
Je te supplie de m’excuser
Si du Coq à L’Ane
Je vais sautant
Et que ta plume en fasse autant
Clément Marot
Les Editions du Coq à l’Ane ont pour mission d’éditer ou de rééditer des textes rares, littéraires mais pas trop, loufoques et plus, érudits et gourmands, poétiques et simples. Tous ces textes laissent la part belle à l’élégance et à l’illustration. Crées, et installés à Reims, depuis 1996, les Éditions du Coq à l’Ane ont développé différentes collections : la gastronomie, la petite histoire, la jeunesse, le folklore, les fictions courtes, l’ésotérisme romanesque et la géographie sentimentale. Un parti pris de qualité : c’est du cousu main. Tout ce qui est édité là est marqué du sceau du charme, de l’élégance, de la culture, du raffinement, de l’humour et du goût de la vie (GUIDE HACHETTE)

Les éditions du Coq à l’Âne, c’est fini. C’est la mort dans l’âme que Sandra Rota, la responsable de la maison d’édition a annoncé cette décision après que le tribunal de commerce a prononcé la liquidation judiciaire. L’intention de fermer boutique a été prise, il y a quelques semaines, par Sandra Rota et Eric Poindron, tous deux éditeurs et auteurs, et Brigitte Gofin, la secrétaire et assistante, les trois piliers et complices de cette petite entreprise, sise au 45 bis, rue Talleyrand.
« Le Coq à l’Âne est arrivé à une étape de sa vie où les difficultés économiques nous obligeaient à prendre des mesures et à nous restructurer », explique Sandra Rota. « Cette restructuration passait par des choix humains que nous ne voulions pas faire. Au Coq à l’Âne, nous avons toujours mis en avant le côté humain, cela n’aurait donc pas eu de sens avec notre façon de travailler. C’est pourquoi nous avons préféré arrêter l’aventure. »

Mon amie Nicole à l’atelier d’écriture
Pas ordinaire…
L’amour des artisans, le savoir-faire et le travail de qualité ont toujours été la marque de fabrique de la maison d’édition qui s’est forgée une page à part dans le paysage régional. De la publication des 3 000 exemplaires des Contes rémois de Louis de Chevigné au petit dernier Le séducteur champenois ou les Rhémois, l’entreprise patrimoniale a ravi, en quatorze années, 155 000 lecteurs.
Produits du terroir remis au goût du jour, gastronomie, classiques, fables et mystères, almanachs… il y a dans la besace du Coq à l’Âne, une cinquantaine de livres, onze marchés de Noël à Reims, dix salons du livre à Paris. Mais aussi huit ans d’atelier d’écriture adultes et enfants, des expositions à la bibliothèque Carnegie, à celle de Troyes sans oublier des rencontres avec des auteurs, des illustrateurs…
« Ce sont quatorze années d’échanges sur notre histoire et notre patrimoine qui s’envolent », ajoute tristement Sandra Rota qui souhaite dire un grand merci à tous ceux qui ont, un jour, croisé sa route. « Je pense à nos lecteurs bien sûr, mais aussi à nos auteurs, nos partenaires, nos libraires, nos techniciens. Sans oublier le centre régional du livre, l’Orcca, la Région, les bibliothécaires, notre facteur, notre propriétaire… »
Si le plaisir de partager et rendre les gens heureux a toujours été le credo du Coq à l’âne, c’est dit, une page se tourne.
© Catherine Tellier Pour L’Union

Et j’ai laissé sur un mur du Cabinet ces mot d’amis que je ne peux emporter :
« N’oublions jamais Eric que que l’ombre du zèbre n’a pas de rayures. Amitiés. »
Jacques Pradel
« A Reims où tous les rois furent sacrés et aucun massacrés, François Ier l’ami des libraires et des imprimeurs et venu saluer, à cinq siècles de distance, dans le décalage horaire de l’Histoire, Eric Poindron dans son cabinet de curiosités d’homme de la nouvelle Renaissance, écrivain, voyageur, critique, amateur d’ivresse, avec son admirable égérie Sandra. »
29 mai 2006, Reims
Votre Gonzague Saint Bris
Merci à tous nos lecteurs et à nos amis pour ces quinze ans passés ensemble…

Toutes les photographies sont de mon ami Sébastien Manteau
Et le gardien en profite pour vous annoncer qu’il se prépare à de belles et nouvellles aventures…















