Archives de catégorie : LABORATOIRE

AUTOUR DU LIVRE












1 – Pour vous, qu’est-ce qu’un livre ?

 

2 – Quel type de lecteur êtes-vous ?

 

3 -  Quel est le premier livre à vous avoir marqué ?

 

4 – Quel est votre livre préféré et pourquoi ?

 

5 – Quel est votre auteur préféré et pourquoi ?

 

6 – A quelqu’un qui n’aime pas lire, de quel écrivain conseilleriez-vous la lecture et pourquoi ?

 

7 – Quelles sont vos lectures du moment ?

 

8 – Quel écrivain, vivant ou non, auriez-vous aimé rencontrer ?

 

9 – Le développement d’Internet et des supports numériques (e-book) constitue-t-il selon vous une menace pour le livre ?

 

10 – Est-ce que selon vous la lecture demeure un vice impuni ?

 

J’ATTENDS VOS RÉPONSES ET LES ESPÈRE NOMBREUSES…

MOT À MOTS…

Amis curieux,

Je vous propose un nouveau jeu, écrire une histoire en une seule  phrase, même si celle-ci peut être longue…

Ecrivain ou non, à vos stylos…

C’est bien connu, c’est John qui meurt à la FIN. Robin le Berre

 je l’ai vue, j’ai su, j’y ai cru, j’ai couru et puis elle a disparu, quelle morue ! Vanessa Lambert

Son ami Pierrot qui habite loin de Rueil vient en métro, les beaux dimanches, avec Odile et Zazie, dessiner des bâtons chiffres et lettres, et autres exercices de style. Helene Sturm

La femme s’est affalée sur le sofa fané et a avalé son petit-déjeuner. Paola Boubli Beskow

Elle se leva, regarda autour d’elle et décida de se recoucher. Aitor Alfonso

Encore une journée à ne rien faire » se lamenta-t-elle. Puis elle enfouit sa tête dans son oreiller. Thibault Daligny

Un jour qu’il faisait nuit, j’étais debout assis sur le bord au milieu de mon lit à lire un livre qui n’était pas encore écrit à la lumière d’une chandelle éteinte … Christele Voisin

La balle monta…puis retomba; l’attraction universelle fut sans pitié. Aitor Alfonso

La confiture compacte, retenue sous le verre, engoncée dans son pot; un « poc » libérateur vint tout remuer. Aitor Alfonso

Ce petit corps enfin mûr préféra l’antre de sa mère et lui prit la vie. Paola Boubli Beskow

Un jour dans un univers, dans un système solaire, sur une Terre, dans une clairière jouaient l’ombre et la lumière… et puis plus rien. Fabien Dubois

Elle avait le verbe mauvais, plus par maladresse que par méchanceté, et décida de le garder. Paola Boubli Beskow

La lune a joint ses deux cornes, the earth was born, un enfant est apparu, une explosion, tout s’est tu, il a tout cassé. Isabelle Marc

La marquise sortit à cinq heures. Pierre-M. Gason

Le vent était frais, le soleil glissait sur son visage épanoui ; un coup de klaxon la fit sursauter, tressaillir, elle fut happée sans rien comprendre ; la foule s’agglutina autour de son corps souriant, le soleil glissait sur son visage endormi. Thibault Daligny

Aujourd’hui jeudi 28 janvier 2010 à 14h03’50 » : je suis-là (est-ce de la « littérature-réalité » ?) Fabien Dubois

Eblouie par ce soleil du nord Tunisien, il m’aparut, comme venu de nulle part et son sourire généreux et coquin me donna l’envie de me laisser séduire !! Dominique Juillard

J’ai une sarkosyte qui me demange ! est-ce grave docteur ? Da Froissart

Sans air ,le marquis le prit… Isabelle Jasselette

A peine sorti de chez lui, après avoir fait ses adieux à Pénélope et à son chien, prêt à conquérir le monde et à vaincre mille créatures monstrueuses et malignes, Ulysse se dit que non, pas cette fois. David Collin

 Il monta quatre à quatre les trois marches qui descendaient au grenier et vit par le trou de la serrure bouchée un nègre blanc qui déterrait un mort pour le manger vivant. Christele Voisin

A l’heure où les grands fauves vont boire au marigot, alors qu’au loin les voitures vrombissaient sur le périphérique, Jean décida qu’il était temps pour lui de devenir quelqu’un de bien et, dans le calme de sa chambre, il cliqua rageusement pour valider l’envoi de ses dix euros aux comités qui luttaient contre la misère en général et les moribonds d’Haïti en particulier, sans se douter qu’au même instant sa voisine de palier, envoyait elle aussi son obole. Laurent Greusard

« Il me conta que ce qui l’avait véritablement obligé de courir toute la Terre , et enfin de l’abandonner pour la Lune , était qu’il n’avait pu trouver un seul pays où l’imagination meme fût en liberté.» (Cyrano de Bergerac) Beatrice Deveix

Le 22 novembre 1963, John Fitzgerald Kennedy se leva et pensa in petto que cela allait encore être une journée crevante. Laurent Greusard

Oui, gardien, je voudrais faire une dernière déclaration, je voudrais dire qu’à Huntsville, Texas, le taux d’ensoleillement est très élevé et que les gens ont un accent charmant, il y a des fleurs et des petits animaux dont je n’avais même pas idée qu’ils existaient avant qu’on me les raconte, il y a cette délicieuse nonchalance dans l’air, propre au Sud, et c’est pourquoi tout cela, gardien, les sangles, les regards des témoins tournés vers moi, le froid qui me pénètre, tout cela ne peut être qu’un malentendu, un peu comme quand un benêt vous raconte une histoire et que vous n’y reconnaissez pas complètement le monde tel qu’il est, le monde vu à la verticale, quand on est debout, si différent, tellement plus solide que celui que je vois maintenant et qui va se briser juste après le point de cette phrase. Stephane Meliade

Je lui ai tapé dans l’oeil, on a voyagé, je l’ai fait souffrir, il m’a malmenée et après une dernière aventure, j’ai fini au placard, comme toute bonne chaussure que je suis. Alix Loiseleur des Longchamps

Je ne connais aucune Mademoiselle Estelle, ni jeune ni vieille, ni laide ni belle, de riche pas plus que de désargentée, et quand bien même ce prénom réveillerait un souvenir enfoui loin dans un recoin de ma vie, rien ne dit qu’il s’agirait de la même personne, ni même qu’il s’agirait d’une personne véritable, peut-être seulement un rêve, une envie de soleil qui n’aurait pas mûri, le regret d’un silence qui aurait tout salopé de son jaune pisseux quand les mots étaient si près des lèvres pourtant, qu’on les auraient presque entendus mais ce n’était que dans le vaste Sahara de l’esprit hurlant son désespoir tandis que la porte s’ouvrait, puis se fermait, puis qu’un pas lentement descendait l’escalier de l’immeuble, non sans hésitations, sans attente de quelque chose qui ne vint jamais et qu’enfin il s’éloignait, disparaissait, se perdait dans les remous d’une ville elle-même oubliée depuis, de sorte que je puis vous assurer, Mademoiselle, que je ne suis pas l’homme que vous prétendez chercher et qu’un instant vous avez cru reconnaître en moi qui, pour tout dire, ai cessé d’exister depuis bien longtemps. Alain Kewes

J’ai faim. Nicolas esprime

J’ai soif. Nicolas esprime

J’ai envie de tirer ma crampe. Nicolas esprime (c’est élégant !!!, note du gardien)

Seuls. A deux dans l’ascenseur social, vibrant d’une indécise verticalité. La Loi des séries. Et pourtant ce silence, qui pénétrait leurs corps dans une étrange indécence… Clo Brion

Le poisson rouge nageait sans entraves dans un espace que sa courte mémoire rendait infini. Aitor Alfonso

N.B. L’illustration est de Géraldine Gonsalez

Il était une fois un vilain petit crapaud qui, azimutant une chouette greluche qui roupillait avec une seule godasse, vira dare-dare les nains qui peuplaient sa couche pour lui rouler une pelle et ainsi raviver la poulette, laquelle toutefois était déjà crevée parce qu’un grand méchant loup l’avait bouffée et qui, s’étant fait passer pour la belle, bouffa aussi le crapaud, dont la dernière pensée fut de se dire, en guise de réconfort, que s’il avait pu vivre heureux avec elle, il aurait fallu en revanche besogner gros pour avoir des enfants. Benjamin-Hugo LeBlanc

Avant de se jeter par la fenêtre, devant les yeux de son mari, oui, c’est insensé, mais Irène l’avait décidé, ce matin même, et rien ne pouvait la faire changer, elle venait d’apprendre que Georges la trompait avec la fille de la voisine, une délurée d’à peine vingt ans, une dévergondée, une folle furieuse, à peine rentrée comme pigiste, le mois dernier, mais déjà bien au fait des manigances pour influencer sa promotion, avant de se jeter par la fenêtre, c’était décidé, vingt ans de mariage, pas une seule entorse, rien que d’y penser elle suffoquait, Irène voulait être certaine qu’il y avait foule dans la rue et se demandait si elle allait atterrir sur le crâne chauve et luisant de son tendre et cher ou sur le journal qu’il tenait entre ses mains, comme chaque samedi pour vérifier d’éventuelles coquilles non corrigées ou des faiblesse de style, elle s’imaginait déjà à la une de ce journal, la femme du directeur s’est jetée violemment sur son mari, une dernière façon de lui marquer son amour, mais y avait-il un risque pour son Georges, l’amour de sa vie, le blesserait-elle, non, elle ne pouvait l’admettre, et finalement, prise de panique, les jambes tremblantes et la voix teintée d’une angoisse incontrôlable, elle cria, Georges, tu viens me faire la lecture, et d’habitude c ‘était un code entre eux, Georges fit semblant de ne pas entendre, puis s’élança dans le couloir sombre où un escalier l’attendait pour dévorer ses pas à grandes enjambées pour faire craquer le bois des marches juste avant qu’il n’accomplisse comme chaque week-end à la même heure, son devoir conjugal en rêvant à la jeune pigiste qu’il embrasserait à nouveau demain. Dominique Sampiero

A dix-neuf ans il quitta son village de montagne, rejoignit les troupes révolutionnaires dont grâce à son courage et son goût de l’intrigue il prit bientôt la tête, renversa le Chef Suprême, instaura un régime populaire autocratique soutenu par une armée bien entraînée et une police politique aux ordres, et au moment de mourir, dans son grand Palais Blanc cinquante-cinq ans plus tard, il murmura à l’oreille de sa petite-fille muette, diaphane et medium : « Pourquoi ta mère et ta grand-mère ne m’ont-elle jamais aimé ? Christian Garcin

Sans oublier les réjouissantes propositions de monsieur Norbert et autres artiste de la phrase unique que je vous invite à découvrir dans les messagers…

LIVRE(S)

1 – Qu’est-ce qu’un livre ?

2 – À quoi sert un livre ?

3 – Quel est le livre qui vous à la plus marqué (vous pouvez expliquer pourquoi) ?

4 – Quel est le livre que vous préférez (vous pouvez en citez plusieurs) ?

5 – Quel est le livre qui vous à le plus dérangé (en bien, en mal, qu’importe) ?

6 – Quel est le livre que vous n’avez pas pu terminé (vous pouvez en citer plusieurs) ?

7 – Quel est le livre que vous n’avez jamais lu et qu vus vous êtes promis de lire (vous pouvez en citez plusieurs) ?

8 – Quel est le livre que vous souhaiteriez faire découvrir (à un ami, au public) ou éditer si vous étiez éditeur ?

9 – Quel est le livre que vous ne lirez jamais (vous pouvez en citer plusieurs) ?

10 – Quel est le livre le plus « illisible » que vous ayez lu (vous pouvez en citer plusieurs) ?

11
– Quel est le livre que vous avez le plus acheté pour offrir (vous pouvez en citer plusieurs) ?

13 – Quel est le livre dont la « bonne » réputation vous semble la plus injustifiée (vous pouvez en citer plusieurs) ?

14 – Quel est le livre dont vous connaissez des phrases ou des passages par cœur (vous pouvez en citer plusieurs) ?

15 – Quels sont les cinq livres qui vous accompagnent (en essayant d’éviter les grands classiques, les géants ou les écrivains insurpassables) ?

©

C’EST CADEAU

Quel est le cadeau le plus insolite que vous avez eu à Noël ?

ou…

 

LE QUESTIONNAIRE SANS QUEUE NI TÊTE

1 – Quelle est la différence entre une tortue et un kangourou ?

2 – Quel est le héros le plus courageux – mais aussi le plus hypocrite – de la littérature française ?

3 – Que pensez-vous de la farce qui sert à farcir les tomates farcies ?

4 – Quel est, selon vous – et ça n’engage que vous – le plus petit poète du monde – et pourquoi ?

5 – Croyez vous que la lune existe – pourquoi ?

6 – Dans quel livre apparait pour la première fois le personnage de mademoiselle Suzette, née Gribouri ?

7 – Préférez-vous manger des ortolans ou que l’on vous offre un couple d’inséparables ?

8 – Est-il concevable qu’un écrivain consacre une partie de son oeuvre à un caméléon ?

9 – Fut-ce bien utile que le savant Clairaut mesurât la queue d’un comète ?

10 – Est-ce que l’étude forcenée des Lettres est une perversion ou façon astucieuse de camoufler sa médiocrité au jeu du bilboquet ?

N.B. Merci de na pas répondre par oui ou pas non, mais au contraire d’étayer vos réponses.

Nous signalons que ce questionnaire ne sera pas noté.












Je précise à l’auteur de ce questionnaire qu’il aurait dû l’intituler Le Questionnaire sans tête, la queue se trouvant à la question 9.

 

Franck Garot

807 ET – PRESQUE – FIN…

Voilà, c’est fini, comme le chante Jean-Louis Aubert, et pour mes amis anglophones, this is the end, comme le chantait Jim Morrison (un peu plus glamour). Demain lundi nous vous offrons un bouquet d’une quarantaine de 807, et le 807e sera publié mardi à 8h07.

Le titre du billet peut être lu comme une promesse (chouette bientôt une saison 2), comme une précaution (ne fermons pas la porte) ou comme une technique de mauvais commercial (viendez souvent sur mes blogs pour savoir quand reprendront les 807 alors que je sais la fermeture définitive).
Je vous sens hésitants, est-ce du lard ou du cochon mexicain ? Allez, je suis bon : option 2. J’ai besoin de temps pour terminer trois livres, et les 807 m’en prennent énormément. Le numéro 807 me paraît un bon chiffre pour une pause.

Sincèrement, je ne sais pas encore si cette pause sera définitive. Mais il est certain que si les 807 reprennent du service, ce ne sera pas avant fin janvier. Et j’en profiterais pour changer la formule, pour trois raisons : ne pas lasser, donner plus de liberté aux auteurs et diminuer ma charge de travail.
Et comme je l’écris dans le 806e, merci à tous.

Frank Garot, du blog VERS MINUIT

LES 807  Déclinaison d’un aphorisme de Chevillard
 

807

 « Aussi incroyable que ça paraisse, le Dulcis inexpertis de François Régulus-Deslunes (éditions Le nouvel Esculape) comporte exactement 807 pages ! »

Eric Poindron

807

Déclinaisons d’un aphorisme d’Éric Chevillard,

deux fois par jour, à 8h07

pour particciper

CLIQUER ICI

PEINDRE LE NOIR

On ne devrait pas être dans un musée plus d’une demi-heure. Mais chaque fois pour ne voir qu’un ouvrage.

Umberto Eco

Une de mes obsessions depuis l’enfance, y rester enfermer la nuit (Anne B)

J’ai eu la chance – peut-être même le privilège – d’être enfermé dans un musé (Le palais du Tau, à Reims, à l’ombre des tours de cathédrale, où l’on donnait un repas pour les rois de France après leur mariage ; imaginez un peu  !!!) pour un atelier d’écriture auquel j’étais invité. J’avais aussi emporté un Nagra pour enregistrer les silences, le crayons qui glissent et les chuchotements. Oui l’endroit était peuplée de fantômes. De la tombée à l’aurore. Quand le jour s’est lévé, nous (une dizaine d’écrivains sous la bienveillance de Fabrice Melquiot) étions muets, transmués et hors du temps. Je vous ferai lire le texte que j’ai écrit si ça vous intéresse. (le gardien)

Cher Eric,

En effet c’est un privilège…
Passer la nuit avec les fantômes de Tiepolo, Veronese, Tintoret, Rodin, Monet, Matisse, Picasso, Miro, Giacometti De Kooning, Bacon….et beaucoup d’autres….quel chance ( je l’espère)…
Racontez-moi, faites-moi lire votre texte, Eric
Passez la nuit dans les ténèbres des couleurs et de l’ailleurs, j’espère pouvoir me chuchoter de l’intérieur : même pas peur, que du bonheur (Annne B)

Crayonner le noir

Cette nuit-là, cette étrange nuit, ils avaient enfermé les filles et les garçons – des poètes dit-on – dans le palais ; comme dans ce conte  qui n’existe pas. Cette étrange nuit, là, blanche  et noire comme une nuit de poète – puisqu’ils était poètes. On leur avait offert le palais en forme de T comme on offre le thé. Celui-là lisait roberto Juarroz – Quinzième poésie verticale – et croyait aux fantômes ; cet autre observait le mouvements des gargouilles sur la cathédrale ; cet autre encore  faisait la conversation aux rois gigantesques, transformés en statues. Il faisait froid à pierre fendre les pierres abîmées des cathédrales et des palais. Il fait si froid dans l’Histoire de France. À croire ce poète qui lisait Juaroz et croyait aux fantômes, la nuit était remplie de mots limoneux et en silence ; ce limon qui contient une trace de terre, une boue de poésie, un bout de tout…

Je l’ai entendu celui qui, dans la salle basse, chuchotait à qui l’entendait : « écrivez sur les vignes, sur les fantômes et les oiseaux de cathédrale ; ou écrivez sur vous, mais écrivez. » C’est ce que nous avons fait, les filles et les garçons poètes. Nous avons endossé la robe des prélats et des caudataires pour qu’il fasse moins froid dans notre histoire.

Nouveau sacre, nous sommes les petits rois de l’ombre. C’était cette nuit-là, avec ou sans lune, je ne sais pas. Tout au bout du silence, allongé sur cette banquette, au cœur des étoffes « fleurdelisées » à traquer les pas, et troquer les mots de passage.

(…) Cette « étrange nuit » où vous avec été enfermé dans le palais, et comment vous vous y êtes perdus…

Envie de dormir parce que les fantômes ne font pas assez de bruit. Et ce chien gigantesque, gargouille sans raison et surveille mes rêves à demi. Je me réveille… Cet autre poète armé d’une mine grasse qui crayonne le noir… Et encore des pas en silence… Je n’ai pas rêvé, on a lâché des poètes. Au cœur du tout, du tau ou du thé. Et je me suis réveillé… j’ai déambulé à nouveau dans les salles basses, les souterrains et les endroits où je croyais que l’on donnait des banquets.

Çà et là des poètes dormaient, écrivaient, faisaient des alexandrins ou des vœux, au cœur de cette étrange nuit. J’entendais des chants aussi, des miracles, et des sacres. Ou j’imaginais que c’était vrai.

Et puis je l’ai entendu. Son chant. La si reine. Ma dame blanche et noire. Je suis devenu roi. Au cœur des gouffres en chapelet. J’ai suivi la reine et nous avons dansé dans cette grande salle. Nous nous sommes mariés sans un mot. Elle a seulement chuchoté : « À l’heure de minuit, des musiciens passeront en silence, pourtant tu entendras les chants et les voix. Il n’y aura qu’à recopier ».

Cette nuit, les petites lampes frémissent. Le vent vient de loin, des souterrains et des nuits noires et bleues du petit jour… La belle a attendu l’aurore pour quitter le palais. C’est l’histoire que j’ai raconté.

Il faut savoir s’orienter la nuit en se fiant aux si-reines comme le faisaient autrefois les poètes. À bien y regarder, le palais est une carte. Les rêves remplacent les pas…

QUESTIONS & DÈRNIÈRES NOUVELLES PASSÉES, PRÉSENTES ET À VENIR

Le cabinet sera en partie – en partie seulement – fermé durant une tout petite dizaine de jours. Aussi me suis-je amusé à vous raconter – en partie  seulement – ma vie, quelques extraits de de mes vies. . Répondez ce que vous voulez et surtout à ce que vous voulez. Ici tout est vrai puisque je l’ai inventé. Aussi, à votre tour…

Soyez poète et désordonné.

Pour ma part, ça m’amusera de vous lire… Et dès mon retour, je m’amuserai à faire un texte collectif de vos réponses.

 

Et faites passer le message au amis.

Attention, le texte est en construction et peut donc

 BOUGER À CHAQUE INSTANT

 

Pour David Collin.

Lundi, 18 h 30, Retour des vignes, vendanges, crotté comme une famille de cochonq. Un cigare – énorme – , une coupe de champagne – blanc de noir -  en écoutant ton émission – Cravan Contre Cravan -  avant d’aller prendre une douche. Le Luxe, en vérité.

 

Deux nouveaux chats, noirs et blanc et noir et blancs, récupérés chez le vétérinaire. C’était ça où l’euthanasie. Deux mois et demi. Pirate et d’Artagan. Avez-vous des animaux, et pourquoi ? Que pensez-vous des vilaines gens qui n’aiment pas les animaux ?…

Est-ce que le noir est une couleur ?

Pourquoi le noir n’est pas une couleur ?

Avez vous peur du noir ?

Une nuit d’insomnie, voilà deux nuits. Aussi j’essaie de compter les boutons à défuat des moutons. Moins bruyant. Déjà que je n’arrive pas à dormir. Et vous que comptez-vous – et sur qui – quand vous n’arrivez pas à dormir ?

Suis allé à Museum d’histoire naturelle voir la Girafe de Charles X, 1825. il faut que je vous raconte… Connaissez vous l’histoire de cette étrange girafe ?

Ceci n’est pas un allumeur de réverbères mais un employé au nettoyage. Pour que ça éclaire, il faut que ce soit propre. Est-ce qu’au moins il savait ça le petit prince ?

D’ailleurs, quue pensez-vous du petit prince et de la dernière version (pop up) chez gallimard ?

Nouveaux crayons dans la collection. Envoyé par un lecteur du cabinet. Merci jérôme.

Vous voulez mon adresse ?

Ai découvert le travail fascinant de CASAJORDI, graphiste et poète définitif.

Si vous n’allez pas faire un tour, passez votre chemin.

Rangé, en partie seulment, la discothèque avec l’intention d’acheter une nouvelle platine – même si je possède déjà une extrordianire Rega Planar III  et une Linn Sondek -  afin de transformer mes disqque vynils en format MP3. Qu’écoutez-vous en ce moment ?

Ai voulu acheté un vélo mais ce modèle était indisponible. J’ai montré la photo au vendeur, il me regarde encore. Préférez-vous le vélo ou les vendeurs de vélo ?

Relu, ai relu encore la fascinant BD de Jean-Louis le Hir. Londres, le brouillard, Bram soker, les monstres. A quand la suite ?

 

Toujours pour Pour Florence Noël

Le gardien lui recommande :

Le Chevreuil, de Patrice duret (aux magnifiques éditions Zoé)

Cinquante et un tableaux du journal d’un homme qui a décidé de faire une retraite dans l’errance et la solitude. Il quitte la ville et sa peau de citadin pour se lancer, sac au dos, dans une longue marche dont le but se dévoile au fil de l’écriture: «atteindre un état intérieur et non un lieu», «se perdre au bout des frontières intimes », «franchir des terres qui font traverser les limites permises ». Ce marcheur infatigable vit enfin au gré de ses humeurs, et des intempéries.
Au-delà des paysages, des animaux et des fleurs, les rencontres qui prennent corps, dans les églises et les châteaux visités, font de ce périple une expérience proche du pèlerinage.

Qu’avez-vous lu aux éditions Zoé ?

Ai commencé à trier quelques textes oubliés pour nouveau projet  de collection curieuse avec un bel éditeur parisien – encore secret. Quelles sont les livres – très – rares que vous nous suggéreriez de rééditer ?

Ai prévu un voyage à Paris – travail et achats de livres – de quelques jours à la mi-octobre.

Rencontrerai bien quelques amis blogueurs.

Laissez un message et on organise quelque chose…

Me suis promis de visiter le musée de la Specola. Et vous quel est le musée insolite que vous me conseillez de visiter ?

 

Me suis coupé les cheveux (pas trop courts), mais pas la barbe et la moustache.

M’en suis voulu de ne pas assister au vernissage de l’exposition :

« De jadis à demain, l’imaginaire du dessinateur Albert Robida (1848-1929) »

Du 15 septembre au 5 décembre 2009, à Saint-Pierre des Minimes, 62000 compiègne

A l’invitation de mon ami Laurent Le Mog, un véritable magicien à découvrir ICI

A vous de choisir…

Est-ce que vous l’avez eu comme professeur ?

Si oui, en quelle matière ?

Qui d’entre vous possède un château et où ?

Suis allé, comme souvent, faire un tour sur le blog de GUY DAROL, agitateur conseil , chercheur d’or(s),  compères des oubliés, des dédaigné et des sans grande.

Chez Darol,  il est écrit :  « rien ne te soit inconnu »

Ceux qui ne fréquenteront pas l’endroit seront déclarés INFRÉQUENTABLES

© l’illustration est un eouvre de Javier Perez

Suis retourné chez le marchand de vélo afin de savoir « si il faisait » ce modèle. Il s’est débarassé de moi en m’envoyant vers « le chef de rayons. » Dans l’attente de trouver pédale à mon pied, j’ai fait réparer mon scooter afin d’emmener ma fille se promener dans les vignes.

Avez-vous peur de l’oeuvre de Clovis Trouille ?

Dans le dernier numéro de BSC NEWS à découvrir ICI, vous pouvez lire Alice de pays de Caroll. révélations et invormations inédits sur l’écrivain mathématicien, par votre serviteur.

Avez-vous lu Alice au pays des merveilles et qu’en pensez-vous ?

Ai acheté une demi douzaine de sytlo à plumes Scheaffer, mais pas les cartouches qui vont avec. La vendeuse tien a bsolument à m’apprendre que  « plus personne n’écrit avec des sylos de marque Scheaffer ». Il va falloir mener l’enquête. La prochaiine fois, je lui demanderai des cartouches pour mon stylo Lamy.

Avec quoi écrivez-vous ?

Me demande encore ce que peut lire mademoiselle Suzette…

Si vous avez une idée, n’hésitez pas pas à nous en faire part.

Allez donc faire un tour chez FISHTURN -

dialogue sans personne, Machine semi-lucide semi-fiction semi-rien

et sacrément fréquentable.

Mois aussi, je suis obsédé par les girafes.

Et vous ?

Ici vous pouvez écrire ce que vous voulez,

un poème, une citation…

ce que vous voulez, vous-dis-je…

Est-ce que la grippe A peut s’attraper en empruntant les livres d’autrui ?

Connaissez-vous le travail de Ann Hamilton ?

 

Quel écrivain raffiné a consacré un livre entier à son caméléon ?

Avez-vous pris enfin le temps de découvrir travail fascinant de CASAJORDI, graphiste et poète définitif.

Si ce n’est toujours pas fait, passez cette fois définitivement votre chemin.

L’ami Christophe Borhen (ci-dessuis à droite, en train de règler les derniers cables)

du blog LETTRES LIBRES

Cahiers libératoires, carnets limbiques et chroniques littéraires,

Dissidences, errances, (ré)jouissances

et résistances d’un auteur (presque) anonyme, libertin postlibidineux…

est désormais sur Facebook

c’est le moment de faire ami-ami

Qu’est-ce que vous lisez en ce moment ?

A votre avis, fera-t-il beau, la semaine prochaine, durant les vendanges ?

Image de Philppe Assalit

A quoi rêve-t-elle ; ou de qui ?

 

Avez-vous pensé à vous abonner aux

CAHIERS DE L’INSTITUT

 INTERNATIONAL DE RECHERCHES ET D’EXPLORATIONS

SUR LES FOUS LITTÉRAIRES,

HÉTÉROCLITES, EXCENTRIQUES, IRRÉGULIERS,

OUTSIDERS, TAPÉS, ASSIMILÉS,

… SANS OUBLIER TOUS LES AUTRES…

(- LONGUE -  liste sur demande)

C’est ICI

Et n’oubliez pas

« Les Doux dingues aux Prémontrés »

26-27-28 novembre 2009

C’est encore ICI

AI fait quelques belles trouvailles pour Le Cabinet de curiosités, un blaireau empaillé en train de lire, un crotale dans une bouteille, un poisson à bec de perroquet, des étoiles de mer géantes…

…des coquillages insolites et mulicolores, un jeton de bordel, et quelques amulettes contre le mauvais oeil…

Vous avez desz questions ou d’autres propositions ? 

Le blog LOCUS SOLUS

en hommage à notre bien aimé Raymond Roussel

a de nouveau ouvert ses portes,

c’est le moment de S’Y PRÉCIPITER

Dernière partie en plein air avant l’hiver…

Jouer aux échecs – et, comme Paul Morphy, laisser le trait (*) à Dieu. S’adonner quotidiennement, ou presque, au « problèmisme ».

(*) Les blancs.

problème de Nabokov

Mat en trois coups

1. Rf7 ! menace Re6, après quoi Fe3 mat sera imparable

Si 1…Txh4 (donnant les cases g5 puis h5 au roi noir) 2.Rxf6 !! (renouvelant la menace Fe3 mat) Th6+ (forcé) 3.Dxh6 mat Si 1..Rxf5 2.Cxe3+! Rf4 3.Df2 mat

A vendre – peut-être ?

Ca vous intéresse ?

Dans le dernier numéro de la revue HIPPOCAMPE

GROTTE, CAVERNE, SOUTERRAIN

Récit inédit de Marie-Laure Hurault, Empreintes | Dessins inédits d’Alberto Giacometti | Georges Bataille à Lascaux (photographies) | L’exploration picturale de Per Kirkeby | Sur François Augiéras, entretien avec Paul Placet | Hommage à Augiéras à la Biennale de Venise | L’Ermite et le vagabond, texte inédit sur Augiéras de Joël Vernet | Catacombes de Jana Sterbak | Louvre is my studio | Les Carnets du sous-sol de Dostoïevski : l’embarras d’une lecture invraissemblable, par Jindra Kratochvil | Voici comment vivent les troglodytes de Saint-Germain-des-Prés | Lascaux de Gérard Collin-Thiébaut | Les monstres de Bomarzo, par André Pieyre de Mandiargues | Grottes et cavernes : utérus de la terre mère | La réception du Merzbau par Gwendolen Webster | Notes pour la reconstruction du Merzbau par Peter Bissegger | Auguste Salzmann et la quête de l’origine, par Lise Brossard | Cripta de Parmiggiani, par Gwilherm Perthuis | Marcheur de Wajdi Mouawad, par Isabelle Patroix | Monde troglodytique, imaginaires, littératures et architectures | Rhizomes de Michael Jarrell, de Peter Szendy…

découvrir HIPPOCAMPE

Et que vous inspire les GROTTES, CAVERNES, SOUTERRAINS ?

A votre avis,

est-ce que la terre tourne

en dérision ?

Le suite est à découvrir sur le nouveau blog de Joseph Vebret, DISGRESSIONS

Que sont devenus les dragons…

… et les philosophes

- photographiés par Pierre Jahan -

qui ornaient la Place de la Nation ?

Et vous, qu’allez-vous faire cette semaine ?

C’EST LE – dernier – MOMENT…

AVEZ-VOUS QUELQUE CHOSE À DÉCLARER ?

CECI N’EST PAS UNE PRÉFACE

Quoique imprimé, l’obélisque de la concorde n’est pas un livre.

D’après Pascal Quignard

C’est la rentrée littéraire. 659 romans. Même pas un compte rond pour une opération marketing qui nez tourne pas rond. Pauvres libraires et pauvres tables. Aussi, à l’exception de Mémoires de Marc-Antoine Muret – humaniste renaissance et hédoniste baroque – de l’admirable Gérard Oberlé (chez Grasset), je n’irai guère chez les librairies durant l’époque bénie des vendanges..

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