large sur le cours actuel d’une société, la nôtre, et elle alerte quant au démantèlement insidieux de notre « culture ». Je vous admire pour ce ton pondéré que vous avez su adopter, dans la mesure où des tas d’autres choses que l’objectivité rentrent nécessairement en ligne de compte, lorsque l’on s’est dévoué des années durant à une passion, et que l’on vous retire manu militari la possibilité de continuer. C’est aussi d’outrage qu’il s’agit.

Lorsque vous m’avez invitée au Bateau Livre, après avoir une fois déjà offert à mon « Roi d’Afghanistan » le beau cadeau d’une place dans votre émission, j’ai découvert sous vos traits un homme passionné pour qui le livre était une valeur. J’ai été très sensible à cela chez vous, à votre façon de présenter les ouvrages, à votre talent : poser les justes questions à des auteurs qui, de votre fait, se trouvaient en situation de pouvoir dire sur leur texte, sur leur démarche, ce qu’ils pensaient vraiment, au fond (et dieu sait si l’auteur peut être pataud dans cet exercice). Vous savez toucher à l’essentiel d’un texte, placer l’écrivain en position de s’exprimer, parce que votre écoute (orale, écrite) est immense.

Rareté que tout cela. Ma colère en apprenant cette nouvelle est proportionnelle à mon admiration à votre égard.

Qu’ajouter sinon que je veux croire en un revirement, en un acte de pression collective qui ferait revenir les auteurs de ce diktat sur leur décision.

Je vous souhaite beaucoup de courage, et vous assure de mon soutien le plus entier

Très sincèrement,

Ingrid Thobois, écrivain.

Pas assez commerciale sans doute. C'est la loi de stopper ce qui ne rapporte pas assez. La finesse, l'intelligence, la sensibilité, ce ne sont pas des valeurs qui "portent".

Si encore on pouvait dire Une de perdue dix de retrouvées, mais non, c'est Peau de chagrin au programme... Une émission littéraire qui meurt, c'est combien de livres, de voix que nous n'entendront pas ?

Par : POSUTO

Mon cher Eric.

Je lis la lettre de Frédéric Ferney à Nicolas Sarkozy. Je partage sa tristesse et son incrédulité. Comment croire que le livre, déjà écrabouillé sous les débats politiques, économiques, footballistisques ou chansonniers, se voie privé d'un des seuls lieux où il avait le droit de nous faire entendre ses beaux murmures?

Le bateau-livre était ( est ? ) une belle et noble émission. L'une des derinères. Rabelais, Barbey d'Aurevilly et Henri Michaux sont furieux.

Dis mon amitié à Frédéric Ferney

Gilles Lapouge, écrivain & journalise.

qui s'y

- mortes couilles -

qu'on embrouille

qu'on écrabouille

pour la litt et les doigts dressés.

Didier, professeur de lettres et poète.

J'ai relayé le message... pour le bateau-livre.

Le Bateau Livre et l'équipe de Frédéric Ferney ont été jusqu'à ce jour une véritable bouffée d'oxygène à la télévision, où il ne subsiste aucune émission littéraire en dehors des heures nocturnes, heures à laquelle l'audimat qui rapporte à la publicité dort béatement sur son inculture.

Cette émission animée avec talent et passion ajoutait, grâce à la complicité de Frédéric Ferney avec les auteurs à qui il donnait une visibilité et une reconnaissance bienvenue, du rêve à la prose. Je regrette, non, je suis révoltée, que toute cette élégance de la plume et de la parole doivent disparaitre au profit d'émissions neutres.

Je ne suis pas d'accord. Je réclame ma dose de rêve et la possibilité pour chacun de remplir son panier de voyages littéraires.

Ne coulez pas le Bateau Livre.

Lucie Piriou, ACQUATOFANA

Ferney laisse parler les auteurs. Il offre le temps d’une vraie réponse. Le temps de dire la besogne. Inestimable cadeau pour qui ne souhaite pas résumer l’ouvrage de plusieurs années en une tirade préfabriquée de spots à slogans.

Le rythme est doux comme un clapotis le long de la péniche mais c’est un calme d’apparence où pétillent les consciences. Elles prennent le temps de la réflexion, d’un déroulement, d’arguments. Et nous respirons cette liberté avec eux, à l’abri des interminables questions-affirmations, pavane d’animateurs. Des paroles coupées, quête du maigre pouvoir, décrocher le crachoir au mépris de l’interlocuteur…

Je relis ce texte et suis tenté d’utiliser le passé.

Ici, on ose à peine évoquer le mot « morale », de peur de partir d’un rire sale.

La nef des fous vient d’éperonner la nef de Thélème.

JC BARILLON

Une émission littéraire de très grande qualité que je suivais assidûment, bloc-note et crayon en main pour y noter nombres d'idées de livres à lire ! C'est vraiment décevant de la faire couler...

Marie, LES LECTURES DE MARIE

La présence de Frédéric Ferney-Voltaire est indispensable à l'équilibre mental en ces temps cupides ! Imaginons que PPDA viré du JT le soit aussi de Vol de Nuit et que son pote François Busnel déserte Direct 8, alors franchement là, il faudrait songer à ÉMIGRER. Vive FF et la République (des lettres).

Par : J.P.Rousseau, WODKA

Il faut bien sûr faire passer l’info ; et je pense que l’idée d’investir le web pour parler des livres par l’image n’est pas mauvaise.

Pitou, VOYAGE AU BOUT DE LA LETTRE

Quel dommage de voir notre paysage télévisuel s'appauvrir encore un peu plus avec la disparition de cette émission ! Ferney ne se met pas en avant, contrairement à certains animateurs, il laisse la parole aux auteurs, il respecte ses invités et ses collaborateurs et l'ambiance était toujours très détendue. Pourquoi laisser couler ce Bateau-Livre ? Il mérite amplement de continuer à vivre et à nous faire découvrir des romans !

Joël, BIBLIO DU DOLMEN

"La vieillesse est un naufrage"... la Culture en France est en naufrage... Il y aurait beaucoup à dire sur les responsables de cette décadence. Pensez que l'immense majorité de nos concitoyens ne vibre qu'aux sons et images de la "Star Academy" et ne lit que la presse "pipole"... J'ai bien peur que notre Président n'ait pas de bibliothèque... Ce n'est pourtant pas une question de taille : Napoléon était bibliophile. Je regrette aussi que les grandes maisons d'édition n'aient jamais investi, à l'instar des grands prix littéraires, les émissions littéraires de la TV... sous l'hypocrite prétexte de l'indépendance.

Par : Jean-Paul Fontaine, médecin, historien du livre & bibliophile.

Oh non ! Mais ce n'est pas possible ! Pourquoi une émission qui est de qualité, intéressante, abordable est-elle supprimée ? C'était mon rendez-vous du dimanche. Et quand je ne peux pas la regarder, je le fais sur internet. Je ne veux pas qu'on supprime Le bateau livre ! Ayez un peu de bon sens chez France télévision et revenez sur votre décision !

Belle Sahi, DES LIVRES ET DES CHAMPS

1. Monsieur le Président,

Ainsi, avec cette perversité douceâtre, cette méthode redoutablement efficace du “silence on tue”, une excellente émission littéraire a donc disparu du PAF. Vous me direz, certes, que ce n’est pas là une de vos préoccupations majeures pour les quatre années qui restent, et qui, dois-je vous l’avouer, me semblent une perpétuité. Vous me direz que le monde va mal et que faire tant de ramdam pour une simple émission est à la limite de l’obscène. Certes, mais outre que si le monde va si mal, c’est à vos chers amis capitalistes sauvages et spéculateurs qu’on le doit, mais il s’agit d’un symbole. S’en prendre à une émission au demeurant discrète et peu coûteuse au motif “qu’on y parle trop de livres” a quelque chose de si dérisoire, de si stupide et en même temps de si calculé et prévisible qu’on en reste pantois. C’est un coup bas, Monsieur le Président, un sale petit coup bas, une sorte de règlement de compte à bon marché. Vous tenez absolument, jusqu’en 2012, à déraciner tout ce que ce pays compte encore de culturel et d’intelligent. La réduction drastique des crédits de la Culture en est la preuve palpable. Mais il est vrai, Monsieur le Président, que vous avez choisi de revêtir les habits de la gloire en vous servant du pavois de la médiocrité. Vous ne faites qu’obéir servilement aux injonctions mondialisantes et folles de Bruxelles. Vous n’êtes plus au fond, que le pantin désarticulé se débattant dans l’océan des banques. Vous incarnez, en fait, la capitulation en rase campagne,, quelque chose de munichois, n’ayons pas peur des mots, quelque chose qui refait surface, une sorte de docilité commode, qui eût, songez-y, révolté celui par qui vous êtes où vous êtes, De Gaulle. La culture est un patrimoine, un bien public, inaliénable. Et il n’y a pas de petite ou de grande culture, il y a ce long murmure humain de la culture qui court depuis l’aube des temps qui fait que nous ne sommes pas des esclaves, mais des hommes libres et dont quelqu’un disait qu’après le pain, c’était un besoin indispensable à l’homme. En cautionnant, je n’ose penser en effet que ce mauvais coup vient de vous, en cautionnant, donc, la suppression de cette émission,vous symbolisez la sauvagerie âpre au gain de ce monde dont vous cessez, hypocritement, vous et vos sbires, de nous seriner qu’il va mal. Monsieur le Président, cette lettre est longue et je vais conclure: supprimer “Le bateau-livre”, c’est un crachat à l’intention du plus grand nombre.

Veuillez accepter ,Monsieur le Président, l’expression de ma colère, respectueuse si vous voulez, mais inextinguible, en tous cas.

JP Goldschmidt.

Je ne peux qu’adhérer à cette lettre, et m’y associe pleinement : CLOPINE TROUILLEFOU

Nous devrions tous signer la lettre de JP Goldschmidt (avec son accord) et l'adresser directement au Président, à l'Elysée.

Jean-Paul Fontaine

Vu le nombre (et parfois la qualité) des émissions littéraires qui nous restent, cette décision tombe comme un couperet pour les amoureux du livre... je ne sais pas si une émission de ce type a les moyens de conquérir un public plus large et de redonner goût à la lecture à ceux qui ne sont pas déjà de fervents lecteurs, mais il est sûr qu'il est dommage de faire de la télé un lieu d'inculture laissant aux autres média la lourde tâche de promouvoir la littérature.

Lou, MYLOUBOOK

La curiosité, la découverte, la créativité font partie de la richesse d'un pays... alors tous ensemble : que vive la lecture, l'art, le spectacle vivant !!!

Marie-France Millerioux, Responsable des relations publiques, Le Manège de Reims Scène nationale, LE MANÈGE DE REIMS

Même si je trouve que le courrier adressé par Monsieur Ferney à Nicolas Sarkozy est bien trop policé, cela ne m'empêche pas de me joindre à tous ceux qui protestent contre cette suppression. (...) Je trouve que nous devrions faire de la disparition du bateau livre un exemple. Un fer de lance dans le flanc de Sarko. C'est lui, le sbire des Bouyghes et consort, qui se vautre dans la démagogie et le populisme, n'a aucune grandeur, aucune ambition pour son électorat et le gave, avec la bénédiction des actionnaires, d'une télévision toujours plus médiocre. La disparition du bateau liVre n'en est qu'un ènième exemple. Comme ses déclarations méprisantes sur les chefs d'oeuvre de la littérature française (la Princesse de Clèves) comme sa haine du corps enseignant, comme son démantelement de tout service public de qualité...Vous voyez, cher Eric, je peux aussi être suffisamment indignée pour ne plus faire le zouave, et parler sérieusement !

Clopine Trouillefou, CLOPINERIES

C'est très, très, très triste de voir une excellente émission littéraire disparaitre !

C'est vraiment moche ! révoltant et en malheureusement pas étonnant !

C'est vraiment nul !!!!!!!

Par : mAlicE, LIVRES DE MALICE

Phiilppe Sollers, (que je n'ai jamais lu et dont je ne sais rien) a dit un jour :

"Si je suis un tyran, j'organise le fait que les gens ne lisent plus."

Sera-ce comme durant les guerres ? Le capitalisme fanatisé commençant à s'effondrer de partout se retire des territoires qu'on lui reprend en se vengeant au passage sur des innocents dans sa fuite de vaincu... ?

La télé est devenue une panneau publicitaire. D'où mon intérêt d'ôter l'antenne qui défigure mon toit.

Par : Joruri, GRESILS

Il est vrai que dans ce monde-ci, l'homme ou la femme qui lit perd son temps au lieu de "retrousser les manches" comme l'y invite un récent discours plaçant les bibliothèques au rang des choses mortes.

Il existait au tout début des années 80 une belle campagne de communication sous le slogan "Un livre et tu vis plus fort".

Autre temps, autres moeurs.

Une émission littéraire qui disparaît n'en cache sans doute pas une autre. Mais le discours faisant (certains vont même jusqu'à parler de "hold up" sémantique), des mots viendront encore cacher les maux.

Comment ne pas penser à René Char pour conclure avec lui: "A chaque effondrement des preuves, le poète répond par une salve d'avenir".

Bien fraternellement,

Jean-Paul Machetel, écrivain & talleyrandien.

Lisant votre article concernant la suppression du "bateau livre", je souhaitais moi aussi témoigner en faveur de cette émission. Je vous envoie donc mon message dans ce sens dont vous pouvez , si vous le souhaitez, publier tout ou partie, en soutien..

Le Bateau Livre est une émission très intéressante, qui permet la discussion avec des interlocuteurs de la culture variés, dans un cadre intellectuellement stimulant. L'émission est riche de séquences, rythmée, bien menée. On adhère ou non au choix des auteurs, parfois plus que d'autres, mais l'émission donne une vision vraiment intéressante, différente, de la littérature. Sobrement menée, non politisée (à ma connaissance), il est évident qu'elle mériterait de garder sa place dans les programmes d'une télévision publique de qualité ; elle peut même peut-être attirer un public plus large.

Son éventuelle disparition des programmes témoigne peut-être (outre du manque d'inspiration de ceux qui prendraient une telle décision) d'une insuffisante solidarité des acteurs de la chaîne du livre et des médias. Les journaux littéraires devraient davantage parler des émissions qui marchent, notamment dans la presse généraliste. Une dynamique devrait se renforcer ou être créée, au vu de l'attaque financière sur la diversité culturelle. Les médias écrits devraient faire un maximum d'écho aux quelques littéraires de la télé. Les libraires, la radio, aussi, ont probablement une mission de service public. Il me semble... Sans être spécialiste de l'économie du livre, je lis assez d'articles littéraires pour n'y voir pas souvent mentionnées les bonnes émissions culturelles, chacun semblant défendre sa branche et créant peu de passerelles, en tous cas visibles du grand public… alors que les différentes professions en jeu –libraires, médias, journaux, éditeurs, artistes- ont des intérêts communs à une bonne santé de la lecture en France. Je pose donc la question de savoir s'il faudrait renforcer les synergies et les complémentarités dans la culture, pour palier à la concentration économique.

Car cette concentration économique tend vers des médias de plus en plus simplistes, qui seront toujours, et par définition, plus rentables, puisque c'est leur seul objectif (malheureusement pour eux).

Il existe aussi des objectifs de service public, et la télévision publique est normalement là pour cela. Et la culture est une belle mission, puisqu'elle touche le coeur et le citoyen...

Je pense donc que le Bateau Livre remplissait une évidente mission de service public et ne devrait pas être supprimé.

Merci à Frédéric Ferney pour son travail sur la culture du livre, pour ses émissions agréables et intéressantes que j'ai vraiment appréciées.

Claire, L'ART DE L'UNIQUE

C'était la seule émission télé que je regardais.

Ma télé part à la poubelle....

Arthémisia (enseignante en Arts Plastiques), CORPS ET ÂME

C'est aujourd'hui, en pleine tempête du livre, quand nos librairies débordent de médiocrités, quand des éditeurs coulent, parce qu'on lit de moins en moins, et de plus en plus mal, c'est aujourd'hui que les passeurs de littérature sont le plus nécessaires.

Par : Pascal J

Tous les combats sont bons à mener, alors on continue.

Quelques voix, hélas, dans le désert de la "bonne parole"

Faire le plus de bruit possible, mailler les informations, croiser et additionner les indignations car :

"Ce qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égards ni patience", d'après René Char

par F de l'O.

Il est scandaleux de supprimer votre émission qui donne une si belle place à la parole, à l’art et aux grandes découvertes de l’esprit.

Vous pouvez mettre mon nom sur la pétition. On a parlé ensemble de Nietzsche, un jour, au Bateau Livre, et j’ai toujours admiré votre courage de parler de ce que d’autres considèrent comme « difficile », et qui, en vérité, constitue le pain de l’esprit, ce dont nous avons tous besoin pour vivre.

Bien cordialement

Martina Wachendorff, éditrice, ACTES SUD

"Bateau Livre" disparaît et je suis infiniment triste.

Comme "des mots de minuit", c'est un moment de profonde joie parce qu'on sait qu'on va prendre le temps, s'installer comme chez soi, entre amis, certains aussi qu'on en sortira en sachant non pas plus, mais mieux ce qu'est l'écriture, ce qu'est le travail d'écriture.

"Bateau Livre" disparaît et je suis infiniment triste.

Comment aider la littérature ? et que faire pour soutenir VRAIMENT Frédéric Ferney

Par : Bouchon

"J'ai été un homme, donc un lutteur", assurait Goethe. Alors faisons de même et TOUS ENSEMBLE...

  • Envoyons le message à tous nos amis, blogeurs, lecteurs, journalistes, critiques, professeurs, bibliothécaires, libraires, écrivains, éditeurs, homme libres...
  • Lançons une pétition si il le faut... "IL FAUT SAUVER LE BATEAU LIVRE", par exemple.
  • Relayons la lettre et le message sur tous les suports possibles. (Blog & autres médias)
  • TOUTES LES - AUTRES - IDÉES SONT LES BIENVENUES... Merci de les déposer sur le blog.

On commence par / tuer sa mère / et on finit / voler la cathédrale de Chartres

Achille Chavée, poète (1906 - 1909)

Je suis de toutes rives avec vous! J'adore cette emission comme messe du dimanche : ma foi, ma loi, nom de Dieu satanasse, miséricorde plongez les amarres, y en a marre! Ils vont finir par nous faire tomber le ciel sur la tête si on ne relève pas le nez ! Amen !

Par : Sand, MAM SAND

Le bateau livre, l'émission la plus formidablement humaine que j'ai trouvé sur un écran de télévision à une période où plus rien ne m'intéressait... sur un écran de télévision.

De la chaleur, des connaissances, des échanges, des découvertes, des auteurs, des livres, le monde.

Je suis aussi en deuil.

Claire Ogie, A VISAGE DÉCOUVERT

Tenez bon, il faut se battre contre la bêtise humaine par tous les moyens. Bon courage

Par : Dubruel

Veuillez accepter, Madame, Monsieur, mes plus sincères condoléances.

Nous perdons là assurément un être cher et un confident. Cette décision d'interrompre Le Bateau Livre est non seulement triste mais aussi bien pitoyable. Pourquoi donc supprimer une émission déjà confinée à des horaires si peu confortables? Pour mettre quoi à la place? De la messe en latin? De la fesse en satin ?

Nous pensions que des gens comme monsieur Ferney n'étaient que des (ré)animateurs du livre et d'une certaine idée de la culture (cela dit sans péjoration), il semblerait qu'il faille maintenant entrer en résistance.

Courage, lisons !

Antoine Peuchmaurd, LA VIE PALPITANTE D'ANTOINE P.

Une émission littéraire qui réunit autant de gens un dimanche matin aussi tôt n'a-t-elle pas démontré sa nécessité ? Pour une fois qu'un animateur laisse aux livres et aux auteurs la place qu'ils méritent pourquoi nous l'enlever ? Ce n'est pas ce que j'attends du service public, "le bateau-livre" si.

Goelen, DE LIVRES EN LIVRES

Au secours !

Je coule !

Je me noie !

Et le bateau sombre avec moi !

Catherine, JE CRIE - J'ÉCRIS

Je regarde peu la télévision mais c'est une des rares émissions que j'apprécie vraiment beaucoup. Je ne peux donc que regretter vivement cette décision de la supprimer. Je regrette d'ailleurs de ne pas l'avoir regardé davantage !

Sylvie

"Le bateau-livre" était le dernière raison qui me restait d'allumer mon poste de télévision.

Je crains malheureusement que la belle lettre de Frédéric Ferney reste lettre morte quand on sait la considération que notre président porte envers la culture.

Je suis ulcéré par cette décision.

Par : Le Bibliomane, LE BIBLIOMANE

Triste, très triste.

Votre émission est (pour moi aussi) l'une des deux seules que j'enregistre lorsque je suis absent. Quel rare plaisir que de rencontrer par votre truchement des auteurs ,de découvrir la richesse de leur monde.

Claude Colson, professeur, auteur. Le site de l'auteur

Que dire, que faire ? Fermer sa télévision et ouvrir un livre ? Oui, bien sûr.

Mais c'est loin d'être suffisant.

Alors, fourmillons, termitons, essaimons ,et, une fois notre quantité réunie, peut-être arriverons-nous à faire revivre la qualité.

Courage, M. Ferney, nous sommes le vent qui pousse votre bateau.

Bruno Dehaye, historien & écrivain

Spectateur occasionnel du dimanche matin. C'est une perte de moment de curiosité et de décontraction... et cette disparition est vécue comme une chose de plus allant dans le mauvais sens.

Tristement dommage.

En espérant un retour autrement peut être ?

Par : Nimal

Effectivement, c'est une bonne émission littéraire même si je déplorais que depuis quelque temps, on y parlait de plus en plus d'auteurs convenus... Je rigole quand je lis qu'on a pu la traiter d'émission "élitaire"... C'est le genre d'argument faux-derche qui sent le démagogique à cent lieues et que l'on vous sert toujours dés que vous êtes trop bon. La télé, ça doit fabriquer des abrutis. N'est-ce pas évident? Tout ce qui dépasse doit être coupé.

Je trouve aussi que Frédéric Ferney est un animateur d'émission hors-pair. Ses collaborateurs aussi sont talentueux. Ce serait un drame qu'une télé de qualité se prive de tels talents.

Je demande, en joignant ma voix à celles des autres, qu'on maintienne cette émission. Sinon, il reste tout de même encore une solution, éteindre la télé le dimanche matin (et le reste du temps aussi bien) et à lire, loin du petit écran décerveleur.

Bruno Montpied, peintre, LE POIGNARD SUBTIL

une des meilleure émission littéraire, à regarder et à garder absolument!

par : Marie Phillip

Tant qu'il y aura des gens qui aimeront lire des vrais livres

Tant qu'il y aura des gens qui sauront parler de ces livres

Alors rien ne sera perdu

Et pourtant un jour, il faudra bien arrêter d'encenser le médiocre et d'en faire de l'intellect, quand c'est tout juste bon pour ne pas bronzer idiot à la plage ...

L'échec de la société d'aujourd'hui se reflète dans la suppression de cette émission littéraire, sans doute lui préfèrera t on quelque chose de plus "tout public" ... de plus "facile" ...

Cat C., LES PETITS MOTS DE CAT

Je refuse que l’on nous enlève le « Bateau-livre » !

Je refuse que l’un des seuls et rares espaces télévisuels dédié à la culture et aux livres me soit supprimé !

Je refuse que l’on élimine ma bouffée d’oxygène, indispensable au milieu de cette « télé-réalité-poubelle » nauséabonde.

Je refuse d’être contrainte à ne subir qu’une culture qui prône les reality-shows et les people, comme j’ai refusé de continuer à vendre les livres-poubelle qui poussaient dans ma librairie malgré moi…

Je refuse, parce que je fais partie d’une minorité amoureuse des livres, que l’on supprime cet espace dédié aux livres au nom du sacro-saint audimat.

Je réclame le droit à la culture, tout simplement, la culture qui est un bien public car c’est NOTRE patrimoine !

Je réclame le droit d’avoir le choix de mes passions.

Je réclame le droit d’avoir le choix du choix des émissions que je regarde.

Je réclame le droit d’être informée sur mes lectures, car comme j’ai le droit de respirer, j’ai le même droit de lire.

Je réclame mon espace de liberté.

Je réclame le droit de vie aux livres !

C’est ça aussi la démocratie !

Un pays, qui n’ouvre plus ses portes aux mots en en supprimant le meilleur moyen d’expression qui est le livre, est un pays proche de la censure…Un pays qui néglige sa culture n’engendrera que des esprits malsains. Un pays sans culture est un pays sans âme et sans plus de valeurs et où toute imagination est tuée dans l’œuf.

Je réclame le droit que chaque citoyen de ce pays ait accès à la culture.

Nous devons nous mobiliser pour que le dernier espace de liberté que nous offre Frédéric Ferney avec son « Bateau-livre » ne soit pas supprimé…car si nous n’entendons plus le murmure de ses mots, nous ferons crier les nôtres pour que l’on nous entende là où l’on prône l’inculture…

Le bateau-livre ne doit pas couler : il porte bien trop de livres dans son ventre, et les livres sont des biens trop précieux pour les jeter à la mer !

Nicole Z., NICKYZA

Pourquoi s'acharne-t-on sur les perles rares et absolument nécessaires de la télé publiques ?

Veut-on nous empêcher de penser ? Une émission excellente qui doit être maintenue.

Martine Tordeux, enseignante

Je relaierai fidèlement l'information.

Lire c'est la liberté et les dictatures ont toutes en commun un bûcher de mots et de feuillets ; celui qui se consumme actuellement silencieusement et sans flammes dans notre pays me fait froid dans le dos...

Caro Carito, LES HEURES DE COTON

Quand on vit à l´etranger, et que l´on regardait semaine après semaine la video de cette formidable émission sur nos ordinateurs, ce bateau c´etait une bouffée de la France, son charme, sa classe et son intelligence que Frederic Ferney exportait tous azimuts. A l´heure d´Internet, c´est fou le nombre de ports où le Bateau-livre va sombrer !!

Claudie Dufour ( Espagne).

Croyez, cher Frédéric Ferney, que je suis prêt à lutter pour que le Bateau-Livre subsiste et avec lui, un des un des rares espaces encorelaissés à la littérature. Où va cette société qui abandonne peu à peu sa vie intérieure ?

Bien amicalement à vous.

Michel Chaillou, écrivain

Avec le Bateau livre disparaitrait l'une des rares émissions littéraires de la télévision, pour ne pas dire la seule. Je reste au conditionnel, car je veux croire qu'il est encore possible de la sauver; ne pas se résoudre à la sentence. Il s'agit pas d'un enterrement mais d'un cri et d'un geste pour garder cette émission.

Emission littéraire, soulignons le mot, manière de proclamer haut et fort une différence ou une spécificité qui fait justement son originalité, et l'attachement que nous avons pour un lieu qui parle vraiment et bien de littérature. Car s'il existe encore des émissions sur les "livres", on cherchera en vain, hors du Bateau livre, une émission où les écrivains se sentent lus (ce qui devrait être la moindre des choses), et où en général, on accorde aux "belles lettres", à l'écriture, une place qu'elle n'ont plus à la télévision.

Assez de nivellement pas le bas, il y a déjà suffisamment de manière de s'abrutir à la télévision pour qu'il ne soit pas nécessaire de nous enlever un lieu intelligent, ou qui nous donne envie de l'être un peu plus. Elitisme ? Un grand mot lancé à l'occasion, sûrement abusif, mais pour dire quoi ? Qu'on a le droit ou le devoir de parler de littérature du XVIème siècle à la télévision si l'occasion s'en présente, de Jules Verne ou de Mallarmé, d'Yves Bonnefoy, ou de Borges ?

Le droit à la culture serait-il devenu élitiste ? Il est temps de se réveiller !

Tout mon soutien à Frédérique Ferney, et à son émission qui ne doit pas disparaître,

bien amicalement,

David Collin, écrivain, et producteur radio, LE SITE DE LA'UTEUR, LA RADIO SUISSE ESPACE 2

Je suis comme toi...contrariée par la suppression du bateau-livre... encore une émission littéraire à la mer... Le phénomène n'est pas nouveau, mais là...il ne va plus rester aucun espace pour parler de livres, de littérature tout simplement et ça, c'est grave !

Faisant partie d'une minorité, nous n'avons jamais pu faire entendre notre voix, MAIS là, je pense qu'il faut aller plus loin: je pense qu'il faut AU MOINS lancer une pétition... écrire une lettre à notre président (enfin s'il sait encore lire...) signée de la profession (éditeurs, libraires, journalistes...etc) et des amoureux de la littérature ! Bref, nous faire entendre pour sauver le bateau-livre et les quelques autres qui flottent encore...

Nicole Z.

Je ne suis pas douée... Alertée par LE BIBLIOMANE sur notre forum PARFUM DE LIVRES, j'ai voulu me joindre à votre initiative de soutien à Frédéric Ferney et à son émission...Je n'ai pas trouvé la voie...J'en suis désolée...

Voici ce que je voulais écrire:

Elitaire Frédéric Ferney et son Bateau Livre?... Je n'avais pas remarqué...J'avais juste constaté que c'était la seule émission littéraire simple et de qualité...et que je la trouvais toujours, hélas, trop courte... Ses chroniqueurs et ses invités m'ont guidée plus d'une fois sur le chemin d'excellentes lectures...Merci à eux...à Frédéric Ferney et à son Bateau Libre aussi...où les chroniqueurs n'étaient pas tenus d'encenser Musso...

Je veux mon Bateau Livre!

Coline, PARFUM DE LIVRES

J'habite Vannes en Bretagne: mercredi dernier j'ai appris comme tous les autres vannetais de la fermeture d'une des seules librairies du centre-ville qui offrait convivialité et conseils avisés: le personnel a été prévenu du jour au lendemain,congédié...

A cette brutalité, fait écho pour moi l'annonce ce vendredi matin de la disparition annoncée du "Bateau livre" ! Je suis très triste et à la fois révoltée! les émissions télévisuelles les plus dignes d'intérêt vont elles peu à peu disparaître ? Face au monde actuel me vient souvent la tentation de me retirer de toute cette fureur, "cultiver son jardin" à la manière de Voltaire... pourtant cette émission était un peu de baume au coeur , une pause pour mieux réfléchir,même si je préférais l'ancienne version...

Sans vous , monsieur Ferney, et votre émission " le monde serait beaucoup moins intéressant..." bien à vous...

Dominique Mari

Amateurs de livres et de spectacles culturels, le forum GRAIN DE SEL deplore la rareté et encore plus la suppression des émissions culturelles de qualité.

D'accord pour toute suite offensive à donner à ces inadmissibles suppressions.

Rotko. GRAIN DE SEL CULTURE FORUM

Même si je doute de son efficacité, je ne peux que me joindre au concert de protestations et à l'élan de soutien au Bateau Livre de Frédéric Ferney.

Mais, franchement peut-on prétendre s'étonner aujourd'hui de la disparition d'une émission culturelle de qualité, (sans être élitiste ce qui n'est pas une mince affaire), qui écoute et laisse parler les auteurs et qui exerce sa curiosité au-delà des chemins balisés par le marketing et la promotion ?

Tout ce que je peux souhaiter à Frédéric Ferney, c'est de pouvoir amarrer son Bateau Livre au plus vite dans un port plus accueillant que la télévision, Internet par exemple...

Par INCOLDBLOG

((/nng_images.php?img=/atelier-ecriture-eric-poindron/files/a/t/e/atelier-ecriture-eric-poindron/images/lines.jpg)

Je considère que les émissions littéraires sont indispensables dans un pays démocratique...le droit à la culture, et à toutes les émissions favorisant le goût de la lecture, la promotion de la lecture doivent être protégées...Il y va de notre liberté... , et de notre culture...

Ne supprimez pas des émissions de choix...

Je vous offre tout mon soutien et je suis prête à signer toutes pétitions dans ce sens....

Bigornette, LE BIGORNEAU

Cher Éric,

Comme il est important que tu sois sur le pont à guetter les ignominies : après Arrêt sur image… Le bateau-livre !

Comment résister au divertissement consumériste de la culture, le fossoyeur de la pensée et de l"art, dont la littérature, bien sûr.

Est-le l'avènement du Père UBU et son décervelage ?

Amicalement

Marie S., professeur & chercheur

NB. J'ai déjà fait circuler ce manifeste hier sur mes réseaux.

L'esprit de ce temps est décidément bien pathétique. Merci à monsieur Ferney pour ses émission passées... et à venir !

Arnaud Guéguen, CARNET DU SOUS SOL JIMDO

J'ai transmis ton mail de soutien à mes amis susceptibles d'être intéressés et je t'envoie ma contribution :

Les espaces de respiration se font de plus en plus rares, les fenêtres se ferment une à une... Le Bateau Livre avait la grâce de transformer nos téléviseurs sombres et distants en de vastes étendues où plonger nos esprits gaillards sans ménagement. Au lendemain de cette triste nouvelle, mon téléviseur est redevenu ce triste amas de câbles morts. Mais ne nous laissons pas abattre !

Si nous ne voulons pas nous faire enfermer vivants dans une vie médiocre et aliénante, il est temps de se rencontrer, de créer ensemble, de vivre le plus puissamment possible. Profitons de ces attaques contre la culture pour nous renouveler, pour contourner les chemin battus, ou mieux, pour créer de nouvelles voies plus riches encore. Ne nous laissons pas abattre, ne courbons pas l'échine, ne regardons plus en arrière; mais surtout, n'oublions pas notre colère et gardons les yeux fixés sur l'horizon !

Sébastien Claeys, édudiant en édition, revuiste.

A l’heure actuelle, l’insulte la plus fréquente en France est le mot culture. Une des plus belles façons de s’ouvrir au monde est d’apprendre. A une époque ancienne, détenir un téléviseur, c’était avoir accès à une richesse phénoménale qui sortait la ménagère de derrière ses fourneaux et l’ouvrier de derrière son établi pour schématiser et leur permettaient de s’instruire.

Depuis la télévision est devenue un vaste écran de publicités qui se télescopent les unes aux autres, voire s’annulent les unes les autres. D’un côté, on vous offre de manger de bons gros gras sandwichs américains, de l’autre on vous pousse à ingurgiter un nombre élevé de fruits et de légumes. D’un côté, on vous incite à aller marcher et courir pour garder la forme olympique, de l’autre, on vous encourage à acheter des consoles de jeux vidéos pour stagner des heures avachi sur votre canapé.

Depuis la télévision est devenue une vaste fumisterie qui rend le téléspectateur le plus décérébré possible. Et allons-y qu’on lui sert des émissions plus cucul-la-praline les unes que les autres. Et le quidam lambda de s’extasier de la facilité qui existe à devenir millionnaire en un bon gros coup de poing sur un champignon alors qu’il est si difficile de se lever tous les matins pour aller exercer un travail que l’on exècre et qui ne rapporte pas grand chose. Quand on en a un.

Or, parmi toutes ces conneries le plus souvent calquées sur des émissions existant déjà dans des pays voisins, se trouvent quelques émissions littéraires de qualité. Le Bateau-Livre est l’une d’entre elles. Le Bateau-Livre était l’une d’entre elle car bientôt, elle n’existera plus. Est-ce que dans ce pays qui a régné en maître sur la culture mondiale pendant plusieurs siècles, se lèvera au moins une personne pour s’insurger d’une telle ineptie ? On veut des livres, bordel ! Et on veut des personnes qui nous en parlent avec passion !

Cali Rise, IMPUDIQUE MAGAZINE, à découvrir aussi sur MY SPACE

Vous trouverez aussi l'article sur le site IMPUDIQUE MAGAZINE, créations et informations

Cher Frédéric,

Je serai passé à votre émission comme un ouvrier de la sixième heure, c'est le sentiment que me donne cette nouvelle de cessation de «Bateau Livre». La question me paraît incongrue, sinon naïve, mais que va devenir la France sans émission littéraire télévisée digne de ce nom ? Dans votre lettre au Président, vous avez dit ce qu'il fallait dire. Un livre se défend comme vous l'avez défendu. Permettez-moi de proférer encore une naïveté : votre émission sera maintenue. En tout cas, elle l'est dans mon cœur. Bien à vous,

Nimrod, écrivain & poète

Le bateau-livre est à mes yeux la dernière émission entièrement, passionnément dévouée aux livres et à leurs auteurs...La seule que je regardais avec un plaisir jamais démenti, la seule qui pouvait un peu élever l'esprit...face à une flopée d'émissions aliénantes, bêtifiantes, voire grotesques...Si ce bateau-là coule, c'est tout un pan de culture, de passion des mots, d'ouverture d'esprit, de connaissances, d'échanges, de vie, qui sombre corps et bien ! Un jour, peut-être, dans un avenir lointain, quelqu'un (un historien ? s'il s'en trouve encore !) découvrira fortuitement qu'à une époque fort reculée, il existait des émissions consacrés aux livres... Effrayant !

J'espère de tout cœur que nos "hautes" autorités politiques et télévisuelles vont apporter un peu de raison dans cette absurdité et permettre que cette émission soit encore sur notre "fabuleux" petit écran à la rentrée...

Bon courage à tous les passionnés du livre !

Valbev, PASSION DES LIVRES

Il était doux de penser que cette émission existait... Ce lieu respectait les livres et les auteurs avec un ton toujours juste.

Par : Antigone, ANTIGONE

Il faut sauver Frédéric Ferney

Le bateau-livre ne doit pas sombrer.

Dans les grands fonds de nos écrans

Ne laissons pas se noyer la littérature.

Pierrette Fleutiaux, écrivain

NE PAS COUPER l' "L" A LIVRE S

MERCI POUR TOUT

Philipp Currier

C'est trop du pas juste !

Moi qui avais une émission qui me donnait envie de payer une redevance......

Du grand n'importe quoi.

Queenie, PARFUM DE LIVRES NICE BOARD

J'aime cette émission qui me fait me lever le dimanche matin.

Une conversation entre quelqu'un qui a vraiment lu un livre avec quelqu'un qui l'a vraiment écrit, contrairement à pas mal d'émissions peoplittéraires.

Gardez - la, regardez - la !

Corinne Vandewalle

Le bateau ne se révelle que dans la tempête à cet instant il est moi même

Remi

Cette suppression scandaleuse, n'est évidemment pas une surprise dans une pèriode où le populisme et la peopolisation sont de mises... Culture et reflexion ne sont pas rentables et en plus nuisibles pour les pseudos élites qui nous gouvernent.

Je vous soutiens de tout coeur.

Yvan Etiembre, REGARD ÉLOIGNÉ

Il y a beaucoup de mains pour transformer le monde mais peu de regards pour le contempler. Julien Gracq

J' apprends ce matin sur France Inter que le "bateau livre" est supprimé de la grille de France 5 à la rentrée !

Je ne peux m' empêcher d' étouffer ma colère et de clamer mon indignation: voilà la seule émission littéraire que je regardais avec ma fille collégienne, une émission qui avait l' avantage de nous réunir et de partager ensemble le goût pour la culture.

Ma fille a découvert des chroniqueurs comme Christophe Ono-dit Biot ou encore Frédéric Bonnaud , et leur passion de transmettre leur goût pour certains livres, fut contagieuse....J' étais heureuse de voir que comme moi du temps de Pivot, ma fille se délecter à écouter parler littérature car comme chacun sait pour découvrir, apprécier un ouvrage, un auteur , il faut en parler , échanger....

Mais quelle télévision veulent -ils nous laisser? quelle espace pour ceux qui veulent avoir encore la liberté de construire une pensée ? Et surtout quelle jeunesse veulent-ils : vide de toute pensée, enclin à consommer uniquement? Mais lire un livre ne pourrait-il être considéré comme un acte de consommation (même si parler ainsi de la lecture me fait horreur ....)?

Qu' allons nous devenir dans cette société qui fait table rase de la culture et surtout qui empêche sa diffusion par le seul moyen qui peut atteindre tout le monde, à savoir la télévision ?

Hélène LE GOAS

J'aime son sourire de loup tentateur, il est si invitant, si persuasif....on ne peut que lui répondre en ouvrant les pages du livre qu'il nous montre.

Amitiés

Juliette, LE MONDE DE JULIETTE

Merci Monsieur Ferney

Je suis à vos côtés pour sauver le Bateau Livre.

En lisant le livre de Patrick Wald Lasowski, le Grand Dérèglement j'ai noté sur mon Moleskine cette phrase : "Elle affirme cette merveille qu'est la raison, cette source d'étonnement qu'est le corps." P.W LAsowski

Notre société en est bien loin !

Cordialement

Anne B

Le bateau livre a Ferney ses portes.

Je me souviens de l’inondation de Boulogne Billancourt en mille neuf cent dix. Je me la rappelle d’autant mieux que je n’étais pas née à cette époque ni n’ai jamais mis les pieds sur un seul des bords de la Seine. La lecture permet de revendiquer tant de mémoires, de convoquer autant de voyages, de cousinades, de brasser dans l’effervescence de tellement de héros aux personnalités typées ou d’hommes et de femmes blessés dans un retrait, que je comprends quand les personnes qui ne lisent pas s’éprouvent seules après leurs journées de servitudes contre un toit, un bout de pain, un amour pâle et une connexion à Internet. Une vie, souvent la leur, ne suffit pas. Cette grande crue est centennale, pourtant aujourd’hui je marche sur le quai du Pont du Jour. Plus rien ne subsiste du souvenir que j’avais de l’endroit, évoqué par une ancienne lecture, un film de Faurez ou une vieille carte postale je ne sais plus mais qu’importe. Une boucaille comme en Irlande échoue à mouiller ses pontons, rapidement séchés par un disque falot derrière une étoupe de nuages. Sur un banc mal serti entre deux pièces aux métaux rouillés se tient monsieur Poivre. L’homme est d’un certain âge, et par coquetterie s'obstine à tenir des reflets roux sur un crâne dégagé pour sentir dans ses veines les origines bretonnes qu’il aurait voulu avoir. Il regarde la Seine mais son banc l’emporte à Tregastel où les horizons lui rapportent des bateaux alourdis du poids des shangaïés, matelots enrôlés de force dont il a sûrement imité les enlèvements dans sa jeunesse avec son frère.

Peut-être qu’il cherche à se faire embaucher comme docker à présent qu’il ne travaille plus pour l’entreprise de maçonnerie du bout du quai. Je le toise de l’endroit où je me tiens et ne ressens rien. Je serre un gilet de cotonnade africaine sur mes épaules et poursuis ma promenade le long du fleuve.

Lassée de tant marcher j’avise un des pontons. Un autre homme s’y tient assis, les genoux serrés entre ses coudes. Il porte une chevalière à l’auriculaire mais je suis trop loin pour voir si elle est armoriée. Je ne peux pas m’approcher pour satisfaire ma curiosité car nous n’avons pas élevé les Oscar Wilde ensemble. Il tourne le dos à un bateau ivre, blessé par un peau-rouge criard qui l’a pris pour cible. Un qui se croit important sûrement, et qui a voulu le moucher du pied. J’espère qu’il ne songe pas à lui faire une lettre, il faut être sûr du goût du récipiendaire pour la lecture voire la culture pour cela, et ça m’obligerait à tenter de l’en empêcher.

Je voudrais lui dire qu’il peut mettre son talent de haleur au service des livres par d’autres biais, mais je n’ose pas l’aborder. Ce voyage jusqu’à Paris et cette rencontre ne sont pourtant que le fruit d’une de mes songeries.

J’ai pénétré dans son bateau pendant des années à la suite d’écrivains qui m’ont donné davantage soif. Je pourrais pourtant lui en vouloir, car je lui dois la modestie de ma mise. Le lendemain de ces visites à bord, je donnais souvent la priorité à un titre d’Erri de Luca plutôt qu’à un bout de tissu mort à crédit dans une vitrine. Les auteurs conviés prenaient leur temps pour parler, mais aussi et je dirais même surtout, pour se taire. Le temps de silence d’un écrivain qui regarde la paume de ses mains ou le bout de ses pieds est riche, autant que celui qui précède son écriture et ses ratures.

Oserais-je lui dire merci pour l’homme qui vit dans mon lit, amoureux tardif – vaut mieux que jamais – de la lecture depuis ces descentes hebdomadaires dans le solide esquif ?

Les horaires absurdes de ces promenades nous donnaient l’impression de naviguer dans la varangue plutôt qu’en cabine mais cela nous allait, l’espace était suffisant pour tenir un livre ouvert.

Je prends le chemin du retour à présent car il fait froid. Je m’éloigne sans oser vous regarder ni faire un signe de la main mais ne rentrez pas trop tard et prenez soin de vous, cent quatre-vingt mille fidèles vous attendent

Lois de Murphhy, BIFFURES CHRONIQUES

Non, il n'est pas trop tard et je tiens à vous affirmer par ce mail mon indéfectible soutien. Votre émission doit perdurer, nous devons tous lutter pour cela. Sans travail de l'esprit, sans ouverture à la pensée, sans échanges intellectuels, notre monde cèdera de plus en plus à la violence. Est-ce cela que souhaite Nicolas Sarkosy ?

Mesurer pas la seule question de l'audimat l'impact d'une émission telle que la vôtre tient de l'absurde. Votre exigence et votre passion sont les bases sur lesquelles nous devons construire les passerelles de l'avenir. Je ne cesse moi-même de m'atteler à la tâche en me rendant dans les cités et en faisant découvrir aux jeunes la force littéraire de nos contemporains. Et ça marche ! Et l'impact est formidable ! Alors non, je n'accepte pas qu'on vous supprime. Et s'il faut se battre pour voir à nouveau le jour du Bateau Livre, et bien sachez que je serai des vôtres.

Tiffany Tavernier (écrivain).

Il faut continuer / Que le vaisseau de cristal / Vogue encore

Au travers des dieux fric et audimat

Ne méritent pas la majuscule / Contrairement / Au Bateau Livre.

Par : Mike B., DEATHPO

Bonjour

Je souhaite à travers ce message communiquer mon soutien auprès de Frédéric Ferney et son émission le Bateau Livre, OUI ! nous devons avoir le choix d’avoir des émissions de très grandes qualités … parce qu’un pays a le devoir de permettre à chacun d’accéder à la culture sans aucune censure préalable .

Merci à vous Frédéric….. Frédéric et tous ceux qui pensent que l’homme est un être intelligent ou vivant , qui »mérite » en tous cas qu’on s’y intéresse suffisamment au point de ne jamais le prendre pour un imbécile

C’est l’école du sens et de la découverte ! au contraire du néant et de l’obscurantisme

Merci à vous !

Nathalie QUENTIN, Administratrice de production, LA COMÉDIE DE REIMS

Je ne connais pas personnellement M. Ferney. Je ne connais que par ouï-dire son émission LE BATEAU LIVRE, n’ayant ni la TNT, ni le câble, ni la télé par ADSL. Mais de ce que j’en sais, c’est la seule émission littéraire à envisager les livres et leurs auteurs comme autre chose qu’une marchandise. L’annonce de l’arrêt d’une telle émission ne peut donc qu’attrister l’écrivain que je suis. Que restera-t-il très bientôt de la littérature à la TV ? Des clips promotionnels à la gloire des « blockbusters » qui n’ont, de toute façon, pas besoin de ça pour tout rafler. « Tædium vitæ. »

Vous avez mon soutien indéfectible pour toute action à entreprendre.

Cordialement,

Fabrice Bourland.

Il faut laisser le bateau livre continuer sa route !

Emission de grande qualité et plaisir délicieux du dimanche matin au fond de son lit quand on vient d' ouvrir les yeux.

Par : Cathy

C'était la meilleure émission littéraire. Merci à vous Fréderic Ferney de l'avoir animée avec autant de talent, de compétences et d'humilité. Je vais regretter mon rendez-vous hebdomadaire avec vous. Mais j'ose espérer que vous allez revenir pour notre plus grand bonheur.

Merci et à bientôt

Par : Lilas

Bonjour.

De tout coeur avec vous, pour que le bateau ne sombre pas et qu'il y ait encore quelques bonnes émissions sur le service public.

Yvon, EIRANN, LITTÉRATURE D'IRLANDE, DE BRETAGNE ET D'AILLEURS

On ne naît pas Breton, on le devient, à l'écoute du vent, du chant des brances, du chant des hommes et de la mer. Xavier Grall

L'arrêt d'une émission littéraire de la qualité de celle-ci est tout à fait navrante. Elle est d'autant plus étonnante que le Ministère de la Culture, à la suite de Livre 2010, a pris des positions très fermes quant à son soutien à l'édition, à la librairie et à la création littéraire. En témoignent les moyens renforcés du centre national des Lettres. Comment comprendre alors l'arrêt (sur une chaîne publique) d'une émission qui vise à promouvoir cette même littérature auprès du public, qui de ce fait déclenche le geste d'achat du consommateur et donc conforte l'édition en suscitant la curiosité et le désir, et non en se contentant de subventions.

Il est important que livre continue à apparaître sur le petit écran de façon intelligente et pertinente, afin d'encourager dans leurs actions écrivains, libraires, éditeurs et bibliothécaires.

Delphine Quéreux-Sbaï, Conservateur responsable de la bibliothèque municipale de Reims

Je suis ravie que tout le monde semble se mobiliser pour que cette émission reste à l'antenne. Quand on dit qu'internet a "tué" la lecture et le livre, cette mobilisation des bloggeurs vient le démentir.

Catherine, LIBRAIRIE PAGES D'ÉCRITURE

« l’affaire Ferney » :

Quoiqu’il soit fatigant de faire de la symbolique, ce qui revient à superposer des symboles aux symboles, il faut toutefois rappeler ici le travail des machines tournantes, tapantes, frappantes lettres, accents et ponctuation, le tout sur l’incontournable papier dont il ne restera un jour rien, voilà ce qui est un écrit vain.

Il en va de même des autres supports, l’image a pensé voir l’écrit vainc ; en fait il n’y a qu’aigrefins, merlans et malandrins conduisant la « sainte lucarne » à être qu’un écrin vide laissant suinter le train-train ron-ron………

Christophe Henrion, professeur & Président des amis de la Bibliothèque de Reims

Extraits des cahiers de jeunesse de Simone de Beauvoir

Samedi 30 avril 1927 "La vie est belle de tous les beaux tableaux que les hommes y peignent,des livres merveilleux qu'ils y écrivent, de la pensée et des systèmes qu'ils construisent, elle est belledes êtres intelligents et sensibles qui y vivent, du soleil des jours chauds, et de la fraîcheur des matinées un peu grises, belle des faciles camaraderies et des amitiés plus profondes. Elle est belle de toute ma richesse ! je suis si riche !"

De tout coeur avec vous et le bateau livre .

Merci Monsieur Ferney

Anne Ploegaerts

Frédéric Ferney précise que son combat pour le livre à la télévision dépasse son cas personnel : « Faire lire, oui. Faire vendre, non. Ce qui m'intéresse, c'est la vraie littérature, celle qui sépare, distingue, divise. Aujourd'hui, si l'on veut tuer quelqu'un, il suffit de dire : Il est élitaire. » L'arrêt du « Bateau livre » a suscité de nombreuses réactions, notamment sur Internet, où les téléspectateurs disent leur attachement à ce rendez-vous dominical. (extrait de Le Figaro, lundi 16 juin)

Merci de faire savoir mon soutien à F.Ferney :

Pourquoi il faut soutenir Frédéric Ferney ?

" Un pari de génération misant sur la préservation de la race pensante, visant à se soustraire à un contentement de la condition la plus pernicieuse qui soit : La médiocrité.

Ainsi, le " bateau -livre " est dans un chenal de cantonnement, dans un caniveau de pur oubli ?

Je mise sur la réaction de tous ceux qui aiment lire pour soutenir Frédéric Ferney dans une longue continuité ".

Luce Caggini, MON CHEQUIER EN CAMAPGNE

pour Frédéric Ferney,

J'ai eu beaucoup de plaisir à regarder votre émission,quand elle passait le matin,ces derniers temps,c'est sur la TNT, je ne l'ai pas, donc impossible de regarder le bateau-Livre, et hélas, il va diparaitre, je n'aurai pas le temps d'avoir la TNT avant la fin.

Amicalement,

Magguy Piveteau.

Si Frederic Ferney est remplacé, cela veut dire que c'est sa personnalité qui est en cause ?

Chasse aux sorcières ?

Ou pour annoncer une autre émission pseudo littéraire pour calmer les blogeurs en colère ?

Je soutiens la pétition des ferneyphiles

Jacqueline

Le niveau de la culture en France est très peu élevé ! L'émission culturelle animée par Frédéric FERNEY sur la TV "LE BATEAU LIVRE" nous apportait un agréable moment culturel. Je pense que d'autres émissions, sans intérêt, mériteraient d'être supprimées !!!

Faut-il accepter que la TV continue à nous abêtir !!! par ses thèmes sans intérêt.

Merci Monsieur Le Président si vous pouviez intervenir.

Navilla

A vrai dire sommes-nous étonnés de cette suppression par qui pense que La Princesse de Clèves n'a plus sa place dans les lycées et le monde moderne, par qui préfère le prêtre à l'instituteur ?

Il y a déjà un bon moment que les projets mediatiques, devoilés dans lalettre de mission à C. Albanel, mettaient l'accent sur le grand public et ses attentes. On veut du rentable et non du "cogitable" !

Paillettes et variétés au menu !

Rotko, GRAIN DE SEL

Je suis en colére ! J'aimais beaucoup cette émission !

Belle Sahi, DES LIVRES ET DES CHAMPS

Les émissions intéressantes, celles qui nous cultivent la nuit pendant que d'autres s'endorment paisiblement... Que restera-t-il aux insomniaques ? D'abord, des horaires impossibles pour toutes ces émissions, et hop, à la trappe ! Ou bien, comme pour Ubik, on la modèle, on la transforme, on la moule et elle devient quelconque, elle qui était si différente... Quel dommage !

Tatieva, peintre, TATIEVA

J'ai mal à ma culture. 10 ans que j'ai jeté ma TV, mais j'appréciais de savoir que certaines émissions résistaient. Sur F. Inter aussi, nous avons observé des coupes sombres l'an passé,avec la disparition de la Bande à Bonot. Nous allons devoir être chaque jour plus vigilants encore parce que l'intelligence fait peur aux gouvernants, et la culture est toujours la première victime des régimes autoritaires. Résistons, résistez, gardons notre flamme toujours plus vivante, le temps ne pourra que nous donner raison... enfin, j'espère...

Géraldine

C'est la bérézina :(

Angelica, ANGELICA

Si la course à l'audience atteint même France 5, c'est à désespérer !

Aliénor, MA TASSE DE THÉ

Moi aussi, ça m'a fait un coup de voir supprimer cette émission que je regardais toutes les semaines. On lui avait déjà fait modifier sa répartition pour faire venir un "people" mais ça n'a pas suffit et pourtant, qui dérangeait-elle, cette émission si tôt le dimanche matin? A qui faisait-elle de l'ombre ? Et pourquoi ?

Je me suis demandée également si c'était l'humour ou l'ironie qui avait conduit F. Ferney à faire lire Musso à ses chroniqueurs pour la dernière chronique...

On avait déjà perdu "Arrêt sur image" mais là, on devinait mieux pourquoi. En fait, je crois néanmoins que c'est exactement la même cause.

Pour soutenir l'émission, pourquoi ne pas aller directement sur son blog

En tout cas, ça va mal, ça va mal... ;-((

Sibylline, LECTURE ÉCRITURE

Ce matin, j'allume la radio. Les informations me remonteront peut-être le moral, chassant ce déluge de typographie, remisant les idées et la poétique au fond du tiroir d'où elles n'auraient jamais dû sortir.

J'apprends que France 5 ne programmerait plus l'émission de Frédéric Ferney, "le Bateau-Livre". Je le savais déjà, mais que le service public est beau.

LES CARNETS DE L'OURS

Le Bateau-Livre torpillé

Défendre Frédéric Ferney, c'est défendre la littérature

(...) la meilleure émission littéraire de la télévision française disparaîtra des grilles de la prochaine rentrée. La nouvelle est à la fois triste et révoltante, comme il est triste et révoltant, depuis des années, de voir le sort de plus en plus minable réservé à la littérature et aux livres sur la chaîne publique de la Télévision romande; comme il est triste et révoltant de constater, depuis le début de cet admirable nouveau siècle, la disparition de plus de 40 libraires indépendantes en Suisse romande, victimes (notamment) du combat que se livrent deux grandes entreprise françaises sur notre territoire, à l’enseigne de la Fnac et de la chaîne Payot.

La décision frappant Le Bateau-Livre est-elle irrévocable ? Ce serait une abdication de plus au nom de saint Audimat, et une perte considérable pour les lecteurs. De fait, cette belle et sympathique émission, dont l’animateur a su instaurer un climat de confiance et d’attention aux livres et aux écrivains, avec des vraies discussions qui n’étaient pas pour autant des prises de tête, évitant le jargon et la cuistrerie, n’était pas suivie qu’en France, mais dans toute la francophonie, jusqu’aux derniers vallons de Suisse profonde où l’on dit que l’on lit. Inutile de préciser que le vallon de Villard, où se trouve La Désirade, était l’un des ports préalpins du Bateau-livre, où le nom de Frédéric Ferney sonnait comme celui d’un ami du livre et des auteurs. Les trois ânes de La Désirade, nommés respectivement Hemingway (dont la fin de L'Adieu aux armes évoque ces lieux), Nabokov (qui y chassa l'Argus azuré de son souple filet) et Nourissier (dont le chalet de Caux est tout voisin), seraient d'ailleurs ravis de voir se pointer notre jovial confrère en ces lieux. Bel entretien en perspective, au bord du ciel...

(...) un message de soutien au timonier maltraité du Bateau-Livre. Ne laissons pas faire : défendre la Bateau-livre, c’est défendre tous les passeurs de littérature. C’est défendre la littérature elle-même. Taxer Frédéric Ferney d’élitisme relève d’une vieille stupidité démagogique que les zélateurs paresseux de saint Audimat nous ressortent, alors même qu’ils s’agenouillent en troupeau docile devant l’élitisme absolu du Sport et de la Phynance. Aidons, si cela se peut encore, le Bateau-Livre à survivre ou revivre. Et toute reconnaissance soit manifestée à Frédéric Ferney. Ce qu'attendant, voici copie de sa lettre adressée au début de ce mois, à Nicolas Sarkozy, grand lecteur s'il en est...

J L K, écrivain, CARNET DE JLK, RICHES HEURES DE LECTURE ET D'ÉCRITURE

Triste fin pour une excellente émission !

Cedric

La suppression du “Bateau Livre” est un nouveau symptôme du mépris dans lequel notre “establishment” plitico-médiatique - et affairiste - tient tout ce qui relève de la culture, c’est à dire du questionnement, du doute, de l’intelligence, de l’émotion esthétique et j’en passe. Vieilles lunes sans doute. L’émission était sympathique et stimulante. S’adressait à l’esprit, sans hargne ni superbe. C’est sans doute ce qui l’a tuée, dans un univers où les bateleurs et les marchands d’orviétan tiennent le haut du panier. Elle n’était pas exempte bien sûr de critiques, et il est vrai qu’au cours des années on la voyait, à force de se contraindre à se rendre “grand public” ( sous quelles pressions ?), se dénaturer à mesure vers le spectacle et le divertissement..peu importe, Fredéric Ferney parvenait contre vents et marées à maintenir le cap. Impardonnable pour les obsédés de l’audimat, il faut croire..Le plus grave est que la décision émane d’une chaîne que l’on s’efforçait de continuer à croire orientée vers la connaissance, le savoir, l’ouverture au monde et l’intelligence. Sait-on le nombre de téléspectateurs vivant dans leur lointaine province, à l’abri des cabales parisiennes, qui guettaient cette émission rien que pour retrouver le plaisir d’être conviés à savourer l’esprit et l’intelligence à l’unisson de tous leurs semblables à travers le pays - et sans doute hors frontières. Insupportable j’imagine pour les très médiocres princes médiatisés qui nous gouvernent. Et dire que cette déplorable décision est prise et annoncée au moment même où on nous annonce avec toute l’emphase nécessaire que la suppression de la publicité sur nos chaînes nationales va enfin les libérer de la hantise de l’audimat et permettre à leurs programmateurs de viser haut par respect pour un public qui n’est fait ni de crétins ni de moutons ! Fallait l’faire ! “Le Bateau Livre” était devenu le symbole léger, excitant et charmant, pour tant d’entre nous, de la résistance de l’intelligence et de la curiosité face à la lame de fond de la médiocrité satisfaite. Trop tard. Quelle désolante tristesse.

Philippe Baude

Le Bateau livre, sur France 5, était l’émission littéraire que je regardais avec le plus de plaisir. Imparfait, donc puisqu’elle n’est reconduite à la frontière. (...)

AFFINITÉS ÉCLECTIQUES

Que des émissions littéraires disparaissent comme l’emblématique Bateau livre de Frédéric Ferney, inlassable interviewer à l’intelligence fine et gourmande, c’est une chose, pas anodine du tout, que les colloques résonnent aussi d’un écho d’une certaine fin, c’est plein d’espoir tout ça…

A cette fin, les lecteurs opposeront toujours leur faim.

Papalagui, PAPALAGI

Bonsoir Le Bateau Livre,

Nous étions en train de vous écrire au sujet de votre "Devenir" lorsque nous découvrîmes votre billet ; cela faisait longtemps. C'est toujours douloureux d'entendre des rumeurs à votre sujet, Cher Bateau Livre. Des rumeurs de disparition. Vous, la seule émission qui nous donnez cette extraordinaire envie d'avoir déjà le livre en mains au moment-même où vous le présentez. Mieux, de l'avoir déjà lu, pour être encore plus proches de l'auteur, plus proches de vous. Là. Déjà. Là, sans passer par la case départ. Ici et maintenant. Comme pour pallier à un terrible manque ! Dévorer le livre dans l'instant. Et n'en faire qu'une bouchée. L'avaler tout cru ! Manger au moins un livre devant cette magie à transmettre l'envie ! Il faut être un chaman pour nous procurer cette extase, cette transe !

Alors, oui, Inconsolable : nous le serons. On dit que tout a une fin, certes ; mais Nous, haïr la fatalité. Nous souhaitons simplement que vous aurez la délicatesse de nous avertir si ces rumeurs se révèlaient fondées. Que nous nous débarrassions d'ores et déjà de ce téléviseur qui nous deviendrait, alors, inutile ! Du mélo ! Oui. Mais ce n'est pas un roman, c'est notre vraie vie.

L' espoir de vous voir appareiller vers de magnifiques cieux... peut-être encore plus proches de nous : Incha'Allah !

Et comme disait ce cher Blaise Cendrars : "Avec ma main amie"... et Bon Vent !

Randja Ben Ferhat

S'il vous plaît, ne partez pas ? j'ai tant appris à vous regarder? vous et votre équipe,depuis tant de semaines.

Christine

C'est vrai qu'on est triste et inquiet à l'idée que vous puissiez disparaître ...

C'est vrai que c'est un drôle de choc que l'émission se termine si tôt en saison ... !

C'est vrai que l'émission (que je regarde, pour ma part, le jeudi soir sur france 5, quand ma fille est couchée) est une sorte de repère auquel accrocher un peu sa semaine ...

Et même si j'ai eu du mal, au début, avec la nouvelle formule, et même si ... elle reste le meilleur moment de la télé à parler de livres depuis Apostrophes, depuis Droit d'Auteur ...

et je m'inquiète, en même temps, qu'on puisse à ce point avoir besoin de "vous", de cette parole ...

Quelle est ce monde où la parole qui s'échange, aussi fine, consolante, bienveillante ou éclairante soit-elle (elle ne l'est pas toujours, soyons justes, mais elle est parfois tout cela) , 1 heure par semaine dans notre poste de télévision, quel est ce monde qui nous rend si précieux ce très rare moment d'oxygène télévisuel ... ...

Je serais très triste de vous voir disparaître, très inquiète ...

Quel est ce monde ... !

Résistez !

Résistons !

petite robe de fête

Je viens d'apprendre que l'émission est supprimée. C'est un scandale. Pourquoi ne pas continuer l'émission sur internet sous forme payante comme Arrêt sur images ?

Par Ororea

Je regrette moi aussi qu'une des seules émissions consacrées aux livres et aux écrivains (la meilleure du moment à mes yeux) ait été supprimée des grilles de la rentrée.

J'espère vous retrouver, ainsi que vos collaborateurs(trices) et chroniqueurs(euses), en d'autres lieux plus cléments.

Capitaine Ferney, merci d'avoir mené avec brio le Bateau-Livre jusqu'à nos côtes audiovisuelles et de nous avoir permis de partager l'enthousiasme de votre dynamique équipage.

Par IN COLD BLOG

C'est avec tristesse que j'apprends la disparition de votre émission.

c'est une honte qu'une telle émission ne soit plus diffusée.

Un moment précieux pour de nombreux téléspectateurs.

Il faut résister.....

Louise

Bonjour,

Curieux de découvrir à la suite des commentaires sur le superbe livre de Russell Banks que votre émission disparaît.

Je pourrais dire le sentiment de frustration, mais honnêtement qui pouvait encore imaginer que dans le PAF, vous aviez encore votre place? Le populisme fait chaque jour plus d'adeptes et par contrecoup plus de victimes collatérales.

Elitisme le Bateau Livre ? sans doute pour ces nouvelles élites qui smsisent et bling blinguent. Pour les amateurs de livres, il ne reste donc que les livres, et finalement, n'est pas notre meilleure sauvegarde.

Vous me manquerez quand même beaucoup (beaucoup moins vos chroniqueurs touchés eux aussi par la bling bling mania.

Bon vent et bonnes lectures

Adeline

C'est avec tristesse que j'ai appris l'arrêt de votre émission, que je regardais depuis des années. La seule d'ailleurs qui me fidélisait devant la lucarne à blaireaux.

Sandrine de Toulouse

Monsieur Ferney,

Je suivai vos émissions depuis toujours et je ne compte plus le nombre d'auteurs que vous m'avez fait découvrir. Viendrez vous sur la toile nous faire part de vos nouvelles découvertes ? Vous nous manquerez ainsi que votre joyeuse équipe de chroniqueurs.

Bonne continuation

FF

Non, non, et non !

Et quand bien même ces rumeurs seraient fondées, qui nous chuchotent disparition et évanouissement de votre bateau, qui nous disent que vous allez sombrer ; ce ne serait pas si étonnant puisque les plus belles choses prennent un jour fin. Mais ceux qui vous aiment sauront vous trouver, vous retrouver car quelle est l'émission littéraire qui peut comme la vôtre -oserais-je dire comme vous- faire qu'après avoir bu vos paroles, la place manque pour pouvoir noter tous ces livres qu'on voudrait tout de suite lire, qu'on voudrait déjà avoir lus pour se reconnaître dans la description que vous en faites ?

Le cheveu souple et mi-long mais pas encore blanc, pas de barbe mais c'est aussi bien, vous n'êtes pas Russel Banks mais savez tous aussi bien concilier politique et poétique, roman de gare et historique, polars et essais.

Oui, impossible de ne pas vous retrouver: contrairement à Wilde, je crois que le bonheur (de vous retrouver) n'empêche pas systématiquement le plaisir (de vous relire). Alors si l'émission n'est plus, nous relirons vos livres, puis tous ceux que vous nous avez fait découvrir. Un grand merci et donnez-nous de vos nouvelles.

Ne plus vous lire, alors là oui, ce serait un mélo, mais un mauvais...

Par : Ce n'est que moi

Irrité, agacé, enragé !!!

Mon oeil naïf pensait qu'une "vraie" émission littéraire pouvait encore être diffusée, à 8h50 certes, le dimanche, certes, mais qu'elle pouvait exister. Mon regard averti, lui, a vite compris la menace du dieu Audience. Avant de s'avouer vaincu, il évoque cette honteuse disparition : OEIL NAÏF & REGARD AVERTI

Oeil naïf et Regard averti, OEIL NAÏF & REGARD AVERTI

Stupeur et... Tremblements, d'apprendre, par les "médias" que le Bâteau Livre ne reprendra pas en Septembre (mon émission littéraie favorite!!)

Franchement je suis très peinée de cet arrêt, je en comprend pas pourquoi, pourquoi ??

Luttons tous contre son arrêt !

Bien Cordialement,

Mes Sincères Salutations à toutes l'équipe... et à son Chef d'Orchestre..

Valérie.D, LE BLOG DE LILI PRUNE

Jamais regardé “le bateau livre”… je ne capte que TF1, France 2 et la trois (donc choix très limité !) En règle générale, j’évite la télé et je ne m’en porte pas plus mal…

Par contre, je trouve dommage qu’une émission sur les livres soit supprimée, si peu existent… écouter les auteurs, avoir des pistes de lecture, se tenir informé de l’actualité littéraire, c’est quand même pas mal… dommage… encore une fois le satané audimat gagne la bataille…

Flora

Que des émissions littéraires disparaissent comme l’emblématique Bateau livre de Frédéric Ferney, inlassable interviewer à l’intelligence fine et gourmande, c’est une chose, pas anodine du tout, que les colloques résonnent aussi d’un écho d’une certaine fin, c’est plein d’espoir tout ça…

A cette fin, les lecteurs opposeront toujours leur faim.

PAPALAGUI

Je suis très déçue et révoltée de ne plus pouvoir savourer ce doux et tendre moment du dimanche matin en compagnie de cette émission littéraire de qualité, qui permettait non seulement de belles rencontres, tant littéraires qu’humaines, mais aussi d'apprécier de rares moments de télévision dans une tonalité autre lors de l'entretien avec le passager clandestin!!

Tant les différents chroniqueurs que Frédéric Ferney excellaient à nous entraîner sur des sentiers littéraires plus inconnus et à s'aventurer vers des rivages plus exotiques qu'à nous faire re-découvrir et savourer de grands classiques dans une atmosphère sympathique et animée !!!

Cette émission ne se résumait pas uniquement aux livres et aux écrivains mais à des vies et des rencontres qui pouvaient faire changer la notre !

En leur souhaitant bonne route !!!

et en regrettant fortement la décision de la chaîne, qui, je le croyais, visait la qualité!!!

Sylvaine Janin

Je suis allé faire un tour sur les messages de soutien. Visiblement, le Bateau-livre a bien plus de supporters que ne le pensent les dirigeants de France 5. S'il y a une pétition, je la signerai sans hésiter !

Richard Collier, LE BLOG DE L'AUTEUR

Cachez cet élitisme que je ne saurais voir !

La suppression de l’émission littéraire Le Bateau-Livre de la grille des programmes de la chaîne France 5 suscite à juste titre regrets et réprobation. Frédéric Ferney, capitaine du navire désormais échoué, a envoyé une lettre à ce sujet au Président de la République « juste pour l’informer directement ». C’est du moins ce qu’on peut lire sur le blog de Pierre Assouline, La République des livres. (Oui, tout cela fait beaucoup de Républiques en quelques phrases mais la France compte tellement de présidents...) Je passe sur l’aspect pathétique d’un tel courrier et je précise que ne captant pas France 5, je n’ai hélas jamais vu cette émission sans doute de grande qualité.

Chaque fois qu’on pleurniche sur la disparition d’un programme littéraire à la télévision — une véritable hécatombe ces dernières années, mais qui peut vraiment s’en étonner dans le contexte actuel ? — je pense à la défunte « Qu’est-ce qu’elle dit Zazie », de loin la meilleure émission littéraire jamais programmée sur le service public. Comme toutes ces grandes sœurs, elle était bien sûr diffusée à une heure tardive. Il lui arrivait aussi fréquemment de faire les frais d’une spécialité de France 3, « le décrochage régional », au profit d’importants débats entre élus de terroir « modérés » par des chefs de rubriques en attente de destins nationaux sur des thèmes aussi excitants que l’extension de l’habitat urbain ou l’éclatement de l’habitat rural quand ce n’était pas au bénéfice de basketteurs venus sans prévenir nous infliger leur course à la ba-balle alors même que le générique de l’émission était déjà lancé. Dans le meilleur des cas, on pouvait rallumer le poste une ou deux heures après et retrouver Zazie. Pas toujours.

Le Bateau-Livre s’est vu reprocher son élitisme. On pouvait en dire autant de Qu’est-ce qu’elle dit Zazie ? avec ses reportages sur des fous de littérature sortant des livres et des revues avec des imprimantes, ses portraits d’écrivains tirant à mille ou deux mille, ses virées dans les librairies de province... Vous avez dit « élitisme » ? Et alors, serait-ce un gros mot ?

Cristian Cottet Emard, LE BLOG DE L'AUTEUR

Je suis abasourdi mon cher Frédéric FERNEY.

C’est fini la FRANCE pays de culture, de libertés et d’esprit critique.

PETAIN est revenu, plus jeune et pire issu de l’immigration.

Comme les sans-papiers la culture est dénoncée, rafflée et expulsée. Je crois cloturez la longue depuis MONTAIGNE de libre penseur.

SAVARIMOUTTOU Christian.

Je suis de tout ce genre de causes jusqu’à l’activisme.

Amltiés

Sophie Vouteau, ÉDITIONS MAX MILO

Atterrée d'apprendre la possible disparition du Bateau-Livre, j'ai laissé un message sur le site deFrance5 (faite-nous part de vos remarques, on vous répondra; aucune réponse).

C'était un moment de pur bonheur de m'installer le jeudi soir ou le dimanche matin devant le téléviseur pour savourer ce moment précieux.

"On n'attendait pas de toi que tu aspires à l'excellence. On attendait de toi que tu pactises avec la médiocrité" James Baldwin. La prochaine fois le feu.

M. Berrenger

En Algérie, on regarde la télévision française.

En Algérie, on aime savoir ce qui se dit, ce qui s’écrit en France.

En Algérie, on tente, vaille que vaille, de suivre l’actualité littéraire. Aors on regarde quelques émissions littéraires. Pas toutes, mais bon…

Mais on est nombreux à regarder « Le bateau livre ».

On écoute Frédéric Ferney.

On écoute les chroniqueurs qui nous font partager leur passion. La même que la nôtre, la littérature.

Alors nous aimerions tout simplement dire à Frédéric Ferney et à ses complices qu’ils vont beaucoup nous manquer.

Amitiés ensoleillées

Maïssa Bey

(...) une émission qui respecte le peu d’intelligence qui nous restait à nous, spectateurs, entre deux spots de pub. Les placards de nos maisons publiques sont pleins de ces fantômes, trop rigoureux, trop éloignés de la cohorte des courtisants, obsédés par leur image, et par leur position dans le "mercato" audiovisuel.

Pierre Gangloff

Ferney s’échoue et corne le château

Le Bateau Livre quitte définitivement les bords des quais de Seine pour aller se saborder quelques parts dans le cimetière des émissions intéressantes. Comme tout mastodonte, il a longtemps erré, luttant pour sa survie, tentant de tromper la mort par de multiples artifices : la dernière mouture de l’émission était une véritable catastrophe avec des chroniqueurs plus people que critiques. Ce ratage n’est certainement pas totalement le fait de Frédéric Ferney qui a sans doute dû plier l’échine devant les désidératas en forme de faux espoirs fournis par France 5

La bête à terre n’étant pas encore totalement morte, elle a tenté un ultime coup de pied de l’âne, en se fendant d’un courrier au locataire de l’Elysée au nom d’une commune connaissance. La tentative est à double tranchant, on pourra reprocher à l’auteur d’avoir supplié un bourreau reconnu de la culture. Peut être aurait-il dû comme les producteurs de France Télévisions aller pleurer dans les jupons de la première dame. Elle se prétend amatrice de livre, elle aurait sans doute été plus à même de défendre la belle ligne de ce bateau.

Allons ne regrettons rien, la télé n’aime pas ou plus les livres, elle n’aime que la vitesse et le choc, le clinquant et le vulgaire. Aux livres, il faut de la paix, du temps, de la douceur et de la finesse, de l’élégance et la pénombre des frondaisons. Les lecteurs ont investi Internet, via divers blogs perso ou d’auteurs, de critiques ou de journalistes. Chacun est devenu prescripteur et chacun profite de l’expérience des autres. Les livres méritent ces vrais et prolifiques échanges.

Je regrette monsieur Ferney, finalement, je ne vous regretterai pas à la télé, car vous n’y aviez plus vraiment votre place. Rejoignez la toile, rejoignez ce lieu étrange où la culture se partage et où les livres sont rendus à leur dignité.

Adeline Bronner, PUZZLE & POUSSIÈRES

Seriez-vous de ceux qui pensent que le peuple n'a besoin que de pain et de jeux?

Des Français qui reflechissent ça vous fait peur ? des lecteurs qui se posent des questions,qui preferent lire au lieu de regarder une tele qui les prend pour des demeurés, qui attendent LEUR emission tard le soir parceq ue VOUS préferez le foot, Cauet, Courbet et j'en passe.

Ne venez plus parler de la culture française en peril !

Pour memoire la France EST le pays de la litterature, vous voulez une bibliographie?

Isabelle de Moselle

Mais là je ne peux pas passer sous silence la nouvelle de l’arrêt de mon émission littéraire préférée du PAF, le bateau Livre. Au moment où l’on nous explique que le service public doit se recentrer sur sa mission culturelle et éducative, se départir des sirènes de l’audience et de l’audimat, quelqu’un a eu la bonne idée de supprimer cette émission de grande qualité. L’une des rares émissions littéraires capable de s’éloigner de l’aspect promotionnel, capable d’écouter les auteurs avec pudeur et un petit supplément d’âme apporté par son présentateur Frédéric Ferney. Cet homme à l’oeil brillant et au sourire espiègle que j’aimais suivre au long cours, le long de la Seine et jusqu’en des contrées lointaines, jamais là pour se mettre en avant, mais plutôt pour donner la réplique à des auteurs multiples et iconoclastes. Une émission loin du show-biz, qui suivait le chemin discret et élégant que trace la littérature dans le paysage culturel actuel. C’était simple, intelligent, délicat, en d’autre terme (ceux des dirigeants de France Télévision) élitiste !

Caroline, MA VIE EST UN MAUVAIS SCÉNARIO

C'était la seule émission que je parvenais encore à regarder à la télé. J'espère encore qu'on la sauvera.

Gilda, TRACES & TRAJETS

Une fois n'est pas coutume, je viens vous parler de télévision. Je ne suis pas une grande adepte du petit écran (sauf pour les séries, évidemment : les Lost, Docteur House, Cold case et autres 24 heures chrono ...). Il m'arrive cependant de regarder Le Bateau-livre, émission littéraire diffusée sur France 5. Et quoi qu'est-ce que j'apprends ?! Que l'émission sera supprimée dès septembre ... Hum .... Colère ...

Je ne la regarde pas régulièrement, c'est vrai. Je la regarde moins qu'à une certaine époque. C'est une émission parfois un peu élitiste, je le reconnais. Il n'empêche qu'elle a le mérite de parler de l'actualité littéraire, de la bonne actualité littéraire et non des petits "best-sellers" dont tout le monde aura oublié le titre dans un mois. Elle donne la parole à des auteurs, elle les laisse s'exprimer librement. Frédéric Ferney, qui présente l'émission, n'est pas Jo le Clodo en matière de livres, il sait de quoi il parle, il sait à qui il parle. Et ça fait chaud au coeur. Je ne me reconnais pas toujours dans les débats proposés, je me sens parfois un peu larguée par les choix littéraires qui y sont faits, mais force est de reconnaître que c'est une émission de qualité.

Je sais bien que peu de gens connaissent cette émission, elle n'a certainement pas l'audimat d'un prime de "Star Académy" ou de celui de la "Nouvelle star", mais ce n'est pas absolument pas l'objectif. Sa suppression va très certainement passer inaperçue ... Et je trouve ça bien dommage. A vrai dire, ça me révolte. Les émissions "intelligentes" se font rares, très rares. Les téléspectateurs n'ont même plus la possibilité de regarder une émission pour apprendre quelque chose, pour se cultiver, pour réfléchir. Pourquoi la télévision ne devrait-elle être qu'une abrutissante "boite à images" ?

Je comprends que l'émission ne soit pas diffusée en première partie de soirée, je comprends aussi qu'elle ne soit programmée "que" sur France 5 et pas sur France 2 par exemple. On n'emmerde personne, on ne force pas les gens à la regarder, elle ne coûte pas grand chose à France-Télévision. Alors quoi ?! Ils nous foutent bien la messe le dimanche matin, à 11 heures sur France 2 ... Et personne n'a parlé de la supprimer. Alors pourquoi supprimer Le Bateau livre (diffusé le dimanche matin tôt sur France 5) plutôt que la messe ?! Je ne vois pas ...

LE CHEMIN DES AIGUILLES

Espagnole, qui aime la littérature, dont la littérature française, je regardais, d’abord «Bouillon de culture», après «Le bateau livre» des années depuis, fait qui me procurait un grand plaisir. Je n’ai plus l’accès à la chaine, mais je pouvais regarder cette émission sur mon ordinateur. J’admire Fréderic Ferney et j’écrirai un message de soutien à ce bateau qui naviguait dans de turbulentes eaux, parait-il. On n’en peut pas rester indifférents.

par : Jury

Navrants ces choix "politiques" , incompréhensibles (ou trop compréhensibles !!!!)

Continuons à lire (et pas seulement les livres des gens à la mode : je crois qu'on les appelle people)

François Lesnes

Courage, capitaine, on vous aidera à ramener le bateau à bon port, à une heure décente de diffusion.

signé : Plethon

Encore merci de vous lancez dans ce combat avec cette prodigieuse vitalité !

La littérature aide tant à la construction de soi.

Anne Ploegarts

Les éditions Gutenberg ne comprennent pas pourquoi l'une des meilleures émissions littéraires françaises est supprimée. Elles apportent leur soutien chaleureux à Frédéric Ferney et à l'équipe du Bateau livre. Et souhaitent retrouver l'émission à la rentrée, à une heure de grande écoute!

Laurence Klejman, directrice éditionrial, EDITIONS GUTEMBERG

Je haïssais les dimanches, une émission comme celle-ci me permettait de les haïr un peu moins, même si je devais me lever plus tôt ou la regarder le soir depuis que j'ai la TNT, me privant ainsi d'un autre programme

On a bien rétabli d'autres émissions d'un niveau assez médiocre alors celle-ci laissez la nous...

Hélène Tapie

Les nombreux messages de remerciements et de regrets pour la suppression de l'émission de Frédéric Ferney prouvent l'intérêt de ce Bateau Livre. Tout a été dit , je n'ai rien a rajouté et je me joins à tous pour exprimer à Frédéric Ferney mes remerciements pour ces dimanches matins attendus avec plaisir !! Fidèle auditrice j'ai trés rarement manqué une émission : je branchai mon magnétoscope lorsque je savais que je ne pourrai être devant ma télévision....!!

Nous sommes tous en train de couler !!

Anita Sallon

Grâce "Au bateau livre" j'ai découvert des auteurs qui ne me quittent plus.Merci ! Il faut continuer.

Kindrene

J'apprends avec stupeur que le Bateau Livre, la seule émission littéraire digne de la littérature et du service public est déprogrammée ! Si même France 5 chaîne à vocation culturelle joue le jeu stupide de l'audience et de la médiocrité et préfère à la découverte de merveilleux écrivains, des rediffusions de mangas ou de séquences d'animation pour les 3-10 ans pendant 2h (et oui les zouzou vont bientôt risquer de s'endormir à ce tarif et ne resterons plus debout !!), si même un programme respectant les téléspectateurs par sa forme et son contenu, n'a de place sur France 5, qu'est ce qu'une chaîne à vocation culturelle ???

Ne verrons nous bientôt que des documentaires animaliers achetés sur les marchés des programmes du monde entier sur ce canal J'apprécie la vie des bêtes, mais celle des livres me passionne tout autant si ce n'est plus...

La volonté de partager la connaissance ne doit pas faire qu'à coup de docu-fictions multidiffusés mais aussi de programme de plateau donnant la parole à de vraie personnes.

L'émission de Frédéric Ferney que je regarde depuis le début a ces qualités que tout animateur de télévision devrait posséder : respect des invités et de la matière dont son programme fait l'objet, pédagogie, recul, et respect du public qui regarde.

Le Bateau Livre élitiste ??? oui s'il est "elitiste" de vouloir faire découvrir des talents, de faire parler des gens de plumes, de montrer la création...

Je suis déçue déçue.... j'apporte donc tout mon soutien à Fréderic Ferney qui a enchanté mes matinées dominicales et permis de découvrir de nombreux écrivains et de livres passionnants.

Et s'il existe une pétition en ligne, ou non je la signe !

Et quand je pense que France 5 coproduit des documentaires qui ne seront vu que par quelques centaines de téléspectateurs, je ne comprends plus rien au "service public" audiovisuel et pourtant j'en suis !!!

Valérie Paris

François Busnel succéde à Frédéric Ferney ?

C'est écoeurant !

J'ai suivi votre émission avec une remarquable assiduité , c'était un rendez-vous attendu, un pur bonheur !

Je ne suivrai pas cette émission qui pense succéder au Bateau Livre !

Ras le bol d'être éternellement dépossédée par cette France Moisie (pour reprendre l'expression de Ph Sollers) de ce qui fait plaisir parce que vrai, de ce qui donne du bonheur ou de la jouissance.

Je pense là, tout de suite à cette aphorisme de F. Kafka :

"Dans un certain sens le bien est désespéré."

Merci Monsieur Ferney

Restez

Cordialement

Anne B

Je n'ai rien de suffisamment intéressant à ajouter à votre enthousiasme pour soutenir l'émission. Je voulais juste vous dire "bravo" pour tous ce billets. Vraiment ! PS juste pour info : il y a aussi un groupe de soutien sur facebook

Ecatarina, LE BLOG DE L'AUTEUR

Contre ceux qui planifient l'impensable, luttons ensemble pour construire le futur dont nous rêvons.

Valérie Millet, éditrice, LES ÉDITIONS DU SONNEUR

Le bateau-livre était la seule émission littéraire qui me convenait et m’a permis de découvrir de nombreux auteurs. Que va devenir France 5 si on lui retire ses bonnes émissions une à une ? Je suis prête à le suivre sur n’importe quelle autre chaîne., Courage.

Brigitte Manning

Bonjour,

Professeur de lettres aux Tarterêts et ayant participé au projet 'A l'école des écrivains' en compagnie de Frédéric Ferney, je me permets de vous écrire afin de vous envoyer la lettre (en pièce jointe) écrite par mes élèves de troisième pour sauver le bateau livre.

En effet, après avoir appris l'arrêt de l'émission, les élèves de troisième qui ont travaillé avec Frédéric Ferney, ont spontanément décidé d'écrire une lettre de soutien au Bateau Livre et je pense qu'il serait intéressant de publier cette lettre sur votre blog, car les élèves des Tarterêts qui se mobilisent pour sauver une émission littéraire soi-disant "élitaire", c'est une première! (ils ont récolté une centaine de signatures en faveur de cette lettre au collège). Frédéric Ferney a été très touché par cette attention et approuve l'idée de publier cette lettre.

Bien à vous,

Séverine Woimant

La lettre :

SAUVONS LE BATEAU LIVRE

Les élèves de classe de 3 ème 2, 3ème 3 et 3 ème 4 du collège LÉOPOLD SÉDAR SENGHOR se mobilisent pour sauver le BATEAU LIVRE du naufrage.

Après avoir navigué en compagnie de Frédéric ferney et découvert la littérature contemporainen nous avons appris à apprécié les émissions littéraires et nous ragardons avec PLAISIR l'émission littéraire le diamanche matin sur France 5, c'est une émission agréable à regarder et accessible à tous.

Nous trouvons qu'il est vraiment dommage de nous priver d'un tel accès à la culture et à la littérature.

Nous demandons donc le maintien de cette émission et ESPERONS que nous serons ENTENDUS.

Chère Equipe du bateau livre,

Je viens de laisser un message sur le site de France 5 mais je suis loin d'être certaine qu'il sera remis à Frédéric Ferney.

Juste quelques mots pour apporter mon soutien à Frédéric Ferney, je suis vraiment une fidèle depuis ses débuts de droit d'auteurs.

J'ai toujours apprécié sa culture, son intelligence, sa sympathie, sa façon d'animer ses émissions, d'être si proche de ses invités.

Cher Frédéric, vous avez toujours su vous entourer de chroniqueurs brillants, pétillants...

Je me levais plus tôt le dimanche matin pour vous passer mon dimanche avec vous. J'avais l'impression que vous étiez tous dans mon salon !

Que vais-je faire de mes dimanche matins ! Je m'installais confortablement, un thé dans une main, un stylo dans l'autre, prête à bondir pour noter les titres de livres que je m'empressais d'aller acheter vite, vite chez le libraire, d'offrir à mes amis...

Vous m'avez fait découvrir tant et tant de choses...

Je suis absolument scandalisée . Que faire pour vous aider ?

NE BAISSEZ PAS LES BRAS !!

Avec toute ma sympathie,

Fabienne Jenny

chère vieille branche !

excuse la familiarité!

Je fais le nécessaire

amicalement

Jean-Daniel ROHART, professeur

Tu comprendras que / l'ombre est la rumeur de l'image

Alain Tasso, poète

Les téléspectateurs sont prisonniers des directeurs de programmes qui veulent oeuvrer pour une sous culture...pas question d'innover, de promouvoir des émissions qui élargissent nos horizons...il est plus facile de nous faire bêler avec le reste du troupeau, et pour le livre de s'aligner avec les media qui en boucle se focalisent sur quelques titres, toujours les mêmes...que les dirigeants des chaînes privées méprisent les télespectateurs, c'est une chose, que les dirigeants des chaînes publiques participent du même état d'esprit, en est une autre... leur ignorance de leur public est payée par la redevance de ce même public....

Aymeric

Il faut se battre jusqu'au bout pour que les chaînes publiques remplissent leur mission culturelle. comment penser que les télespectateurs trouvent la variété de livres propoposée dans le bateau livre trop élitiste? élitistes les romans, les documentaires ou les essais d'histoire, de science, de sociologie, de philo, les bd etc... ?

non leur péchés c'étaient leur singularité, la communication qui en était proposée absente ailleurs... or ne faut-il pas mieux que les mêmes titres soient présentés partout à tout le monde? C'EST LE PARTI PRIS DES CHAÎNES PUBLIQUES... BRAVO....

Sophie

Bien sûr qu'il faut réagir, bien sûr qu'il faut manifester son désaccord, signer des pétitions s'il le faut et serrer très fort les yeux en même temps, comme les enfants qui font un voeux, car serons-nous entendus ? Oui, entendus, peut-être, mais compris ? Pas sûr car les autorités dites "compétentes" sont passées maître dans l'exercice de la sourde oreille ?

Gicerilla, GICERILLA OU LE PETIT THÉATRE E LA VIE

En entendant ça, j'ai pleuré.

J'ai adhéré à cette émission dès le début, j'avais 24 ans et je n'ai raté aucune émission. J'ai découvert des auteurs comme Alain Turgeon qui m'accompagnent, des auteurs américains, africains, ... j'ai été parfois si exaltée que je prenais des notes le dimanche matin.

Je pleure de cette perte, comme un ami qui m'aurait accompagné, bienveillant et intellectuel, qui avait de la conversation, et le naturel de Ferney comme nul autre pour dire la littérature. Il me fait du bien.

Je ne supporte pas ce" nivellement par le bas" qu'on nous inflige. Levez-vous français, levez-vous et combattez la lobotomie. Je descends dans la rue quand vous voulez. Le service public qui tire vers le bas, c'est la misère...

C'est la seule émission qui parle du processus de la création et de l'écriture/de l'écrivain.

Rassemblons-nous voulez-vous ?

Ne restons pas les bras ballants à voir la décrépitude...

RESISTANCIA

HASTA LA VICTORIA SIEMPRE...

Leïla

Le diable s'est toujours mis du côté des savants (A France)

C'est peut être ce qui inquiète nos chérubins au pouvoir...

R. Rozedesordons

Merci de nous permettre cet acte d'écrire notre soutien à FREDERIC FERNEY et l'émission qu'il a créée, animée, présentée et portée contre vents et marées !

Depuis douze années nous avons suivi avec grand intérêt - Droit d'Auteurs / Le Bateau Livre - et chaque émission fut un bonheur incommensurable. Un souffle de vie dans un monde d'asphyxie ! Un rendez-vous presqu'amoureux ! Le plaisir de retrouver Frédéric comme s'il faisait partie de notre famille. La seule qui vaille : Notre famille littéraire. Elle nous est bien plus importante que notre famille de nom, de coeur ou d'amour. Parce que la littérature et la poésie, le livre et la lecture, ne sont pas nos loisirs. Des arts pour lesquels nous sommes prêts à mourir : le sang qui coule dans nos veines.

Nous avons toujours été subjugués par le travail de Frédéric : son exigence, son intelligence, sa volonté, les sacrifices qu'il a pu faire (nous pouvons les imaginer), sa foi en la littérature, sa vocation. Qui font de lui ce formidable PASSEUR. Il nous a apprit à aimer des auteurs contestés ou méconnus, des écrivains étrangers, des littératures nouvelles. Il a partagé avec nous ses goûts, ses découvertes, ses recherches obstinées. Il nous a offert ses lectures claires et lumineuses. Sa quête insensée de la rareté nous demeure inoubliable.

Oui, Frédéric Ferney c'est "ça" ! Pas seulement pour nous qui le connaissons infiniment mais pour tous ceux qui se sont nourris de son travail. Qu'ils soient proches ou lointains. Et cette année, l'arrivée du PASSAGER CLANDESTIN ouvrait sur le large nous faisant découvrir d'autres horizons. Une symbolique forte !

Je ne ferai pas dans la nostalgie. J'étais là à chaque rendez-vous et je ne regrette rien. Aujourd'hui je suis triste. Triste pour Frédéric. Triste pour ses fidèles. Triste pour le monde littéraire. Je n'ai rien à dire contre la bêtise humaine ; elle n'en vaut pas la peine.

La lettre de Frédéric est celle d'un homme debout et digne. Un homme rare empreint d'humilité. D'aucuns la lui reprochent déjà, mais qu'importe ! Un homme, certes prompt à s'élever, et à élever l'autre quel qu'il soit, jeune ou âgé, d'où qu'il vienne, mais vers les cimes du savoir, ce sommet si contesté, si désapprouvé, si difficile à atteindre et pourtant si nécessaire. Frédéric nous l'apportait chez-nous comme un invité nous aurait apporté une offrande pour nous remercier d'être là. Et durant ces douze ou treize années de travail passionné il a DONNE DU SENS ! Donné du sens à notre vie littéraire, à notre vie. Il leur a permis d'exister.

"Donner du sens à ... " : est-ce que cela veut encore dire quelque chose aujourd'hui ?

"Donner du sens à..." : mérite que l'on écrive une lettre, même, et, surtout, à un Président de la République.

Et comme il a eu raison de vous l'envoyer, "sa lettre", Eric Poindron ! Comme il a raison d'être confiant, comme il a raison de compter sur nous, ses fidèles, ses amis.

Avec ma main amie,

Randja Ben Ferhat (auteur de poésie).

C'est strictement honteux !

Y a-t-il une pétition qui circule?

Si oui, pourriez-vous me faire parvenir l'Url ou le texte le plus rapidement possible car j'ai une réunion de club littéraire ce soir, où je pourrais la diffuser.

Bonne soirée

Sibylline

C'est vraiment scandaleux. Je suivais cette émission avec plaisir. Une perle dans la poussière télévisuelle. Je ne peux faire grand chose à mon niveau, seulement exprimer mon indignation.

Ariaga, LE BLOG DE L'AUTEUR

Une de vos plus fidèles téléspectatrices est consternée ! Je suis très très déçue d'apprendre que l'on ne vous retrouvera pas à la rentrée. Après l'arrêt d'Ubik du temps d'Elizabeth Tchoungy, il me restait votre très belle émission et maintenant plus rien. Quel dommage ! j'espère que l'on vous retrouvera votre équipe et vous-même très bientôt. Bon vent !

Véronique

Je lis dans les médias que l'émission disparaît... je suis consternée. j'ai suivi la plupart des émissions littéraires qui vous ont précédé puis la vôtre, je ne m'imagine pas sans rendez-vous littéraires ! Que faut-il faire ? Une pétition ? Une de plus... Et bien soit, s'il le faut, je la signe bien évidemment (si c'est utile). Des médias hyper contrôlés et bétonnés plutôt qu'une certaine liberté, légèreté ou finesse pour porter des émissions éclairantes.. Un bien mauvais présage qui dure je l'avoue. Mais cette fois la goutte d'eau déborde du vase. La télévision n'a décidément plus de sens, je vais sans doute m'en débarrasser ! Payer une redevance pour une télévision qui n'offre plus de programmes aussi divers et variés qu'il y a de gens divers et variés. Distraire et abrutir pour faire oublier la grisaille ambiante et les décisions impopulaires ; la télévision fait plus que jamais, figure d'opium du peuple ou de pack de bières... uniquement.

par : la goutte déborde du vase

L'homme qui sait, l'homme qui dit,l'homme qui sait faire dire, l'homme qui sait faire lire, est donc l'ennemi à abattre dans cette société où chacun doit faire ce qu'on lui dit de faire sous peine d'initiative et de liberté, les deux seules choses que cette société réaliste combat avec acharnement. C'est une couronne de roi et de deuil où je vois écrit: honneur à celui qui s'est battu pour que l'on se batte à notre tour.

par Moon 78

Honte à celui qui a pris cette décision La voie royale de l'abêtissement, de l'abrutissement .... est en route déjà depuis longtemps ; si tout le monde pouvait entendre les propos d'un certain Octave MIRBEAU !!!

Gersandre

Je suis choquée !!!Comment peut-traiter cette émission d'élitiste alors qu'elle n'est que "simplement" intelligente?

Notre président ne sait-il pas que plus un peuple est abêti plus il est facile à manipuler..par le dernier (opposant) qui passe ?

Sa décision nous montrera par qui ses réformes doivent être comprises ...

Maingault

La décision de faire disparaître LE BATEAU LIVRE de la grille à la prochaine rentrée est une infamie. Ceux qui se foutent de la littérature (ils sont nombreux) auraient pu laisser en paix ceux qu'elle passionne, en leur abandonnant cette émission d'excellente qualité. Mais cette petite fenêtre, c'était encore trop pour ceux qui voudraient détruire la pensée en France.

Merci à Frédéric FERNEY.

Emmanuel B

Cher monsieur Poindron,

Merci pour le soutien que vous apportez et que vous me permettez d'apporter à Frédéric Ferney et au bateau livre !

La tristesse a fait place à la rage et à l'amertume mais j'ai retrouvé une vidéo de la rencontre entre F. Ferney et Erri de Luca et j'avais presque oublié que la Bateau Livre ne serait plus mon rendez-vous du jeudi soir ou parfois du dimanche matin.

Merci encore

Anne B

Amis bloggeurs dévoreurs de livres, je relaye ici le message que vient de laisser Eric Poindron sur mon blog, m'alertant sur la suppression de l'émission littéraire de Frédéric Ferney, le bateau livre. Elle est pourtant diffusée sur France 5, qui se définit comme la chaîne de la connaissance et de la découverte. On pourrait en rire, mais alors jaune.

Voici quelques jours déjà qu'internet bruisse de la nouvelle de cette décision honteuse qui ne fait pas honneur au service public. A croire que la culture n'a définitivement plus sa place à la télévision.

Faites passer, que le mouvement de protestation prenne encore plus d'ampleur.

Signé MA TASSE DE THÉ

Contre le naufrage du Bateau-Livre

De retour à Paris, je constate que les raisons de s'indigner ne manquent toujours pas. Je relaie volontiers l'information qui m'a été transmise par Eric Poindron sur la disparition programmée de l'émission de Frédéric Ferney, le Bateau-Livre, une des rares émissions de télé encore consacrées à ces objets obsolètes, les livres. Déjà qu'elle était reléguée à un horaire improbable (qui fait que je ne l'ai pas regardée autant qu'elle le méritait).

Dans le même ordre d'idées, voir le tract diffusé par le site INDISCIPLINE :

Fuligineuse, SABLIER

J'avoue me sentir particulièrement impuissante face à cette décision. Le Bateau Livres était la seule émission de télé que je parvenais parfois à regarder.

Gilda, TRACE ET TRAJETS

Désolant, consternant, désespérant. Que peut-on faire ? Une SPC, Société protectrice de la culture s'est-elle créée ?

Clarinesse, LE BLOG DE L'AUTEUR

Je suis ulcéré par cette suppression, et aussi l'éviction des producteurs de jazz sur France musique. Toujours plus bas, semble être la devise de ces messieurs de la cour. Résistons !

Samuel Bonnefont, pb graphiste

J'aime beaucoup cette émission et j'ai râlé quand j'ai vu qu'ils avaient modifié l'horaire m'obligeant à l'enregistrer alors qu'avant je la regardais en direct. D'apprendre cette nouvelle cela me désole vraiment !

Florinette, LES LECTURES DE FLORINETTE

Il est des nouvelles douloureuses et les mots pour traduire cette douleur fuient la bouche qui vous parle, la plume qui vous écrit !

Droit d'Auteurs, l'émission littéraire créée en février 1996 - devenue Le Bateau Livre en septembre 2003 - par Frédéric Ferney vient d'être supprimée, par France Télévisions !

Nous l'avons appris par la presse il y a quelques jours.

Beaucoup d'entre vous qui me connaissent m'ont souvent entendue dire, à son propos : "C'est mon émission !". Certains, très intimes, savent que pour rien au monde je n'en aurai râté un seul dixième de seconde. Et durant ces années, j'ai été subjuguée par le travail d'orfèvre de cet amoureux, de ce passionné de la langue. Par son acharnement à ne pas céder à la mode, à la facilité ; l'exigence et la clarté qui le déterminent. Cette façon de disséquer chaque livre comme s'il était à la recherche d'une partie de lui. Comme si chaque livre était fait de sa propre peau, et, qu'il faille dire avec des mots l'innommable : "le processus littéraire", "l' inspiration", "la magie du style", "la quête intérieure", "le souffle de vie", ... loin, très loin des petites trouvailles ! Comme si dans chaque livre il y avait des secrets de fabrication : alors restituer, partager, offrir, lire, respirer, sentir avec et pour nous. De l'autre côté de l'écran : nous buvions à pleine gorgée ! Un plaisir fou. Nous sommes devenus ses fidèles, ses inconditionnels.

Frédéric a réussi à nous transmettre le goût de lire, d'acheter des livres, de visiter des salons du livre, des festivals, d'aller à la rencontre d'auteurs-invités sur son Bateau. Il a fait de nous des êtres un peu plus intelligents. Certains sont même devenus des auteurs de poésie.

Oui, mais voilà, en France, de nos jours, il ne fait pas bon être un PASSEUR sérieux et exigeant et encore moins pour la littérature, la poésie, le théâtre, la musique, la peinture et l'Art ! Avant le chant du coq, la Langue est reniée, trois fois reniée : l'audimat, la culture people, la vulgarité, parlent le même jargon !

Frédéric Ferney a envoyé une lettre au Président de la République.

Vous pourrez la lire sur le blog de Eric Poindron coqalane@wanadoo.fr , écrivain, artiste-voyageur, marcheur, qui a la bonté de recevoir notre soutien à Frédéric Ferney et au Bateau Livre. Eric Poindron, un autre amoureux du livre, un homme formidable.

Je vous remercie de votre attention et vous demande humblement d'agir chacun et chacune à votre mesure. Votre soutien.

Mon souhait : Que la vie gagne sur le mépris !

Sans Frédéric Ferney le paysage littéraire sera en deuil.

Nous savons très bien qu'il y survivra. Nous connaissons, De La Comédie littéraire à Oscar Wilde ou les cendres de la gloire, en passant par Aragon la seule façon d'exister, Blaise Cendrars, ou, Le Dernier Amour de Monsieur M., ses talents d'écrivain (mystérieux, subtils et rares) ; et c'est peut-être une chance pour ceux, comme moi, qui aiment lire "Sa littérature" !!!

Mais à cet instant précis il a besoin de nous. Même s'il ne nous demande rien (l'orgueil de l'humilité ; c'est aussi "ça" Frédéric Ferney) : nous pouvons lui faire ce cadeau de l'étonner.

Avec ma main amie,

Randja Ben Ferhat

Suite à votre généreuse proposition de prendre les mots, les textes, et tout ce que je veux... parus dans votre magnifique blog concernant la suppression du Bateau Livre, j'utilise votre texte "LA PETITION" (en fournissant bien évidemment vos références blog et vos nom et prénom) pour alimenter le COMITE DE SOUTIEN que je vais mettre en place à Lodève (comme je vous le suggérais dans un de mes mails) durant le FESTIVAL de POESIE de LODEVE "LES VOIX DE LA MEDITERRANEE" du 19 au 26 juillet 2008.

Ma soeur Soraya, propriétaire du Restaurant "La Chamelle", et amie de la Directrice du Festival Maïthé VALES BLED, reçoit chaque année en partenariat avec le Festival, des Poètes venus de La Méditerranée, des Poètes français, des écrivains, des comédiens... un nombreux et large public assiste aux lectures sous une tente berbère qu'elle dresse sur la place.

Depuis les dernières élections, mon cousin Hadj MADANI a été élu Adjoint à la Culture, et 1er Adjoint.

Ma soeur, une inconditionnelle du Bateau Livre et de Frédéric Ferney, accepte ma proposition en m'ouvrant son lieu, où je poserai cet acte militant grâce à vous.

Je me fais fort de convaincre Hadj Madani, pour une aide logistique ou tout au moins une attention particulière : la possibilité, pour moi, de prendre la parole à un moment ou un autre du Festival pour dire avec des mots simples cette ignominie et obtenir des signatures.

C'est ce que je peux faire pour aider Frédéric et je le ferai avec bonté.

Avec votre texte, la lettre de Frédéric au Président, la mienne à vous et un Tableau pour recueillir les signatures, seront mes compagnons de juillet ! Un privilège !

Je vous remercie Eric.

Avec ma main amie,

Randja.

Bonjour Frédéric, et j'espère pas adieu ! A 57 ans, j'écris moi-même et je m'étais toujours dit "Un jour, je passerai chez Ferney !". J'espère que e n'est pas complètement foutu, pas pour moi, mais pour toi et pour tous les auteurs français en particulier et la littérature en général. Ton émission, pour moi, surtout au début, avait remplacé la messe du dimanche matin de mon enfance catho. Oui, surtout au début lorsque, sans artifice, sans paillettes, sans spots, deux ou trois auteurs échangeaient plus que s'affrontaient sur le même thème. Après, c'est vrai, l'émission est devenue plus people, avec son lot de nymphettes et de coups de cœur des libraires dont, entre nous, on n'a pas grand-chose à foutre ... Mais enfin bon, c'était toujours mieux que Piccouly ou que Pivot. Si tu pars, tu vas laisser un grand vide mais peut-être pas : Internet existe, que diable, et je l'ai rencontré ! En tout cas, j'espère qu'il existera toujours des gens pour lire avec curiosité, pas forcément les auteurs déjà consacrés par l'argent ou le népotisme, mais aussi des auteurs plus que confidentiels qui ont décidé, et j'en fais partie, de renoncer à tenter d'être publiés par les éditeurs en place, mais de s'éditer à compte d'auteur et de commencer, pourquoi pas, à cet âge de régionalisation extrême, à se faire leur propre publicité. Si tu restes dans les milieux littéraires, Frédéric, peut-être conviendra-t-il de quitter les gens pressentis et déjà nominés aux Goncourt et autres Femina pour t'intéresser au prolos, aux soutiers et aux sans grade. Etant germaniste, je constate que l'Allemagne vient de franchir un pas dans ce sens en décernant le prix Gabriele Bachmann à Tilman Rammstedt pour son "der Kaiser von China" qui est, certes, un peu plus déjanté que les bouquins de Gavalda mais peut-être, pour la même raison, beaucoup plus intéressant. Je crois que tu parles allemand aussi. Plonge-toi donc dans les "Spieltriebe" de Juli Zeh, ça décoiffe, ça emmène loin des minables querelles audiovisuelles. Plus laide la vie ! Mais ça a l'avantage de vouloir dire quelque chose. A bientôt j'espère, quelles que puissent être les circonstances de ton retour dans les media. Courage.

Françoise Josse.

Après t'avoir fait te tortiller dans tous les sens, on te flingue quand même... çà ressemble aux pires scénarios décrits parfois par Michael Moore. Plus tu es rentable, plus on te délocalise vite. La meilleure parade serait l'inadaptation totale et définitive? Alors, c'est l'heure de le dire : je regrette "Droit d'auteur", purement et simplement. Une fervente admiratrice. La France a l'art de gâcher ses talents! So sad it was my heart...

Willo Willow

J'apprends par Randja Ben Ferhat la disparition de l'émission littéraire Le Bateau livre et c'est pour moi une grande déception. La seule émission littéraire de qualité que nous regardions mes filles et moi. Qui nous permettait, même après les changements d'horaires disuasifs, de nous retrouver le dimanche matin après des semaines lourdes et chargées pour chacune de nous. Des moments d'écoute et de partage où notre curiosité, notre intelligence, nos goûts, étaient mis à contribution. Guidées pour LIRE : nous nous sentions. Pas le temps de le faire autrement ! Monsieur Ferney nous inspirait le sérieux et l'envie d'élargir le cercle des téléspectateurs : la littérature pour tous. Ca nous parle bien.

Depuis plus d'un an, nous constatons, ce que j'appellerai "une dictature déguisée". Aujourd'hui, elle est là sans vergogne ! D'abord Patrick Poivre d'Arvor ; d'autres aussi en font les frais... et puis Frédéric Ferney ! Jusqu'où iront-ils ?

Sur proposition de Randja, et si vous le permettez, nous pouvons mettre en place à Lodève en partenariat avec la Mairie (à voir) la signature d'une pétition "SOUTIEN à FREDERIC FERNEY et au BATEAU LIVRE" durant le FESTIVAL de POESIE LES VOIX DE LA MEDITERRANEE" de LODEVE (34700) qui aura lieu du 19 au 26 juillet 2008.

Je vous remercie de votre attention.

Soraya Ben Ferhat - Chaoua

Je navigue dans le rêve et l’imaginaire. Mais dans la vie active je suis très concernée et, sans avoir reçu votre mail j’avais envoyé des copies de la lettre à mes amis. J’habite un village et je me suis amusée à faire des photocopies et à en donner à tous ceux que j’ai rencontré au marché. Le coup s’est fait en douce et des tas de gens ne sont pas au courant. Je pense que vous êtes tous sur un siège éjectable.

Ariaga

Concernant "Le COMITE de SOUTIEN à FREDERIC FERNEY et au BATEAU LIVRE" :

J'ai préparé un "DOSSIER de PRESSE" que je remets demain à plusieurs journalistes du Quotidien "Le MIDI LIBRE" à Montpellier et à Lodève. Un dossier également à l'attention de la Directrice du Festival de Poésie "LES VOIX DE LA MEDITERRANEE" Maïthé VALLES BLED - l'accompagnant, une demande de prise de parole le jour de l'Inauguration.

Prendre la parole pour informer le plus de monde possible (chaque jour, ici à Montpellier, je rencontre des personnes qui ne sont pas au courant de la suprression de l'émission, et qui veulent signer. Comme Fanette DEBERNARD, Libraire à la Retraite - LIBRAIRIE MOLIERE). Informer, disais-je, sensibiliser, et recueillir des signatures pour contester cette décision odieuse et injuste.

D'autre part, j'ai envoyé un message à Richard BORHINGER .

J'attends de ses nouvelles. Qu'il soutienne Le Bateau Livre (dont il a été un merveilleux PASSAGER CLANDESTIN dernièrement) et FREDERIC FERNEY.

Il est invité au Festival de Lodève le VENDREDI 25 JUILLET (de 22h à 00h) où il fera une lecture de "BOUTS LAMBEAUX" ; et,

Le SAMEDI 26 JUILLET (fin de matinée), une HEURE de RENCONTRE avec le Public.

Ce sera la FIN DU FESTIVAL DE POESIE, Nous aimerions, qu'au terme de cette rencontre, RICHARD remette les SIGNATURES récoltées, à FREDERIC (que nous solliciterons en qualité d'INVITE d'HONNEUR).

Cher Eric, Si vous êtes dans les environs, si le coeur vous en dit, nous vous invitons à vous joindre à nous avec un immense plaisir ; puisque ce Comité se tisse grâce à vous et votre magnifique blog.

Voilà, les dernières nouvelles !

Je vous remercie de faire passer l'information ; je vous remercie surtout pour votre généreuse attention.

Avec ma main amie,

Randja Ben Ferhat (Auteur de Poésie)

Documentaliste de l’Education Nationale , FRED FERNEY m’a beaucoup aidée dans mon travail et surtout il est le dernier à faire de la littérature et pas de la promo imbécile.

Aurait-on osé renvoyer B.Pivot ?

Ne laissons pas la médiocrité envahir nos écrans.

je vous écris de Montpellier où tous les ans le livre fait sa comédie.

Courage.

Cl.PERANSIN.

J’ai un niveau de fin de troisième et j’adore cette émission. J’attends le jeudi pour retrouver des hommes et des femmes qui font aimer les livres et les auteurs. Mais où sont donc tous ces affabulateurs qui dans les sondages réclament toujours plus de culture… ? Peut-être ont-ils échoués sur l’île de la tentation. Je serai à Lodève pour vous soutenir.

Roland de Montpellier

Hélas, je partage le désespoir de ceux qui se lamentent de la disparition de cette émission littéraire, j'ai découvert grâce à elle de nombreux auteurs fort intéressants. Même si les discussions étaient brèves, elles permettaient de donner ou non l'envie de lire. Des extraits étaient lus, ce n'était aucunement une émission élitiste mais intelligente pour les amateurs du livre. Pourquoi supprimer une émission qui ne coûte pas grand chose sur une chaîne dite "culturelle". Alors dans ce cas, qu'est-ce que la culture ? Il en faut pour tous les goûts.

C'était le seul programme que je regardais dans la semaine, et j'avais l'impression d'être à bord de ce bateau pour entendre parler d'un objet qui m'est très cher "le livre". Les passeurs de littérature ne doivent pas s'avouer vaincus, il faut lutter et valoriser cet objet "le livre" qui ouvre toutes les portes du savoir, de la compréhension du monde, de la connaissance de l'autre. Lire c'est aller au cœur du monde et cela Frédéric Ferney le faisait d'excellente manière. Alors battez-vous Monsieur Ferney pour perdurer dans cet art : passer le message de certains pour éclairer d'autres. En espérant vous revoir bientôt.

Une passeuse de littérature.

Nathalie Leclerc Thomas

Le Bateau Livre était une belle émission avec un bon mélange des genres...une des dernières émissions littéraires qui va bien nous manquer...

Agnès Jeanneau

Que recherche la télévision, sinon faire de l'audience ! Même si l'on est un cancre comme je le suis, c'est un réel plaisir de suivre sur Internet l'émission :"Le bateau livre" animée avec le sérieux, la gentillesse et l'enthousiasme de Frédéric Ferney. Il n'est pas rare de la regarder deux ou trois fois pour parvenir à m'imprégner de tout l'intérêt de la culture et de l'intelligence des invités. J'ai beaucoup appris à aimer à écouter et à lire dans cette émission. Il est évident que parfois elle semble réservée à une élite intellectuelle. Et alors ! Doit-on chercher à s'abaisser ou à s'élever ? Ce que demande le peuple (la démocratie), c'est du facile à digérer, et là, il y a de l'audience. Coluche ou Frédéric Ferney ? "Vol de nuit"… "Le bateau livre"… Il reste quoi ? Pourtant quel plaisir M. Ferney sans oublier ses chroniqueurs, leurs pertinences. Non je ne veux pas croire que l'on puisse saborder le bateau livre.

Jean-Claude Dewigne

Tout simplement nous defendons, ma femme et moi une émission culturelle qui meme si elle n'est pas exempte de critique (trop de monde pour trop peu de temps) est une lutte pour survivre dans ce monde "formaté" pour le coca cola

bateau livre

arret sur images

bande à Bonnaud

Mermet (sabotage horaire)

esprits libre

tout cela en environ un an

la démocratie c'est aussi le vote

la France a voté

on a Sarkozy et Devedjan ce dernier se vantant de n'avoir pas lu de livre depuis 2 ans...

mais l'intelligence survivra !

à bientôt

Claudie et Edouard

Halte à la suppression des émissions culturelles dont la très bonne émission de Frédéric Ferney que je ne rate jamais puisque je l'enregistre si je ne peux pas la regarder.

Que veut on nous proposer ?

Des séries, des thrillers, de la téléréalité

Il n'y a pas que ça heureusement mais pitié pour la défense de la lecture.

Cordialement.

Laurette Monod

Bonjour,

Ici à Lodève, aux Voix de la Méditerranée, à deux pas de mon immeuble "social" - une femme courageuse et très belle tient toute seule et jusqu'au bout de la fatigue, une table pour la pétition de soutien du BATEAU LIVRE , non stop : elle était encore là à 1h du matin ! J'apprends beaucoup de choses auprès d'elle, car je suis peu cultivée même si j'aime parfois la poésie, comme celle de Salah Stétié (que j'ai découvert ici).

Elle s'appelle Randja Ben Ferhat.

J'ai signé la pétition. J'aimais bien l'émission quand elle passait sur la 5 le dimanche matin à 11h. Après, je n'arrivais plus à la regarder (paresse du dimanche oblige) - et puis comme je n'ai plus d'argent pour m'acheter des livres, parfois cela me démotive un peu de regarder, avoir envie de..., et renoncer le plus souvent, même si ma médiathèque a l'esprit ouvert, mais ne peut bien sûr répondre à tous mes vœux inscrits sur ses fiches de souhaits.

A l'heure où l'on prétend "démercantiliser" les chaînes publiques, cela semble bien contradictoire de supprimer une émission sur de simples critères de "quantité" de spectateurs !

A l'heure où l'on compte les morts sur les routes, a-t-on mesuré tous ceux que la poésie a empêché de se suicider ? tous ceux que la littérature arrache à des folies stériles ? a-t-on envisagé de la faire rembourser par la sécu ? Non ?

Au moins, laissez nous ces si rares émissions qui nous donnent de si bonnes et belles nouvelles : l'art n'est pas tout à fait mort ?

salutations

vieille dame

Merci beaucoup Randja Ben Ferhat pour votre magnifique initiative !

J'attends des nouvelles avec impatience.

Cordialement

Anne B

Désolée. Votre émission était une réussite, la parole des auteurs n'était jamais interrompue intempestivement et l'ambiance détendue était perceptible par le téléspectateur, en un mot, la grande classe. Ce qui n'est pas le cas de la France actuelle, ni celle du "bas", plutôt en contrebas. Comment vous aider ? A bientôt j'espère.

Acceptez mes salutations respectueuses et attristées.

Danny Delavat.

Ils ont aussi signé la pétition ou manifesté leur soutien :

Fréderic-Jacques Temple, écrivain & poète – Bruno Doucey, écrivain, poète directeur éditorial (SEGUERS) – Stéphanie Janicot, écrivain – Jean-Pierre Siméon, LE PRINTEMPS DES POÈTES – Eric Laurent, écrivain, journaliste, grand reporter – Benoit Virot, éditeur (LE NOUVEL ATTILA) – Patrice Delbourg, écrivain – André Velter, poète & éditeur – Claude Duneton, écrivain – David Vincent, éditeur (L'ARBRE VENGEUR) – Olivier Belhomme, édition, L'ATELIER DU POISSON SOLUBLE – Danitza Bancheva, écrivain – Luc Vidal (ÉDITIONS DU PETIT VÉHICULE) – LES ÉDITIONS L'INVENTAIRE– Roger Stéphane Blaise, poète – Jean-Marie Perrier, photographe, Mohamed Grim, poète, Bernard Vinet, chercheur – Marie-Claude Vinet, chercheuse – Olivier Brun, (Editions LA DRAGONNE) – Les éditions VIRGILE – Philippe Krebs, éditeur (Les éditions HERMAPHRODITE) – Christian le Mellec, éditeur (LE BOIS D'ORION) – LES CAHIERS BLEUS – Jean-Yves -Reuzeau, éditeur, écrivain (LE CASTOR ASTRAL) – jean-François Manier & Martine Mellinette, éditeurs (CHEYNE ÉDITEUR) – LES ÉDITIONS ZULMA – Thierry Horguelin, écrivain – Yvon Le Men, poète – Jean François Cornu, avocat, écrivain et bibliophile - LES ÉDITIONS CYNTHIA 3000 – LES ÉDITIONS TOUSSAINT LOUVERTURE – Bertrand Ploquin, éditeur, Les Éditions CROISER LE FAIRE, Josette Pac, enseignante, Arles - Françoise Chaze, enseignante, Arles - Ginette Margerit documentaliste, Marseille - René Margerit, aiguilleur du ciel, Villeneuve d'Allier - Ginette Fayard, secrétaire, Le Puy - Geneviève Courbis, enseignante, Vienne - LES ÉDITIONS MOTUS...

... ET BEAUCOUP D'AUTRES...

De Nombreux témoignages de soutien sont aussi à lire sur le Forum du site de ARRÊT SUR IMAGES

  • Envoyons le message à tous nos amis, blogeurs, lecteurs, journalistes, critiques, professeurs, bibliothécaires, libraires, écrivains, éditeurs, homme libres...
  • Relayons la lettre et le message sur tous les suports possibles. (Blog & autres médias)

LE BATEAU LIVRE, EN DANGER ?

Frédéric Ferney quitte le navire ? !!!

«Le Bateau livre» disparaît de la grille de France 5

«Le Bateau livre», émission littéraire animée par Frédéric Ferney sur France 5, ne figurera plus dans les grilles de la rentrée.

Il faut dire qu'avec une programmation à 21h40 le jeudi soir et une rediffusion le dimanche matin à 10h, «le Bateau livre» avait peu de chance de rencontrer une forte audience.

C'est la seconde émission littéraire qui disparaît de cette antenne: «Café Picouly» est également supprimée, mais cette fois en raison du départ de l'animateur sur France 2.

Source BibliObs.com

France 5 : « Nos grilles sont actuellement en construction »

Alors attendez que tout soit réglé avant de tirer les rumeurs de chapeaux magiques.

Alors que l'on trouve mention de la disparition chez nos collègues de la disparition de l'émission Bateau livre, nous avons réussi à contacter Laurence Cadenat, directrice du service presse de la chaîne France 5 pour savoir quel est le devenir véritable de l'émission.

La réponse avait quelque chose de très identique à celle que nous avions obtenue un peu plus tôt dans la journée, mais avec quelques précisions cependant. Concernant le Bateau livre, rien à déclarer, circulez, y'a rien à voir.

« Je sors de réunion où les émissions sont actuellement en cours de négociation. La construction de la grille sera annoncée officiellement le vers la fin juin et pour le moment nous n'avons rien à dire concernant le Bateau livre. »

Voilà... « On a annoncé que Revu et corrigé, Riposte et Chez F.O.G sont maintenus » poursuit Mme Cadenat. Pour le reste, il faudra attendre...

Cela dit, on peut regretter que pour une fois que l'on parle d'une émission littéraire, ce soit pour annoncer sa fin. Maintenant, reste à voir quels seront les choix décidés pour la grille.

Source : Cécile Mazin, sur ActuaLitté

Alors, ne tirons aucune rumeur et soyons vigilants. Et s'il le faut, préparons nous à défendre l'émission...

"IL FAUT SAUVER LE BATEAU LIVRE"

N'HÉSITEZ PAS À LAISSER DES MESSAGES DE SOUTIEN ET À FAIRE PASSER L'INFORMATION.

Je fonce laisser un message immédiatement, je ne supporte de payer la redevance télé qu'en imaginant que je la dépose intégralement sur le compte bancaire de Ferney. C'est la seule émission que j'enregistre si je ne suis pas devant.

Par LOISDEMURPHY

Je voulais juste apporter mon petit soutien à la meilleure émission littéraire qu'il m'ait été donné de découvrir depuis des années..

Il est déplorable que le Bateau Livre disparaisse d'une chaîne publique et culturelle comme France 5. Il est en effet rarissime à la télévision qu'un présentateur sache, autant que Frédéric Ferney, approfondiret laisser approfondir la pensée d'un auteur.

Clarinesse, L'OEIL DU VENT

DES NOUVELLES DE LA MAISON AUTRIQUE

Dans la cadre de l'exposition « Brussels by Tram », œuvres inédites d'Alexandre Obolensky, la Maison Autrique et le Musée du Transport urbain bruxellois proposent une balade en ancien tram dans le prestigieux Schaerbeek Art Nouveau accompagnée d'une visite guidée de la maison et de l'exposition.

Cette exposition présente le nouveau travail d’Alexandre Obolensky consacré à l’image du tram dans Bruxelles aujourd’hui. L’expo est complétée par des objets prêtés par le collectionneur schaerbeekois Jacques Campens et le Musée du Transport Urbain bruxellois (actuellement en rénovation), pour évoquer l’histoire du tramway dans la ville, raviver des souvenirs, marquer la permanence et l’évolution de ce mode de déplacement.

Depuis longtemps, Alexandre Obolensky collabore avec François Schuiten et Benoît Peeters.

Cette autre façon de découvrir la ville est programmée pour francophones et néerlandophones les samedis 14 juin et 13 septembre 2008 entre 14h et 16h (un départ toutes les heures de la Maison Autrique).

DÉCOUVRIR LE BLOG DE LA MAISON AUTRIQUE

DES NOUVELLES DE DEYROLLE

REOUVERTURE DU PREMIER ETAGE !

Déjà 2 salles rénovées, les travaux continuent...

Six semaines après l’incendie qui a ravagé le premier étage du cabinet de curiosité, les deux premières salles ont pu ouvrir au public. Pour tous ceux qui ont assisté au spectacle désolant des ces espaces calcinés et noirs de suie, la visite est un grand moment d’émotion.

Les peintures ont été refaites à l’identique, le parquet a retrouvé son éclat et un lustre majestueux a pris place dans la première pièce. La "salle de classe", qui accueillait les planches pédagogiques avant l’incendie est désormais consacrée aux boites de papillons et d’insectes. De grandes vitrines en bois abritent des coraux, des oeufs, des minéraux et des curiosités rares.

Enfin, de nouveaux animaux, au plumage et au pelage d’une beauté saisissante, apportent à ces salles l’ambiance si particulière qui fait l’âme de Deyrolle. Que les amoureux de la maison soient rassurés : Deyrolle sera toujours Deyrolle !

DEYROLLE POUR L'AVENIR

Tandis que la reconstruction a commencé, l’énergie des uns a rencontré la passion des autres. Parmi eux, l’écrivain Pierre Assouline, qui présente cet hommage à une grande maison appartenant à notre patrimoine commun et dont la renaissance contentera nos imaginaires comme notre soif de connaître.

Deyrolle pour l’avenir , Préface de Pierre Assouline avec la contribution de François Becker, Blaise Mao et Thomas Saintourens

A PARAÎTRE LE 5 JUIN. RENSEIGNEMENTS ICI

QUELQUES RENDEZ-VOUS À VENIR Où VOUS ÊTES INVITÉS

  • UNE SEMAINE AVEC ROBERT LOUIS STEVENSON

Du 19 au 24 mai au Puy-enVelay, Haute-Loire

Avant de débuter son « Voyage avec un âne dans les Cévennes » du Monastier- sur-Gazeille, le 22 septembre 1878, Robert Louis Stevenson arpenta les rues du Puy-en-Velay pour compléter son équipement. Ce « camp de base » de l’écrivain écossais est devenu le point de départ du GR 70 ou « Chemin de Stevenson ». C’est la raison pour laquelle la Communauté d’agglomération du Puy-en-Velay a tenu à s’associer à ce 130e anniversaire. Parmi les manifestations organisées en collaboration avec l’association Sur le chemin de R. L. Stevenson :

Vendredi 23 mai

20 h 30 : conférence de Michel Le Bris, écrivain, fondateur et directeur du festival Etonnants Voyageurs (Saint-Malo), spécialiste de Robert Louis Stevenson.

« Les deux voyages qui changèrent Stevenson : les Cévennes et la Californie » – Deux voyages marquèrent fortement le cours de la vie de R. L. Stevenson : les Cévennes, d’abord, la Californie tout de suite après. Le bohémien charmeur cède la place au grand écrivain, publiant dès son retour chef-d’œuvre sur chef-d’œuvre, multipliant les essais sur la littérature qui sont les plus novateurs de son temps, et que Henry James admirait fort. Que s’est-il passé, dans ce court laps de temps ?

Samedi 24 mai

16 h - 17 h : « Dans les pas de R. L. Stevenson : escapades en mots et en images »

Table ronde animée par Eric poindron, avec la participation de :

• Sergio Cozzi, écrivain voyageur. Auteur de Murmures en pays camisard (géorama)

• Hippolyte, auteur de bandes dessinées et illustrateur.

• Marie-Noëlle Lapouge, peintre et éditeur.

• Eric Poindron, écrivain et éditeur. Auteur de Belles étoiles, avec Stevenson dans les Cévennes (Flammarion)

Dévouvrir tout LE PROGRAMMME DU FESTIVAL

  • INTERPOLART

La troisième édition du Festival Interpol’Art se déroulera du 26 mai au 1er juin 2008.

Quelques invités :

– Journaliste et historienne diplômée de Science-Po, Clémentine Portier-Kaltenbach, auteur du livre "Histoire d’Os et autres Illustres Abattis" aux éditions Lattès, est aussi chroniqueuse au "Nouvel Observateur". Passionnée d’Histoire, elle appartient à des sociétés historiques, aussi diverses qu'originales. Elle a également participé à la rédaction des questions du Trivial Poursuit sur Paris. "Histoires d’os et autres illustres abattis" est son premier livre et il a été sélectionné dans les vingt meilleurs livres de l'année 2007 par le journal Le Point.

Même morts, nos grands hommes ne sont pas tranquilles ! A peine refroidis, on se dispute leurs cheveux, leur crâne, leurs doigts, leurs dents Clémentine Portier-Kaltenbach, en véritable détective, s'est livrée à une enquête passionnante - avec un certain humour - sur l'histoire et le destin de ces étonnantes reliques historiques dont la possession suscite tant de convoitise ; elles incarnent symboliquement des morceaux d'histoire de France tragiques ou héroïques.

– Né en 1968, Fabrice Bourland vit et travaille en région parisienne. Avec quelques adeptes de la fiction courte, il a fondé en 1992 la revue L’Imbriaque, dans laquelle il a publié de nombreux textes et aphorismes sous le pseudonyme de Clément Destroit. Entre 1999 et 2004, il a été collaborateur puis rédacteur en chef de Nouvelle Donne, magazine consacré à l’actualité de la nouvelle. Depuis 2003, il dirige aux éditions Nestiveqnen une collection de littérature fantastique. Grand admirateur d’Edgar Poe, Jean Ray, Stevenson ou Hoffmann, ses textes ont été publiés dans différentes revues, collectifs et anthologies.

Fabrice Bourland fait un usage érudit et très habile de la mythologie holmésienne - le lecteur verra même passer le docteur Watson ! - et plus encore de la biographie de Conan Doyle, qui délaissa les fastes de la déduction et de l’enquête pour vanter ceux de la communication avec les défunts. (Jacques Baudou )

Londres, 1932. Depuis que la municipalité a attribué à la maison du major Hipwood le n° 221 à Baker Street, le salon du premier étage semble hanté. S’agit-il d’un esprit, comme le prétendent certains

Venez rencontrer et écouter des auteurs à la MEDIATHEQUE Jean FALALA

10H30 : Polar ésotérique et polar fantastique avec Eric GIACOMETTI et Fabrice BOURLAND (table-ronde animée par Eric POINDRON)

Après le Code Vinci, des dizaines de thrillers ésotériques sortent chaque année, en France et dans le monde. Templiers, sociétés secrètes, francs-maçons, alchimie, conspiration, etc. le genre s'est installé dans les rayons et les lecteurs sont accros, si l'on en juge au niveau des ventes. Décrié par les purs et durs du polar, ce genre n'a pourtant pas été créé par Dan Brown. Daniel Easterman, Morrel, et bien d'autres avaient labouré ce terrain sombre. En France, on trouvait dans la série télévisée Belphégor tous les ingrédients d'un bon polar ésotérique.

Eric Giacometti, auteur avec Jacques Ravenne des enquêtes du commissaires Marcas, flic franc-maçon.

Fabrice BOURLAND, auteur des enquêtes d'Andrew Singleton et de James Trelawney, qui enquête dans le monde du spiritisme et traquent les fantômes.

Découvrir tout LE PROGRAMMME DU FESTIVAL

  • RENCONTRE AVEC JACQUES PRADEL ANIMÉE PAR ERIC POINDRON

à la libraire Privat-Guerlin, à Reims le samedi 14 juin.

Aérodrome de Bastia-Borgo. Lundi 31 juillet 1944. 8h45. Ce matin-là, le commandant Antoine de Saint-Exupéry décolle à bord de son Lightning P-38, à destination du sud de la France, pour une mission d'observation dont il ne reviendra pas. Pendant près de soixante ans, on tentera en vain de localiser son avion. En 1998, un pêcheur marseillais remonte dans ses filets la gourmette de l'aviateur disparu. Peu de temps après, le plongeur et archéologue Luc Vanrell identifie formellement l'épave de son avion, dans la région des calanques près de Marseille. C'est le début d'une incroyable enquête pour tenter de comprendre pourquoi l'appareil du plus célèbre écrivain et aviateur de son temps se trouvait là où personne ne l'avait jamais cherché. Ce véritable thriller historique raconte les multiples rebondissements des recherches menées par une petite équipe de passionnés en France et à l'étranger. Le résultat est sans appel : il n'y a pas eu de panne. Saint-Exupéry ne s'est pas suicidé. Il avait rendez-vous avec l'Histoire, et il est mort pour la France au cours de son dernier combat ! Mais qui l'a abattu ?

Journaliste et animateur de nombreuses émissions de radio et de télévision, Jacques Pradel présente sur Europe 1 un magazine quotidien suivi par 1,5 million d'auditeurs. Installé à Marseille, Luc Vanrell dirige et participe depuis plusieurs années à des missions archéologiques sous-marines.

Saint-Exupéry, l'ultime secret, de Jacques Pradel et Luc Vanrell. préface de Alain Decaux (éditions du Rocher)

SOLIDARITÉ POUR LE SAUVETAGE DU NATURALISTE DEYROLLE

On recommence" : Louis-Albert de Broglie l'affirme, c'est ainsi qu'il a réagi, au matin du 1er février, en découvrant les conséquences de l'incendie qui avait ravagé l'immeuble du naturaliste Deyrolle dans la nuit. L'optimisme du propriétaire de ce lieu étrange a été conforté par l'élan de solidarité qui s'est tout de suite créé. Depuis cent vingt ans qu'il est installé au 46, rue du Bac, dans le 7e arrondissement de Paris, ce bric-à-brac scientifico-artistique attire les habitants du quartier, mais aussi les scientifiques et les artistes du monde entier.

Epargnée par les flammes, la boutique du rez-de-chaussée a très vite rouvert. Mais, au premier étage, il ne reste plus que murs noircis, et quelques objets calcinés dans les cinq pièces où se trouvaient la collection de 50 000 papillons, le zèbre, la tortue des Seychelles, les reptiles, les antilopes et autres animaux naturalisés qui ont fait la célébrité de ce magasin. Déjà les peintres s'affairent dans la salle la moins abîmée. Mais plus de six mois de travaux seront nécessaires pour tout remettre en état.

D'ici là, plusieurs initiatives vont permettre à Deyrolle de réunir les fonds nécessaires à la poursuite de son activité. Très vite, les éditions Gallimard ont demandé à Pierre Assouline d'écrire un livre sur Deyrolle qui devrait être publié fin avril. Sculpteurs et photographes ont été parmi les premiers à apporter leur soutien. L'artiste Sophie Calle, le plasticien Huang Yong Ping, les photographes Bettina Rheims et Jean Baptiste Huynh notamment ont proposé de travailler sur les pièces les moins abîmées. Le montant de la vente de ces oeuvres, qui sera réalisée par Christie's dans le dernier trimestre de l'année, servira à reconstituer le mobilier entomologique de 1888 qui abritait notamment la collection de papillons. Enfin, Hermès a décidé l'édition spéciale d'un carré de soie, vendu par souscription sur Internet jusqu'au 1er juin au prix de 265 euros.

"Notre idée est de créer une Fondation Deyrolle pour l'avenir, qui aurait une double vocation : sauvegarder les métiers d'observation scientifique propres à notre activité et faire travailler les artistes pour transcender et transfigurer l'observation scientifique en oeuvre artistique", explique M. de Broglie, propriétaire de cette société depuis 2001.

Une belle renaissance donc pour cet établissement qui fut "premier fournisseur de l'instruction publique dès 1866". Ses cartes, planches murales, squelettes et pièces de biologie ont servi à expliquer les "leçons de choses" à des générations d'écoliers. "Un beau tableau vaut mieux qu'un beau discours", était la devise d'Emile Deyrolle, qui a reçu une actualisation avec la sortie, en septembre 2007, de nouvelles planches consacrées à la protection de la nature et au développement durable.

Cet intérêt pour les sciences naturelles auxquelles se sont ajoutées les collections de minéraux et de coquillages et la naturalisation d'oiseaux et de mammifères a attiré l'attention des scientifiques du monde entier pour qui Deyrolle est devenu un lieu d'étude. C'est aussi le centre d'une activité commerciale : un ours blanc naturalisé coûte par exemple entre 15 000 et 25 000 euros.

Les mammifères qui étaient exposés dans le cabinet de curiosités sont à jamais disparus, comme les oeufs d'autruche, la centaine d'oiseaux, la tortue des Seychelles, les antilopes et le très beau parquet Versailles, de cette pièce.

"Revenez vite pour la part d'enfance que vous représentez pour plusieurs générations du quartier" : ce témoignage consigné dans le grand cahier ouvert à la suite de l'incendie est, à lui seul, un encouragement à poursuivre. Les pompiers eux-mêmes l'avaient sans doute compris qui, le lendemain du sinistre, avaient accroché aux fenêtres de l'immeuble quelques-unes des têtes d'animaux qu'ils avaient pu sauver des flammes.

(Source Françoise Chirot, Le Monde)

DÉCOUVRIR DEYROLLE, Depuis 1831

DESTINATION NATURE, SALON DES RANDONNÉES 2008

ATTENTION, UN SALON À NE PAS PAS MANQUER, POUR VOYAGER ET VÉRIFIER SES RÊVES COMME LE CROYAIT GÉRARD DE NERVAL...

Du vendredi 28 au dimanche 30 mars se tiendra à Paris le Salon des randonnées, des voyages nature et de l’outdoor, rebaptisé, pour sa 24e édition, «Destinations Nature».

Nous vous donnons rendez-vous sur le stand «Chemins d’étoiles» (B21), où vous pourrez notamment trouver :

1) Autour de «Chemins d’étoiles» :

- les numéros des revues Chemins d’étoiles et Sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle

- des informations sur l’association «Les amis de Chemins d’étoiles», présidée par Sylvain Tesson, qui vient d’être fondée pour fêter les dix ans de la revue.

- des documents sur les chemins de pèlerinage qui naissent dans le sillage des Chemins de Saint-Jacques (Tro Breiz, Chemins du Mont-Saint-Michel, de Saint-Martin-de-Tours, etc.)

- des dédicaces, notamment : Tro Breiz, les chemins du paradis, Pèlerinage des Sept Saints de Bretagne par Gaële de La Brosse (Presses de la Renaissance, 2006)

- des informations sur la "Semaine Stevenson" organisée par la Communauté d'agglomération du Puy-en-Velay du 19 au 24 mai 2008

2) Divers «Amis de Chemins d'étoiles» qui se relaieront pendant ces trois jours pour faire connaître leurs activités et dédicacer leurs ouvrages.

Parmi les animations proposées par le Salon :

vendredi 28 à 12 h : 2008, anniversaire du Voyage de Stevenson dans les Cévennes - planning des manifestations de l’été, À VENIR SUR CE SITE.

vendredi 28 à 15 h : projection du film «6000 km du Levant au Couchant» relatant le voyage de Karen Guillorel de Paris à Jérusalem, à pied et à vélo.

Parmi les thématiques du Salon 2008 :

- «Place au tourisme durable» : les dernières tendances du tourisme éthique, responsable et durable, un engagement des professionnels et des touristes pour la protection de la planète tout en gardant la notion de plaisir du voyage.

- «La montagne autrement» : les professionnels de la montagne proposent une approche plus humaine des sommets, qui allie sport et découverte de l’environnement.

- «L’aventure tout-terrain à 360°» : de nombreuses idées de voyages thématiques

Du vendredi 28 au dimanche 30 mars 2008 – 10 h à 19 h (20 h le vendredi)

Porte de Versailles – Paris Expo (Hall 6) - Rens. : 01 46 21 11 10

Pour en savoir plus SALON DES RANDONNEES 2008

Entrée : Tarif normal 8 euros ; tarif réduit 5 euros

Espérant avoir votre visite sur notre stand.

Bien amicalement,

Gaële de La Brosse

"Chemins d'étoiles"

32, rue Pierre Nicole - 75005 Paris

Tél. : 01 46 33 97 89 - Fax : 01 46 33 97 89

Mobile : 06 82 75 99 38 - E-mail : itinera@club-internet.fr

UN TEMPLE DE L'ART ANIMALIEN

par Véronique Prat

Dans l'ancienne piscine de Roubaix, réaménagée en musée, se tient actuellement une exposition consacrée à l'art animalier depuis 1850. Entre pelages et ramages, on y passe agréablement du coq à l'âne.

A Roubaix, on ne va pas à La Piscine pour nager. Mais pour voir des oeuvres d'art. Pas des gadgets, des chefs-d'oeuvre : des sculptures de Barye, Pompon, Bugatti, des peintures et des dessins de Manet, Renoir, Gauguin, des photos de Marey, Stieglitz, des objets décoratifs de Grasset, Lalique. Le point commun de tous ces artistes est de s'être intéressé à l'art animalier, longtemps méprisé et qui, brusquement, connaît un essor formidable dans la seconde moitié du XIXe siècle. Ainsi, c'est un véritable zoo qu'abritent les collections du musée d'Orsay, qui prête actuellement une centaine de pièces à La Piscine de Roubaix. Une ménagerie à La Piscine ? Comment a bien pu naître l'idée de transformer une piscine en musée ? Il y avait eu des précédents : la gare d'Orsay à Paris, les abattoirs à Toulouse, les anciens entrepôts à Bordeaux, tous devenus lieux d'exposition d'art moderne ou contemporain. La situation de Roubaix n'était pas très différente : d'un côté, il y avait une piscine municipale qui avait longtemps fait la fierté des Roubaisiens, et c'est vrai qu'au moment de son inauguration, en 1932, l'endroit ne manquait pas d'allure. On y entrait comme dans une abbaye cistercienne en franchissant un porche, puis en traversant un jardin quasi monacal avant de pénétrer dans le saint des saints, une immense nef basilicale qui abritait un bassin long de 50 mètres éclairé à chaque extrémité, de manière très spectaculaire, par deux vitraux en éventail, le soleil levant auquel répondait le soleil couchant. Quelque 500 000 visiteurs fréquentaient chaque année la piscine, jusqu'en 1985 où il fallut la fermer : la voûte menaçait de s'effondrer.

Roubaix était aussi fier de son musée - constitué des legs et dons des notables de la ville - que de sa piscine. Rien de didactique dans les collections, mais un sympathique bric-à-brac de luxe où se mélangeaient au petit bonheur des meubles, tableaux, tapis, pièces d'orfèvrerie, tissus précieux, céramiques. En 1940, le musée ferme. Il ne rouvrira que partiellement à la Libération. Les collections, qui n'étaient plus exposées, moisissaient doucement dans les réserves, quand elles n'étaient pas pillées. D'un côté, un musée fermé, de l'autre, une piscine désaffectée : l'idée était tentante de rapprocher ces deux destins. C'est l'un des architectes du musée d'Orsay, Jean-Paul Philippon, qui a entièrement reprofilé la piscine, qui offre désormais son beau décor aux collections du musée de Roubaix ressuscité.

Il est l'un des premiers à donner une si large place à l'art animalier, remis à la mode par un XIXe siècle naturaliste. L'idée était d'ailleurs dans l'air. L'Histoire naturelle de Buffon (36 volumes !), devenue l'un des grands succès de librairie de l'Europe des Lumières, avait été vulgarisée jusque dans les manuels scolaires. Autre signe : la multiplication des zoos publics, où l'on allait désormais en famille et où les artistes se formaient l'oeil. Il s'y passait toujours quelque chose, comme l'arrivée en grand arroi de la girafe offerte par Méhémet Ali à Charles X : partie d'Egypte, elle arriva à Marseille en 1826. C'est à pied, par petites étapes pour que chacun puisse la voir, qu'elle gagna Paris au terme de 880 kilomètres. Installée au Jardin des Plantes, elle attira 600 000 visiteurs. Un record ! Non loin de son enclos, un « palais des bêtes féroces » hébergeait des tigres, lions, panthères qu'Eugène Delacroix et Antoine-Louis Barye venaient régulièrement dessiner. A cet exotisme s'opposent les animaux domestiques.

Les plus gâtés ont droit à leur portrait : la reine Victoria commande ceux de ses chiens à sir Joseph Boehm. Quant à Caesar, le fox-terrier d'Edouard VII, il ne quitte jamais son maître qui l'emmène dans tous ses voyages, le présente à toutes les têtes couronnées d'Europe ; il était, en son temps, l'animal le plus photographié du monde. Buffon, lui, déteste les chats auxquels il trouve « une malice innée, un caractère faux, un naturel pervers ». Il faudra toute la prose de Baudelaire pour les réhabiliter : « Ils prennent en songeant les nobles attitudes/Des grands sphinx allongés au fond des solitudes,/Qui semblent s'endormir dans un rêve sans fin (...) » C'est ainsi que les représentera Steinlen : les yeux mi-clos, l'air énigmatique.

C'est aussi au XIXe siècle que la Société protectrice des animaux apparaît, en même temps que la médecine vétérinaire. Curieusement, tout cela coïncide avec l'apparition d'un jouet promis à un bel avenir : l'ours qui devient peluche. L'art animalier a ainsi évolué de l'observation naturaliste (Barye en sculpture, Jouve en peinture) jusqu'à une stylisation de plus en plus poussée : les animaux de Pompon, son célèbre Ours blanc notamment, n'ont plus de poils, leur surface est lisse, leur silhouette est un pur jeu de formes. A partir de là, la voie est libre pour les simplifications ultimes de Brancusi, voire les déformations expressives de Picasso.

(source LE FIGARO)

La Piscine, musée d'Art et d'Industrie André-Diligent, 23, rue de l'Espérance, Roubaix, jusqu'au 25 mai 2008.

LE ZOO D'ORSAY, un assionnant catalogue sous la direction d'Emmanuelle Héran, collection « Livres d'art », Gallimard, 256 p., 39 euros

Le musée d'Orsay abrite un véritable zoo : lions, girafes, ours, chevaux, chiens, et chats. Certains d'entre eux, des ensembles entiers, dorment encore dans les réserves et ne demandent qu'à vivre sous les yeux des visiteurs : sculptures de Barye, Pompon, Bugatti ; peintures et dessins de Manet, Bonnard, Gauguin ; objets et dessins décoratifs de Grasset, Lalique ; photographies de Muybridge, Stieglitz. La deuxième moitié du XIXe siècle est l'âge d'or des zoos. Les artistes ont ainsi accès à des animaux jusqu'alors inconnus.

Ils prennent conscience des richesses de la nature et lui ajoutent un supplément de beauté. Du dessin anatomique à la scène vivante, chacun propose sa vision de l'animal. Pour certains, il devient une personne, pour d'autres, il n'est qu'un objet, à la fonction joliment décorative. De cette intimité avec les animaux naissent, entre 1850 et 1920, des chefs-d'œuvre signés des plus grands noms de l'art.

SALON DU LIVRE

Pas d'articles sur le cabinet de curiosités à partir de demain matin et ce jusqu'à mercredi, puisque je serais à Paris durant trois jours au salon du livre afin de faire des provisions de camarades, de livres, de catalogue d'éditeur et de crayons de papier publicitaires - à votre bon coeur pour les crayons, et adresse sur demande...

Lundi, journée professionelle -demain 11 heures sur le stand 10 - 18 pour les 25 ans de la collection policier avec Fabrice Bourland ; mardi (nocturne - et boissons -comprise) et peut-être mercredi matin. Si l'un d'entre vous est dans les parages et veut boire un café ou autre chose, on peut se téléphoner...

Eric, l'autre fantôme de l'opéra - 06 19 86 79 28.

Sinon, je vous raconte à mon retour.

Et lisez des livres, ils vous le rendront bien !...

COMMENT SAUVER LA MAISON DEYROLLE ?

par Eric Biétry-Rivierre

Les amateurs se mobilisent pour sauver la galerie Deyrolle, dernier cabinet de curiosités de Paris, ravagé par un incendie dans la nuit de jeudi à vendredi.

Louis-Albert de Broglie

Scène surréaliste au 46, rue du Bac: par une fenêtre, un élan et un lama empaillés regardent, comme stupéfaits, la désolation environnante. Il était 5 heures du matin quand, dans la nuit de jeudi à vendredi, la célèbre galerie de taxidermie Deyrolle a été dévastée par un incendie. Les flammes sont parties de la salle d'entomologie, au fond de la célèbre boutique installée depuis 1831 dans le VII e arrondissement de Paris. Rapidement, elles se sont étendues à plusieurs autres espaces, dont celui attenant qui abrite un cabinet de curiosités unique en Europe et le premier étage.

Malgré la mobilisation de 55 sapeurs-pompiers (dont quatre ont été légèrement blessés), le feu n'a pu être maîtrisé que deux heures plus tard. Un laps de temps suffisant pour que toutes les collections de papillons et d'insectes ainsi qu'une grande partie des animaux naturalisés soient réduites en cendre.

Devant la façade noircie

Depuis des générations, pour les amateurs d'exotisme, Deyrolle était l'un des plus beaux sanctuaires de l'histoire naturelle et spécialement de l'entomologie naturaliste.

Son actuel propriétaire Louis-Albert de Broglie, héritier du titre de prince et d'un arbre généalogique comptant des maréchaux, des écrivains, un président du Conseil et un Prix Nobel, est le créateur du Prince Jardinier, la marque de l'élégance dans l'art du jardin. Il a acquis la société Deyrolle en 2001.

Mais samedi, il n'y avait qu'à voir devant la façade noircie la foule massée devant les oiseaux tropicaux sauvés en vrac ou devant les tigres, les renards et les ânes attendant sur la chaussée le camion qui les évacuerait pour mesurer la tristesse. Tentant de sauver les fourrures et pelages abîmés de ces animaux «d'anciens cirques, tous morts de mort naturelle» , un employé les passait au séchoir. Non loin, un livre d'or était mis à disposition de chacun. Il abonderait bientôt, tout comme le site Web DEYROLLE, en commentaires navrés et en messages de soutien.

En 1888, la société Deyrolle, sous la direction du petit-fils du fondateur, s'était installée définitivement rive gauche, dans un hôtel particulier construit pour un fils du banquier de Louis XIV. Déjà la clientèle n'était plus seulement celle de l'amateur ou du chasseur. La maison visait surtout les enseignants. Outre le matériel scientifique collections de minéraux, coquillages, papillons et insectes, herbiers, préparations microscopiques, etc. et nombre d'ouvrages spécialisés, elle fournit bientôt à toutes les écoles et universités de France de grandes planches et cartes murales qui allaient servir à des générations de maîtres pour illustrer leurs leçons.

Décidément, Deyrolle fascinait. Aussi bien les aventuriers que les enfants ; et aussi les artistes. Un peu à la manière du catalogue de la manufacture d'armes et cycles de Saint-Étienne. Des peintres comme Bernard Buffet, Mathieu, des surréalistes comme Dali ou Breton, des écrivains comme Louise de Vilmorin ou des philosophes comme Théodore Monod comptèrent parmi les habitués. Depuis 2001 Louis Albert de Broglie perpétue ce double aspect, pédagogique et magique. Il y a six ans, c'est dans cet esprit que la boutique avait été restaurée (source Le figaro).

DÉCOUVRIR ET SOUTENIR LA MAISON DEYROLLE

DEYROLLE C'EST FINI

C'est une institution qui s'écroule, ou pire qui a pris feu. L'incendie a ravagé le premier étage et toute les collections.

La maison Deyrolle ressemblait plus à un cabinet de curiosités qu’à une simple boutique. Curieux, collectionneurs, enfants, pouvaient admirer dans cette boutique d’impressionnants animaux naturalisés, des collections d’insectes, de papillons, de minéraux, de fossiles.

Photo de Marc Dantan

Fondée en 1831 par Jean-Baptiste Deyrolle, la Maison Deyrolle, s'était installée dans l'hôtel particulier de Samuel Bernard (fils du banquier de Louis XIV) en 1888. Deyrolle était un passionné d’Histoire naturelle. la maison fut rénové en 2001 par Le Prince Jardinier. ce lieu avait su gardé toute la magie de notre enfance avec ses planches murales colorées, publiées sous le titre « Musée scolaire Deyrolle » dont la devise était :

« L’Éducation par les yeux est celle qui fatigue le moins l’intelligence, mais cette éducation ne peut avoir de bons résultats que si les idées qui se gravent dans l’esprit de l’enfant sont d’une rigoureuse exactitude ».

Nous étions nombreux à aller nous promener et rêver devant les planches de leçons de choses, les coquillages rares, les insectes insolites et les animaux empaillés. Une fois encore, nos promenades parisiennes vont perdre le goût d'antan et des flâneries d'une autre époque...

BRUXELLES & BRUSSELS

Les heureux spectateurs de France3 Lorraine-Champagne-Ardenne connaissent l’émission littéraire “Délivrez-vous“. L’excellent Eric Poindron a consacré sa dernière émission de l’année à (notamment) La Théorie du Grain de Sable ainsi qu’au livre La Maison Autrique - Métamorphoses d’une maison Art Nouveau.

L’émission est visible sur internet sur le site de France Télévision (Emission du 15 décembre 2007).

Le blog qu’anime Poindron sur le web mérite franchement le détour : c’est le Cabinet de Curiosités.

Si vous souhaitez vous procurer l’un ou l’autre de ces ouvrages : ils sont en vente la Maison Autrique, soit sur place (c’est la meilleure idée), soit par internet sur le site de la Maison Autrique.

FEU CHRISTIAN BOURGOIS

Tandis que Christian Bourgois vient de mourir, lui qui m'avait fait découvrir Vernon Sullivan, Toni Morrison, Jim Harrison, John & Dan Fante, Burroughs, Ginsberg et un tas d'autres que je laisse de côté, tant la liste serait longue.

Tristesse.

Nicolas Millet

Merci Nicolas de cet hommage de "l'autre côté de l'océan"...

Oui, la liste est longue, 10-18, LES GRAND CATALOGUES CULTES que l'on se plaisait à collectionner, Antonio Lobo Antunes, Bill Buford, Enrique Vila-Matas, Frank Westerman & El Negro, ''Les Carnets', inédits' de Tchekhov, Thomas Mac Guane, Rick Bass et la cohorte des vrais écrivains.

A ses proches, et surtout à Mathieu, son fils et mon ami, des pensées et quelques pétales de rose.

Eric Poindron

Travailler avec noblesse, espérer avec sincérité, aimer les hommes avec tendresse - voilà la vraie philosophie.

Fernando Pessoa, En bref, Christian Bourgois

La plupart des livres ne sont pas des événements, du moins dans l'idée que je me fais de la littérature. Le plus souvent, on s'aperçoit de leur importance longtemps après leur publication. Un éditeur doit échapper au brouhaha insupportable qui accompagne la sortie de certains livres. Christian Bourgois.

"LE GRAND JEU", L'ÉCRITURE, LE CONCOURS

LES ÉDITIONS SCALI PRÉSENTENT

LE GRAND JEU

CONCOURS DE LITTÉRATURE ADOLESCENTE

I. L’appel du 8 décembre

''J’ai toujours détesté les concours. En ayant la chance d’être publié, je n’ai pas pensé une seconde que j’allais recevoir le Prix de Flore du lycéen. Lorsque qu’on m’a donné ce prix, certaines personnes croyaient que ça me donnerait juste envie de continuer à écrire ou de fréquenter assidûment le Café de Flore. Certes j’ai ressenti un peu de ça, mais ce qui m’a le plus marqué c’est le fait que dès le lendemain de la remise du prix, j’avais des mails de gens de mon âge de toute la France, de tous les milieux sociaux, qui m’ont écrit pour me parler de leur passion d’écrire et de leur envie d’être publié. Malgré Internet et nos prouesses technologiques, qu’existe-t-il de mieux au monde que de voir son texte publié, « entre ses mains », dans un journal ou dans un livre ? Parce que nous sommes le futur, parce que la culture n’est pas morte et parce que nous allons vous le montrer. ''

Le Grand Jeu est le seul concours qui me fait aimer les concours...

Comme quoi !

Boris Bergmann, 15 ans. Auteur de « Viens là que je te tue ma belle ». Prix de Flore du lycéen 2007.

II. Le règlement

Article 1. Esprit : Sous les figures tutélaires d’Arthur Rimbaud, Raymond Radiguet, Françoise Sagan, et en hommage à la revue littéraire surréaliste Le Grand Jeu, les Éditions Scali proposent un grand concours pour développer et encourager dans les collèges et les lycées le goût et la nécessité de la chose écrite. Une entreprise sans exclusive et ouverte aux formes actuelles, via le rock ou le hip-hop, mais dans le respect des règles inaliénables de la littérature. Toutes les formes de l’écrit seront prises en compte : romans, nouvelles, essais, critiques d’art comme poésie sous toutes ses formes (chanson en formes libres ou en prose seront acceptées).

Article 2. Objectif : Encouragement à l’écriture – et donc à la lecture ; valorisation du talent ; développement des liens entre le monde des livres et celui de l’éducation.

Article 3. Critères de jugement : Le style, la pertinence, l’adéquation à l’époque, la capacité à jouer avec les règles de la littérature (versification, rythme, langage, influences)... En un mot, le talent.

Article 4. Formes acceptées : Critique d’art (musique, cinéma, théâtre, arts plastiques...). Roman. Nouvelle. Essai. Poésie. Les chansons sont bien sûr acceptées. Le travail devra être remis sous forme de fichier numérique, mis en page et corrigé. L’orthographe ne sera pas pénalisante, cependant, nous demandons un format « professionnel » dans la mise en page, la mise en forme, la syntaxe...

Article 5. Fonctionnement : Les élèves doivent s’inscrire au préalable, puis envoyer leur manuscrit par email sur le site Internet des Éditions Scali avant le 15 avril 2008, à minuit. Les manuscrits seront envoyés selon leur origine géographique à des librairies participantes réparties dans toute la France. Chacune de ces librairies aura réuni un jury de professeurs, journalistes, écrivains, professionnels de l’édition, sous la présidence d’honneur d’un auteur des Éditions Scali... Chacun de ces jurys régionaux publiera sa première liste de nominés le 15 mai 2008. Un lauréat par jury régional sera officiellement retenu lors d’événements spéciaux organisés localement tout au long du mois de juin. Un dernier jury national de douze personnes (écrivains, critiques, éditeurs, professeurs, adolescents) sélectionnera le gagnant officiel du Grand Jeu à la fin du mois de juin. Le lauréat, toutes catégories confondues (recueil, roman, essai), verra son ouvrage publié par les Éditions Scali, selon les conditions de la profession, au mois de septembre 2008, pour la rentrée littéraire. Des extraits des meilleures œuvres pourront également être publiés dans la Revue Scali.

Article 6. Qui peut participer : Les moins de vingt ans.

SCALI

80, RUE DU FAUBOURG-SAINT-DENIS 75010 PARIS

TEL : 01 48 00 00 99 FAX : 01 47 00 07 50 EMAIL : EDITIONS@SCALI.NET

Communiqué de presse sous embargo jusqu’au 8 décembre 2007, date du lancement officiel.

Pour nous contacter : 01 48 00 00 99 / presse@scali.net

SOUTENIR KASPAROV CONTRE LE TSAR POUTINE

Alors que des fraudes massives ont marqué les élections législatives russes, Alternative Libérale appelle la France à dénoncer la mascarade et à soutenir ouvertement Garry Kasparov, seul opposant audible à la dictature de Poutine.

Retour aux heures les plus noires pour la Russie dont nul ne peut plus ignorer qu'elle est redevenue une dictature : mainmise totale de l’Etat sur les médias et les ressources énergétiques, exils et assassinats politiques, internement psychiatrique abusifs de journalistes, élections truquées.

Le reste de vernis qui faisait encore vaguement illusion s’efface, avec la volonté manifeste de Poutine d'être le nouveau Tzar et de contourner la constitution pour garder indéfiniment les commandes, avec ses amis kagébistes.

Le hold-up électoral est total : les médias, notamment télévisuels, sont devenus des organes de propagande du régime. Quant aux opposants, privés même de toute réunion publique, les voilà violemment réprimés, comme l’a montré l’arrestation de Garry Kasparov à quelques jours du scrutin.

Celui-ci avait eu le tort d’organiser une manifestation, des plus pacifiques, de "Ceux qui ne sont pas d'accord", où mille personnes avaient bravé leur peur à Moscou, encerclés par un impressionnant dispositif policier.

Depuis des années, Kasparov tente de fédérer les forces d'oppositions, notamment libérales, au régime de Vladimir Poutine. Il a réussi à construire une coalition, l'Autre Russie, dont il a pris le leadership en tant que candidat à l'élection présidentielle.

Sa stratégie de guérilla médiatique, prenant à témoin les médias occidentaux de la violence du régime, commence à porter ses fruits : la moindre de ses manifestations est immédiatement réprimée par la police mais les clichés, eux, font le tour du monde. A chaque intimidation du régime, les opposants se multiplient, plus nombreux, plus déterminés.

Il se pourrait bien que cette "ouverture" soit le prélude à un mouvement de résistance plus large, mais Kasparov ne pourra mettre le roi Poutine en échec que s’il est soutenu par des ONG étrangères, associations que le pouvoir tente aujourd’hui d'éliminer du paysage en rendant impossible leur financement.

Les Révolutions naissent et se financent souvent de l'étranger : un scénario Orange pour la Russie est-il possible ? Une Dame de coeur pour le Roi courage Kasparov ? Et pourquoi pas ? A condition que Kasparov réussisse à percer une brèche dans le sarcophage de propagande où est tenue l'opinion. Comment parler aux Russes endoctrinés par le Kremlin, privés de médias libres ?

Le rôle de la France, berceau des Lumières et de la Démocratie, peut être crucial dans ce combat. Ferons-nous mentir les inquiétudes de Kasparov qui, à Paris la semaine dernière, s'inquiétait du silence de notre gouvernement sur la situation à Moscou, alors qu’il espérait trouver ici un allié dans son combat pour la démocratie ?

Nicolas Sarkozy regrettait avant son élection que son prédécesseur aimât serrer la main de Poutine. Il a dû la serrer à son tour. Nous espérons maintenant qu’il saura agir contre ce régime dangereux qui naît aux portes de l'Europe.

Communiqué de presse - 3 décembre 2007, ALTERNATIVE LIBÉRALE

PREMIER SALON DES ÉDITEURS INDÉPENDANTS DU QUARTIER LATIN

Mairie du 6e arrondissement Paris

29 – 30 novembre et 1er – 2 décembre 2007__

Pour la première fois, une manifestation est exclusivement consacrée à des éditeurs indépendants implantés dans ce haut lieu de l’édition qu’est le Quartier latin.

Ce 1er Salon des éditeurs indépendants du Quartier Latin permettra à des professionnels du livre, n’en ayant pas toujours la possibilité, d’aller à la rencontre du grand public.

C’est grâce à l’accueil de la Mairie du 6e arrondissement, dans un lieu ouvert à tous, en plein cœur du « quartier du livre », que ce projet a pu devenir réalité.

Quarante maisons d’édition environ, œuvrant dans des domaines très variés – Beaux livres, musique, cinéma, voyages, livres d’enfants, BD, poésie, littérature, sciences humaines… – présenteront leurs livres et revues.

Un « salon de lecture » offrira à chacun, grands et petits, le plaisir de se plonger dans le livre de son choix, avant de l’acquérir peut-être, si le coup de cœur a eu lieu.

Rendez-vous dès le jeudi 29 novembre pour découvrir, ou retrouver, ces éditeurs indépendants.

Le Salon est ouvert :

Jeudi 29 novembre, de 11 h à 21 h

Vendredi 30 novembre, Samedi 1er décembre, de 11 h à 18 h

Dimanche 2 décembre, de 14 h à 18 h

Renseignements : Brigitte PELTIER – 01 46 33 95 81 – bpeltier@noos.fr

Entrée libre

AVEC LA PARTICIPATION DES ÉDITIONS ALEXANDRINES

"Pour ne pas marcher idiot et mettre un peu de poésie à ses semelles", selon les mots de Philippe Lacoche, LES ÉDITIONS ALEXANDRINES, une géographie littéraire de la France...

« Qu’est-ce qu’un écrivain ? C’est quelqu’un qui nous transporte. Et nous serine : allez voir là-bas, vous y êtes ! » Cette formule, tirée d’un des récits de vies qui composent nos Balades, illustre bien le dessein de la collection Sur les pas des écrivains. Quelle meilleure manière, en effet, pour découvrir un "pays" que de suivre ses grands auteurs et leurs proches dans leur existence quotidienne, racontée par leur biographe le plus intime ? Les Éditions Alexandrines s’intéressent, depuis leur création il y a dix ans, à la vie et au quotidien des écrivains dans leur région d’origine ou d’appartenance. Chaque Balade suit l’histoire d’une vingtaine d’auteurs, et le département s’ouvre au lecteur à travers la présentation de chacun d’eux rédigée par un spécialiste, universitaire, membre de la famille, érudit local ou ami, qui nous raconte, anecdotes à l’appui, son « grand homme » dans le département. Ainsi, pénétrons-nous dans l’intimité des grandes figures littéraires tout en découvrant le patrimoine de chaque département. C’est ainsi que sont nées les balades dans les départements d’Île-de-France, de Picardie, de Champagne-Ardenne, du Nord-Pas-de-Calais, de Basse-Normandie... Le tour de la France littéraire se poursuit avec Balade en Seine-Maritime, Balade en Gironde, Balade en Haute-Vienne... Ces ouvrages comptent environ 260 pages, une belle couverture couleur cartonnée avec rabats, un très beau papier sépia, des cartes et de nombreuses illustrations. En annexe, une table des lieux de vie des écrivains indique les lieux d’intérêt et leurs adresses ainsi que leur ouverture au public.

DÉCOUVRIR LES ÉDITIONS ALEXANDRINES

LOVECRAFT, L'EXPO QUI REND FOU

L'Expo qui rend fou : LOVECRAFT ou le Livre de Raison

L'écrivain américain Howard Phillips Lovecraft (1890-1937) est sans conteste l'un des auteurs de science-fiction les plus importants du XXème siècle: inventeur d'une cosmogonie conjecturale géniale et effrayante, le terme d'auteur culte semble avoir été forgé pour lui.

Répondant à l'invitation de la Maison d'Ailleurs à l'occasion du 70ème anniversaire de la mort de H. P. Lovecraft, cent artistes se sont donc emparés de ce journal pour explorer plus avant les profondeurs abyssales qui y sont évoquées, transformant le musée en un lieu dont la visite pourrait affecter la santé mentale...

L'exposition présente également de courtes fictions originales, L'appel de Cthulhu, une film de la H. P. Lovecraft Historical Society, Le cas Lovecraft, un documentaire de Patrick Mario Bernard et Pierre Trividic, une salle d'écoute radiophonique proposée par Sonar/Espace 2, ainsi qu'une série de fictions interactives.

du 27 octobre 2007 au 6 avril 2008

à la MAISON D'AILLEURS

Illustrations originales de

Albertine // Albin // Aeron Alfrey // Sylvain Amacher // Fred Bastide // Jose Antonio Bautista // Bénédicte // Noah Berlatsky // Stephan Bersier // Bertschy // Christian Bili // Enrique Bonet // Eric Braün // Benjamin Bron // Gabriel Br. // Giacomo Carmagnola // Paul Carrick // Caza // Daniel Ceni // Jean-Michel Cholette // Gilles Christinat // Cosey // John Coulthart // Marc Da Cunha Lopes // Brendan Danielsson // Guy Davis // Antoine Déprez // René Donais // Randy DuBurke // Antoine Duplan // Kevin Evans // Léonard Felix // Deak Ferrand // Grégoire Fontana // Mathias Forbach // Fufu Frauenwahl // Fritz & Ángel Olivera // Hugues Lapaire // Stephan Gaudin // Gess // H. R. Giger // Thomas Gilbert // Goomi // Gnot Guedin // Antoine Guex // Alban Guillemois // Gwabryel // Karen Ichters // Anna-Maria Jung // Julien Kaeser // Jean-Philippe Kalonji // Thomas Koenig // Körner Union // Krum // Muriel Liénard // Guillaume Long // Denis Martin // Guillaume Mayor // Laurent Mettraux // Berivan Meyer // Yves Milet-Desfougères // Monsieur Mishimoto // Mix & Remix // Fabian Moreillon // Sebastián Mulero // Jason Murphy // Julien Noirel // Johan Nowasad // Noyau // David Paleo // Fernando Pascual // Nancy Peña // Yann Perrelet // Stéphane Pichot // Nicolas Pitz // Plonk et Replonk // Alexandre Pointet // Mark Prent // Björn Quiring // Richard Raaphorst // Nadia Raviscioni // Jeff Remmer // Émile Roduit // François Rouiller // Jérémie Royer // David Saavedra // Patrick Saradar // Rick Sardinha // Irène Schoch // Andrés Soria // Laurence Suhner // Erwann Surcouf // Olivier Texier // Jason Thompson // Tom Tirabosco // Tito // Régis Tosetti // Walder // Anne Wilsdorf //

L'exposition présente également "L'appel de Cthulhu", une fiction mythoscopique de la H. P. Lovecraft Historical Society, "Le cas Lovecraft", un film de Patrick Mario Bernard et Pierre Trividic, une salle d'écoute radiophonique proposée par Sonar/Espace 2, ainsi qu'une série de fictions interactives imaginées par Jon Ingold (Dead Cities), Peter Nepstad (Ecdysis), David Whyld (The Cellar), Eric Forgeot, Hugo Labrande, JB, Samuel Verschelde et Jean-Luc Pontico (Lieux Communs), ainsi que Ruben Nieto, Juan Saldalgo, Santiago Eximeno, Javier Carrascosa et Pablo Martínez Merino (El Museo de las Consciencias).

Catalogue (128 pages, 90 illustrations) avec des textes originaux de

Terry Bisson // David Collin // Paul Di Filippo // Eugène // Valerio Evangelisti //

Jacques Finné // Jeffrey Ford // Philippe Forêt // Pierre-Yves Lador // H. H. Løyche // James Morrow // Christopher Priest // Lucius Shepard // Norman Spinrad // Ian Watson

L'expo qui rend fou

H. P. Lovecraft et le Livre de Raison

MAISON D'AILLEURS

Musée de la science-fiction,

de l'utopie et des voyages extraordinaires

Pl. Pestalozzi 14, 1400 Yverdon-les-Bains, Suisse

Tél: + 41 24 425 64 38, MAISON D'AILLEURS

Le génie-extra-bonhomme de Providence tenait des carnets et des commencements d'histoires ; amusez vous à les poursuivre de sorte à mettre les deux pieds, ou les deux mains, dans l'effrayant... A vous de jouer avant d'écrire...

LE LIVRE DE RAISON

Ce livre se compose d’idées, d’images et de citations, hâtivement notées en vue d’un usage éventuel dans des récits d’épouvante. Très peu constituent réellement des intrigues élaborées – car la plupart d’entre elles sont de simples suggestions, ou des impressions capricieuses, dont le bute est de permettre l’envol de l’imagination et du souvenir. Leurs sources sont variées : rêves, choses lues, incidents insignifiants, rêveries, et ainsi de suite.

Offert à R.H. Barlow, Esq. Le 7 mai 1934, en échange d’une copie superbement dactylographiée de sa main experte. H.P. Lovecraft

Abominations indescriptibles ou innommables, cités géantes enfouies sous les mers, artefacts réveillant des souvenirs interdits, rêves se confondant avec le réel, nouvelles dimensions entraperçues à la périphérie de la vision, créatures d'un autre temps se dissimulant sous une apparence humaine: le "Livre de Raison" de Lovecraft consiste en une compilation d'idées - recueillies dans un carnet - destinées à être développées dans des récits ultérieurs.

Rédigées entre 1919 et 1934, ces 222 courtes notes se basent sur des songes, des lectures ou des incidents de la vie quotidienne, et semblent renfermer l'essence même de la mythologie lovecraftienne. Comme l'écrit l'auteur lui-même en introduction à son livret, peu de ces annotations "constituent réellement des intrigues élaborées - elles sont de simples suggestions, dont le but est de permettre l'envol de l'imagination et du souvenir".

1919

1 - Démophon frissonnait quand le soleil brillait sur lui (amateur d’obscurité – ignorance).

2 - Les habitants de Zinge, sur laquelle se lève chaque nuit l’étoile Canopus, sont toujours joyeux et ne connaissent pas le chagrin.

3 - Les rivages de l’Afrique répondent en chantant aux vagues de la mer Egée.

4 - Récit d’épouvante – un rêve qu’il tombe – on le retrouve sur le sol, mutilé, comme s’il était tombé de très haut.

5 - Le narrateur marche le long d’une route de campagne inconnue – il parvient dans une étrange région irréelle.

6 - Dans Idle Days on the Yann de Lord Dusany : les habitants de l’ancienne Astahahn, sur le Yann, font tout selon d’anciens rites. Rien de nouveau n’est découvert. « Ici, nous avons enchaîné et garrotté le Temps, car autrement il tuerait les dieux. »

7 - Récit d’épouvante – la main sculptée – ou toute autre main artificielle – qui étrangle son créateur.

8 - Récit d’épouvante – Un homme doit rencontrer un vieil ennemi. Il meurt – son corps se rend au rendez-vous.

9. L’intrigue du Dr Eben Spencer.

10. Rêve de vol au-dessus de la ville. Celephais.

11. Etrange rituel nocturne. Les animaux dansent et marchent au son de la musique.

12. Evénements dans un intervalle entre un bruit annonciateur et la sonnerie d’une horloge – fin – « c’était l’horloge qui annonçait trois heures ».

13. Une maison et un jardin – anciens – associations. La scène prend un aspect étrange.

14. Un bruit hideux dans l’obscurité.

15. Un pont et des eaux noires limoneuses. Fungi-Le Canal.

16. Morts qui marchent – apparemment vivants, mais…

17. Des portes qu’on trouve mystérieusement ouvertes ou fermées, etc. – Provoque la terreur.

18. Bois de calamandre – Bois d’ébénisterie de grande valeur, de Ceylan et de l’Inde du Sud, ressemblant au bois de rose.

19. Réviser conte de 1907 – peinture d’une horreur abominable.

20. Un homme voyage dans le passé – ou dans un royaume imaginaire – en laissant derrière lui son enveloppe corporelle.

21. Une statue colossale très ancienne dans un désert très ancien. Elle n’a plus de visage – aucun homme ne l’a vu.

22. Légende des sirènes – Encyclopédia Britannica XVI-40.

Sirène de Juan Cabana

23. Un homme qui ne dort pas – n’ose pas dormir – prend des drogue pour rester éveillé. Finit par s’endormir – et quelque chose arrive. Epigraphe de Baudelaire p. 214. Hypnos.

24. Dunsany – Go-By Street. Un homme se retrouve dans le monde du rêve – revient sur terre – cherche à y retourner – réussit, mais retrouve cet univers vieilli et décomposé, comme à l’issue de milliers d’années.

25. Un homme se rend dans un musée d’antiquités – demande si on accepterait un bas-relief qu’il vient de créer – le conservateur, âgé et très érudit, rit et déclare qu’il ne peut accepter quelque chose de si récent. L’homme dit que « les rêves sont plus anciens que l’Egypte obscure, ou que le Sphinx pensif de la Babylone entourée de jardins », et qu’il a créé cette sculpture en rêve. Le conservateur lui demande de la lui montrer et quand l’homme accepte le conservateur est épouvanté, et demande à l’homme quel est son nom. Il lui donne son nom actuel. « Non – avant », dit le conservateur. L’homme ne s’en souvient pas, sauf en rêve. Le conservateur lui propose alors une forte somme, mais l’homme se rend compte qu’il a l’intention de détruire la sculpture. Il en demande donc un prix fabuleux – le conservateur va consulter les responsables du musée. – Ajouter un bon développement et décrire la nature du bas-relief. Cthulhu.

26. Rêve – les marche d’un ancien château – gardes endormis, étroite fenêtre – bataille dans la plaine entre soldats anglais et hommes à tabards jaunes, décorés de dragons rouges. Le chef des Anglais défie le chef de ses adversaires en combat singulier. L’adversaire perd son casque, mais il n’y a pas de tête à l’intérieur. Toute l’armée adverse disparaît peu à peu dans le brouillard, et l’observateur se retrouve à cheval dans la plaine ; c’est lui le chevalier anglais. Il regarde en direction du château, et aperçoit des nuages fantastiques qui se rassemblent au-dessus des remparts.

27. La vie et la mort. La Mort – son horreur et sa désolation – espaces vides – fonds marins – villes mortes. Mais la Vie – une horreur encore plus grande ! Enormes reptiles et léviathans inconnus – animaux hideux de la jungle préhistorique – végétation luxuriante et fangeuse – instinct mauvais de l’homme primitif. La Vie est plus terrible que la Mort.

28. Le chat est l’âme de l’ancienne Egypte, le détenteur de récits venus (des empires) des cités perdues d’Ophir et de Meroe ; le parent des seigneurs de la jungle, l’héritier des secrets de la séculaire et sinistre Afrique, et le cousin du Sphinx, dont il parle la langue ; mais, plus vieux que lui, il se souvient de choses que le Sphinx a oubliées. Les chats d’Uthar.

29. Rêve de Seekonk – marée ascendante – éclair dans le ciel – exil de Providence – chute du dôme de la Congrégation.

30. Etrange visite de nuit dans un lieu – clair de lune – château magnifique, etc. De jour, abandon total ou ruines méconnaissables – peut-être très anciennes.

31. Homme préhistorique conservé dans les glaces sibériennes (voir Winchell, Walks and Talks in the Geological Field, p. 156 sqq).

32. Tout comme les dinosaures ont été surpassés par les mammifères, de même ceux-ci, et l’homme, seront surpassés par des insectes ou des oiseaux. Chute de l’homme devant la nouvelle race.

33. Déterminisme et prophétie.

34. S’éloigner de la Terre plus vite que la lumière. Le passé découvert peu à peu. Terrifiante révélation.

35. Etres particuliers, aux sens particuliers, venus d’univers lointains. Découverte d’un Univers externe.

36. Il est certain que la matière se désintégrera en électrons, qui céderont finalement la place à l’espace vide, tout comme on connaît la décomposition de l’énergie en chaleur radiante. Cas d’accélération – un homme devient espace.

37. L’odeur particulière d’un livre qu’on a lu, enfant, provoque le retour d’une rêverie d’enfance.

38. Sensation de noyade. Sous la mer – villes, navires, âmes des morts. La noyade est une mort horrible.

39. Des sons, peut-être musicaux, entendus dans la nuit, en provenance d’autres mondes ou d’autres ordres d’existence.

40. Avertissement qu’un certain sol est sacré, ou maudit ; qu’une maison ou une ville ne peut y être construite – sous peine de punition ou de catastrophe.

41. Les Italiens appellent la peur La Figlia della Morte – la Fille de la Mort.

42. Peur des miroirs – souvenir d’un rêve dans lequel le décor est modifié, et dont le point culminant est une horrible surprise lorsqu’on se voit dans un miroir. Identité ? Etranger ?

43. Des monstres s’enterrent sous le sol et se multiplient, formant une race de démons dont personne ne suspecte l’existence.

Dessins de Frazer Irving

44. Un château au bord d’un étang ou d’une rivière – le reflet se fixe peu à peu au cours des siècles. Une fois le château détruit, le reflet vit pour se venger atrocement de ceux qui l’ont abattu.

45. Une race de pharaons immortels vit sous les Pyramides, dans de grandes salles souterraines auxquelles mènent des escaliers obscurs.

46. Hawthorne – intrigue non rédigée. Un visiteur venu de la tombe. Dans un quelconque rassemblement de foule, un étranger est suivi, à minuit, jusqu’au cimetière, où il descend dans la terre.

47. Extrait de l’article Arabia, Encyclopaedia Britannica, II.-255. Légendaires tribus préhistoriques d’Ad au sud, de Tharmoud au nord, et de Tasm et Jadis au centre de la péninsule. « On donne de splendides descriptions d’Irem, la Cité des Piliers (comme l’appelle le Coran), dont on dit qu’elle fut bâtie par Shedad, dernier despote d’Ad, dans les régions d’Hudramant, et qui, disent les Arabes, après l’anéantissement de ses habitants, reste intact, et invisible aux yeux ordinaires, mais est parfois, à de rares intervalles, révélée à un voyageur béni des dieux ». Excavations rocheuses dans le Nord-Ouest de l’Hejaz attribuées à la tribu Thamoud.

48. Cités balayées par une colère surnaturelle.

49. AZATHOTH – nom hideux.

50. Phleg-e-thon – rivière de feu liquide dans l’Hadès.

51. Jardin enchanté où la lune fait apparaître l’ombre d’un objet ou d’un fantôme invisibles aux yeux des humains.

52. Appel des morts – une voix ou un bruit familier dans la pièce à côté.

53. La main d’un mort écrit.

54. Echange de personnalités.

55. Homme suivi dans une chose invisible.

56. Livre ou manuscrit trop horrible pour qu’on le lise – on est prévenu qu’il ne faut pas. Quelqu’un le lit et on le retrouve mort. Incident d’Haverhill.

57. En bateau, à voile ou à rames, sur un lac sous la lueur de la lune – passage dans l’invisibilité.

58. Un village bizarre – dans une vallée, qu’on atteint à l’issue d’une longue route, et qui est visible du sommet de la colline dont descend cette route – ou tout près d’une vieille et épaisse forêt.

59. Un homme dans une étrange chambre souterraine – il cherche à forcer une porte de bronze – submergé par l’irruption des eaux.

60. Sous la lune un pêcheur jette son filet dans la mer – ce qu’il trouve.

61. Terrible pèlerinage à la recherche du trône du lointain sultan des démons, Azathoth.

62. Un homme vivant emmuré dans un pont de pierre pour obéir à des superstitions – ou un chat noir.

63. Noms sinistres (Kman-thoth del).

64. Identité. Reconstruction d’une personnalité – un homme créé un double de lui-même.

65. Riley et sa peur des employés des pompes funèbres – porte fermée de l’intérieur après la mort.

66. Catacombes découvertes sous une ville. En Amérique ?

67. Impression. Une cité en danger – cité morte, statue équestre, hommes enfermés dans une pièce, claquement de sabots venus de l’extérieur. Prodige révélé dès qu’on regarde dehors. Fin indécise.

68. Découverte d’un meurtre, et du corps de la victime, par un détective-psychologue qui fait croire qu’il a rendu transparent les murs de la pièce. Fait naître la peur chez le meurtrier.

69. Un homme au visage anormal, au parler bizarre. Il s’agit d’un masque – révélation.

70. Ton d’extrême fantaisie. Homme transformé en île ou en montagne.

71. Un homme a vendu son âme au diable – retrouve sa famille à l’issue d’un voyage. La vie ensuite – la peur, l’horreur qui culmine.

72. Incident pendant Halloween. Un miroir dans une cave – on y voit un visage – mort (traces de griffes ?)

73. Les rats se multiplient, exterminent d’abord une seule ville, puis l’humanité entière. Accroissement de la taille et de l’intelligence.

74. Vengeance italienne – suicide dans une cellule avec son ennemi – sous un château.

75. Messe noire sous une vieille église.

76. Vieille cathédrale, gargouilles hideuses. Un homme venu là pour voler – on le retrouve mort, les mâchoires de la gargouilles sont rouges de sang.

77. Danse innommable de gargouilles ; au matin, plusieurs d’entre elles ont changé de place dans la vieille cathédrale.

78. Errance à travers un labyrinthe d’étroites rues mal famées, une lumière lointaine apparaît. Rites inconnus de mendiants rassemblés là, comme la Cour des Miracles dans Notre-Dame de Paris.

79. Horrible secret dans la crypte d’un vieux château – découvert par un des habitants du lieu.

80. Une chose vivante, informe, constitue le cœur d’un vieux bâtiment.

81. Tête de marbre. Rêve – une colline pour les inhumations –, le soir, irréalité. Une fête ?

82. Un sorcier a le pouvoir d’influencer les rêves des autres.

1920

83. Citation : »Un cauchemar défunt, mort dans la brume de sa propre perversité, et qui avait laissé son cadavre mou sur la poitrine du tourmenté, à charge pour lui de s’en débarrasser comme il pourrait. » – Hawthorne.

84. Bruits discordants, hideux, émis par un orgue délabré dans une abbaye ou une cathédrale abandonnée. Terreur à Red Hook.

85. « Car la nature, elle aussi, a ses grotesques – le rocher déchiqueté, les lueurs déformantes du crépuscule sur les routes solitaires, la structure, mise à nu, de l’homme dans l’embryon ou dans le squelette. » Pater – Renaissance (da Vinci).

86. Trouver quelque chose d’horrible dans un livre, peut-être en provenance de la famille, et ne pas pouvoir l’y retrouver ensuite.

87. (Charles Dexter Ward) Borellus dit : « Le Sel Essentiels des animaux peut être préparé et préservé de telle façon qu’un homme ingénieux peut avoir toute l’arche de Noé dans son cabinet, et faire à son plaisir jaillir la forme d’un animal de ses cendres ; et, par la même méthode, à partir des Sels Essentiels de poussière humaine, un Philosophe peut, sans recourir à une criminelle nécromancie, rappeler celle d’un aïeul décédé des cendres dans lesquelles son corps a été incinéré. »

88. Un philosophe solitaire aime un chat – il l’hypnotise en lui parlant sans cesse et en le regardant. Après sa mort, le chat montre par certains signes qu’il accueille désormais sa personnalité. N.B. Il a dressé le chat, et le laisse à un ami, en lui enjoignant de fixer, à l’aide d’un harnais, une plume à sa patte avant droite. Plus tard le chat trace des mots de l’écriture du défunt.

89. Lagons et marais solitaires de Louisiane – démon de la mort, vieille demeure et son jardin – arbres recouverts de mousse – festons de clématites sauvages.

1921

90. Monstre sans cerveau ou anencéphale, qui survit et parvient à une taille prodigieuse.

91. Un jour d’hiver autrefois – dormi. Vingt ans plus tard. Sommeil dans un fauteuil par une nuit d’été. Aube trompeuse – le décor et les sensations d’autrefois – froid – personnes âgées mortes aujourd’hui. Horreur – gelé ?

92. Un homme meurt, mais son cadavre retient une parcelle de vie. Il marche de-ci de-là – s’efforce de dissimuler l’odeur de décomposition – retenu quelque part. Point culminant abominable. Cool Air.

93. Un lieu ou l’on a été (une belle vue d’un village, ou d’une vallée constellée de fermes au crépuscule), et qu’on ne peut retrouver, ou situer en mémoire.

94. Le soleil subit une modification – il donne aux objets des formes bizarres, faisant peut-être renaître un paysage du passé.

95. Une horrible plantation coloniale et un jardin à l’abandon sur une colline dans la ville, peu à peu submergée par la végétation. Poème « The House » comme base de l’histoire.

96. Des feux inconnus aperçus la nuit au-delà des collines.

97. Peur irraisonnée d’une cuvette au fond des bois, où des ruisseaux ondulent parmi des racines tordues, et où, sur un autel enfoui, ont été accomplis d’horribles sacrifices. Phosphorescence des arbres morts. Bulles qui sortent du sol.

98. Vieille maison hideuse, Bowen Street, sur la pente abrupte d’une colline. Elle fait signe dans la nuit. Fenêtre noires, horreur innommable. Voix et contact glacés, les morts qui vous souhaitent la bienvenue.

1923

99. Histoire de Salem. La chaumière d’une vieille sorcière, dans laquelle, après sa mort, on trouve diverses choses horribles.

100. Une région souterraine sous un paisible village de Nouvelle-Angleterre, habitée par des créatures (vivantes ou disparues) venues de la préhistoire.

101. Abominable société secrète – très répandue – rites horribles dans les cavernes sous des décors familiers. Le voisin d’à côté peut en faire partie.

102. Dans une pièce, un cadavre accomplit une action quelconque en réaction à une discussion en sa présence. Déchire ou dissimule le testament, etc.

Oeuvre de Juan Cabana

103. Une pièce close, ou du moins dans laquelle il ne peut y avoir de lampe. Ombre sur le mur.

104. Ancienne taverne au bord de la mer, désormais à l’intérieur des terres (gagnées par l’océan). Evénements bizarres – on entend battre les vagues.

105. Un vampire vient visiter un homme dans la demeure ancestrale ; c’est son propre père.

106. Une chose qui s’assoit sur la poitrine d’un dormeur. Au matin, elle est partie, mais il reste quelque chose.

107. Le papier peint se déchire en dessinant une forme sinistre ; un homme meurt de peur. Les rats dans le mur.

108. Un mulâtre instruit cherche à chasser la personnalité d’un Blanc pour occuper son corps.

109. Dans un marais, un sorcier vaudou noir ; homme blanc possédé par lui.

110. Ruines cyclopéennes antédiluviennes sur une île solitaire du Pacifique. Centre d’un culte de sorcellerie clandestin, répandu dans le monde entier.

111.Vieilles ruines dans un marais en Alabama. Vaudou.

112. Un homme vit près d’un cimetière. Comment vit-il ? Il ne mange rien.

113. Souvenirs biologiques héréditaires d’autres mondes et d’autres univers. Butler – Gods Know and Unknow, p.59.

114. Lueurs de mort qui dansent au-dessus d’un marais salé.

115. Un vieux château depuis lequel on entend le bruit d’une bizarre chute d’eau. Ce bruit cesse par moments dans d’étranges conditions.

116. Rôder la nuit autour d’un étrange château sans lumières, au milieu d’un décor surprenant.

117. Une chose vivante conservée et nourrie en secret dans une vieille demeure.

1924

118. Quelque chose aperçu à la fenêtre en encorbellement d’une pièce interdite dans un vieux manoir.

119. Note d’art : les démons fantastiques de Salvatore Rosa ou Füssli (tronc-trompe).

120. Oiseau parlant très âgé. Raconte des secrets bien plus tard.

121. Photius parle d’un écrivain « perdu » nommé Damascius, qui écrivit « Récits incroyables », « Contes du Démon », « Histoires merveilleuses d’apparitions du monde des morts ».

122. Choses horribles chuchotées entre les lignes du Gauthier du Metz, XIIIe siècle, « Image du Monde ».

123. Homme desséché vivant depuis des siècles en catalepsie dans une très vieille tombe.

124. Réunion secrète abominable, la nuit dans une vieille ruelle. Tous se dispersent furtivement, un par un. L’un jette quelque chose – une main humaine.

125. Un homme abandonné par un bateau – il nage dans la mer – est recueilli quelques heures plus tard et raconte une étrange histoire sur les régions sous-marines qu’il a visitées. Fou ?

126. Des naufragés sur une île mangent des plantes inconnues et subissent d’étranges transformations.

127. Des ruines inconnues très anciennes. Un étrange oiseau immortel parle dans une langue qui horrifie les explorateurs.

128. Un individu, à l’issue d’un étrange processus, suit à l’envers le chemin de l’évolution et devient amphibie. – Un médecin déclare que l’amphibien dont l’homme descend diffère de tous ceux que connaît la paléontologie. Pour le prouver, s’adonne à d’étranges expériences, ou en relate un certain nombre.

1925

129. Le Faune de Marbre, p. 346 : bizarre ville de pierre préhistorique en Italie.

130. Région de Nouvelle-Angleterre appelée « Creux des Sorcières » – le long d’une rivière. Rumeurs de sabbats de sorcières et de pow-wows indiens sur une large butte surmontant le lieu, et où de vieux sapins et des hêtres formaient un bosquet obscur, ou un temple démoniaque. Légendes difficiles à démêler. Holmes – Guardian Angel.

131. Phosphorescence du bois pourrissant, appelé en Nouvelle-Angleterre « Fox-Fire ».

132. Un artiste fou, dans une vieille maison sinistre, dessine des choses. Quels étaient ses modèles ? Aperçu. Le modèle de Pickman.

133. HSW – Cassius. Un homme a un frère siamois, minuscule et informe. S’exhibe dans un cirque. Le jumeau est détaché à l’issue d’une intervention chirurgicale – disparaît – accomplit des choses hideuses avec une vie perverse qui lui est propre.

134. Roman sur le Creux des Sorcières ? Un homme embauché comme professeur dans une école privée se trompe de route lors de son premier voyage – parvient jusqu’au creux obscur, aux arbres anormalement boursouflés. Une petite chaumière (une lumière derrière la vitre ?). Il arrive à l’école et apprend que les élèves n’ont pas le droit d’aller là-bas. L’un des garçons est bizarre – le professeur le voit se rendre au Creux. Evénements étranges – mystérieuse disparition ou fatalité abominable.

135. Un monde hideux par-dessus le monde visible. Une porte permet d’y accéder – un pouvoir guide le narrateur vers un vieux livre interdit qui indique comment y arriver.

136. Un langage secret, parlé par quelques rares vieillards dans une contrée sauvage, mène à des prodiges cachés et à des choses terrifiantes qui ont survécu.

137. Un homme étrange, dans une région montagneuse solitaire, est vu en train de parler avec une grande créature ailée qui s’envole dès que d’autres personnes s’approchent.

138. Quelqu’un ou quelque chose hurle de peur à la vue de la lune qui se lève, comme s’il n’y avait là quelque chose d’étrange.

139. DELRIO demande : « An Sint unquam daemones incubi et succubae, et an extali congressu proles nasci queat ? » Terreur à Red Hook.

140. Un explorateur pénètre dans une région inconnue où quelque chose dans l’atmosphère obscurcit le ciel jusqu’à le rendre presque complètement noir – les prodiges qu’il y trouve.

1926

141. Note de bas de page de Haggard ou Lang dabs « The World’s Desire » : « Très probablement les livres, mystérieux et indéchiffrables, mis au jour de loin en loin en Egypte, étaient-ils écrits dans la langue morte d’un peuple plus ancien, désormais oublié. C’était le cas de celui découvert à Coptos, dans le sanctuaire, par le prêtre de la Déesse. « Toute la Terre était noire, mais la lueur de la lune brillait sur le livre. » Un scribe de la période des Raméssides en mentionne un autre, rédigé dans une écriture ancienne, indéchiffrable. « Tu me dis que tu n’en comprends pas un mot, bon ou mauvais. Il y a autour de lui un mur que personne ne peur escalader. Tu es instruit, et pourtant tu ne le connais pas ; cela m’effraie. » Birch Zeitschrift 1871, pp. 61-6. Papyrus Anastisi I. pl. X, I.8 pl. X, 1-4. Maspero, Hist. Anc. pp.66-7. »

142. Les membres des confréries de sorciers étaient enterrés le visage vers le bas. Un homme fait des recherches dans la sépulture familiale et découvre des choses inquiétantes.

143. Un puit étrange dans le pays d’Arkham – l’eau tarit (ou n’a jamais jailli – trou soigneusement obturé par une pierre depuis le forage) – pas de fond – évité et craint – ce qui se trouve en dessous (un temple démoniaque ou quelque chose de très vieux, ou un monde de grottes). Fungi – The Well.

144. Un livre abominable aperçu dans vieille boutique – et jamais revu.

145. Une pension horrible – la porte fermée n’est jamais ouverte.

146. Une vieille lampe trouvée dans une tombe – quand elle est remplie et utilisée, sa lumière révèle un monde inconnu. Fungi.

147. Tout objet très ancien, inconnu ou préhistorique – son pouvoir de suggestion – souvenirs interdits.

148. Un chien vampirique.

149. Une ruelle maléfique ou une cour fermée dans une vieille ville – Union ou Wilson Street. Fungi.

150. Visite à quelqu’un qui vit dans une maison isolée – trajet depuis la gare, en pleine nuit – vers les collines hantées. La maison est près de la forêt ou au bord de l’eau – des choses horribles vivent là.

151. Un homme contraint de chercher refuge dans une maison inconnue. Son hôte a une barbe épaisse et des lunettes fumées. Il se retire. Pendant la nuit, l’homme se lève et aperçoit les vêtements de celui qui l’a accueilli, ainsi qu’un masque, qui était le visage apparent de tout ce que l’hôte pouvait être. Fuite.

152. Le système nerveux autonome et le subconscient ne sont pas situés dans la tête. Un médecin fou décapite un homme mais le maintient en vie et le contrôle de façon subconsciente. Eviter de copier le conte de W.C. Morrow.

1928

153. Un chat noir sur une colline proche du gouffre sombre d’une vieille cour d’auberge. Il miaule de façon rauque – convie un peintre aux mystères situés au-delà. Finit par mourir à un âge avancé. Il hante les rêves de l’artiste – le pousse à le suivre. Issue étrange (ne se réveille jamais ? ou fait l’étrange découverte d’un monde ancien en dehors de l’espace tridimensionnel ?)

154. Trophonius – la caverne. Voir dictionnaire classique et l’article de l’Atlantic.

155. Une ville et ses clochers aperçus de loin au crépuscule – elle ne s’illumine pas la nuit venue. On a vu une voile se diriger vers la mer. Fungi.

156. Aventures d’un esprit privé de corps – à travers des villes obscures, à demi familières, dans d’étranges landes ; à travers l’espace et le temps – d’autres planètes, d’autres univers, à la fin.

157. Quand les yeux sont fermés, la rétine perçoit de vagues lueurs, des figures géométriques, etc. Causées par des rayons en provenances d’autres dimensions, qui agissent sur le nerf optique ? Ou d’autres planètes ? En rapport avec une vie ou un stade d’existence, où il serait possible de vivre, si l’on savait comment s’y rendre ? Un homme a peur de fermer les yeux – il est allé quelque part à l’occasion d’un horrible pèlerinage et cette terrifiante faculté de voir persiste.

158. Un homme a pour ami un horrible sorcier qui prend peu à peu de l’influence sur lui. Il le tue pour défendre son âme ; emmure le corps dans une vieille cave – MAIS – le sorcier mort (qui a déjà proféré d’étranges choses sur l’âme qui s’attarde dans le corps) change de corps avec lui… qui reste donc dans la cave, à l’état de cadavre conscient. Le Monstre sur le seuil.

159. Un certain type de musique majestueuse, aux graves accents, des années 1870 et 1880, évoque certaines visions de cette époque – salons des morts, éclairés au gaz, lueur de la lune sur de vieux planchers, rues commerçantes en ruine avec leurs réverbères, etc. – dans d’horribles circonstances.

160. Un livre qui provoque le sommeil quand on le lit – on ne peut le lire. Un homme déterminé y parvient – devient fou. Précautions prises par un initié très vieux qui sait comment se protéger, comme l’auteur et le traducteur, par des incantations.

161. L’espace et le temps. Un événement survenu il y a cent cinquante ans, resté inexpliqué. Période actuelle. Une personne qui regrette profondément le passé dit ou fait quelque chose qui est physiquement envoyé en arrière et en fait provoque l’événement en question.

162. La terreur finale. Un grand-père revient d’un étrange voyage… mystère à la maison … vent et obscurité… le grand-père et la grand-mère y disparaissent… interdit de pose des questions… somnolence… enquête… cataclysme… hurlements entendus par hasard…

163. Un homme qui a gagné de l’argent de façon obscure le perd. Il dit à sa famille qu’il va devoir retourner à l’ENDROIT (horrible, sinistre, extradimensionnel) où il a obtenu son or. Vagues allusions à de possibles poursuivants, ou au fait qu’il peut ne pas revenir. Il s’en va. Récit de ce qui lui arrive ; ou de ce qui arrive chez lui quand il revient. Peut-être connecter avec le sujet précédent. Traitement fantastique, quasi dunsanien.

164. Un homme observé dans un lieu public a les traits, ou une bague, un bijou, identifiés avec ceux d’un homme enterré depuis longtemps – des générations peut-être.

165. Horrible voyage vers une vieille tombe oubliée.

166. Une famille hideuse vit dans l’ombre, dans un ancien château, au bord d’un bois, tout près de falaises noires et d’une monstrueuse chute d’eau.

167. Un jeune garçon élevé dans une atmosphère pleine de mystère. Il croit que son père est mort. Brusquement on lui annonce qu’il va revenir. Etranges préparatifs – conséquences.

168. Tristes îles au large de la Nouvelle-Angleterre. Les horreurs qu’elles abritent – avant-poste de forces cosmiques.

169. Ce qui naît de l’œuf primordial.

170. Un homme étrange, dans un quartier obscur d’une vieille ville, possède quelque chose d’horrible, archaïque et sans âge.

171. Découverte d’un vieux livre abominable – directives pour de révoltantes évocations.

1930

172. Idole pré-humaine découverte dans le désert.

173. Une idole, dans un musée, se déplace d’une certaine façon.

174. Migration de lemmings – Atlantis.

175. De petites figures celtiques, vertes, mises au jour dans un vieux marécage irlandais.

176. On bande les yeux d’un homme et on l’emmène dans un fiacre ou voiture, fermée, vers un lieu secret très ancien.

177. Les rêves d’un homme créent pour de bon un monde étrange, à moitié dément, quasiment matériel, dans une autre dimension. Un autre homme, lui aussi rêveur, se retrouve par hasard en ce monde à l’occasion d’un rêve. Ce qu’il y trouve. Intelligence des habitants. Leur dépendance envers le premier rêveur. Ce qui arrive quand il meurt.

178. Une très vieille tombe au plus profond des forêts, tout près de l’endroit qu’occupait un manoir au XVIIe siècle. La chose boursouflée, préservée de la décomposition, qui s’y trouve.

179. Apparitions d’un dieu ancien dans un lieu solitaire – sans doute les ruines d’un temple. Atmosphère de beauté, plus que d’horreur. Maniement subtil – la présence est révélée par un faible son, ou par une ombre. Changements dans le paysage ? Vu par un enfant ? Impossible d’atteindre ou d’identifier de nouveau le lieu ?

180. La maison de toutes les horreurs… un crime innommable… des bruits… des locataires par la suite… (Flammarion) de la longueur d’un roman ?

181. Habitant d’un autre monde – visage masqué, peut-être de peau humaine, ou modifié par la chirurgie pour prendre forme humaine, mais corps d’extra-terrestre sous une robe. Ayant atteint la Terre, il cherche à se mêler à ‘humanité. Hideuse révélation. Suggéré par C.A.S.

182. Dans une vieille cité enfouie, un homme découvre un document préhistorique presque tombé en poussière, en anglais et de sa propre écriture, qui narre un récit incroyable. Idée de voyage dans le passé à partir du présent. Possible actualisation de tout cela. Utilisé en 1935.

183. Un papyrus égyptien fait allusion à un secret, ou à des secrets, sous l tombe du grand prêtre Ka-Nefer. La tombe est finalement découverte et identifiée – une porte dans un sol de pierre – un escalier, et puis le noir sans limite de l’Abysse.

184. Une expédition perdue dans l’Antarctique ou autre endroit désolé. Des années plus tard on retrouve des squelettes et des affaires. Pellicules photographiques utilisées, mais non développées. Ceux qui les ont trouvées les développent – et ont la révélation d’une chose horrible inconnue.

185. Décor d’horreur urbain – les rues Sous le Cap ou Champlain, à Québec – visage comme une falaise anguleuse – mousse, moisissures, humidité – maisons à demi enfouies dans la falaise.

186. Une chose venue de la mer – dans une demeure obscure, un homme se rend compte que les boutons de porte, etc., sont mouillés, comme s’ils avaient été touchés par quelque chose. Il a été capitaine de navire, et a découvert autrefois un temple étrange sur une île née d’une éruption volcanique.

1931

187. Rêver de s’éveiller dans une vaste salle à la surprenante architecture, environné de formes recouvertes de drap, étendues sur les dalles. Sous les draps les contours ne semblent pas être ceux d’êtres humains. L’un de ces objets bouge et rejette le drap – il s’agit d’un extra-terrestre. Suggestion que l’on en est un soi-même – esprit transféré dans un autre corps, sur une autre planète.

188. Un désert de rochers – une porte préhistorique dans une falaise, dans la vallée toute proche gisent les os de milliards d’animaux, préhistoriques ou modernes, dont certains ont été rongés de façon bizarre.

189. Ancienne nécropole ; porte de bronze qui s’ouvre quand la lumière de la lune la frappe. Focalisée par d’anciennes lentilles dans le pylône qui lui fait face ?

1932

190. Une momie très ancienne dans un musée… elle s’éveille et change de place avec un visiteur.

191. Une blessure étrange apparaît sur la main d’un homme, brusquement et sans cause apparente. Elle s’étend. Conséquences.

1933

192. ROLANG tibétain – sorcier (ou NGAGSPA) ranime un cadavre en le maintenant dans un pièce obscure, en s’étendant sur lui bouche contre bouche, et en répétant une formule magique après avoir chassé tout le reste de son esprit. Le cadavre revient lentement à la vie et se redresse. Cherche à s’échapper ; bondit, saut, et lutte ; mais le sorcier le domine. Continue d’utiliser la formule magique. Le cadavre tire la langue et le sorcier la tranche d’un coup de dents. Alors le cadavre s’effondre. La langue devient un talisman magique très précieux. Si le cadavre réussit à s’échapper – résultat abominables et mort du sorcier.

193. Livre horrible découvert dans une vieille bibliothèque. Copie de paragraphes d’une importance horrible. Plus tard, impossible de retrouver le livre et de vérifier le texte. Peut-être découverte d’un corps, d’une image, ou d’un talisman sous le plancher, dans un placard secret, ou ailleurs. Idée que le livre n’était qu’une illusion hypnotique provoquée par l’esprit d’un mort ou par un très vieille magie.

194. Un homme croit entrer dans sa propre demeure, dans l’obscurité la plus totale. Il se dirige à tâtons vers sa chambre et referme la porte derrière lui. Des horreurs inconnues… ou bien il allume la lumière et se retrouve dans un lieu inconnu, ou constate une présence étrangère. Ou bien il se retrouve dans le passé, ou l’avenir lui est révélé.

195. Un panneau de verre, d’allure surprenante, pris dans un monastère en ruine, dont on dit qu’il a abrité des rites démoniaques. Il est installé dans une maison moderne, au bord d’une contrée sauvage. Vu à travers lui, le paysage a l’air vaguement faux. Il possède une certaine capacité de déformer le temps, et vient d’une très vieille civilisation perdue. On finit par y apercevoir des choses hideuses venues d’un autre monde.

196. Les démons, quand ils désirent revêtir forme humaine à des fins maléfiques, s’emparent de corps de pendus.

197. Perte de mémoire et entrée dans un monde vague et brumeux, aux scènes et aux événements bizarres, après un choc, un accident, la lecture d’un livre étrange, la participation à un rite, l’absorption d’un étrange breuvage, etc. Les choses semblent avoir quelque chose de familier, à la fois vague et inquiétant. Emergence. Impossibilité de retracer le cours des événements.

1934

198. Une tour visible au loin depuis une fenêtre. Les chauves-souris s’y rassemblent à la nuit. L’observateur est fasciné. Une nuit il se réveille pour se retrouver dans un escalier circulaire, dans le noir. Dans la tour ? Un objectif abominable.

199. Une chose aux ailes noires entre en volant la nuit dans une maison. Il est impossible de la retrouver ou de l’identifier, mais il s’ensuit des conséquences subtiles.

200. Une chose invisible fait sentir sa présence – ou on aperçoit les empreintes qu’elle laisse – au sommet d’une montagne ou autre lieu élevé, inaccessible.

201.Planètes formées de matière invisible.

Extrait d’un carnet ultérieur

202. Une épave monstrueuse – trouvée et recueillie par un naufragé ou le survivant d’un naufrage.

203. Retour en un lieu en des circonstances semblables à celles du rêve, horribles, et seulement faiblement comprises. Règne de mort et de la décomposition. La ville ne s’illumine pas quand vient le soir – révélation.

204. Inquiétante conviction que la vie dans son ensemble est un rêve décevant, derrière lequel est tapie une horreur sinistre.

205. Quelqu’un regarde par la fenêtre et se rend compte que la ville et le monde, au-dehors, sont désormais sombres et morts (ou bizarrement transformés).

206. Chercher à identifier et à visiter les décors qu’on voit vaguement depuis sa fenêtre – conséquences bizarres.

207. Quelque chose arrachée à quelqu’un dans l’obscurité – dans un lieu très ancien, solitaire, et que tous évitent.

208. (Rêve d’) un véhicule – train, diligence, etc. –, dans lequel on monte dans la stupeur ou la fièvre, et qui est un fragment d’un monde passé ou ultradimensionnel – il fait sortir ses passagers de la réalité, pour les emmener dans de vagues régions ruinées par le temps, ou dans des gouffres incroyables, remplis de prodiges.

209. Correspondant spécial du New York Times, 3 mars 1935 : « Halifax, N.S. – profondément gravé dans la pierre d’une île qui se dresse au milieu des vagues de l’Atlantique, au large des côtes de Nouvelle-Ecosse, à vingt minutes environ d’Halifax, se trouve le phénomène rocheux le plus étrange de tous ceux dont peut se flatter le Canada. L’orage, la mer et le gel ont creusé, dans la falaise de ce qu’on en est venu à appeler l’Ile de la Vierge, la silhouette quasi parfaite de la Madone, l’Enfant Jésus dans les bras.

210. L’île a des rivages abrupts, battus par les vagues ; c’est un danger pour les bateaux, et elle est complètement inhabitée. Pour autant qu’on sache, aucun être humain n’y a jamais posé le pied.

211. Une vieille maison, aux murs couverts d’images noircies – à tel point qu’on ne peut reconnaître leurs sujets. Nettoyage et révélation. Cf. Hawthorne – Edw. Rand. Port.

212. Un être (ou des êtres) humain vit dans une vieille maison, ou des ruines, très loin des zones peuplées – soit la Nouvelle-Angleterre, soit un pays beaucoup plus exotique. Soupçons, fondés sur sa forme et ses habitudes, qu’il n’est plus humain du tout.

213. Vieux bois pendant l’hiver… mousse… grands troncs… branches tordues… racines sombres… striées… toujours ruisselantes…

214. En Afrique, un rocher qui parle – un cercle d’un âge immémorial, au milieu de ruines désolées, dans la jungle, et qui parle avec une voix venue du fond âges.

215. Un homme ayant perdu la mémoire, dans un environnement étrange, qu’il saisit mal. Peur de retrouver la mémoire – un aperçu…

216. Par désoeuvrement un homme crée une image bizarre – quelque chose lui commande de la faire encore plus étrange qu’il ne le pensait. De dégoût, il la jette, mais – quelque chose se promène dans la nuit.

217. Un vieux pont de pierre (Romain ? Préhistorique ?) balayé par un orage (soudain et curieux ?). Quelque chose, enfermé dans la maçonnerie depuis des milliers d’années, est libéré. Des choses arrivent.

218. Mirage temporel – image d’une cité pré-humaine disparue depuis longtemps.

219. Brouillard ou fumée – prend certaines formes sous le pouvoir d’incantations.

220. La cloche d’une vieille église ou d’un vieux château actionnée par une main inconnue – une chose… ou une Présence invisible.

221. Des insectes, ou d’autres entités venues de l’espace, attaquent un homme et pénétrent son cerveau, l’amenant à se souvenir de choses inconnues et surprenantes – possible déplacement de personnalité.

A lire : Révélations Posthumes de Andréas & Rivière (Réédition Delcourt)

L'HOMME QUI VOULAIT CLASSER LE MONDE RÉCOMPENSÉ

Message reçu de Benoit Peeters :

Bonjour,

Merci de votre bel article sur "L'homme qui voulait classer le monde".

Il tombait d'autant mieux que le livre a obtenu ce jour le prix du Parlement de la Communauté Française de Belgique. Comme quoi un livre paru il y a un an n'est pas forcément oublié.

Votre nom me disait quelque chose.

Je viens de me rendre compte que j'avais lu le livre "Sur la piste du géant", dont vous êtes coauteur. Dans la bande dessinée "La Théorie du grain de sable", dont j'ai écrit le scénario avec Schuiten, les Bugtis (des Bugtis à demi imaginaires) jouent un rôle important, et je vous ai donc lu avec intérêt.

Très cordialement.

Benoit Peeters

Les Impressions Nouvelles 84 avenue Albert 1190 Bruxelles - Belgique www.lesimpressionsnouvelles.com

LIENS VERS LES CITÉS OBSCURES - URBICANDE & OBSKÜR

LA MAISON AUTRIQUE

Elément majeur du patrimoine architectural bruxellois, la Maison Autrique est le premier édifice marquant de Victor Horta. Pour lui rendre hommage, Benoît Peeters et François Schuiten ont signé un projet scénographique orienté autour de la mémoire : plus qu’une visite de musée, la découverte est conçue comme un véritable récit, un parcours quasi initiatique permettant de traverser plusieurs couches d’espaces et de temps...

Comme si les murs se souvenaient, révélant les années écoulées, les mystères, et les traces laissées par les habitants successifs... © F. Schuiten

LA MAISON AUTRIQUE

266 chée de Haecht – 1030 Bruxelles

Tel : 02 215 66 00

LE SITE DE LA MAISON AUTRIQUE

LE BLOG DE LA MAISON AUTRIQUE

LE LIVRE CONSACRÉ À LA MAISON AUTRIQUE EST À DÉCOUVRIR SUR LE SITE DE LES IMPRESSIONS NOUVELLES

Les livres de Benoit Peeters et François Schuiten aux Éditions CASTERMAN

CHEMINS D'ÉTOILES

CHEMINS D'ÉTOILES, DIX ANS D'ITINÉRANCE

Lors du 17e Salon de la Revue (19-21 octobre 2007, Espace des Blancs-Manteaux – 48 rue Vieille-du-Temple – 75004 Paris), la revue Chemins d’étoiles fêtera ses dix années d’existence. Durant cette décennie, elle a offert un lieu d’expression à de nombreux collaborateurs (voyageurs, écrivains, photographes, philosophes, artistes, thérapeutes) désireux de partager l’expérience de leur cheminement. Des personnalités très diverses issues de toutes les disciplines ont apporté leur pierre à cet édifice, les témoignages s’éclairant mutuellement pour établir de subtiles résonances. Un réseau est né, s’est enrichi, et c’est avec ces multiples apports que Chemins d’étoiles franchit une étape : la revue s’engage dans une nouvelle formule, déclinée en différentes activités, poursuivant ainsi sa découverte des cultures, des savoirs, du patrimoine.

Pour construire ensemble cet avenir, vous êtes chaleureusement invités à la table ronde qui se tiendra au Salon de la Revue (salle Claude Esteban), le samedi 20 octobre de 18 h 30 à 20 h. Cette rencontre sera animée par Gaële de La Brosse, cofondatrice et rédactrice en chef de Chemins d’étoiles, avec la participation notamment de : Sylvain Tesson, écrivain voyageur ; Priscilla Telmon, journaliste et photographe ; Philippe Fenwick, comédien et metteur en scène ; Ariane Wilson, historienne et architecte ; Philippe Lemonnier, conférencier et photographe ; Christine Etienne, ingénieur CNRS à l'Observatoire de Paris.

J'espère sincèrement vous retrouver lors de ce Salon ou, pour ceux qui ne peuvent s'y rendre, avoir l'occasion de prolonger ultérieurement nos échanges. Bien amicalement,

Gaële de La Brosse

Pour connaître le programme complet et la liste des 220 exposants représentant 700 revues : ENT'REVUES, LE SITE DES REVUES CULTURELLES

J’espère sincèrement vous retrouver lors de ce Salon ou, pour ceux qui ne peuvent s’y rendre, avoir l’occasion de prolonger ultérieurement nos échanges.

Bien amicalement,

Gaële de La Brosse

Ils ne savaient pas que c'étaient impossible, alors ils l'ont fait. Mark Twain.

"L'ESPRIT" DE CHEMINS D'ÉTOILES

Chemins d’étoiles : dix ans d’itinérance

Réflexions

Les choses, comme les hommes, progressent selon la loi des cycles. Ainsi, les anniversaires, qui marquent les stades de la vie, symbolisent les phases de l’évolution. Pour la revue Chemins d’étoiles, créée en 1997, cet événement revêt une importance particulière. Durant dix ans, différents auteurs et partenaires ont accompagné le développement de cette publication. Durant dix ans, plusieurs livraisons ont vu le jour, et au fil des pages un concept s’est défini, affiné. C’est aujourd’hui l’heure du bilan. Chemins d’étoiles est née sur la route. Et plus précisément sur cette antique voie de pèlerinage qui mène à Compostelle : le « chemin des étoiles », c’est le sillon céleste que saint Jacques aurait montré en songe à Charlemagne en l’incitant à le suivre – cette Voie lactée qui mène vers la lointaine Galice, la « fin des terres » où le soleil se couche pour renaître. Chemins d’étoiles tire son inspiration primitive de ces grands axes de communication, terrains privilégiés de rencontres et d’échanges qui structurent non seulement le paysage, mais aussi le développement de ceux qui l’empruntent. D’où la déclinaison de cette expression au pluriel, qui permet d’inclure les diverses expressions de la pensée et du cheminement personnel : voyageurs, photographes, artistes, écrivains, thérapeutes… Les chemins sont en effet ces veines dessinées sur la terre par où circule ce que chacun renferme en lui d’essentiel. C’est cette « essentialité » que, à travers de nombreux témoignages, Chemins d’étoiles a choisi de mettre en lumière : pour tous ceux qui y ont participé, ce fut une tribune pour l’expression d’un rêve, d’une passion, d’un événement décisif. Car l’itinérance est au cœur de la vie : le voyage ne se limite pas au déplacement physique, il va de pair avec un certain éveil de la conscience. C’est pourquoi il est l’acte fondateur de tout être humain : par essence, l’homme est un homo viator, un être en marche. Le dépassement de soi, l’effort physique, le rapport au temps et à l’espace ouvrent son être à une nouvelle dimension qui se prolonge, à l’étape, par la rencontre et l’échange. Dans le dépouillement que lui impose son état, le voyageur expérimente les valeurs fondamentales que l’humanité a réussi, de tout temps, à préserver : l’effort, l’hospitalité, l’entraide, l’amitié. Claude Mettra, qui fut l’un des « compagnons de route » de Chemins d’étoiles, rappelait cette phrase que Vincent Van Gogh disait à son frère Théo : « Pourquoi les étoiles du firmament nous seraient-elles moins accessibles que des points géographiques sur la carte de France ? » Ce qui paraît inaccessible est souvent à portée de main. Encore faut-il que chaque être parvienne à découvrir l’étoile qui lui indique son propre chemin. C’est la question que se pose à son tour le Petit Prince : « Je me demande, dit-il, si les étoiles sont éclairées afin que chacun puisse un jour retrouver la sienne. » Gageons qu’assurément, ces luminaires de la nuit sont d’infaillibles guides pour tous ceux qui, abandonnant leurs repères, se laissent voguer vers des horizons nouveaux, persuadés que l’improbable renferme infiniment plus de richesses que les jours sans reliefs confortablement nichés dans le giron de l’habitude. Tous ces collaborateurs ont apporté avec enthousiasme leur pierre à l’édifice, les expériences s’éclairant mutuellement pour établir de subtiles résonances. Un réseau est né, s’est enrichi, et c’est avec ces apports multiples que Chemins d’étoiles franchit une étape : la revue s’engage dans une nouvelle formule qui nourrira diverses activités culturelles. Elle vous invite à prolonger ce partage sur ce chemin de création, en éternelle construction.

Horaires du Salon de la Revue, où Chemins d'étoiles tiendra un stand :

Vendredi 19 octobre : nocturne de 21 h à 23 h, Samedi 20 octobre : de 10 h à 20 h, Dimanche 21 octobre : de 10 h à 19 h 30 (Entrée libre)

Pour connaître le programme complet et la liste des 220 exposants représentant 700 revues :

http://www.entrevues.org/actualites/index.php#salon

CHEMINS D'ÉTOILES

32, rue Pierre Nicole - 75005 Paris Tél. : 01 46 33 97 89 - Fax : 01 46 33 97 89

Mobile : 06 82 75 99 38

E-mail : itinera@club-internet.fr

(Merci de faire suivre ce MESSAGE aux personnes qui pourraient être intéressées.)

BERNARD OLLIVIER À REIMS

BERNAR OLLIVIER À REIMS AVEC LA LIBRAIRIE LA PROCURE-LARGERON

Chères amies, chers amis,

Novembre pointe déjà le bout de son nez, avec son cortège de brumes et de grisailles en tout genre… Mais notre prochain rendez-vous « À la Page » est de nature à redonner le goût de vivre, en tout cas le goût d’agir !

En effet, nous vous invitons à rencontrer Bernard OLLIVIER

le MERCREDI 7 NOVEMBRE à 20h,

à la Maison Saint-Sixte, 6 rue du Lt HERDUIN, Reims. (accès parking rue du Barbâtre) Nous avions découvert Bernard OLLIVIER lors de la parution de son récit magistral paru entre 2000 et 2003 : « LONGUE MARCHE », où il relatait son parcours à pied de la Méditerranée jusqu’en Chine sur la mythique « route de la soie » . Cet ouvrage en 3 tomes (phébus) nous plongeait dans la jubilation et aussi la difficulté d’être pendant de longs jours, seul face à l’inconnu, à l’étranger, mais aussi face à soi ! Il nous expliquait combien la marche est décapante et change profondément celui qui s’y adonne sur une longue période.

Caravane sur la route de la soie

Dans son dernier livre :

L’allumette et la bombe : jeunes : l’horreur carcérale

Il nous dit sa colère devant le manque d’humanité avec lequel les jeunes délinquants sont traités.

Et comment LA MARCHE, proposée comme alternative à la prison, peut être une solution plus efficace et moins destructrice !

"La France a peur ! Peur de ses jeunes, peur de ses banlieues et de la violence qui y règne. Une angoisse primitive, viscérale sur laquelle les politiques se plaisent à spéculer. Toujours plus de policiers, de prisons, de répression ... Rien pourtant ne semble pouvoir arrêter cette machine infernale. Les cités brûlent, leurs habitants se consument. Craquez une allumette et tout explose! Familier des grands espaces, Bernard Ollivier, le doux rêveur de Longue marche (Phébus, "Libretto", 2005) nous entraîne ici dans l'enfer bétonné des cités. Notre globe-trotter est un homme en colère. D'un regard profondément humaniste, il observe ces adolescents qui piétinent, ces cœurs à vif abandonnés, et s'insurge contre l'avenir carcéral qu'on leur réserve. Cet utopiste révolté, avec l'association Seuil qu'il a créée, prend en charge ces enfants paumés pour les sortir de leur enfer. A travers une marche au long cours, hors des frontières, ils découvrent le goût de l'effort, l'espoir en leur avenir, mieux, une philosophie. N'est-ce pas là, la meilleure façon de marcher ?"

Bernard Ollivier nous parlera de l’association SEUIL qu’il a crée pour prendre en charge ces adolescents paumés afin de les sortir de leur enfer.

Nous comptons sur vous, nombreux, afin que vous puissiez découvrir son action, la faire connaître et la soutenir !

A bientôt donc !

Marie Sinigre, Marie et Patrick Delanglez.

Merci de réserver au 03 26 77 58 40 ou librairie.reims@laprocure.com

Les livres de Bernard Ollivier ont paru aux éditions PHÉBUS

Le blog de Bernard Œllivier ADOS EN LIBERTÉ

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