Archives de catégorie : REVUE DE PRESSE

LIVRAISON A DOMICILE

Une jolie, et farfeleue, histoire encore. il y du des Esseintes (le dandy favori de Joris Karl Huysmans) chez ce scientifique-là. Et un peu de Philéas Fogg aussi… Je vous l’ai dit, il n’y a pas que la Saint-Valentin dans la vie, il y a la sciene, aussi…

L’auteur parcourt 1000 km pour livrer un client mécontent.
C’est de l’abnégation ou je n’y comprends plus rien !

Dur dur d’être un auteur. Et pour Dan Fleish, professeur à l’université de Wittenberg, cette responsabilité a coûté particulièrement cher. Coût du billet : 396 $, location d’une voiture, 67 $… mais découvrir le sourire de son lecteur satisfait : ça n’a pas de prix…

Résidant dans l’Ohio, le professeur a en effet voyagé jusqu’à Ottawa (1000 km, à peu près), la veille de Noel, pour apporter en mains propres le manuel de physique qu’il avait rédigé et que Michel Cuhaci, un usager d’Amazon avait acheté, avec des pages manquantes. Ni une, ni deux, le professeur saute dans un avion et se rend directement chez l’intéressé qui avait publié un message dans les colonnes d’Amazon, pour se plaindre.

Tout le défi était de livre l’ouvrage avant Noël, le 25 décembre donc, parce que les librairies seraient fermées et que les services postaux n’assureraient pas leur travail ce jour-là. Hop, Fleish embarque en avion, direction Ottawa, loue une voiture et pof, le voilà devant la porte de l’intéressé. Un véritable conte de Noël. « Si je dois être arrêté, au moins je veux en finir avec cette histoire », se dit-il.

Alors que M. Cuhaci s’apprête à passer à table avec sa petite famille, on sonne à la porte : le professeur se tient, les pieds dans la neige ou sûrement et lui demande : « Quel ouvrage préférez-vous ? Couverture souple ou rigide ? » Et dès lors que la livraison fut effectuée, il repartit en sens inverse regagner ses pénates. « Il m’a suffi de voir l’expression sur son visage pour me dire que cela en valait la peine », explique-t-il.

Peu après, l’usager modifie son commentaire en expliquant dans quelles circonstances l’auteur lui a apporté. Pour les intéressés, le livre porte sur l’électromagnétisme et se veut un ouvrage de vulgarisation extrêmement accessible. (par Clément S., actualitté, d’après le Dayton Daily News.)

LE SANG DE POUCHKINE

Lu ce matin sur le blog de Bibliobs un article comme je les aime ;  même s’il n’apporte rien à la connaissance des lettres. La légende fait trop partie de la littérature pour qu’on la malmène ou la baffoue. Et puis, une fois encore, laissez les poètes en paix ; surtout quand il s’agit de Pouchkine.

Le sang de Pouchkine est-il le sien?

Très coquette, lépouse de Pouchkine fut sans dout en partie responsable de la mort du poète. Trainant son époux à toutes les fêtes, elle y tombe sous le charme d’un officier français, le baron D’Anthès. Ce dernier se faisant de plus en plus pressant, les rumeurs de plus en plus venimeuses, Pouchkine tente une première fois de provoquer un duel. L’affrontement est évité de justesse, D’Anthès se prétendant amoureux de la soeur de la femme de Pouchkine et l’épousant sur le champ. Mais le français reprend bientôt ses séductions. Cette fois, le duel est inévitable. Il a lieu dans les faubourgs de Pétersbourg, près de la rivière noire. Nous sommes le 8 février 1837. Dans un champ de neige des faubourgs de Saint-Pétersbourg, deux hommes se font face. Un duel. Au signal convenu, l’un d’eux tire. Le poète s’affesse, touché au ventre. Il a le temps de tirer à son tour, mais son coup n’atteint l’officier Français que superficiellement au bras.Le poète meurt, quelques jours plus tard, des suites de cette blessure.Il n’a que trente sept ans.
Les mesures prises par les autorités donnent à la mort de Pouchkine une odeur de mystère et de complot : interdiction des manifestations publiques, transport nocturne de la bière vers l’église, évacuation du cadavre vers la propriété familiale de Mikhailovskoïe, où il avait passé une grande partie de son exil. Il est enterré à proximité de celle-ci au monastère de Trigorskoïe.
Sur un canapé que l’on expose, depuis des décennies, au musée Pouchkine de Saint-Pétersbourg. Le visiteur peut même essuyer une larme en apercevant les taches de sang dont le cuir est maculé.
Sauf que ce sang n’est peut-être pas celui du poète. Et que quoi qu’en disent les guides et les brochures du musée, rien ne garantit que ce canapé soit celui où il rendit son dernier souffle. Depuis quelque temps, des membres du personnel du musée émettaient des doutes sur cette «version officielle».

Don du musée de l’Hermitage en 1937, le canapé avait lontemps appartenu à la famille Filosofov qui l’avait elle-même reçu de Gregory, le plus jeune des fils de Pouchkine. En passant ainsi de mains en mains, il a très bien pu être taché par quelqu’un d’autre que Pouchkine; l’attribution des traces de sang au héros national se faisant a posteriori.

Pour tirer l’affaire au clair, des analyses sont en cours. Des experts médicaux-légaux  ont effectué pas moins de vingt-sept prélèvements. Ils comptent les comparer avec un échantillon de sang provenant de la veste que portait  Pouchkine lors de son duel.
Les résultats préliminaires ont montré que les traces de sang étaient celle d’un homme et remontaient à de nombreuses années. Ce qui semble donc aller dans le sens de la légende. Au cas où celle-ci devrait être confirmée par les scientifiques, ces derniers se sont fixés un deuxième but: déterminer si le traitement médical reçu par Pouchkine chez lui était approprié ou non et si, amené à l’hôpital, il aurait eu plus de chances de survivre. On n’en finit donc pas d’essayer de réécrire l’histoire (d’après par Baptiste Touverey).

Derrière ces barreaux d’antan

les épouses dans leur printemps

Souvent soupiraient en silence…