Gérard Bertrand est un poète définitif. Il colle comme d’autre percent, écrivent ou poinçonnent. Il promène Kafka, Proust ou big Hitch dans des décors qu’ils imagine et confectionne à leur intention. Il laisse aussi des didascali fantaisistes et poétiques à côté de ces images.

Le Club des Hauts Chapeaux
Désireux de découvrir le monde, Franz Kafka adhéra au club des Hauts Chapeaux, mais en démissionna vite.

Les héritiers
Franz Kafka n’avait que cinq ans lorsqu’il fit de Jorge Luis, André, Julien et Georges ses colporteurs en passe-menteries.

Marcel Proust à Combray
Le jeune Proust, dit « le Petit Marcel », qui , sous la protection du Prince Eugène, « longtemps se couchera de bonne heure », hésitait entre les images de sa lanterne magique et les romans de George Sand.
La suite et tout l’univers du « colleur pas copieur » est à découvrir sur le site de l’auteur GERARD BERTRAND…

L’oiseau « fou » et multicolore avait – presque – fait le tour du monde avant de mourir d’épuisement et de prendre un repos bien mérité. Il faisait désormais l’indisposition des gastronomes, l’admiration des ornitologues les plus suspicieux et des philatelistes les plus aguerris.
Le gardien vous recommande la lecture de :
LA BÉCASSE À LA CROÛLE, de Maurice Nicolas (édtions Claude Tchou, pour la bibiothèque des INTROUVABLES)
La chasse à la bécasse demande une bonne connaissance des remises habituelles de l’oiseau, une approche qui tienne compte du terrain et des caprices du temps. Le gibier est rusé, inspiré, il utilise au mieux les obstacles pour dissimuler son envol et donne mille excitations au chasseur.
La chasse à la croûle, aujourd’hui interdite en France, se pratiquait au mois de mars, au moment de la parade nuptiale. Le chasseur averti connaissait parfaitement les places de croûle, et savait exploiter les heures matinales ou crépusculaires, propices au tir.
Ce petit livre traduit excellemment ces moments d’émotion et d’attente, de même qu’il rend compte de centaines d’observations de vols – et de ruses ! – de « l’oiseau de la pénombre. »

Monsieur Kadok (1), photographe de son état s’était essayé en vain à tous les genres possibles. Après quelques natures mortes fânées, quelques nus un peu trop flous et des paysages marins assez vagues, il avait décidé de passer à la postérité en se faisant photographier, de pied, avec son appareil improbable. Quand à l’avenir, il verrait bien ce qu’il lui réservait.
Après sa mort, la veuve Kadok retrouva dans les affaires de feu son mari un petit carnet où ce dernier confessait avoir assassiné l’auteur (2) de la photo ci-dessus. Derrière la photo, Kadok avait signé et écrit : Autoportrait.
(1) - Sans lien aucun avec la famille Kodak.
(2) – Un certain Justin Cordin Corday, sans rapport – lui non plus – avec la dénommée Charlotte.
Les promenades fantasmagoriques qu’il accomplissait dans la nuit donnait à la ville des allures de décor


Photographies d’Abelardo Morell
A force de « trop » peindre, il se se mettait presque à croire à son talent…

Louis Béroud (1852-1930)
« La photographie anonyme nous contraint à nous demander ce qui l’élève au-dessus du fortuit et du banal. [...] Voici l’occasion de tenter de déterminer la raison pour laquelle certaines images [...] nous émeuvent, nous fascinent et restent gravées dans nos mémoires, au même titre que certains tableaux ou morceaux de musique. »
William Boyd
Quelquefois le quotidien peut devenir extraordinaire et le fantastique déboucher au coin d’une rue. Alors l’observateur peut devenir le temoin d’un instant hors du temps.

Photo anonyme extraite du livre
Anonymes, images énigmatiques de photographes inconnues
de Robert Flynn Johnson
L’hiver dans cette ville, le dimanche surtout, vous vous réveillez au carillon de cloches innombrables comme si, derrière le rideau de gaze, un gigantesque service en porcelaine vibrait sur un plateau d’argent gris perle. Vous ouvrez grand la fenêtre et la chambre s’emplit en un instant de cette brume extérieure chargée de sons de cloche, faite d’oxygène moite, de café et de prières
(..)
Il est surprenant qu’on accorde moins de prix à la beauté qu’à la psychologie, mais tant qu’il en sera ainsi, je pourrai me permettre de venir dans cette ville — ce qui veut dire jusqu’à la fin de mes jours, et ce qui mène à la notion généreuse de futur.
Joseph Brodsky, Acqua alta (Gallimard)


Oeuvre de Abelardo Morell



Editions La Dragonne
Et Ambre nous écrit…
Sont-ce les auteurs qui plongent ou les lecteurs ?
Un autre auteur… à découvrir, je « me mouille », une plongée dont on ressort trempé et secoué mais avec le même plaisir qu’après une balade poétique sous des cieux pluvieux.

A son étrange façon, mon ami David Collin est un explorateur et un naturaliste d’antan. Remplaçant la loupe et le filet à papillons par un appareil photo toujours opérationnel, il capture à tout va les animaux insolites qui se cachent au coeur de nos villes. Extrait de son tableau de chasse…


Amusant de traquer les poisssons quand on s’appelle Collin…
Pour découvrir le site de
David Collin
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Il avait perdu la vue, comme d’autre perdent le nord ou leur latin

Tourmenté, inquiet, il avait tatonné à l’aveugle…

… Pour finir par mettre la main sur « des regards ».
Comme quand il était enfant ,
et qu’il approchait l’oreille des coquillages.
MAIS
Mais cette fois, il n’entendit pas,
il vit la mer…