Archives de catégorie : CRYPTOZOOLOGIE

NE PAS DONNER À MANGER AUX ANIMAUX

A Bruxelles, il y a des petis garçons qui emmènent les poètes voir les Iguanodons.

Gert Van Istendael, poète Belge.

QUELQUES NOUVELLES DU "SURNATÉUM" OU MUSÉE D’HISTOIRE SURNATURELLE

J’ai eu le rare privilège de rencontrer Christian Chelman- le magicien et collectionneur – et une partie de l’équipe du Surnatéum lors de recherches sacrées et secrètes qu’ils effectuaient dans la ville des Sacres voilà quelques années. Chrisitian Chelman souhaitait aussi en apprendre d’avantge sur le Cénacle Troglodyte, cette mystérieuse société sécrète tapie dans les sous-sols rémois. Chrisitan Chelman, savait que Collin de plancy, l’auteur du Dicitonnaire infernal avait séjourné à Reims et approché ledit Cénacle avant de s’exiler à Bruxelles, lieu de résidence du conservateur du Surnatéum (Avec Victor Hugo, et Charles Nodier tout peut penser à croire qu’ils se sont rencontrés. Etait-ce à rien lors du sacre de Charles X ? Bien érudit ou renseigné celui qui pourrait l’affirmer….) J’organisai pour lui plusieurs visites, rencontres et rendez-vous qui devaient croiser ses propres quêtes et ses propres pistes. Je sais que personne ne me croira quand je vous raconterai ces histoires semblant appartenir au passé, et pourtant si proche de nous, enfouis sous la terre fraîche, à quelques mètres à peine…. Je montrai à Chelman l’emplacement de la Maison Gardez, un étrange café disparu ou se réunissait les membres du cénacle. Su le mur, quelqu’un avait écrit : « D’aucun prétende, magicien ou assasin, que l’on à, quelquefois, occis pour de bon, afin de mieux mimer le théatre ; une espèce de vérisme criminel en quelque sorte…. » Je lui fis aussi rencontrer quelques bibliophiles, des philocorboliens, des schoïnopentaxophilles, des cryptozoologistes et des taxidermistes.

Un certain nombre des faits – en dehors de ceux tenus secrets – sont racontés dans Mystères, Diableries & Merveilles en Champagne-Ardenne et dans le reste du monde. L’ouvrage étant épuisé et fort recherché, les lecteurs curieux pourront toujours aller le découvrir dans les bibliothèques bien tenues – Reims, Troyes et autres lieux de qualité par exemple – où les fonds anciens instruisent encore les jugements, même les pires. (Éric Poindron)

LE SURNATÉUM OU LE MUSÉE D’HISTOIRE SURNATURELLE

A la mémoire d’ Adalgisa Lugli (1946-1995)

Le SURNATÉUM, Muséum d’Histoire Surnaturelle, explore depuis quelques décennies déjà les univers étranges et parallèles qui existent aux frontières de notre réalité.

Le Surnatéum est beaucoup plus qu’un simple site destiné à vous divertir un court instant. Il n’est que la façade virtuelle d’une des plus étonnantes collections d’artefacts magiques authentiques et d’histoires étranges collectés de par le monde par les Collectionneurs et Conservateurs pendant plus d’un siècle.

Ce Muséum vous invite à parcourir les galeries de l’espace et du temps et à vous replonger dans une vision du monde qui ne se limitait pas au rationnel scientiste. Un monde où les nombres étaient divins, où d’extraordinaires créatures et entités vivaient avec nous, en symbiose ou en conflit, un monde qui s’est réfugié derrière la couverture d’ouvrages qu’on ne lit qu’avec un petit sourire moqueur. Charmes étranges, incantations oubliées, objets antiques maudits, grimoires légendaires, savoirs interdits, cela n’aurait pu être que fiction et fantaisie, si la réalité des objets ne nous rappelait que tout peut être réel. Que tout l’a été, que tout l’est encore.

Qu’il existe encore de par le monde des chamans qui voyagent dans le rêve, des prophètes incompris, des conteurs envoûtants, des alchimistes sérieux et des magiciens. De vrais magiciens qui rêvent encore le monde et le créent quotidiennement.

Le Muséum vous rappellera à temps qu’il peut être dangereux de jouer avec des forces que l’on ne maîtrise pas et auxquelles on croit à peine. Il vous racontera un temps où l’on traquait le vampire, où l’on tentait de briser la barrière du temps, de franchir les limites étroites de la réalité ordinaire. Il vous montrera ce qu’au tréfonds de vous-même vous saviez déjà, mais n’osiez exprimer, que la frontière entre le naturel et le surnaturel est plus que floue. Il vous indiquera les chemins que l’on a si longtemps voulu vous cacher, sous prétexte d’une uniformisation de masse de la pensée.

Ce Muséum vous invitera à concevoir qu’un livre puisse être autre chose qu’un bloc de papier rectangulaire produit pour la masse; car chaque artefact est un univers en soi qui peut se lire de différentes manières. Le texte qui accompagne chaque objet n’en présente hélas qu’une pâle réduction. Une lecture n’est pas nécessairement linéaire, elle peut être tri-dimensionnelle.
Mais j’en ai déjà trop dit, alors bienvenue dans l’univers du SURNATÉUM.

Le Collectionneur, Christian Chelman

Les photos de Chrisitan Chelman (et Copyright) sont de Anne-Laure Jacquart.

Voici les deux dernières histoires envoyés par le Conservateur.

KOOLOO-KAMBA

Inv.SDE/DG/kk-12757a,b,c,d,e

Description sommaire

Ensemble de fétiches Bulus (Boulous) – Cameroun du Sud, ramené par un colon français (agronome) dans les années 1930.
Les cinq pièces représentent :

- Une statue de gorille géant (H : 34 cm – bois)

- Un masque de gorille stylisé (h : 26 cm – bois)

- Une molaire géante d’un singe non identifié transformée en fétiche (H : 20 cm- dent, tissu, cauris, cordes)

- Une marmite divinatoire avec un couvercle en forme de tête de gorille (bois, terracotta, coquillages, matériaux divers)

- Un panier contenant une statuette représentant 3 chimpanzés dans des poses typiques (Tissu, terracotta)

Cet ensemble est accompagné de cartes, documents, cartes postales, et de divers accessoires ayant appartenu à l’agronome.

Témoignage – la donatrice souhaite garder l’anonymat.

La maison se cachait dans une des charmantes petites rues discrètes du centre de Bruxelles, à l’abri des touristes qui se ruaient comme des mouches sur les magasins pakistanais locaux. Désormais, les véritables propriétaires de la capitale. Nous n’étions pourtant qu’à cinq minutes de la grand Place.

La jeune femme blonde qui nous ouvrit la porte ressemblait étrangement à l’actrice américaine Fay Wray, l’actrice inoubliable de « the Most Dangerous Game» (les Chasses du Comte Zaroff). Il émanait d’elle ce charme désuet des années folles que j’avais déjà remarqué lors de l’exposition « Treize » (*1) au Sablon. Enthousiasmée par le travail photographique d’Anne Laure Jacquart, elle avait proposé de m’offrir une ancienne marmite de divination Bulu qui manquait à la Collection des Oracles.

Une fois installés confortablement dans le salon devant un café australien particulièrement corsé, elle alla chercher l’objet en question.(*2) La marmite était un objet exceptionnel et nous l’acceptâmes avec joie. J’en avais entendu parler, mais pour la première fois j’avais la chance d’en tenir une en main. Devant mon enthousiasme, elle me demanda si d’autres objets en provenance des régions Bulus nous intéressaient. Son grand-père maternel, agronome au service de la France, les avaient ramenés au début des années 1960 et ils traînaient toujours dans une vieille malle.

Nous l’accompagnâmes au grenier et, une fois arrivés en haut, elle ouvrit un vieux coffre de voyage contenant un petit trésor d’ancien colonial.

« Mon grand père a beaucoup voyagé en Afrique équatoriale, mais ses relations avec la population d’un village Bulu furent de celles qu’engendrent une curiosité, un respect des traditions de l’autre et une amitié profonde. Même si les premiers contacts furent un peu tendus. En déplacement sur une route entre Sangmélima et Ebolawa en passant par la forêt du Dja, il fut arrêté par un groupe de villageois menaçants qui bloquaient la piste avec des pierres. Le « boy » qui l’accompagnait traduisit que ces villageois requéraient la médecine des « blancs » pour soigner le fils du chef du village, la magie des blancs devrait réussir la où celle du sorcier du village avait échoué. Mon grand père répondit qu’il n’était pas docteur mais agronome, mais rien n’y fit. Il n’avait avec lui qu’une simple pharmacie tropicale de voyage et divers produits, comme du chloroforme destiné a un hôpital de Sangmélima. Mais le « boy » insista en précisant qu’un refus risquait de se terminer en massacre… Le voyage très inconfortable le conduisit à un village perdu au pied de ce qui semblait être les « murailles » volcaniques d’une très ancienne caldeira. Il fut poussé sans trop de ménagements dans une case où un jeune homme grelotait en transpirant. La couleur du malade indiquait probablement une bonne crise de malaria et mon grand père lui fit prendre de la quinine. Il fallut quand même une semaine d’angoisse, avant de constater une amélioration de santé, mais le malade se remit complètement et les tensions entre les villageois et le médecin-malgré-lui se dissipèrent vite.

Pour le remercier, le chef lui offrit un fétiche important du village, une sorte de gigantesque molaire entourée de cauris et de cordes. Un fétiche censé protéger le village des pillages des singes dans les champs. Les Bulus vouaient un véritable culte au gorille, au chimpanzé et à une créature hybride dont le nom local m’échappe. Au Gabon, on parle de koolookambas, je crois.

L’objet était vraiment inhabituel et la taille de la dent (elle fait 20 cm de haut) était digne de celle d’un mammouth ou d’un carcharodon géant. Mais elle avait un aspect de molaire humaine ou simiesque. Aucun singe connu n’avait la taille du monstre dont elle semblait provenir. A ces questions, les noirs donnèrent des réponses évasives ; la dent provenait d’un squelette géant trouvé quelque part de l’autre côté des murailles de la caldeira, cette dernière formant une zone parfaitement isolée du monde extérieur dans laquelle un microcosme préhistorique aurait pu être préservé.

Mon grand père revint une ou deux fois dans le village, aidant à améliorer culture et irrigation pendant des périodes de disette et fut accueilli comme un ami.

Il put ainsi acquérir quelques fétiches locaux dont la vente permit aux noirs de survivre un peu mieux durant les mauvaises périodes. Mais il n’obtint jamais d’information précise sur l’origine du fétiche.

Il se mit à correspondre dans le monde entier avec des scientifiques et des paléontologues, mais beaucoup lui rirent au nez ou ne prirent même pas la peine de répondre. Toutefois, Frantz W. un paléontologue new yorkais lui signala qu’en 1935, un de ses collègues hollandais du nom de G.H. von Koenigswald avait trouvé une dent de gorille géant (le gigantopithèque Blackii) dans une pharmacie chinoise – la médecine chinoise soutient que les « dents de dragon », diverses dents fossiles, une fois réduites en poudre et absorbées, possèdent des vertus curatives.

Le fétiche Bulu dépassait cependant largement en taille la molaire chinoise.

Mon grand père, un peu ulcéré par les réactions des scientifiques, finit par garder ses trouvailles pour lui et n’en parla plus. Il ne donna jamais d’indication précise sur l’emplacement du village, pour préserver ce dernier, mais nota de manière cryptée les coordonnées dans son carnet. La réserve naturelle du Dja faisant plus de 5000 km2 dont environ 90% reste encore inexploré, il y a peu de chance de le retrouver par accident.

Il ramena d’autres fétiches dont la marmite divinatoire, le masque, la statue de singe géant qui se trouvent dans la malle.

Prenez ce que bon vous semble, mais restez discret à propos de mon identité et celle de mon grand père.

G.A. Van Horn, le conservateur honoraire du dpt de cryptozoologie au Surnatéum, a traité la pièce principale pour éviter sa désintégration lente, et m’a signalé que la dent n’était pas du tout un fossile. Au plus, a-t’elle 150 ans d’âge…

Des échos de la présence d’une créature similaire sur une île au large de Sumatra, a aussi été signalée dans les années 30, par l’équipage du S.S.Venture y ayant fait relâche.
Mais c’est une autre histoire.

Dessin du supposé Gigantopithecus.

(*1) Exposition Photographique de Anne-Laure Jacquart (Douai, France) présentant un regard personnel sur l’univers du Surnatéum. Du 13 au 23 septembre 2007 à la galerie Harmakhis au sablon (Bruxelles).

(*2) Inv.SOD/md-34311 – Marmite de divination Bulu (prononcer Boulou, frontière Cameroun/Gabon – milieu XXème siècle) composé d’une marmite contenant 3 masques de singe, 2 œufs de divination ornés de perles, cauris, 4 pots à offrandes, divers petits objets. Comme dans les divinations utilisant des œufs végétaux, ces derniers sont lancés dans la marmite et leur position définit l’oracle. Le couvercle représente le visage d’un esprit Nji/Ngi (Gorille – représente le symbole positif du feu, au contraire du chimpanzé qui symbolise le mal) ou d’un Kooloo-kamba (le mythique Gorille-chimpanzé), la marmite de divination est utilisée pour la guérison. Terracotta, bois, coquillages, matériaux divers. Les Bulus sont liés aux esprits gorilles de la forêt, pour deviner quels plantes doivent être utilisées, ils blessent superficiellement un animal de la forêt et observent comment l’animal (ou ses congénères) se soigne ; vers quelles plantes ils se dirigent. Après usage, des offrandes sont offertes aux esprits tutélaires de la divination et des braises sont posées sous la marmite.

LE MAÎTRE DES RUSES

Bruxelles, automne 1958.

Comme à son habitude, notre vieux et fidèle Concierge entra sans frapper. Il mâchonnait un de ses abominables cigares cubains bon marché et grommelait entre ses dents en tendant une petite enveloppe de carte de visite.

- « Ce monsieur désire un rendez-vous avec le Collectionneur, il dit que le contenu de l’enveloppe lui ouvrira certainement les portes du musée. » Le petit étui de carton contenait un rectangle de papier très sobre indiquant « Ali Reza Khan Mansour – Conseiller de la Légation Impériale de Perse » et une pièce de 50 francs de l’Exposition Universelle de Bruxelles sur laquelle semblaient être gravés 6 chiffres.

A la vue de la pièce d’argent, le Collectionneur eut un mouvement de recul.

- « Alors, ça fonctionne ! » S’exclama t’il. « Faites entrer cet hôte de marque sans tarder, et demandez que l’on nous serve notre meilleur jasmin Chung Hao, dans lequel vous laisserez infuser quelques rose de Damas ! Je pense qu’il ne boit pas d’alcool…»

Une fois mis à l’aise, j’observai notre visiteur avec une attention particulière. D’âge mûr, tout dénotait chez lui l’aisance, la finesse et l’intelligence.

- « Je suis très honoré de votre accueil, » Commença t’il en humant les fragrances du thé « Et je viens de la part d’une dame de qualité, une amie très proche. Elle m’a demandé de m’occuper de certains objets « encombrants » qu’elle ne désire pas conserver. Ils évoquent des souvenirs, disons… douloureux. »

Le diplomate posa une ancienne boîte perse de forme carrée, abîmée par le temps mais de fine marqueterie et un objet entouré de cotonnades. Les tissus, une fois retirés, révélèrent une admirable lampe à huile bleue tirant vers le turquoise apparemment vieille d’un bon millier d’années et de facture islamique. Quant au coffret, il renfermait un très ancien fragment d’étoffe délavée et un anneau de bronze. L’anneau portait en négatif, l’inscription Abdel Khalil.

- « Vous allez me raconter l’histoire d’une jeune princesse des Mille et Une Nuits aux yeux verts et au destin tragique et à cheval entre l’Orient et l’Occident… » commenta le Collectionneur en observant la lampe.

- « Rien ne vous échappe, dirait-on ! Ces inestimables reliques émergeant du Hazär-o Yak Sab – je préfère les titres originaux des contes – furent offerts en cadeau à une jeune fille de 18 ans pour lui rappeler ses origines de la tribu des Bakhtiar. La lampe elle-même fut présentée par un Derviche/Conteur comme celle d’Alâa Ed Din et contenait un Djinn – esprit du feu – capable de réaliser un vœu de celui qui découvrirait son nom. Intuition ou non, il semble qu’elle ait découvert le nom du Génie grâce à l’anneau – (Abdel Khalil peut signifier l’esclave Khalil, ndlr). Elle fut cependant mise en garde sur le fait que certains esprits peuvent être cruels dans leur manière d’exaucer les souhaits, les Djinns sont maîtres des Ruses, et que le présent pouvait être « empoisonné ». Bien entendu, jeune princesse riche, gâtée et un peu capricieuse, et n’ayant aucune envie de passer son existence comme un précieux bibelot, elle demanda de faire un mariage royal, de vivre dans un palais et d’être couverte de bijoux, d’or et de soieries précieuses…Après tout, quand on vit un conte des Mille et Une Nuits, pourquoi se priver ? Quelques temps après elle fut présentée à la princesse Shams d’Iran, la sœur aînée du Shah, et trois jours plus tard un mariage impérial fut conclu.

Soraya Esfandiari Bakhtiari devint ainsi la seconde épouse de Mohammed Reza Pahlavi, la maleke. Couverte de diamants, sa robe pesait déjà plus de vingt kg, une première épreuve montrant le côté sombre des vœux. Et il vécurent sept ans d‘un bonheur presque parfait jusqu’à ce que la stérilité de la princesse fût connue et oblige le Shah, pour des raisons politiques, à se séparer d’elle. Dans son exil du palais rose de Golestân, elle décida de ne pas emporter ces reliques et me demanda de m’en occuper. Ces trésors magiques comportent également un anneau en bronze et un fragment de tissu copte, probablement datant du cinquième siècle, et dont l’usage, jusqu’à récemment nous avait laissé perplexe…

Et puis, récemment, apparut dans la boîte, la pièce gravée des 6 chiffres ; c’est elle qui, après une longue enquête m’a mené à vous.

- « C’est vrai que vous m’avez pris par surprise » répondit le Collectionneur « Je ne m’attendais pas du tout à retrouver une des pièces d’argent. A mon tour de vous éclairer…

Il y a quelques années de cela, j’ai acquis un fragment du tapis du Prince Husayn dans un bazar égyptien. Les légendes de tapis volant hantent les Routes de la Soie depuis des centaines d’années. On raconte que les premiers furent fabriqués par des artisans de la Reine de Sabah à l’intention du Roi Salomon. Mais ce dernier, préoccupé par la construction de son Temple, ne fit même pas attention au cadeau. La Reine, dépitée, condamna les artisans à l’exil. Des siècles plus tard, en Egypte, une seule famille conservait encore le secret des ces objets. A la mort du dernier dépositaire, au cinquième siècle de notre ère, les tissus furent enfouis avec lui et l’histoire laissa place au mythe puis à la légende et enfin à la rumeur. Aux alentours du treizième siècle, un marchand d’épices et de soieries connu sous le nom de Père Ali (Baba Ali) entra en possession de ces fabuleuses reliques. Craignant par-dessus tout les voleurs et pillards qui infestaient les pistes des caravanes, il comprit très vite l’intérêt de posséder de telles merveilles. En fait, les tapis ne volent pas, mais transportent instantanément certains objets posés sur un tapis maître vers les autres. Vous voyez les cercles rouges et blancs, il semblerait qu’une pièce d’argent d’une taille précise posée sur un cercle rouge disparaît. Nous supposons que les cercles blancs les font réapparaître. Chaque cercle du tapis maître est lié à un tapis vassal. Ce fut certainement une première manière de transporter des valeurs d’une manière sûre d’un point à l’autre des Routes de la Soie.

J’avais constaté que les pièces posées disparaissaient mais bien entendu aucune d’elle ne revenait. J’ai donc eu l’idée de poser des pièces belges de l’exposition universelle, sur lesquelles j’avais gravé les 6 chiffres de notre numéro de téléphone. C’est comme ça que vous m’avez trouvé, je félicite votre esprit de déduction… et vos services de renseignement.

Notes :

Nous avons testé la lampe, l’anneau et les deux tapis.

- En frottant la lampe avec un chiffon, ce dernier peut s’enflammer – les Djinns sont Esprits du feu. Il faut cependant porter l’anneau.

- Le nom du maître du Djinn (Eblis, Iblis…) peut être découvert grâce à un Talisman, il oblige le Djinn a accorder un vœu.

- Des pièces d’argent posées à certains endroits du maître tapis se déplacent vers le tapis vassal. Le retour ne semble pas fonctionner, le tapis vassal est fort abîmé.

Parmi ses ancêtres célèbres, m. Mansour comptait Abdou-Dja’far al-Mansour (Abu Djafar El-Mansur – le Victorieux), deuxième calife de la dynastie des Abbassides – mais considéré comme le véritable fondateur de la dynastie des Abbassides – qui régna à Bagdad de753 à 775 (136/158 années de l’Egire). Abdou-Dja’far al-Mansour est encore considéré comme un des plus grands maîtres des Ruses arabes, l’art subtil de la Politique et le bâtisseur de Bagdad – place centrale des 1001 Nuits.
Il précède de peu le fameux Hârun El-Rashid calife de Bagdad de 786 à809.

DEUX ÉLÉPHANTS TRÈS DIFFÉRENTS

Le premier est un vériatable éléfan-fée du logis

Le second un éléfan-fénéant…

UNE ÉTRANGE DÉCOUVERTE

Un mot reçu de mon ami Bertrand Zotta…

Salut Eric, pour les photos « fantastique », il s’agit d’un être qui a été retrouvé sur la rive de la plage du Cap Esterias à Libreville au Gabon


PS: As tu entendu parler d’une émission qui s’appelle » L’Aventure mysterieuse » ? Elle passe sur les ondes gabonaise. J’essayerais de te faire des enregistrements. Tchao vieux frère.

Bernard Heuvelmans, « inventeur » de la Cryptozoologie.