Cul Pieds de lampe
Le charmant Gerorge F., que je connais pas (*), m’écrit un billet mot fort aimable au sujet du billet Cul-de-lampe qui n’existe guere :
C’est un billet agréable à lire, merci (je ne connaissais votre blog que par la rumeur, je le découvre avec plaisir).
Je suis simplement un peu surpris par votre remarque sur la « critique acerbe et vigoureuse » de la société. Il n’y en a, me semble-t-il, pas plus que dans les Bécassine.
Certes, les portraits sont moqueurs, mais ils restent pleins d’indulgence, je dirais presque de complicité.
Est-ce que cela gâte notre plaisir ? Certes non, bien au contraire.
(*) je sais seulement qu’il est écrivain – Le Vertige des auteurs – et a édité au Castor Astral, ce qui est tout à son honneur, comme c’est à l’honneur de son éditeur…

Donc, mon correspondant évoque ma « critique acerbe et vigoureuse » de la société. J’ai eu beau me relire, je n’ai retrouvé. Je me contremoque de la société et connais à peine le sens du mot « acerbe ». Aussi j’attends de nouveau de ses nouvelles afin qu’il éclaire ma lanterrne lampe… (suggestion de bon aloi suggerée par mon amie fantasque et clairvoyante Nicole Z.)
Dans l’attente de vous lire, Monsieur Georges, mes amicales pensées…



Je repasse ce matin sur votre blog, que je continue à explorer avec plaisir. Et m’y voici confronté à une situation délicieusement surréaliste, puisque j’y commente apparemment des propos qui n’ont jamais été tenus. C’est bien mon genre, je réponds toujours beaucoup plus finement aux questions qui n’ont été posées par personne.
Hélas, c’était trop beau ! Je soutiens, perinde ac cadaver, que ces propos ont bien été tenus : c’était à propos d’un billet, très plaisant d’ailleurs, consacré à P.G. Wodehouse, dont je suis admirateur zélé (j’impose sa lecture à tout invité qui, en été, s’attarde plus de deux jours chez nous).
J’ai fini par retrouver le billet, il est daté du 31 juillet :
« Élémentaire mon cher Jeeves »
Sans doute ai-je déposé ce commentaire dans la mauvaise boîte, et je vous prie de pardonner cette distraction.
Pour un premier pas sur votre blog, ce n’est pas très réussi. Le pire, c’est que je reviendrai quand même.
Merci pour vos mots aimables sur mon blog : il en est tout rougissant. Je voudrais simplement préciser, très vite, que je ne suis pas seulement romancier au Castor Astral, mais aussi nouvelliste, chez Anne Carrière.

Je m’apprêtais à répondre quand le distingué Monsieur Georges, qui à dû lire au travers de mes pensées ou de mes encres sympathiques, me repond :
Bon, décidément, le feuilleton continue : il y a eu cette fois-ci une erreur de retranscription, mais elle ne m’est pas imputable. Je me dois donc de préciser que le dernier paragraphe « J’ai eu admiration sans borne, etc. jusqu’à petite visite », enchaîné à ma réponse, n’est pas de moi (Georges F.) mais de la plume de Verbatim.
Ce qui n’enlève rien à l’amitié que j’ai pour Jean-Yves, Marc et Bénédicte, faut-il le dire. Je publie da’illeurs chez eux un second roman à la fin de l’année. Ici finit la séquence pub.

Cher Monsieur Georges F. ou Flipo, puisque désormais tout le monde vous connaît, ou presque…,
Vous voilà de retour…
… avec dans votre sac à malice l’expression perinde ac cadaver – je frissonne en songeant à Brke et Har, les détrousseurs de cadavres quii firent les belles nuits d’Edimburgh et coluant le sang puis beaucoup d’ancre – et les doux mots et nom de « surréalisme » et « Wodehouse »; Je crois que nous sommes fait pour nous entendre ! Je suis, moi aussi, un peu – beaucoup – prosélyte de ce côté-là… Une journée sans wodehouse est, en effet, presque une journé manqué. Et comble de malchance je suis un peu à court de munition. Il est toujours possible de se rabattre sur Saki – formidable ! – , Waugh’s writers – père et fils, même si ils sont un peu réac à mon goût ; surtout le père – , les Mémoires de jeunesse de Sir Winston churchill ou un jeune amuseur de première, Will Cuppy, auteur de Comment reconnaître vos amis des grands singes.
Pourtant ni les uns ni les autres ne remplaceront le géniteur de Jeeves, de Bertie Wooster, des tantes assassines, des oncles pingres, des cousins mal-élevés, des demoiselles vengeresses et mariables – donc dangereuses – , des cousins chahuteurs, des membres du Drone’s club et les bambocheurs de tout poil.
Oui, quitte à me répeter, quand Wodhouse est absent il me manque – et la réciprocité est sans doute vrai puisqu’il n’est pas rare que l’écrivains’adresse à son lecteur. Me vient une disgression de Erik Satie notre maître qui disait à peut près ceci : j’ai perdu mon parapluie et mon parapluie doit être bien triste, lui aussi, de m’avoir perdu.
Pardonnez moi aussi de ne pas avoir citer vos références de nouvellistes, mais J’ai eu admiration sans borne pour les éditions du Castor Astral et une amitiés sans limite pour ses éditeurs. j’ai nommé Bénédicticte Perot et Jean-Yves Reuzeau que je salue ici et bien bas, en gageant que ces baisers quasi fraternels leur parviendront. Et toujours dans le registre des pince-fesses sincères, j’en profite pour saluer le prince Patrice Delbourg, chantre des dédaignés et des oubliés, qui me fait parfois l’hommage et l’honneur d’une petite visite…
Très amicale pensée, sans oublier de vous redire que vous êtes toujours ici le bienvenu.
Votre serviteur.
Et pour vous faire plaisir, voic une photographie délicieuse du tandem Bertie & Wooster extraite de l’hilarant feuilleton de la BBC

Voilà quelques Jours, j’avais aussi reçu ce mot plaisant d’un autre Wodehehousephile :
Loïs qui connait les bons blogs vient de me diriger chez vous! Et je tombe droit dans l’univers d’un homme qui connait Wodehouse… Parce qu’ils sont rares en France, ceux qui connaissent ce grand humoriste! Et plus rares encore ceux qui l’apprécient! Ce qui est, bien sur, mon cas !
Donc je vais continuer à faire votre connaissance… avec plaisir !
Amitiés
Papa de Lili, SOUVENIR DE ROUTIER

Aussi et désormais, puisque nous sommes trois comme les quatre mousquetaires, il était peut-être temps de crée la Société Française de amis de P.G. Wodehouse – nom définitif à définir – et d’elaborer quelques reègles d’inconduite (Notez bien qu’il existe ce type de société dans tous les pays du monde, y compris la Russsie. On m’aurait même laissé entendre que les Venusiens en personne s’apprêter à déposer leurs propres statuts)
L’ESPIÈGLE SOCIETÉ FRANCAISE TONITRUANTE ET FRINGANTE DES AMIS DE P.G. WODEHOUSE ET DE SES SATANÉS PERSONNAGES
Exemple : les membres s’engagent à citer au moins une fois par jour le nom de leur héros ainsi qu’un extrait croustillant de son oeuvre…
Les membres s’engagent à fuir toute proposition de mariage, surtout ceux qui le sont déjà, puisque la bigamie est sévèrement réprimandée.
Les membres s’engagent a se faire passer pour de véritable gentlemen et à faire croire à leur entourage qui’il possède un majordome de première ordre et si discret qu’il est guer possibe de l’aperçevoir.
Etc.

Proposition de logo ou de signe de ralliement
En attendant avec impatience vos suggestions
Votre serviteur.

Photo de Rodney Smith

Houla! Je viens de trouver un « com » (oui! c’est trop long d’écrire commentaire!) sur mon blog. Est-il pour moi ? Est-il pour un autre ? Ma vitesse de compréhension étant égale à celle de Bertie, je me pose la question,(sans y répondre!). Quoi qu’il en soit, je suis heureux de vous recevoir en ma modeste demeure…
Et je suis tout prêt à devenir membre d’un « Club Wodehousiste »! (Si interdit aux femmes !)
Amitiés.
Le papa de Lili, le Blog de l’auteur-voyageur

En tant que président – autoproclamé – de les femmes seront acceptées à la condition de prouver, u peu à la manière de tante Dahlia, qu’elles sont des hommes. J’en connais ; j’ai des nom – n’est-ce pas miss Nicole Z ou Loïs ?…

En, attendant, voici la citation du jour, extraite de Merci Jeeves :
Le sang des Wooster se mit à bouillir. Au fond à s’en tenir simplementau fait , qui est Jeeves, après tout, après tout , Un valet de chambre. un salarié. Et un un type qui ne veut pas se soumettre éternellement à son valet de chambre. Est-ce « se soumettre » que je veux dire ? Oui je sais que ça commence commence par un S. il arrive un moment oû l’on doit se rappeler que ces ancêtres ont brillamment combatu à Crécy. Le moment était maintenant arrivé.
Mifa, LE BLOG DE NOTRE AMIE