Le CABINET des CURIOSITÉS, des ÉTRANGETÉS et des SINGULARITÉS de ÉRIC POINDRON

UNIVERS

« L’univers est innombrable, mais fertile en symétries, en coïncidences, en pléonasmes, en contradictions. Rien n’y est suspendu, isolé, flottant dans une totale indépendance. Sans cesse il se répète et sans cesse on y découvre de nouveaux prodiges. Les rêves, qui à leur façon appartiennent à l’univers, eux aussi constituent une cohérence, à un niveau du monde qui possède comme les autres ses constances et ses aberrations. »

Roger Caillois, La lumière des songes, éditions Fata Morgana

MOT À MOTS...

Amis curieux,

Je vous propose un nouveau jeu, écrire une histoire en une seule  phrase, même si celle-ci peut être longue...

Ecrivain ou non, à vos stylos...

C'est bien connu, c'est John qui meurt à la FIN. Robin le Berre

 je l'ai vue, j'ai su, j'y ai cru, j'ai couru et puis elle a disparu, quelle morue ! Vanessa Lambert

Son ami Pierrot qui habite loin de Rueil vient en métro, les beaux dimanches, avec Odile et Zazie, dessiner des bâtons chiffres et lettres, et autres exercices de style. Helene Sturm

La femme s'est affalée sur le sofa fané et a avalé son petit-déjeuner. Paola Boubli Beskow

Elle se leva, regarda autour d'elle et décida de se recoucher. Aitor Alfonso

Encore une journée à ne rien faire" se lamenta-t-elle. Puis elle enfouit sa tête dans son oreiller. Thibault Daligny

Un jour qu'il faisait nuit, j'étais debout assis sur le bord au milieu de mon lit à lire un livre qui n'était pas encore écrit à la lumière d'une chandelle éteinte ... Christele Voisin

La balle monta...puis retomba; l'attraction universelle fut sans pitié. Aitor Alfonso

La confiture compacte, retenue sous le verre, engoncée dans son pot; un "poc" libérateur vint tout remuer. Aitor Alfonso

Ce petit corps enfin mûr préféra l'antre de sa mère et lui prit la vie. Paola Boubli Beskow

Un jour dans un univers, dans un système solaire, sur une Terre, dans une clairière jouaient l'ombre et la lumière... et puis plus rien. Fabien Dubois

Elle avait le verbe mauvais, plus par maladresse que par méchanceté, et décida de le garder. Paola Boubli Beskow

La lune a joint ses deux cornes, the earth was born, un enfant est apparu, une explosion, tout s'est tu, il a tout cassé. Isabelle Marc

La marquise sortit à cinq heures. Pierre-M. Gason

Le vent était frais, le soleil glissait sur son visage épanoui ; un coup de klaxon la fit sursauter, tressaillir, elle fut happée sans rien comprendre ; la foule s'agglutina autour de son corps souriant, le soleil glissait sur son visage endormi. Thibault Daligny

Aujourd'hui jeudi 28 janvier 2010 à 14h03'50'' : je suis-là (est-ce de la "littérature-réalité" ?) Fabien Dubois

Eblouie par ce soleil du nord Tunisien, il m'aparut, comme venu de nulle part et son sourire généreux et coquin me donna l'envie de me laisser séduire !! Dominique Juillard

J'ai une sarkosyte qui me demange ! est-ce grave docteur ? Da Froissart

Sans air ,le marquis le prit... Isabelle Jasselette

A peine sorti de chez lui, après avoir fait ses adieux à Pénélope et à son chien, prêt à conquérir le monde et à vaincre mille créatures monstrueuses et malignes, Ulysse se dit que non, pas cette fois. David Collin

 Il monta quatre à quatre les trois marches qui descendaient au grenier et vit par le trou de la serrure bouchée un nègre blanc qui déterrait un mort pour le manger vivant. Christele Voisin

A l'heure où les grands fauves vont boire au marigot, alors qu'au loin les voitures vrombissaient sur le périphérique, Jean décida qu'il était temps pour lui de devenir quelqu'un de bien et, dans le calme de sa chambre, il cliqua rageusement pour valider l'envoi de ses dix euros aux comités qui luttaient contre la misère en général et les moribonds d'Haïti en particulier, sans se douter qu'au même instant sa voisine de palier, envoyait elle aussi son obole. Laurent Greusard

« Il me conta que ce qui l'avait véritablement obligé de courir toute la Terre , et enfin de l'abandonner pour la Lune , était qu'il n'avait pu trouver un seul pays où l'imagination meme fût en liberté.» (Cyrano de Bergerac) Beatrice Deveix

Le 22 novembre 1963, John Fitzgerald Kennedy se leva et pensa in petto que cela allait encore être une journée crevante. Laurent Greusard

Oui, gardien, je voudrais faire une dernière déclaration, je voudrais dire qu'à Huntsville, Texas, le taux d'ensoleillement est très élevé et que les gens ont un accent charmant, il y a des fleurs et des petits animaux dont je n'avais même pas idée qu'ils existaient avant qu'on me les raconte, il y a cette délicieuse nonchalance dans l'air, propre au Sud, et c'est pourquoi tout cela, gardien, les sangles, les regards des témoins tournés vers moi, le froid qui me pénètre, tout cela ne peut être qu'un malentendu, un peu comme quand un benêt vous raconte une histoire et que vous n'y reconnaissez pas complètement le monde tel qu'il est, le monde vu à la verticale, quand on est debout, si différent, tellement plus solide que celui que je vois maintenant et qui va se briser juste après le point de cette phrase. Stephane Meliade

Je lui ai tapé dans l'oeil, on a voyagé, je l'ai fait souffrir, il m'a malmenée et après une dernière aventure, j'ai fini au placard, comme toute bonne chaussure que je suis. Alix Loiseleur des Longchamps

Je ne connais aucune Mademoiselle Estelle, ni jeune ni vieille, ni laide ni belle, de riche pas plus que de désargentée, et quand bien même ce prénom réveillerait un souvenir enfoui loin dans un recoin de ma vie, rien ne dit qu'il s'agirait de la même personne, ni même qu'il s'agirait d'une personne véritable, peut-être seulement un rêve, une envie de soleil qui n'aurait pas mûri, le regret d'un silence qui aurait tout salopé de son jaune pisseux quand les mots étaient si près des lèvres pourtant, qu'on les auraient presque entendus mais ce n'était que dans le vaste Sahara de l'esprit hurlant son désespoir tandis que la porte s'ouvrait, puis se fermait, puis qu'un pas lentement descendait l'escalier de l'immeuble, non sans hésitations, sans attente de quelque chose qui ne vint jamais et qu'enfin il s'éloignait, disparaissait, se perdait dans les remous d'une ville elle-même oubliée depuis, de sorte que je puis vous assurer, Mademoiselle, que je ne suis pas l'homme que vous prétendez chercher et qu'un instant vous avez cru reconnaître en moi qui, pour tout dire, ai cessé d'exister depuis bien longtemps. Alain Kewes

J'ai faim. Nicolas esprime

J'ai soif. Nicolas esprime

J'ai envie de tirer ma crampe. Nicolas esprime (c'est élégant !!!, note du gardien)

Seuls. A deux dans l’ascenseur social, vibrant d’une indécise verticalité. La Loi des séries. Et pourtant ce silence, qui pénétrait leurs corps dans une étrange indécence… Clo Brion


Le poisson rouge nageait sans entraves dans un espace que sa courte mémoire rendait infini. Aitor Alfonso

N.B. L'illustration est de Géraldine Gonsalez

Il était une fois un vilain petit crapaud qui, azimutant une chouette greluche qui roupillait avec une seule godasse, vira dare-dare les nains qui peuplaient sa couche pour lui rouler une pelle et ainsi raviver la poulette, laquelle toutefois était déjà crevée parce qu'un grand méchant loup l'avait bouffée et qui, s'étant fait passer pour la belle, bouffa aussi le crapaud, dont la dernière pensée fut de se dire, en guise de réconfort, que s'il avait pu vivre heureux avec elle, il aurait fallu en revanche besogner gros pour avoir des enfants. Benjamin-Hugo LeBlanc

Avant de se jeter par la fenêtre, devant les yeux de son mari, oui, c'est insensé, mais Irène l'avait décidé, ce matin même, et rien ne pouvait la faire changer, elle venait d'apprendre que Georges la trompait avec la fille de la voisine, une délurée d'à peine vingt ans, une dévergondée, une folle furieuse, à peine rentrée comme pigiste, le mois dernier, mais déjà bien au fait des manigances pour influencer sa promotion, avant de se jeter par la fenêtre, c'était décidé, vingt ans de mariage, pas une seule entorse, rien que d'y penser elle suffoquait, Irène voulait être certaine qu'il y avait foule dans la rue et se demandait si elle allait atterrir sur le crâne chauve et luisant de son tendre et cher ou sur le journal qu'il tenait entre ses mains, comme chaque samedi pour vérifier d'éventuelles coquilles non corrigées ou des faiblesse de style, elle s'imaginait déjà à la une de ce journal, la femme du directeur s'est jetée violemment sur son mari, une dernière façon de lui marquer son amour, mais y avait-il un risque pour son Georges, l'amour de sa vie, le blesserait-elle, non, elle ne pouvait l'admettre, et finalement, prise de panique, les jambes tremblantes et la voix teintée d'une angoisse incontrôlable, elle cria, Georges, tu viens me faire la lecture, et d'habitude c 'était un code entre eux, Georges fit semblant de ne pas entendre, puis s'élança dans le couloir sombre où un escalier l'attendait pour dévorer ses pas à grandes enjambées pour faire craquer le bois des marches juste avant qu'il n'accomplisse comme chaque week-end à la même heure, son devoir conjugal en rêvant à la jeune pigiste qu'il embrasserait à nouveau demain. Dominique Sampiero

A dix-neuf ans il quitta son village de montagne, rejoignit les troupes révolutionnaires dont grâce à son courage et son goût de l'intrigue il prit bientôt la tête, renversa le Chef Suprême, instaura un régime populaire autocratique soutenu par une armée bien entraînée et une police politique aux ordres, et au moment de mourir, dans son grand Palais Blanc cinquante-cinq ans plus tard, il murmura à l'oreille de sa petite-fille muette, diaphane et medium : "Pourquoi ta mère et ta grand-mère ne m'ont-elle jamais aimé ? Christian Garcin

Sans oublier les réjouissantes propositions de monsieur Norbert et autres artiste de la phrase unique que je vous invite à découvrir dans les messagers...

MONEY...

Reçu aujourd'hui cette citation. Amusant à l'instant du sommet de Davos...

« Si vous devez cent dollars à la banque, c’est votre problème. Si vous devez cent millions de dollars à la banque, c’est le problème de la banque. »(John paul Getty)

PROPOSE DE CLAUDE SEIGNOLLE

Ce petit mot, comme ça, en passant de l'ami Claude Seignolle qui vaut aphorismes...

Cher Vieux Fou,

Après avoir béatement subi le charme évanescent de ton texte internautique voici, en toute innocence, quelques lignes terre à terre de mes pensées, hélas bien plates.
Mais fais avec, je ne vais pas fouiller tout mon magasin pour te dénicher l'article génial que tu prêtes à mon esprit jouant "relâche". je retourne aux champs paisibles à
l'ombre de mes blés sereins.

- Avec l'âge l'esprit ponds sans cesse des oeufs de soucis que l'on couve malgré soi.
- Chaque matin on nait du ventre de son lit.
- Si on ne fait rien dans sa vieillesse, je me demande quand on fera quelque chose ?
- La critique voit trop souvent où il n'y rien à voir
- Il faut vivre coûte que coûte afin de ne pas faire de peine à ceux qui vous aime.
- Lorsque je lis une glose universitaire ardue c'est comme si je baisais une belle fille sans parvenir à jouir.
- Faire de "tout un peu" donne de "rien beaucoup".
- Sa méchanceté le faisait se mordre lui-même.
- Un livre de moi dans la bibliothèque des autres c'est comme mon regard chez eux.

La dessus, lèche-toi la plante des pieds et passe une bonne nuit.

Claude

Le meneur de Loups

BESTIAIRE URBAIN

A son étrange façon, mon ami David Collin est un explorateur et un naturaliste d'antan. Remplaçant la loupe et le filet à papillons par un appareil photo toujours opérationnel, il  capture à tout va les animaux insolites qui se cachent au coeur de nos villes. Extrait de son tableau de chasse...

Amusant de traquer les poisssons quand on s'appelle Collin...

Pour découvrir le site de

David Collin

CLIQUEZ ICI

JEU DE MOTS

Je vous invite à déposer une phrase, une citation - ou plusieurs - poétique, farfelue, iconoclaste, drôle ou irrévérencieuse, ou irrévérenvicieuse ! - que je déposerai ensuite sur le cabinet de curiosités.

Qui se lance ? Allez, c'est pour une bonne cause : LES MOTS,

LES JOLIS MOTS !!!

Ce matin je fume jusqu'à plus soif. Florence Alcaide Villanueva

Agent d'âmes à vendre au diable. Louise Emeraude Mann

Il y a pire qu'échouer mieux. MadMan Claro

Le saule est en fleurs, tes cheveux sentent blonds et moi j'ai l'esprit qui bat la champagne. Frédérique Longrée

Il faut battre sa mère tant qu'elle est chaude. Eli Zabeth Flory

Paume droite et claquement entre deux circonflexes sourcillés, main gauche et maladroite qui tape le front et le renverse: les bouts mis bout à bout , ça ne reconstitue pas. Sally Mara

J'étrenne mon bureau défraîchi, auréolée de mon statut de boss fraîchement nommée. j'ai troqué l'open space moquetté d'un immeuble parisien pour un local en béton froid et sec où l'odeur du cambouis se mêle à celle du café. j'ai chaud au coeur. Milena Poncik

J'arrive pas à y arriver mais j'essaie d'essayer ou j'essaie d'y arriver mais je n'arrive pas à essayer mais encore j'arrive à essayer en essayant d'y arriver, quelque chose dans ce goût là... Adeline Malaterre


Mon regard aux longs cours a déchiré sa voile aux vents de tes amours.

Le regard vide,
Consumé aux fantasmes de mes nuits,
Lourd de mes mains sur ta peau,
Brûlure ultime,
Cendres fumantes de mes envies,
De mes inavouables orgies solitaires.

j'irai,

Amoureusement te déposer dans l'urne,
Comme l'arbre pleure en décembre
Ces bouquets où s'embrassent à minuit les amants.

J'irai,

Sereine,
Vers la fin de mon temps.

Nadine Lejeune

Le beau en rage n'est jamais rouge - Il rode.  Sebastien Ecorce

Le silence, le plus grand des hurlements. Edouard Savart

Occire l'or des rats règne sur le mots.  Sebastien Ecorce

Les mots...  Sebastien Ecorce

Bah ! si peu.. Olivier Husson

Sans qu'un pourcentage des mots recueillis ne soit reversé à la bonne cause du jour ? Pfff, sans-coeur ! Myriam Laffont

« Une bête bleutée de profil, pleine de ventouses sous les pieds " ( T.F.). »  Sebastien Ecorce

Les jolis mots sont des menteurs. Jany Pineau

Onde de plaisir tu
lame de fond ténue
en ma perle tendue
à la pensée que tu....

Michèle Sébal

Se lever depuis l'appel, sur les touches même d'un simple clavier se lever, et partir vers... Anissa Tamene

Au-delà des naufrages, nos images ont une âme. Muriel Velty
 
Veuve Vierge la Javanaise

Dans un bouge à bannir s'ébattent des ribaudes. Brunes, blondes ou bois d'ébène, elles sont là, buvant, baisant, branlant les boute-feux et brasse-mottes de bambocheurs béats. Céans se savourent sans soucis ces aspersions salines et savoureuses qui suintent ou jaillissent des bourses de messieurs vicieux mais point avaricieux. De la fête des fouteurs fuse sans faiblir, avec force fureur, le foutre sur les frisures des fières femelles… Ô le beau bordel!...

Michèle Sébal

Qand les mots, ô dommage
sont bannis de l'hommage...
la censure qui nous lie
fait de nous une lie.

Michèle Sébal

Entendu hier dans un café: à 26-27 ans, c''est normal d'avoir testé toutes les possibilités de la débauche... Liane De Pougy

Je ne regarderai plus jamais TF1. Sophie Poirier

Il savait déposer les armes avec grâce : le drapeau blanc piqué de fils multicolores. Cécile Fargue

Rien n’est dit.
L’on vient trop tôt
depuis plus de sept mille ans qu’il y a des hommes.

(Poésies, II, LAUTREAMONT) L'aPince ÀLinge

« De Jean Languide à son ami Hébert: "Pendant mille soixante-trois biceptrilliards une seconde deux, j'ai tenté vainement chaque minute de me succéder." Ainsi disent, et ils font. » (Valère Novarina, L'Animal du temps.) Lily Briscoe Yellowlounge

Le Chevalier Des Touches. Pascal Bouchet-Spiegel

« Les hommes qui ont pris la résolution de détester leurs semblables ignorent qu'il faut commencer par se détester soi-même. » (Lautréamont) Lionel Eskenazi


Daphné : We can’t get married at all

Osgood : Why not ?

Daphné : Well, in the first place, I’m not a natural blonde !.

Osgood : Doesn’t matter...

Daphné : I smoke. I smoke all the time..

Osgood : I don’t care.

Daphné : I have a terrible past.

For three years now, I’ve been living with a saxophone player..

Osgood : I forgive you.

Daphné : I can never have children.

Osgood : We can adopt some

Daphné en ôtant sa perruque : You don’t understand, Osgood, I’m a man !.

Osgood : Well.. nobody’s perfect !

(Some Like it Hot, Billy Wilder, sortie américaine : 29 mars 1959) L'aPince ÀLinge

« Les enfants s'aiment comme des amants, nous ignorons leurs petits drames dans le courant de notre vie d'adulte. » (Jack Kerouac) Saliha Taouti

« Gargantua aime boire et manger, mon chien aime boire et manger, donc Gargantua est un chien ». Elisandre L'Oeuvre Au Noir

 « Le soleil se lève avant moi, moi je me couche après lui : nous sommes quittes. » (Jules Renard) Lionel Eskenazi

« L'imaginaire c'est ce qui tend à devenir réel. » (André Breton) Lionel Eskenazi

« Le Dieu des chrétiens est un père qui fait grand cas de ses pommes, et fort peu de ses enfants. » (Denis Diderot) Fabien Dubois

« Le jour une lune se lève en moi, et si dehors / C'est la nuit - un soleil brille à l'intérieur. » (Attila Joszef, «Éveil», À coeur pur, Verticales) Kateri Lemmens

Un doigt pointe vers la lune, tant pis pour ceux qui regardent le doigt (Proverbe Bouddhique) Elisandre L'Oeuvre Au Noir

« Mieux vaut avoir l'âge de ses artères que l'âge de César Franck. » (Jean Yanne) Valentin Ka

La bouche usée par les baisers !!.... Agnès Joussaume

« Heureusement que Jésus-Christ n'est pas mort dans son lit, sinon en Bretagne, il y aurait des matelas en granit à chaque carrefour. » (Jean Yanne) Elisandre L'Oeuvre Au Noir

« Enfin, condamné à quinze jours fermes pour vagabondage, je pus sortir de la cabane et me précipiter assez content sur le premier zèbre que j'aperçus au soleil ». (JP Clébert. La vie Sauvage, Denoël, 1953) Olivier Bailly

C'est à écrire,à écrire... qu'il nous faut !... Christiane Castillo

Il faut toujours viser la lune, car même en cas d'échec on atterrit au milieu des étoiles. Oscar Wilde. Cécile Polard

Un être vous manque, et tout est dépeuplé... Nejma Tabti

Le coeur a ses raisons que la raison ignore... Nejma Tabti

Fais de ta vie un rêve et de ton rêve une réalité. (St Exupéry) Pascale Ecrement-Moressée

Tu veux des mots des mots tards, mots ribons, des mots laçons, des mots lusques !!! Agnès Joussaume

« L'homme a tendance à oublier que la vraie richesse de ce monde ce n'est pas le nombre de billets verts qui reposent au fond de sa poche mais le nombre d'espèces, de vies différentes, qui évoluent autour de lui. » Olivier Chrapkiewicz

Les Mauxdits ! Béatrice Scarfogliero

Ayant toujours eu du mal avec la première phrase je passai directement à la deuxième. Alain Giorgetti

« Je vais promener mes cheveux, ça va leur faire du bien ! » Béatrice Scarfogliero

« Notre tête est ronde pour permettre à la pensée de changer de direction » (Picabia) Laura Naudeix

« Mais non il fallait pas nettoyer les toiles d’araignées, j’avais dit tout sauf les toiles d’araignées !! » (Spiderman) Isabelle Marc

« La politique est l'art d'obtenir de l'argent des riches et les suffrages des pauvres, sous prétexte de les protéger les uns des autres. » (Anonyme ?) Fabien Dubois

« La véritable jeunesse est une qualité qui ne s'acquiert qu'avec l'âge » (Jean Cocteau) Nathalie Lallouette

« L'argent aide à supporter la pauvreté. » (Alphonse Allais) Fabien Dubois

« Il a tout piétiné,y compris sa propre ombre; tout souillé de ses premières amours, tout pollué de ses dernières déjections. Que le patriote bêlant dont l'oreille et le foie s'épanouissent au cocorico d'Aragon ne se gêne pas ; il le trouvera dans la poubelle en bas de mon escalier,et il peut l'y ramasser.Et maintenant je vais me laver les mains et me rincer la bouche » (Jean Malaquais, Le nommé Louis Aragon ou le patriote professionnel) Archantael Kicéça

« Aucune chose n'est en haut comme on la voit en bas. » (Maria de Naglowska) Donald Traxler

« La ponctuation me surprend
La forme des temps, tout autant
Des points avant les virgules
Votre style est vraiment nul
Un accent par ci, un accent par là
Mais jamais au bon endroit
Du futur au lieu du présent
Malgré l’action du maintenant
Trop de verbes à l’imparfait
Le conditionnel me déplaît
Vous oubliez les traits d’unions
Et les règles de conjugaison
Où sont passées les majuscules ?
Préférez-vous les minuscules ?
Votre prose n’a aucun sens
L’objet perd de sa substance
Le rythme crée une tension
Telle une mauvaise partition
Comme un cochon, vous écrivez
Votre cerveau est-il gaucher ?
L’encre se déverse sur les pages
Il y en a même sur mon corsage
Mauvais conteur, allez-vous-en !
Je vais choisir un bon roman

Louise Brook de Facebook

Une rondelle ne fait pas le printemps ! Raymond Alcovere

"Les hommes sont des infirmes qui frappent sur des tambours pour se donner l'illusion de marcher". Ambre

Ce bleu royal, azur héraldique en bande au bord du drapeau, au-dessus des créneaux, et ces céramiques maures sous les balcons : chimériques Chimènes qui hantent ibériques les zones historiques habitables, et frôlant en coupé décapotable navy le camping dit d'El Cid, on rit d'être un bas-bleu en microshort denim. Aurélia Bonnal

Et pour la cause des mots, il hurla le plus déchirant d'entre eux et s'en étrangla. Gilbert Pinna

quand le mot ment, il est mot tif à couper, mais les mots dits, non mots mi fiés, sont des mots coeurs. Michèle Sébal

On conseille aux jeunes de construire leur avenir, on devrait leur enjoindre de se faire un passé. François

Longtemps, je me suis tu de bonne heure.

Au commencement, était l'interjection : merde !

Toujours préférer les mots d'amour crus aux cris de haines recuites.

François

 La servitude tragique de l'artiste qui courtise un public qu'en secret ils méprise ! Sylvaine Vaucher

« Une truite dans la marmite vaut mieux que deux saumons dans la rivière... »  (un proverbe irlandais, c'est bien aussi ?) Ines Trouette

J'aime errer sur le clavier, filer doux, à mots couverts, tisser d'aimants songes... Jean-François Paux

Ma grand-mère : « CHACUN SON MAUVAIS GOUT » Bouquinerie Kontrapas

Composé un soir en l'honneur de la défunte Société des Francs-Péteurs de Caen :

Il arriva que le Roi, de la guerre s'enquérant,
Chercha conseil auprès de son stratège.
Mais voilà que, mû par l'envie du chant,
D'un seul souffle l'homme s'allège.
Point un soupir, mais un tonitruant
Dont l'humage, souffert par tout le cortège,
Indispose les plus reniflants.
Par tous les dieux, mais quel est ce manège?
De s'écrier le Roi, à l'adresse du flatulant.
Ne vous apprend-t-on, Monsieur, au Collège,
Qu'on ne s'adresse à Nous que par devant?
Au cachot se retrouve sitôt le sacrilège
Musicien du fondement, compositeur incontinent
D'une seule et unique mélodie qu'on abrège.
Si bien que de son conseil jamais on n'eut vent
Sinon, du moins, par la charité de son siège.

Benjamin-Hugo LeBlanc

La ponctuation me surprend
La forme des temps, tout autant
Des points avant les virgules
Votre style est vraiment nul
Un accent par ci, un accent par là...

Louise Brooks de Facebook

Heu..nan rien ! Robin le Berre

De toutes les perversions sexuelles LA plus incompréhensible est certainement l'abstinance... Bourrinet Nathalie

Alexandre a Diogene "Que désires-tu ?" , Diogene "Ôte toi de mon soleil" Olivier van Eetvelde (Cher Alexandre, fon fils s'appelle Diogène !)

« ...La gravité est le plaisir des sots..il ne faut jamais se prendre au sérieux...en revanche il faut prendre au sérieux ce qu' on est, ce qu'on dit, ce qui compte vraiment, ce qui est plus grand que l'Homme... l'autobus, par exemple. » (Alexandre Viallatte) Jacques Theillaud
 
Le sentiment de l'existence dépouillé de toute autre affection est par lui-même un sentiment précieux de contentement et de paix, qui suffirait seul pour rendre cette existence chère et douce. (Jean-Jacques Rousseau) Rue des Promenades

La forme des pyramides le prouve, l'homme a toujours eu tendance à en faire de moins en moins. (source inconnue). Melmothia Soror Deus Sekor

J'abandonne mon être à mes lettres, car l'écriture sans âme n'est que lettres. Mélina Hoffmann

« La conscience ? Elle n’empêche jamais de commettre un pêché. Elle empêche seulement d’en jouir en paix ». (Theodore Dreiser) Mélina Hoffmann

vieux démon cherche costume d'ange pour se racheter. Ines Trouette

L'homme est moins lui-même quand il est sincère, donnez-lui un masque et il dira la vérité. (Oscar Wilde) Léo Rouzier

« On sait qu'on a trouvé quelqu'un de spécial quand on peut la boucler et partager un silence agréable » (Quentin Tarantino Pulp fiction) Corinne Laurent

Les mots les mots les mots ils enragent mes vecteurs lorsqu'ils restent coincés à l'intérieur. Sally Mara

Les raisonnables ont duré, les passionnés ont vécu. Olivier Cousy

"Le plasticien est à l'Art ce que le Tupperware est à la gastronomie" (NiboR) Robin le Berre

« Notre époque ne fait plus de musique. Elle camoufle par du bruit la solitude des hommes en leur donnant à entendre ce qu'elle croit être de la musique. » (Jacques Attali) Helena Hababou Rosenstein

La fleur que je préfère ? L'iris de ses yeux. Nicolas Millet

 Il n'y a pas de gens équilibrés, il n'y a que des équilibristes Jac Barron

« Je me méfie des gens modestes, s'ils le sont, c'est qu'ils ont de bonnes raisons de l'être » (Nietzsche) Marie-Thérèse de Brosses

« Ces petits bouts d’hommes ... sont volontiers cholériques. La raison physicale est parce qu’ils ont le coeur près de la merde. » (François Rabelais) Alix Loiseleur des Longchamps

« Les têtes qui sont vides et faibles sont toujours susceptibles d'avoir à l'intérieur des petits trucs noirs qui font un sacré raffut. » (E.W. Shepherd-Walwyn) Franck Jamet

« La route de l'exces mene au palais de la sagesse. » (William BLAKE, 1754-1827) Jean Claude Junin

« Qui commence par le rêve et la folie sait très bien où il va: à la folie et au rêve. Mais le raisonnement nous jette en pleine aventure. (J Paulhan, Entretien sur des faits divers) Chantal Remigereau

Ce corps parfumé de légumes, semblait engendrer la paix... Paola Boubli Beskow

Renverse la nuque fleur d’oranger
les montagnes s’endorment à pas de loup
un lotus drapé sur les berges muettes
carrousel filant l’étoffe de mes nuits

Adeline Malaterre

« N'exagère rien. Sois calme et bien coordonné. Développe en toi-même la grand vertu du coeur : l'équilibre. » (Maria de Naglowska) Donald Traxle

« La connaissance qu'a un seul homme de la faute de cent autres ne lui sert à rien. » (Marguerite Duras) Emmanuelle Guillouet

« Mon Dieu, je vous en supplie, qui que vous soyez, soyez ! »(Frédéric Dard) Emmanuelle Guillouet

« Moi je ne mourrez pas dans très longtemps, mais quand même dans un petit peu longtemps » (Emmanuel Carrère) Julián Admiraï

« Un livre est comme un jardin que l'on porte dans sa poche » (Gladys taber) Pascal Durif

« la phrase qui illustre la vitrine de ma bouquinerie le thème actuel étant le banditisme la criminalité , prostitution, drogue... : la maison poulaga reçoit même les dimanches & jours fériés! » Marie-pierre Siméon

« Le fil rouge du meurtre se mêle à l'écheveau incolore de la vie. » (Sir Arthur Conan Doyle, Etude en rouge) Fantastic Mister Fox

Pas la plus originale, pas la plus irrévérencieuse mais pour moi la plus belle : « Il était une fois... » Casajordi

« Fornication? But that was in another country, and besoides, the wench is dead. » (Barabas dans Le juif de Malte de Christopher Marlowe) Taoufik Said

 Rien n'est sérieux sauf ce qui ne l'est pas Xavier Mathieu

Il n'est qu'un crétin qui ait pu trouver son oeuvre parfaite, et ce crétin-là, c'est... Dieu ! (William Vogt, l'Altière confession, 1892) Monsieur Norbert

Les mots me font défaut, seules les images peuvent être singulières… quoique ! Alexandra

L'avantage de se lever de bonheur, c'est qu'on peut se lever de bonheur .... à toute heure, nom d'un fulchibar ! Artemus Dada


"Les adieux ont des progénitures lointaines et les paysages les recouvrent de broussailles et de poussière." (Fleur Jaeggy) Claude Chambard

« Les mots... toujours les mots, bien sûr ! Citoyens ! Aux armes ! Aux pépées, Citoyens ! A l’Amour, Citoyens ! Nous entrerons dans la carrière quand nous aurons cassé la gueule à nos ainés ! Les préfectures sont des monuments en airain... un coup d’aile d’oiseau ne les entame même pas... C’est vous dire ! » (Léo ) Olivier Bailly

« Les tellines n'excèdent pas la grandeur d'une fève", (Dezallier d'Argenville dans sa Conchyliologie). Denis Montebello

« La porcelaine cassée dure plus que la porcelaine intacte» : (Jules Renard) Helene Sturm

« Le Titien aboie et le Caravage passe ». (Perec) Helene Sturm

« Un concerné n'est pas obligatoirement un imbécile encerclé. » (Pierre Dac) Taoufik Said

« Celui qui est parti de rien pour arriver à pas grand chose n'a de compte à rendre à personne » (Pierre Dac) ...Na!!! Christiane Castillo

 Vieux motard que jeune cycliste. Xavier Mathieu

Où que tu ailles, où que tu sois, si je ne suis pas là je serai autre part. Nadia Le Roux

Plus je pédale moins fort et moins j'avance plus vite. Xavier Mathieu

« Je ne donnerai pas ma fille pour une forêt de singes » (Shakespeare) Eric Dussert

« Je suis le maître de mon destin, le capitaine de mon âme » (Nelson Mandela) Beatrice Deveix

« Qu'il est bon de baiser sa maîtresse, mais qu'il est bon de pisser qaund ça presse ! » (un vieil ami belge) Eric Locret

« Qu'il est bon de baiser des petits culs et de boire dans de grands verres, malheureusement pour nous punir, Dieu a fait les culs beaucoups trop gros et les verres beaucoup trop petits ! » (St Pierre) Eric Locret

Mieux vaut être belle et rebelle que moche et remoche.... Valérie Arboireau (une superbe Corse )

Comme un axe tragique renverse l'excès. Muriel Couteau

 Rubrique farfelue et coquine  :

« Viens que je te bisoute
ma langue, ta langue en folie
jusqu'au bout de la zoute
jusqu'au bout de la nuit »


Jeanne Magnani


Bain de minuit pour les étoiles.
Les baigneuses scintillantes éclaboussent l' onde noire.
Elle pétille, mer précieuse, sous le ciel assoupi.
Et tu ris, merveilleuse, sous la lune pâle d' envie...

Séverine Halaoui


La pluie fait des claquettes
A Saint-Jacques de Compostelle

La lluvia baila claqué
En las calles de mi tierra...

Le claqué de ma terre
Des gouttes de pluie
à Saint-Jacques de Compostelle.

Marian Vega


« Vengeance! mort ! rugit Rostabat le géant. Nous sommes cent contre un. Tuons ce mécréant ! » Victor hugo, La Légende des siècles) Chantal Remigereau

« Ils seront deux pour être complets, mais ils ne se comprendront pas pour ne pas être parfaits.» (Zeyneb Hanoum) Donald Traxler

« La paix n'est pas un don de Dieu à ses créatures. C'est un don que nous nous faisons les uns aux autres. » (Elie Wiesel) Baptiste Arlie


Non je ne me souviens plus
je ne sais pas pourquoi
pourquoi je me trouvais seule et nue
ce mois de novembre, ce matin-là
dans cette toute petite rue

Florence Alcaide Villanueva


Les hommes naissent libres et égaux en droit... C'est tout de suite après que les emmerdements commencent... Henri Lepine

Gronde orage une étoile sur l’épaule
lueurs confuses à bras-le-corps
un feu tergal posé sur la joue
des roseaux lunaires infusent dans la nuit...

Veilleur de souffle éclaire ces torrents
la paume évasée à contre-jour

Adeline Malaterre

Cérumen : Cire humaine, se garder de l'oter parce qu' elle empêche les insectes d'entrer dans les oreilles. Alexandre Dubois

« Pour que les vins du Rhin et de la Moselle soient bons, il est nécessaire qu le Rhin et la Moselle aient coulé aussi peu que possible dedans. (Georg Christoph Licntenberg - Aphorismes) » Henri Lépine

« Ecrire, pour atteindre le silence. » (J. Dupin) Clo Brion

« Never believe the truth » (John Cassavetes) Christian Garcin

Le jeu est le dernier recours avant l'ennui. Brice Tarvel

Mourir, c'est guérir de la vie. Brice Tarvel

« Entre un Homme Élégant et une Femme Élégante il n'existe guère plus de différence qu'entre un chien et une chienne. » (L'Homme Elégant, de Roland Topor. Texte complet sur le blog de Charles Tatum Sus au vieux monde) Valentin Ka

« Nous survivons : et c'est la confusion
d'une vie qui renaît hors de la raison.
Je t'en supplie, ah, je t'en supplie:
ne veuille pas mourir. »

(P.P. Pasolini, Supplique à ma mère) Eva Truffaut

Ma France à moi elle parle en S.M.S., travaille par MSN,
Se réconcilie en mail et se rencontre en M.M.S
et moi c'est sur le net où chaque jour je me délecte de toutes les réflexions de mon ami Poindron

Christele Voisin de Tokyo

LES MASQUES DE DAVID M. BOWERS

Jeux de masque, jeux de rôles, jeu de dupe...

(...) ou de l'autre côté du miroir déformant...

Ainsi est l'étrange univers de David M. Bowers...

Saltimbanque pictural et artiste farceur

On s'y plaît ou on le fuit,

on s'y effraye mais on ne s'ennuie...

CLOWN(S)

Lu cette déclaration de James Ellroy. Il s'entend évidemment que ces propos n'engagent que l'auteur du Dahlia noir...

 « Au fond, l'Amérique a été la plupart du temps gouvernée par des clowns. Nixon ? Un vrai clown : il se soûlait à mort et appelait les agents fédéraux à 3 heures du matin - il faut croire qu'il ne s'est jamais remis d'avoir été recalé au FBI. Clinton ? Excellent clown ! Carter ? Un petit homme très en colère. George Bush Junior ? Clown n° 1 ! Obama ? Non, pas lui. Trop raide, trop digne - donc trop ennuyeux pour faire un bon clown ! » 

ANNUAIRE

 

Attention cet annuaire fort subjectif est un work in progress des amis, des lieux et visites indispensables. Il est mis à jour quotidiennement.

Vos propositions sont les bienvenues

A SAUTS ET A GAMBADES Promenades littéraires & légèretés livresques

L'ALAMBLOG Littérature, petits éditeurs, secon rayon & -belle - compagnie

LES ÂMES D'ATALA Maisonnette d’édition consacrée aux littératures finiséculaires. Elles ont pour but de révéler la monstrueuse beauté de textes déviants, joyaux de la fange pornographique, médicale ou prolétaire qui éclaboussent les fins de siècles

AMATEUR D'ART PAR « LUNETTES ROUGES » et aimant visiter des expos, découvrir des artistes et échanger

ANIMA VAGULA Rives et dérives de l'art brut

ANNE B. La peinture est une bête de grand air..

ARCANE 17 Aventure terrestre et céleste et surréaliste en hommage à André Breton

L'@ROBASE STR@TEGIQUE Nouvelles & contes improbables

ANATOLIA  Samuel Brussel, Le plus grand éditeur

APPAS rayonnant phare de la littérature européenne moderne

ARMAND ARAPIAN Les déambulations poétiques du chanteur baryton  français dorigine grecque et arménienne

ARTEFAKE Documentation des arts magiques

ÉDITIONS ATTILA  Minuscule éditeur gigantesque

L'AUTOFICTIF l'écriture au quotidien de Eric Chevillard

BARBOTAGES Craque,hoax, couac, Witz, puff, kitsch

LE BATEAU LIBRE Le blog de Frédéric Ferney

LE BATEAU LIBRE L'émission littéraire de Frédéric Ferney

LE BIBLIOMANE MODERNE beaux livres, raretetés, reliures & bibliognosie

BIFFURES CHRONIQUES sur l'actualité, les médias et les livres, coups de coeur, textes courts et humour, par Lois de Murphy

BLAISE HOFMANN Le blog du délicat écrivain helvète

BLANCHE PAINCHAIN Le blog de l'écrivain Hervé Jubert et de son univers l'univers de ses livres fantastico-policiers

LE BLOG À LUC Essai magnifiques, laboratoire graphique et poétique

BOB GARCIA ET LE SPECTRE DU TOCARD Afin de rendre Tintin aux enfants

BOYZ OF SKANDALZ Poésie - politique - littérature - autre formes terrifiantes d'humour

CAPHARNAÜM ORGANISÉ Un lieu ou l'on peut trouver tout et n'importe quoi, en plus ou moins rangé.

CASAJORDI Graphisme et autres fantaisies

Casajordi pour coll. particulière Marc Ways et l'I.I.R.E.F.L.

CARNET DE JLK Riches heures de lecture et d'écriture, par Jean-Louis Kuffer, journaliste et écrivain suisse romand

LE CASTOR ASTRAL EDITEUR  musique,  Littérature, OULIPO, poésie, essais, & « Curiosa et caetera »

CLAUDE SEIGNOLLE L'écrivain, le soricer, l'homme-légende, « le meneur de loups »

LE CLAVIER CANNIBALE Le blog de Claro, écrivain électrique

LA CLEF D'ARGENT Maison spécialisée dans la littérature fantastique classique et contemporaine

CHEZ CLARABEL Des livres, de la passion de lire et des dessous chic

LE CORRESPONDANCIER Vague de papier sur les correspondances électriques

COURS TOUJOURS Petites choses sans aucune importance de Eric de Jeager

COUSU MAIN Littérature, image, errance, impertinence

CYNTHIA 3000 Editeur Jarryesque

DANIEL MAJA Des nouvelles au jour le jour de la vie brève... une balade graphique dans des chemins peu balisés...

 DAVID COLLIN Littérature, exploration, laboratoire

DE BLOOMSBURY EN PASSANT PAR COURT GREEN Parce que la littérature n'est pas forcément ce que l'on trouve en tête de gondole, parce qu'elle n'est pas non plus une et une seule

DECTOR DUPUY Caviar Caviardage, art, rue & co

DEHORS - DEDANS Restes du mondes, interrogations & belles observations

DÉSORDRE Désordre verigineux de Philippe de Jonckheer

DESORDRE Comment Philippe de Jonckheer est arrivé à un tel désordre

LE BLOC-NOTE DU DESORDRE Photographie et  littérature, des auteurs contemporains, photographies personnelles

DICTIONNAIRE DES VERBES QUI MANQUENT Un seul verbe vous manque et la phrase s'allonge

DISGRESSIONS Carnets, pérégrinations éditoriales, notes prises au jour le jour, fragments désordonnés de Joseph Vebret

E-DITO Le cabinet de curiosités de Christian Gatard

L'ÉDITEUR SINGULIER Le blog de l'éditeur singulier, dandy & lettré

ENT'REVUES La revue des revues


LES ÉTATS CIVILS Revue de creations poétiques contemporaines et de textes courts.

ETC ISTE etc-iste. mots,textes,poèmes,miettes, poussières, brindilles,vétilles et autres broutilles de Thomas Vinau, poète

L'ESQUIVE DU MANCHOT ÉPAULARD Écrits et mouvements divers

L'EXPERIENCE DU DÉSORDRE Réflexions, fictions et questions

FANTOMATIK Gentleman cambrioleur d'images

LES FÉERIES INTÉRIEURES Blog consacré au poète Saint-Pol-Roux dit « le magnifique », à son oeuvre, à ses contemporains, à ses fulgurances

FEUILLES D'AUTOMNE Le blog de Yves Letort « libraire en chambre » jubilatoire & consciencieux

LE FOURBI ÉLASTIQUE Cahiers & plus

FRANçOIS MATTON Carnet de dessins inclassables, esquisses de projets pour des livres à paraître, manuel de survie pour Robinson citadins...

FRANCK BELLUCI Littérature, théâtre, musique et cinéma

FOUS LITTÉRAIRES Institut International de Recherches et d’Explorations sur les Fous Littéraires,
Hétéroclites, Excentriques, Irréguliers, Outsiders, Tapés, Assimilés,
sans oublier tous les autres…

GALERIE DE PORTRAITS EN FORME DE PATATE petites histoires incroyables

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GILBERT PINNA Le blog graphique magnifique

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JACQUES RIGAUT L'Excentré Magnifique, , souvent méconnu, « work in progress » de Jean-Luc Bittonn du biographe à l'oeuvre...

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LITTERATURE & COMPAGNIE Arborescence, adresse, encyclopédies, etc.

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LE LORGNON MÉLANCOLIQUE Parce que c'est bien, même très très bien !

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LUTECEWOMAN Du glam-mum avec Miss Aurélia B.

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LE MAGAZINE LITTÉRAIRE Le journal des livres et des écrivains

LA MAISON AUTRIQUE Premier hôtel particulier, à Bruxelles, réalisé par Victor Horta en 1893

MAISONS D'ÉCRIVAINS Dis moi où tu vis, je te dirai ce que tu écris

LA MERCERIE AMBULANTE Déambulations urbaines. Inventaires du dérisoire et de l'oubli, de l'étoffe dont on tisse les rêves, tout simplement

MISCELLENEA CURIOSA Apostilles singulières, notules étonnantes et gloses inattendues portant sur ce que la société des hommes recèle d'inhabituel, d'excentrique ou de baroque

MON ESPACE SUR CETTE FOUTU PLANÈTE Conception d'une éphéméride...perceptions, assentiments, non-sens et plaisirs d'une vie d'intello précaire et fauché..

MONSIEUR TOUSSAINT LOUVERTURE éditeur d'exception

MUSÉE D'AILLEURS Musée de la science fiction, de l'utopie et des voyages extrordinaires

MUSÉE DE L'IMAGINAIRE Pour ceux qui ne manque pas d'imagination et pour ceux qui en manqueraient

MYTHOLOGIE DES LUCIOLES archives photographiques et iconographiques d'hier souvent, d'aujourd'hui parfois

NOUVELLE REVUE MODERNE Une incitation à créer, à laisser s'exprimer la part du rêve que chacun porte en soi

NUAGES ET VENT Critiques et choniques littéraires de Dominique

OLIVIER VERLEY Photographie et littérature

PAGES À PAGES Chroniques de lectures

PAPIERS RECYCLÉS Magazine du bibliophile

PARIS SECRET ET INSOLITE Les promenades et découvertes érudites, nostalgiques et rares de Rodolphe Trouilleux

LES PAS PERDUS  Blog / journal suggèrant l'oeuvre aberrante que l'auteur n'apas écrite et qu'il aurait peut-être voulu écrire.

POESIABAO Le journal permanent de la poésie par Florence Trocmé

LE POIGNARD SUBTIL Des passerelles entre l'art populaire, l'art brut, l'art naïf, le surréalisme spontané et l'art immédiat: une poétique de l'immédiat

LA PORTE OUVERTE Textes rares, inavouables & fantastiques

QUELLES NOUVELLES Le blog de Sabine Wyckaert, amoureuse des belles lettres et des bons mots

REGARD AU PLURIEL Réfléxion ouverte sur l'art, sur la création, sur le traitement du réel

RAYMOND ALCOVÈRE Littérature, arts plastiques, citations, extraits, air du temps... Lisez des livres et vous verrez, ils vous le rendront bien !

RÉPONSES SAUVÉES DU VENT Questionaire pour auteurs à tendances bordéliques

LA REVUE DES RESSOURCES Webzine situationniste. Rubriques de créations et de critiques littéraires, d'entretiens et de dossiers, de « Biblionomadie »

RUINES CIRCULAIRES Déambulations littéraires

SANAHULTIVERS Les univers fictionnellse et parallèles de l'écrivain Simon Sanahujas

DES SENS Le blog coquin, mutin & libertin de Claire O.

DE LA SEXUALITÉ DES ARAIGNÉES Des mots, beaucou de mots, très peu de sexualité et encore moins d'araignées

SOCIÉTÉ SHERLOCK HOLMES DE FRANCE Élémentaire mon cher détective

SOLKO Littérature, histoire, théâtre, polémiques à Lyon comme ailleurs

STALKER Dissection du cadavre de la littérature

STRICTEMENT CONFIDENTIEL Revue littéraire et « icoquinoclaste » animée par Sophie K

SUR LA PISTE DE TARZAN Deux amis, l'un photographe (Gwenn Dubourthoumieu), l'autre romancier (Simon SanahujaS), partent en Afrique sur les traces du personnage légendaire.

SURNATEUM Le Muséum d'Histoire Surnaturelle explore depuis quelques décennies déjà les univers étranges et parallèles qui existent aux frontières de notre réalité

TAKUHERTZ  Boîte à jouets et malle de voyage pour l'espace public, les écrits urbains et quelques surprises de la vie.

LA TAVERNE DU DODGE LOREDAN L'antre des curieux de littérature « souterraine »

LE TIERS LIVRE François Bon, littérature & Internet, ateliers d'écriture, édition numérique

UN NÉCÉSSAIRE MALENTENDU Littérature et cetera

LE VAMPIRE RE'ACTIF Coups de sang culturels

LE VIEUX MONDE QUI N'EN FINIT PAS Note bleue, film, imprimé. L'ennui et l'agonie du vieux monde. Charles Tatum écoute et mate.

LE VISAGE VERT le blog de la maison d'édition et rveue fantastique du même nom

VOYAGE AU BOUT DE LA LETTRE Aimer les mots. Aimer un mot, le répéter, s'en gargariser.

ÉDITIONS VOLETS VERTS où le bonheur d'éditer

ZOÉ LUCIDER L'arbre à palabres

LES 807 Déclinaisons d'un aphorisme d'Éric Chevillard, deux fois par jour, à 8h07

© Les Curiosités de Eric Poindron

PANNE DES SENS

Il avait perdu la vue, comme d'autre perdent le nord ou leur latin

Tourmenté, inquiet, il avait tatonné à l'aveugle...

... Pour finir par mettre la main sur "des regards".

Comme quand il était enfant ,

et qu'il approchait l'oreille des coquillages.

MAIS

Mais cette fois, il n'entendit pas, 

il vit la mer...

BIBLIO-LOGIS

A la bibliothèque, tandis que je me fais copiste de textes précieux pour les besoins d'une collection que je vais diriger prochainement, je musarde, de Guy Patin, lecteur du XVIIe siècle, médecin, honnête homme et franc parler, en passant par Louis Brouillon - et son Etang maudit - jusqu'à d'autres auteurs curieux et infréquentables que je tais pour l'nstant et que je dévoilerai en un temps voulu. A l'instant d'une pause, je m'arrête sur l'Introduction de la psychologie bibliologique qu'un certain Nicolas Roubakine, ami de Tolstoï, fit éditer à Paris en 1922 (chez J. Povolozky, pour ceux que ça intéresse). La bibliologie, ou science des livres - qui passionnera Roubakine, comme elle passionnera Paul Otlet, l'esprit libre et visionnaire, créateur du Mundaneum (1) - m'accapare un temps. Je lis en diagonale, tente en vain de comprendre et relève cette définition pour le moins déconcertante. D'après le théoricien Roubakine, le livre est « une espèce d'appareil, d'engin, d'instrument psychologique, servant à provoquer dans l'être psycohlogique du lecteur des expériences déterminées et complexes. »

Je relis plusieurs fois la définition mais me voilà coi, tenant dans les mains un engin, une espèce d'appareil que, voilà encore quelques instants, je nommais livre. Je repose avec délicatesse le théoricien, guère convaincu par le postulat, en me disant que l'égarement est un divertissement rare et que l'histoire du plaisir de lire dans les bibliothèques reste à écrire. BiblioLOGIS...

Note (1) : Le gardien vous encourage à lire l'article Paul Otlet, l'homme qui voulait classer le Monde

Photographie de Ryotaro Shiba

UN MONDE SI GRAND, OU L'INVERSE

Pour Ambre...

La vision est l'art de voir les choses invisibles.

Jonathan Swift

Photographe allemande, Julia Fullerton-Batten, joue - et se joue - des dimensions.

Pour découvrir l'univers de Julia Fullerton-Batten

ABSENCE DE DIALOGUE...

Le premier : – Vous voulez ma carte de visite ?

L'autre (désagréable et même un peu soupe au lait) : – Non merci !

L'ART

A propos du modeste espace consacré à Anish Kapoor - voir arcticle ci-dessous -, Ambre m'écrit :

 

A chaque fois que je vous rends "visite" je me dis : il est grand temps que je change d'ordinateur. Votre site est si riche que mon vieux pc parvient à peine à vous faire apparaître; il lui faut du temps, trop de temps. Car vous en valez la peine.
Cet Anish Kapoor me "titille" sans doute pas de la même façon que "l'establishment britannique", non il me "titille" agréablement. Toute provocation, en art, m'est essentielle. (Seulement en art).

Aussi il m'a semblé utile de lui répondre :

 

« Maître, dites-nous : qu’est-ce que l’art ?

– Voulez-vous la réponse des philosophes ? Ou vous intéressez-vous à l’opinion des riches qui décorent leur intérieur avec mes images ? ou encore : voulez-vous savoir ce qu’en pense le troupeau bêlant, qui loue ou rejette mon œuvre par écrit et en paroles ?

– Non maître, quelle est votre réponse à vous

– Après quelques secondes Apolonios dit : Quand je vois, quand j’entends, ou quand je sens quelque chose qu’un autre fait ou exécute et si, dans cette trace qu’il laisse, je découvre un homme, sa connaissance, sa volonté, ses désirs et ses luttes, pour moi c’est de l’art.


Oeuvre de Violise Lunn

TIRER À BOULET ROUGE

« Je reconnais que cette exposition est une manière pour moi de titiller un peu l’Establishment britannique, si c’est bien ce que représente ce bâtiment de la Royal Academy ! Mais j’espère surtout que c’est une provocation qui a trait à l’espace et ce qu’il est possible de faire avec un bâtiment, mais aussi en sculpture. »

Anish Kapoor

L'arme...

Action !

... Le résultat

« Shooting into the Corner » Oeuvre de Anish Kapoor

QUESTIONNAIRE DE PROUST

Miss Eva T. me suggère de répondre au « Questionnaire de Proust » -  de son prénom Marcel - un écrivain du XXe siècle assez réputé m’assure-t-on. Il faudra que je me renseigne. A y observer de plus près, ce n'est pas tout à fait le questionnaire de Proust, aussi me voilà abusé, mais me voilà aussi amusé ! En attendant, voici mes réponses. Si à votre tour vous souhaitez vous dévoiler un peu…

 

1. Quel est pour moi le comble de la misère ?

 

Le manque de curiosité et l'obssion des chiffres

 

2. Quel est le principal trait de mon caractère ?

 

L’obssession et l'irrévérence

 

3. Quelle est la qualité que je préfère chez la femme ?

 

Le bel esprit

 

4. Quel est mon idéal de bonheur terrestre ?

 

Vivre auprès d’un lac

 

5. Quelles fautes m'inspirent le plus d'indulgence ?

 

L'indulgence, justement

 

6. Si vous n'étiez pas vous-même, qui auriez-vous aimé être ?

 

Sherlock Holmes ou Thomas Carnacki

 

7. Où aimeriez-vous vivre ?

 

En Ecosse, dans les Highlands

 

8. Ce que j'apprécie le plus chez mes amis

 

La drôlerie et la fantaisie

 

9. Mon principal défaut

 

L’impatience & l'acribie

 

10. Mon occupation préférée

 

La lecture, l'observation du brouillard, la eueillette et la préparation des champignons

 

11. Mon rêve de bonheur

 

Un château délabré - avec un butler - rempli de chats et d’oiseaux qui parlent

12. Quel serait mon plus grand malheur ?

 

Ne pas croire en l’invisible

 

13. Ce que je voudrais être en ce moment précis

 Un gentleman anglais

 

14. Mets et boissons préférés / Couleurs, fleurs, oiseaux préférés

 

Huitres Gillardeau, Champagne mais jamais blanc de blanc -, vodka / neige, rose trémière, inséparables & caméléons

15. Mes auteurs favoris

 

Restif de la Bretonne, Taigu Ryokan, Gérard de Nerval,  Joseph Delteil, François Augérias, PG Wodehouse et cent poètes

 

16. Mes héros / héroïnes fictifs

 

Athos, le neveu de Rameau, Des Esseintes,  Sherlock Holmes / Alice

 

17. Mes compositeurs / mes peintres préférés

 

Schubert / Odilon Redon

 

18. Le mot que je préfère / mon juron préféré

 

Nostalgie, Schoïnopentaxophile / Diantre & crapule !

 

19. Mes héros / héroïnes dans la vie réelle

 

Diogène / la comtesse de Castiglione

 

20. Mon personnage historique favori

 

Gabriele d’Annunzio

 

21. Mes prénoms favoris

 

Jean-de-la-Lune & Cléo-Lunes

 

22. Ce que je déteste par dessus tout (ou ma bête noire)

 

L’insalubrité morale

 

23. Personnages historiques que je méprise le plus

 

 Mépris dites-vous, non exécration ? Alors Charles X, pour sa mesquinerie, ses faiblesses et son mépris du peuple

 

24. Le fait militaire que j'admire le plus / La réforme que j'estime le plus

 

L'invention du clairon / La fin du service militaire

 

25. Le don de la nature que je voudrais avoir

 

Passe-muraille afin d'écrire ma propre histoire

 

26. Comment j'aimerais mourir

 

En regardant un lac

 

27. État présent de mon esprit 

 

Dubitatif

 

28. Ma devise

 

Ici nous vivons tous dans une ambitieuse pauvreté & j’ai moi-même vécu comme un mendiant pour apprendre à des mendiants à vivre comme des hommes.

 

29. Si dieu existe, que voudriez-vous lui entendre dire en vous accueillant ?

 

Qu’est que tu bois ?, ce qui sous-entend que ça commence bien

 

30. Si dieu existe, que lui dites-vous en arrivant ?

 

Ne nous prenons pas au sérieux, il n’y aura aucun survivant 

 

N.B. N'hésitez pas, à votre tour, à répondre aux questions...

 

FOYER

SYLVE

Dans la forêt grincante

naiît un léger bruit

c'est l'eau mui murmure

le vent qui gémit

la feuille tremblante

qui bruit en glissant

la chouette lente

qui hurle en passant

Puis une voix grêle

domine tout bruit

des esprits pêle-mêle

la forêt s'emplie

écho des ténèbres

dansent aux chanson

et les cris funèbres

percent les vallons

Dans l'air qui scintille

à l'entour de lui

comme un feu de nuit

on le voit qui brille

et le voyageur

égaré dans l'ombre

suit cette lueur

sur la route sombre

Anonyme XIXe

 

Le Faune est une oeuvre merveilleuse de Jeanine Janette que l'on peut admirer à Paris au Musée de la chasse et de la Nature.

DENT POUR DENT

Lu ce matin sur le blog de l'Institut International de Recherches et d’Explorations sur les Fous Littéraires,Hétéroclites, Excentriques, Irréguliers, Outsiders, Tapés, Assimilés, sans oublier tous les autres… :

« On sait que, depuis quelque temps, les dentistes américains ont pris l’habitude de faire sauter les dents mauvaises au moyen d’une toute petite cartouche de dynamite. Plusieurs personnes nous ont demandé si l’explosion ainsi provoquée ne présentait pas quelque danger. Nous sommes heureux de les rassurer immédiatement. L’explosion de la cartouche est absolument inoffensive, à condition toutefois que l’on ait la précaution de s’éloigner à quelque distance au moment où elle se produit. »

Gaston de Pawlowski, Inventions nouvelles. Dernières nouveautés, (éditions Finitude, Bordeaux) Préface et choix d’Eric Walbecq.

LA GRANDE HYPOCRISIE

Le Dernier Crâne de Monsieur de Sade le livre posthume de Jacques Chessex va sortir couvert. Enveloppé dans une couverture de cellophane pour protéger les « innocents » de son caractère sulfureux.

Avant même d’ouvrir le livre, car là n’est pas la question (comme dirait Zendali), je m’interroge sur cette incroyable hypocrisie que soulève cette affaire. Premièrement parce que l’ouvrage en question, dont le premier tirage est tout de même de 25000 exemplaires, bénéficie ainsi d’une formidable opération de marketing qui avait déjà très bien fonctionné avec la bande dessinée pour adulte de Zep. Le goût du mystère, de l’interdit, l’excitation du procédé. Cachez-moi ce sein que je ne saurais voir, je n’en serai que plus émoustillé. En somme, en rendant inaccessible l’objet on le rend plus désirable encore. On attire l’attention sur lui; plutôt que d’en faire le moins possible, pour un objet à priori réservé aux lectures d’alcôve et qu’on devrait se passer sous le manteau. S’il est si scandaleux qu'on veut le faire croire.

Donc, sous prétexte d’une pudibonderie qui n’est sans doute pas complètement artificielle, on fait parler le plus possible de ce livre à ne pas mettre dans toutes les mains. Pudibonderie malgré la grossièreté apparente de l’opération marketing qui ne trompe personne. Pudibonderie car aujourd’hui, étrangement, on oscille entre un retour d'une bigoterie bourgeoise effarouchée, et un grand déballage de vulgarité sur la place publique (la véritable pornographie qui s’étale dans les journaux, la publicité et à la télévision).

Alors qu’on voudrait nous faire croire qu’il est sain de protéger nos enfants d’un livre écrit par un ogre lubrique (Chessex), peu importe le contenu (comme dirait Zendali), on leur donne à lire et à voir comme jamais, les pires vulgarités, devenues normalités, et étalées sans aucun souci moral ou pudique aux yeux de tous. Ill faudrait savoir ce qu’est véritablement la pornographie d’aujourd’hui. Il faudrait distinguer cette pudibonderie déplacée à l’égard de l’érotisme, de la sexualité et du corps, des manifestations diverses de la pornographie d’aujourd’hui : voyeurisme et exhibitionnisme à outrance, « peoplisation de la société », recul de la démocratie, vulgarité sans gêne ni retenue, et respect pour autrui réduit à néant.

Au lieu de laisser jouer les rois du marketing et les hérauts pudibonds, ne devrait-on pas renverser les choses, cellophaner les gratuits et les journaux people, refuser de diffuser les sketchs de Bigard sur les chaînes publiques en prime time, faire lire Bataille aux collégiens, et surtout valoriser la culture du livre et de la lecture ? Oui, même Chessex, même Sade.

David Collin.

Le site de l'auteur en cliquant ICI

« Un vieux fou est plus fou qu'un jeune fou, cela est admis, quoi dire alors du fou qui nous intéresse, lorsque l'enfermement comprime sa fureur jusqu'à la faire éclater en scènes sales ? »
Quel est l'homme de 74 ans enfermé dans l'hospice de Charenton, au printemps 1814, qui a commis tant de crimes et semble ne se repentir en rien ? Fuyard, brûlé en effigie, rescapé, embastillé, sodomite, blasphémateur, soupçonné d'inceste, et pourtant encore là, bouillant d'idées et d'ulcères, désireux de poursuivre l'œuvre de chair. Quel usage Mademoiselle Madeleine Leclerc fait-elle de ses 16 ans, de son corps efflanqué, vicieux ? D'où viennent ces hurlements ou ces soupirs ? A quoi l'isolement contraint-il ces libertins en chambre ? N'aurait-il pas au moins peur de la mort, où " chacune de ses paroles, chacun de ses actes résonnent plus fort ? " Le forcené a en effet trois mois à vivre.
Cet homme se nomme Monsieur de Sade. La figure dont Jacques Chessex tire la matière de son récit, ce n'est pas le Sade en gloire, mais le malade fulgurant, et plus encore ce que le romancier complice à travers les âges raconte ici, ce sont ici les destins successifs de son crâne, comme une extension naturelle du corps sadien. Sade meurt en décembre 1814, sa tombe au cimetière de Charenton sera ouverte en 1818, et son crâne " ornement lui-même, de magie intense, de hantise sonore " passe dans les mains du docteur Ramon, le jeune médecin qui le veilla jusqu'à la mort. Relique, vanité, rire jeté à la face de toutes choses, effroi érotique, le crâne de M. de Sade roule d'un siècle à l'autre, incendiant, révélant et occupant le narrateur de ce livre.

Le Dernier Crâne de Monsieur de Sade, de Jacques Chessex (Grasset)

DROLE DE JEU

« Ne nous prenons pas au sérieux, il n'y aura aucun survivant »

Alphonse Allais.

PASSAGES

Combien ai-je pu « emprunter » de livres dans cette si chic et désuète librairie ?... Rue-Gît-le-Coeur, par expemple, les émouvants et simples souvenirs de Vitezslav Nezval chef de file du Poétisme et fondateur du Groupe surréaliste tchèque...

« j'ai toujours souhaité me poser en aéroplane dans certaines villes, en passant de ma table de travail à leurs rues les plus animées, comme cela se produit dans les rêves »

Accompagner un écrivain qui marche, c'est un peu écrire avec lui. Croyez-le, ce n'est pas un lieu-commun, c'est un lieu-dit ; chuchoté.

Les passages de Doisneau,

Monnaie de Paris, 11, quai  de Conti (VIe)

du lun. au ven. de 11 heures à 17 h 30,

sam. et dim. de 12 heures à 17 h 30.

Jusqu'au 15 janvier.

Tél. : 01 40 46 56 66

POUR UNE ANNÉE BLEUE...

« En ce temps-là, le charbon était devenu aussi précieux et rare que des pépites d’or et j’écrivais dans un grenier où la neige en tombant par les interstices du toit, devenait bleue. »

Pierre Reverdy, extrait de La Lucarne ovale

Bleue grenouilles

Bleu planète

Bleu hiver

bleu poésie

Bleu Tour saint Jacques

bleu mots

Bleu Gérard Lardeur

Bleu traits

Bleu inséparables

Bleu cathédrale

Bleu Roussel

Bleu rêve

Bleu lenteur

Bleu encyclopédiste

Bleu Philippe Ramette

Bleu Coronelli

(...) Alors ouvrez l'oeil... et le bleu

 

La vue -Trois scènes de la vie décrites avec ironie - , de Raymond Roussel, illustré par l'immense maja, est disponible aux réjouissantes éditions Volets verts

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